Brocantes à New York : moins chères qu’en France indépendamment de l’euro fort (janvier 2008)

Publié le 21 janvier 2008 parPierrick Moritz

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« Chelsea outooor flea market « , le samedi matin : à l’angle des 6ème avenue et 17ème rue. Boutique dans le quartier de Chelsea.

En France, la clientèle américaine dont new-yorkaise a quasiment disparu des grandes brocantes comme celle du Marais à Paris dont elle assurait une bonne partie de la fréquentation et, bien sûr, du chiffre d’affaires. Visiblement, l’€uro fort n’est qu’une  partie de l’explication à cette désaffection : même en appliquant la parité €uros/USD aux prix affichés à New York, la marchandise est souvent moitié moins chère qu’en France.

Le constat saute aux yeux à New York sur les prix de la brocante en magasin ou en plein air : à marchandises égales, les prix sont beaucoup moins élevés qu’en France et ceci indépendamment de la faiblesse du dollar.

Les bijoux fantaisie ou jouets des années 1940-1950, photographies anciennes dont militaires et vêtements vintages sont accessibles à partir de quelques dollars. Vus également dans le grand marché couvert de Chelsea, The Garage Flea Market (6ème Avenue, 25ème rue), très couru et actif : une paire de fauteuils de la fin des années 1960 avec coque en Plexiglass (très bon état) à 260 USD (179 €uros) ; un petit meuble à musique anglais en bois noirçi de la fin du XIXème siècle (très bon état) à 170 USD (117 €uros) ; six marionnettes des années 1950 (personnages du Magicien d’Oz) à 11 USD (7,50 €uros l’ensemble) ou un gros bracelet en bakélite de deux couleurs des années 1940 soldé à 45 USD (31 €uro) dans une boutique toute proche. Si l’on ramène les prix constatés sur ce type de manifestations à la parité €uros/USD, ils demeurent encore bien inférieurs à ceux pratiqués en France (souvent de l’ordre de 50 %).

Une autre spécificité intéressante des brocantes new-yorkaises pour le chineur est que l’on ne voit pas de stands entiers de copies d’anciens (une seule copie chinoise récente de faïence européenne du XIXème vue sur tout le petit marché en plein air du samedi matin dans le quartier de Chelsea, à l’angle de la 6ème Avenue et de la 17ème rue) ou de vêtements et accessoires neufs comme cela arrive souvent en France.

Contrairement à une idée répandue, les objets sur ce type de marchés à New York ne sont pas moins anciens qu’en France (les graphismes de certaines estampilles ou marques anglo-saxonnes de la fin du XIXème siècle ou du début du XXème siècle peuvent sembler beaucoup plus récents aux Européens). Ils datent en majorité des années 1890 à 1970, avec une prépondérance des pièces des années 1940 à 1960, et sont forcément plutôt d’origine nord-américaine.

Pierrick Moritz