Les Annenberg : une conscience sociale qui vaut des milliards
Le 21 octobre prochain à New York, Christie’s va mettre en vente le diamant Annenberg, une pierre de qualité exceptionnelle pesant 32,01 carats. Estimé entre 3 et 5 millions de dollars, le joyau entre dans la catégorie des plus belles pierres précieuses proposées sur le marché publique ces dernières années.
Ce diamant provient de la succession Leonore Annenberg, collectionneuse et mécène (elle fut aussi chef du Protocole sous l’administration Reagan), disparue en mars dernier et connue pour avoir légué, avec son mari Walter Hubert Annenberg et à travers leur Fondation, une estimation de 4 milliards de dollars (dernier chiffre Christie’s) à des institutions culturelles et sociales, notamment en faveur de l’éducation et de la santé.
Fils d’un éditeur de presse ayant commencé sa vie professionnelle comme simple vendeur de journaux, Walter Hubert Hannenberg aurait été profondément affecté par un scandale d’évasion fiscale dans lequel son père fut impliqué sous l’administration Roosevelt, ce qui expliquerait l’extrême philanthropie dont il fit preuve toute sa vie.
Lui-même éditeur de presse à succès (il lança aux États-Unis le premier magazine uniquement consacré aux programmes télévisés) et aussi diplomate, Walter Hubert Hannenberg a été un opposant notoire au maccarthysme dans les années 1950.
En 2002, à la mort de Walter Hubert Annenberg, la collection d’art impressionniste français du couple, estimée autour du milliard de dollars, fut léguée au Metropolitan Museum of Art de New York.
Pierrick Moritz
Sur la carrière et la vie de Walter Hubert Annenberg, lire cet excellent article du New York Times : http://www.nytimes.com/2002/10/02/arts/walter-annenberg-94-dies-philanthropist-and-publisher.html?sec=&spon=&pagewanted=1
Mots-clefs : Enchères, Leonore "Lee" Annenberg, maccarthysme, Pierrick Moritz, Ventes aux enchères, Walter Hubert Annenberg
21 octobre 2009 à 18:59 |
Ce diamant, monté en bague, a été vendu pour 7,69 millions de dollars ce soir à New York.