Séraphine Louis et l’exposition “Les Maîtres populaires de la réalité” en 1937

Le catalogue donnait Séraphine Louis pour morte avec cinq ans d’avance

En 1937, douze œuvres de Séraphine Louis sont présentées à Paris au sein d’une exposition montée  rue Royale à Paris par le Musée de Grenoble sous le titre Les Maîtres populaires de la réalité. Il s’agit d’une réunion de 210 tableaux d’artistes que l’on qualifierait aujourd’hui de “naïfs”.

Ceux de Séraphine Louis sont les seuls réalisés par une âme féminine au milieu des compositions d’Henri Rousseau, Louis Vivin, Camille Bombois, André Bauchant, Maurice Utrillo, Dominique-Paul Peyronnet, Jean Eve, Adolf Dietrich et René Rimbert.

Alors qu’elle est internée à Clermont et qu’il lui reste quelque cinq années à vivre, Séraphine Louis est notamment présentée dans le catalogue de l’exposition comme “morte dans un asile de vieillards en 1934”. 

À moins que  Wilhem Uhde (disparu en 1947), marchand d’art et découvreur de Séraphine Louis en 1912, n’ait pas eu connaissance de la publication de cette  information, celle-ci pourrait parler de l’évolution de la relation avec sa protégée, puisque sur les douze œuvres de Séraphine Louis  présentées dans l’exposition, sept lui appartiennent. Wilhem Uhde est aussi impliqué dans l’évènement par le prêt d’œuvres d’Henri Rousseau.

Pendant très longtemps, une autre artiste internée, Camille Claudel, a également été donnée pour morte bien avant l’heure dans certains ouvrages de référence.  

Sur les œuvres de Séraphine Louis qu’il voit, un amateur a noté à l’époque sur une enveloppe retrouvée dans son exemplaire du catalogue de l’exposition (retranscrit tel que) : S. Louis peint comme un peintre qui peignait par petits points, obtenant des effets décoratifs des plus curieux, et hantait des sujets religieux ou mythologique qui d’après lui, étaient des songes. Les couleurs de S. Louis sont des couleurs pures, qui font penser à des peintures primitives indiennes, japonaises ou même des enluminures, peut-être avec moins d’ordre et plus mouvementées. Ces compositions pourraient servir à faire du tissu.  

Pierrick Moritz

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Une Réponse à “Séraphine Louis et l’exposition “Les Maîtres populaires de la réalité” en 1937”

  1. Pierrick Moritz dit :

    Lire aussi :

    http://artwithoutskin.com/2007/07/01/seraphine-louis-de-senlis-linnocente-aux-mains-pleines/

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