La bulle de l’art chinois
Après les importants invendus de la vente de porcelaines chinoises de la collection Meiyingtan (voir ici), le même type de déconvenues s’est reproduit aujourd’hui dans une vacation d’objets impériaux chez Sotheby’s Hong Kong. Et dans une version amplifiée, puisque plus de la moitié des 40 lots présentés n’a pas trouvé preneur comme, parmi les plus importants, un sceau en jade blanc datant du règne de Qianlong (1735-1796) estimé l’équivalent de 4,5/6,2 millions d’euros.
Les sceaux impériaux chinois nous ont habitué à des enchères records ces dernières années. Au mois de mars, à Toulouse, dans une vente d’art asiatique organisée par l’étude Chassaing-Marambat, un autre sceau impérial de l’empereur Qianlong – les monarques chinois disposaient de très nombreux sceaux, reste à savoir combien pour certains d’entre eux - avait été payé plus de 12 millions d’euros.
Dans la même vente hongkongaise d’aujourd’hui chez Sotheby’s, et pour les enchères les plus élevées, un sceau impérial Jiaqing, daté de 1796, a été payé l’équivalent de 5,76 millions d’euros et une figure en bronze doré de la divinité Avalokitesvara, période Xuande et datée 1435, l’équivalent de 2,96 millions d’euros.
Le lot le plus important du catalogue, une peinture Ming de la fin du XVe siècle à l’estimation millionnaire et confidentielle, n’a pas trouvé preneur, tout comme une exceptionnelle robe brodée de la période Qianlong estimée l’équivalent de 2,23/2,7 millions d’euros.
La vente a rapporté l’équivalent de 13,48 millions d’euros.
Pierrick Moritz
Tags : art traditionnel chinois, Christie's, enchères, Hong Kong