Globalement, et sauf modèles exceptionnels, les robes des XVIIIe et XIXe siècles se vendent difficilement. Elles sont généralement cédées pour quelques centaines d’euros. Ces pièces encombrantes et fragiles, qui ne sont plus destinées à être portées, peuvent difficilement être exposées.
Un gilet d’homme ou un caraco du XVIIIe siècle, aux dimensions plus modestes, se vendra beaucoup plus facilement.
Le faste d’un vêtement ancien n’est pas forcément un critère de valeur. Les prix de certaines vestes et autres manteaux d’homme du XVIIIe siècle, plutôt sobres, peuvent être bien supérieurs à ceux engagés sur de flamboyantes robes de la même époque.
Pour de somptueuses et élégantes créations, les chaussures du XVIIIe siècle sont très recherchées, tout comme celles de l’époque de l’Art déco.
L’engouement pour la haute couture innovante des années 1900-1930 est un peu retombé. Néanmoins, les modèles certifiés originaux de Paul Poiret ou Coco Chanel finissent presque toujours par trouver des amateurs.
La valeur des vêtements vintage des grandes marques peut être décevante. Si un tailleur Chanel classique se vendra toujours quelques centaines d’euros en salle des ventes, un bijoux fantaisie de la même marque peut valoir tout autant. Les bijoux vintage signés Yves Saint Laurent sont également très recherchés.
Les créations de la marque Hermès, tous domaines confondus, restent indétrônables, tout comme le New Look de Christian Dior.
Les tenues avant-gardistes de Pierre Cardin, André Courrèges, Jean-Charles de Castelbajac et Paco Rabanne ont toujours leurs amateurs.
Dans le domaine des grandes marques, les contrefaçons et les copies sont difficiles à déceler au premier coup d’œil lorsqu’elles sont anciennes.
D’authentiques anciennes étiquettes de grands couturiers peuvent avoir été récupérées et cousues sur des modèles copiés dans des magazines, ou même totalement étrangers à la marque en question.
Les créations du malletier Louis Vuitton font l’objet de contrefaçons depuis les débuts de la marque, à la fin du XIXe siècle.
Pierrick Moritz
Pierrick Moritz 2011-2012. Ce texte fait partie d’une somme, déposée à la S.A.C.D sous les numéros 24503 et 254240, proposant aux particuliers d’estimer l’intérêt de leur patrimoine en brocante, antiquités, objets et œuvres d’art. Cette centaine d’articles – plus ou moins longs – dont les droits sont la propriété exclusive de l’auteur est en cours de publication sur ArtWithoutSkin.com. Ces contenus originaux seront enrichis par période, la date d’actualisation sera précisée en haut de chaque article.