Archive pour la catégorie ‘Art déco’

Résultats mitigés pour une vente d’art moderne de Christie’s à Paris

23 mai 2012

La dispersion parisienne de 97 œuvres d’art impressionniste et moderne proposée cet après-midi par Christie’s enregistre des résultats en demi-teinte, avec 26 invendus (+ 1 retiré) dont certains sont les lots les plus chers du catalogue.

Le prix le plus élevé va à un lampadaire en plâtre peint d’Alberto Giacometti, facturé 1,4 million d’euros sur une estimation de 300.000/500.000 euros.  Ce modèle “Pilastre” d’une hauteur de 174 cm, conçu vers 1936 et provenant initialement de chez Jean-Michel Frank, grand décorateur de l’époque  de  l’Art déco avec lequel Giacometti collabora.

Il s’agit d’un des prix les plus importants payés pour un luminaire de Giacometti dans une vente aux enchères. En octobre 2007, lors de la dispersion parisienne de la collection Alice Tériade, du même Giacometti, Artcurial avait vendu 1,92 million d’euros une suspension à quatre éclairages en forme de cône, en fer et plâtre, vers 1954 (estimée 70.000 /100.000 euros)  et 1,86 million un petit lustre avec figurines en plâtre et fer, avant 1951 (estimé 200.000 /300.000 euros).

901.000 euros devront être payés pour un masque de Julio González, pièce unique en bronze forgé, ciselé, découpé et soudé à patine brune, réalisé en 1929 et d’une hauteur de 20,2  cm.  Il s’agissait du lot à l’estimation la plus élevée du catalogue (800.000/1,2 million d’euros).

En 2007, le Centre Pompidou a consacré une grande rétrospective à cet figure majeure de l’art moderne, qualifiée de “père de la sculpture en fer”.

Julio González collabora, en 1931, comme conseiller pour le travail du métal auprès de Picasso, autrefois fréquenté à Barcelone. 6 ans plus tard, au Pavillon espagnol de l’Exposition internationale de Paris, il exposera La Monserrat, une sculpture réaliste que les organisateurs auront préféré à une autre de ses créations, une pièce abstraite intitulée La Femme au miroir. La Monserrat, cette tête de femme au foulard, hurlant bouche béante, trouvera sa place à l’ombre du charnier Guernica de Picasso, également présenté dans la manifestation.

Le prix le plus élevé enregistré en vente publique pour une œuvre de Julio González, 4,6 millions de livres, concerne un masque Ombre et lumière en fer, une pièce unique réalisée vers 1930 et vendue chez Sotheby’s, à Londres, en février 2011.

Parmi les prix les plus importants de cette vente, figurent également le montant de 1,05 million d’euros engagé sur Le Lézard aux plumes d’or, une œuvre en longueur réalisée à la gouache, encre de chine et au lavis sur papier par Joan Miró en 1969. Provenant de la collection Gérard Depardieu, elle était estimée 700.000/1 million d’euros.

De Jean Metzinger,  Femme et paysage à l’aqueduc, une œuvre réalisée à l’huile et au sable sur toile en 1916, a été payée 937.000 euros sur une estimation de 400.000/600.000 euros.

Une Nature morte à la daurade peinte par Henri Matisse en 1920 (estimée 500.000/700.000 euros), Le Cavalier de Salvador Dali, peint en 1966 (400.000/600.00 euros) et une  Nature morte au chou rouge de Chaïm Soutine datée vers 1918 (300.000/500.000 euros) sont les trois invendus les plus chers d’une vacation qui a rapporté 9,43 millions d’euros.

Pierrick Moritz

Les valeurs de l’Art déco

21 mai 2012

Pour vulgariser succinctement le mobilier Art déco, on peut parler de géométrisation des volumes, et des motifs décoratifs éventuels. Si ce “mouvement” concernant aussi l’architecture est plus connu pour être né après la Première Guerre mondiale, ses prémices se situent au début des années 1910. C’est-à-dire quand la vogue de l’Art nouveau s’essouffle.

L’Art déco est souvent rapproché du cubisme, mouvement pictural - dont la grande période historique s’arrête avec le début de la Première Guerre mondiale - de nature plus complexe qu’une simple géométrisation des formes. À propos de l’Art déco, on peut aussi évoquer le besoin d’ordre et de clarté ressenti après le chaos de cette Première Guerre mondiale.

Les créations de l’époque de l’Art déco sont toujours très recherchées, même avec un tassement des prix pour les pièces les plus exceptionnelles et, ces dernières années, des invendus de taille sur le marché de l’art en vente publique. Le mobilier Art déco le plus courant trouve aujourd’hui moins facilement preneur, un phénomène qui impacte toutes les spécialités pour ce niveau de qualité.

Art déco de luxe aux enchères millionnaires

Lors de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925, évènement culminant de l’époque de l’Art déco, deux productions mobilières très différentes se côtoient. L’une vise une élite fortunée dans la tradition des meubles de luxe et se caractérise par l’emploi de matériaux et de techniques coûteux. Elle est novatrice mais reste dans la tradition des productions artisanales des époques antérieures, notamment par le travail d’ébénisterie.

Il s’agit de pièces uniques ou réalisées en très peu d’exemplaires, comme les meubles d’Émile-Jacques Ruhlmann dont la valeur d’un seul peut atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros, voire dépasser le million. Ces meubles rares sont le plus souvent marqués d’une signature estampillés. Ils peuvent être répertoriés dans des archives ou liés à une facture. Il existe également d’autres créations dessinées par Ruhlmann, mais diffusées en plus grand nombre et dont les prix sont loin d’atteindre des sommets.

Effets de matières et fusion culturelle

Certaines des créations les plus sophistiquées de l’époque de l’Art déco se singularisent par une recherche sur les effets de matières. Il s’agit de la transparence des marbres et des plaques d’albâtre pour les luminaires (Pierre Chareau), de l’emploi de matériaux nobles comme certains bois exotiques, mais aussi l’ivoire, le jade ou le corail. Cette production de luxe utilise des techniques artisanales et des matériaux coûteux et délicats. On pense au travail du laque (Eileen Gray, Jean Dunand, Gaston Suisse) ou de la marqueterie (y compris de paille pour certaines réalisations de Jean-Michel Frank), des essences de bois rares, de la ferronnerie (Edgar Brandt) et de la bronzerie d’art, du galuchat, de très beaux cuirs ou de parchemin pour le gainage ; l’emploi de feuilles d’or, la réalisation de verre gravé. De petits objets en matériaux précieux comme l’ivoire, l’écaille, le corail, l’or et l’argent sont réalisés par des créateurs aujourd’hui très recherchés. Il s’agit, par exemple, des pièces raffinées d’Eugénie O’Kin. Cette catégorie de meubles et d’objets peut intégrer l’influence des arts traditionnels japonais, chinois ou africain.

À la différence des engouements “exotiques” des époques antérieures, comme les vogues,  du XVIIIe au début du XIXe siècles, pour la Chine, l’Orient et le Japon, on est ici dans la fusion culturelle et non dans le pastiche. Cet Art déco intègre parfois des motifs ornementaux abstraits ou figuratifs stylisés que l’on va retrouver, par exemple, sur des tapis (Ivan da Silva Bruhns).

Influence jusque dans les années 1950 pour une production bon marché

Cet Art déco de luxe a inspiré jusque dans les années 1950 –  quand on arrête traditionnellement l’époque de l’Art déco à 1939 – une abondante production de meubles et d’objets bon marché qui, par mesure d’économie, ne pouvait reprendre que les lignes et la géométrisation du genre, avec un rappel plus ou moins heureux de motifs surexploités (comme celui de la fleur aplatie présenté comme un tronçon, dont on a aussi beaucoup abusé pour l’ornementation architecturale), et avec l’utilisation de matériaux communs comme certains bois, la fonte, le régule, le verre moulé, la bakélite, les marbres communs, le laiton, le métal doré, la terre cuite moulée, l’étain, la porcelaine, le grès.

Il s’agit de garnitures de cheminée, serre-livres, statuettes, sculptures animalières ou anthropomorphe, services à café, vases ou lustres évoquant de très loin les créations de Lalique, meubles de fabrication semi-industrielle comme les buffets de cuisine et les guéridons, boucles de ceinture, réveils, plateaux de service, services à liqueurs, et autres porte-photos. L’intérêt financier de ces meubles et objets est extrêmement limité

 “Futuriste” ; préfiguration du phénomène de mondialisation

L’autre grand chapitre de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925, concerne une production visionnaire, “futuriste”, toujours destinée à une riche clientèle, souvent de commanditaires. Il s’agit d’un modernisme élégant et raffiné, qui réfute l’ornementation,  ingénieux, dont les formes seront sacrées à raison comme intemporelle, à l’instar de certaines créations d’Eileen Gray comme son fauteuil Bibendum. Ce mobilier, d’une influence phénoménale dans l’histoire des arts décoratifs contemporains, intègre parfaitement les réalisations du mouvement architectural dit “international” qui s’épanouit à partir des années 1920 et préfigure le phénomène de la mondialisation. Ces pièces d’époque s’échangent contre des sommes considérables.

Production de masse

Ce mobilier s’apparente à celui créé par un mouvement également représenté à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes  de 1925 mais destiné à une production de masse. Ici, la fonction définit la ligne, l’ornementation est absente, les volumes sont évidés. On emploie des matériaux communs comme le métal tubulaire et le verre pour des meubles et objets pratiques, ergonomiques, économiques et reproductibles en série. Innovants et radicaux, ces préceptes s’inscriront naturellement dans l’histoire sociale et économique de l’Après-guerre, dans un monde qui réclame une production accrue, efficace et rapide, et offrant des standards internationaux pour donner ce que l’on nomme aujourd’hui “le design”. Ce type de mobilier d’époque est aujourd’hui très recherché. En dehors de ce qui en a été présenté lors de l’exposition internationale de 1925, où figuraient des pavillons emblématiques de ce mouvement comme celui de l’Esprit Nouveau de Le Corbusier ou les présentations de Robert Mallet-Stevens, ce courant s’est également fait connaître par l’Union des Artistes modernes créées en 1929 par le même Mallet-Stevens.

Christopher Dresser

Avant les ateliers du Bauhaus (1919-1933), initiateurs les plus connus de ce modernisme, certaines créations de l’Irlandais Christopher Dresser (1834-1904) sont reconnues comme avant-gardistes de cette approche toute fonctionnelle de l’objet, au détriment de l’ornementation. En 1937, l’Exposition internationale des Arts et des Techniques appliqués à la vie moderne de Paris a également revendiqué l’importance de l’efficacité de l’objet en terme de fonction.

Néoclassicisme

Un troisième mouvement décoratif s’épanouit pendant la période de l’Art déco. Il s’agit d’un néoclassicisme dont l’ornementation figurative reprend les thèmes de l’antiquité et qui se prolongera dans les années 1940. On retrouve notamment ces décors, pour une production destinée à une clientèle plutôt privilégiée, sur des meubles, des panneaux décoratifs ou des tapisseries. Le genre a ses amateurs mais fait moins l’unanimité.

Pierrick Moritz

Pierrick Moritz 2011-2012. Ce texte fait partie d’une somme déposée à la S.A.C.D sous les numéros 24503 et 254240.

Un fauteuil de Paul Iribe vendu 492.750 euros

26 mai 2010

Cet après-midi, au cours d’une vente d’art décoratif qui se tenait à Paris, Sotheby’s a vendu un fauteuil Nautile de Paul Iribe pour la somme-record de 492.750 euros avec les frais (20 %).

Le meuble daté de 1913, en noyer sculpté, avec un dossier gondole se terminant par deux enroulements latéraux, était estimé 80.000/120.000 euros sans les frais.

Quelque 78 % des 79 lots que comptait le catalogue de cette vacation ont trouvé preneur.

Un tapis en laine par François-Xavier Lalanne a été payé 240.750 euros avec les frais (20%) sur une estimation de 20.000/30.000 euros sans.

Un lampadaire dit “à l’étoile” et en bronze par Alberto Giacometti a été échangé contre 120.750 euros avec les frais (20 %) sur une estimation de 80.000/120.000 sans.

Une table de forme libre par Charlotte Perriand, qui était estimée 100.000/120.000 euros sans les frais, n’a pas trouvé preneur.

PM

Flop pour les pointures de l’art déco à Paris

4 avril 2010

Les trois lots les plus importants de la prestigieuse vente d’art déco proposée par l’étude Camard  & Associés le 31 mars à Drouot n’ont pas trouvé preneur. Il s’agit d’une table basse en bronze d’Armand-Albert Rateau, d’une paire de fauteuils du même créateur et d’une lampe de table par Pierre Legrain et Gustav Miklos. Chacun était estimé plusieurs centaines de milliers d’euros.

Une lampe de table à fût en ivoire et abat-jour en parchemin à décor peint d’Eileen Gray a été payée  au prix de son estimation basse sans les frais : 120.000 euros.

Le mobilier de Ruhlmann a connu un sort un peu  meilleur avec, notamment, trois grandes bibliothèques vitrées dont chacune était estimée 40.000/60.000 euros et qui, finalement regroupées, ont été payées 138.000 euros.

Deux bibus du même modèle, toujours par Ruhlmann ont aussi été vendus en un seul lot valant 67.000 euros avec les frais (chacun était estimé 30.000/40.000 euros sans les frais de 20 %).

Du même créateur, une importante suspension à plaques de verre dépoli estimée 150.000/200.000 euros n’a pas été vendue et une rare planche à dessin avec sa lampe d’applique murale a été cédée à 100.000 euros quand 120.000 en étaient attendus au minimum.

L’estimation de 12.0000/15.0000 euros pour une table-console par Otto Wretling a été valorisée à hauteur de 41.000 euros.

Une paire de fauteuils et un canapé par Pierre Chareau, formant deux lots à 100.000/150.000 euros chacun, ne se sont pas vendus.

PM 

Une exceptionnelle table d’Armand-Albert Rateau en vente à Paris

23 mars 2010

La maison de ventes Camard & Associés présentera une vacation d’art décoratif du XXème siècle de premier plan  le 31 mars prochain à Drouot. Des  créations de  stars de l’époque Art déco comme Eileen Gray, Pierre Legrain, Gustave Miklos et Armand-Albert Rateau en sont les têtes d’affiche avec, pour ce dernier créateur, une remarquable table en bronze.  

Le lot le plus important de la vente d’art décoratif du XXe siècle proposée par Camard & Associés le 31 mars prochain à Drouot est une exceptionnelle table basse en bronze d’Armand-Albert Rateau. Ce chef-d’œuvre d’équilibre et d’élégance présente un piètement à quatre oiseaux au corps élancé et décoré, perchés sur des sphères. L’ensemble supporte un plateau en cuvette à fond de marbre noir marqueté d’un filet de marbre blanc.  

Le modèle, daté de 1920-1922 et répertorié dans plusieurs ouvrages de référence depuis 1925, est connu pour avoir meublé le grand salon de l’hôtel particulier de Jeanne Lanvin – et est intégré dans la reconstitution de sa chambre à coucher au Musée des Arts Décoratifs de Paris – et la salle de bains de la duchesse d’Albe.

Si l’estimation de cette pièce d’exception est communiquée sur demande, ce type de créations par l’un des plus grands noms de l’époque Art déco dépasse généralement le million d’euros.   

En 2006 à Paris, Christie’s avait vendu une paire de jardinières en bronze de Rateau pour 4,16 millions  d’euros. L’année suivante, la même maison de ventes échangeait un fauteuil en bronze patiné, contre 2 millions de dollars (1.390.000 €uros environ de l’époque) dans une vacation new-yorkaise.

Une paire de fauteuils de dame, toujours par Rateau, fait également partie de cette vacation prestigieuse. En chêne massif sculpté, avec des accotoirs terminés par des masques à visage de femme, l’ensemble est estimé 500.000/600.000 euros.  

L’épais catalogue   propose également une lampe de table à fût en ivoire et abat-jour en parchemin à décor peint d’Eileen Gray, vers 1919-1925, pour 120.000/150.000 euros. La créatrice détient le record du monde pour un meuble négocié en vente publique (21,9 millions d’euros pour son fabuleux fauteuil au dragon vendu lors de la dispersion collection Saint-laurent/Bergé).   

Une autre lampe de table, à coiffe lumineuse en forme d’œuf et reposant sur une base carrée en métal argenté émaillé, datée de 1922 et conçue par Pierre Legrain et Gustav Miklos, est estimée 350.000/450.000 euros.

Un important ensemble mobilier par Jacques-Émile Ruhlmann et provenant du bureau de Georges-Marie Haardt (homme de confiance d’André Citroën) sera également livré aux enchères.

La vente sera clôturée par du mobilier et des objets d’art contemporains.

Le catalogue est visible sur le site de l’étude Camard & Associés.

Pierrick Moritz

La vente de l’art décoratif de la collection Saint Laurent/Bergé consacre Eileen Gray et Claude et François-Xavier Lalanne

25 février 2009

La vacation d’art décoratifs du XXe siècle de la collection Yves Saint Laurent /Pierre Bergé a consacré la période Art déco, et à travers elle  la créatrice de mobilier d’origine irlandaise Eileen Gray dont le  fauteuil “aux dragons”, créé vers 1917-1919,  a battu un record absolu pour un meuble de cette époque en multipliant son estimation basse de 2/3 €millions pour finir par être payé 21,90 €millions ;  une console d’avant 1920,  recouverte de laque brun orangé et gris argent, et estimée 1 €million/1,5 €million,  a vu son prix monter jusqu’à 3 €millions ; une enfilade, vers 1915/1917, en laque argent patiné, brun orangé et rouge de Chine a été payée 3,98 €millions, soit dans la fourchette de son estimation de 3 €millions/5 €millions ;  une longue suspension satellite, vers 1925, en aluminium peint de couleur ivoire, estimée 600.000 €/800.000 €  a été achetée 2,97 € millions.

Il faut remonter à juin 2005 pour retrouver de tels niveaux d’enchères pour des créations d’Eileen Gray (et surtout des créations uniques- extrêmement rares – de la créatrice). À l’époque,  la maison de ventes Camard avait dispersé à Paris un ensemble de six fauteuils dits à la sirène pour un résultat de 7,87 €millions.

Les créations du couple Lalanne, seules œuvres contemporaines de la collection Yves Saint Laurent /Pierre Bergé mises en vente, ont également été récompensées par des enchères enthousiastes. Les plus élévées se sont portées sur  un ensemble de quinze miroirs “aux branchages” en bronze doré et cuivre galvanique réalisé entre 1974 et 1985 par Claude Lalanne qui, estimé €700,000 €/1 € million, a finalement été payé 1,85 €milllion. L’incroyable bar YSL, première commande de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent à François-Xavier Lalanne, a été acheté 2,75 €millions sur la base d’une estimation haute de 300.000 €.

Du côté des objets les plus modestes, des flacons de Maurice Marinot estimés au minimum entre 3.000 € et 15.000 € ont été payés entre 31.000 € et 51.400 €, un cristal de quartz fumé de 70 cm de hauteur estimé 6.000 €/8.000 € a été vendu 34.600 €.  

Si le facteur de qualité des pièces proposées joue pour l’essentiel dans ces prix faramineux, la plus-value apportée par le fait qu’elles soient associées au nom d’Yves Saint Laurent et/ou à celui de la collection constituée avec son compagnon n’est probablement pas négligeable.

Pierrick Moritz

Les estimations sont données sans la commission de la maison de ventes facturée à l’acheteur. Les résultats comprennent cette commission qui représente un pourcentage calculé sur le “prix marteau”. Pour cette vente, il est de 25% H.T  sur les premiers 20.000 €, de 20% H.T. au-delà de 20.000 € et jusqu’à 800.000 € et de 12% H.T  au-delà de 800.000 €. 

21,90 millions d’euros pour le fauteuil aux dragons d’Eileen Gray

24 février 2009

21,90 millions d’euros avec les frais pour un fauteuil d’Eileen Gray : c’est le  nouveau record  battu ce soir au cours de l’épisode art décoratif de la dispersion-fleuve de la collection Yves Saint-Laurent / Pierre Bergé  au Grand Palais. Le fauteuil de la célèbre créatrice de l’époque art déco, siège dit “aux dragons” car sa structure en bois figure deux de ces animaux fantastiques à la  tête sculptée dans les accotoirs, était estimée 2 €millions/3 €millions sans les frais. Sa réalisation est située vers 1917-1919.  


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 46 followers