Archive pour la catégorie ‘Art moderne’

Pour Edvard Munch, Sotheby’s attend un cri à 80 millions de dollars

22 février 2012

Sotheby’s a annoncé la présence d’une des quatre versions existantes du Cri d’Edvard Munch dans sa vente d’art moderne new-yorkaise du mois de mai.

L’opérateur pense que le tableau pourrait valoir autour de 80 millions de dollars, une estimation qui en fait une des œuvres d’art les plus chères présentées en vente publique.

Les deux records historiques concernent des toiles de Pablo Picasso et ont été établis à New York. Il s’agit des 106,5 millions de dollars payés pour Nu, feuilles vertes et buste (ou Nu au plateau de sculpteur) en mai 2010 chez Christie’s et des 104,16 millions engagés sur Garçon à la pipe en mai 2004 chez Sotheby’s.

La version du Cri proposée chez Sotheby’s date de 1895. Ce pastel sur panneau (79 x 59 cm) est plus tardif que le célèbre tempera et crayons sur carton (91 x 73,5 cm) détenu par le musée national d’Oslo et réalisé deux ans plus tôt.

Il s’agit d’une des quatre versions connues et la seule qui soit en mains privées. Elle appartient au transporteur maritime et milliardaire norvégien Petter Olsen. Son père, Thomas, était voisin et client de Munch à Hvitsten, où le peintre acheta une maison en 1911. Ce Cri est conservé dans la famille Olsen depuis plus de 70 ans.

Rarement exposée, cette version est présentée par Sotheby’s comme étant la plus colorée et la plus dynamique. La maison de vente indique que l’œuvre est restée dans son encadrement d’origine, peint à la main par l’artiste et incluant dans le tasseau du bas un poème en prose de Munch en décrivant la genèse.

Il s’agit de la seule version où l’un des deux promeneurs du fond est tourné vers l’extérieur de la composition, accoudé contre le garde-corps du pont.

Munch a commencé à travailler sur Le Cri au début des années 1890, à la suite d’un profond sentiment d’angoisse existentielle ressenti lors d’une promenade avec deux amis. Cette œuvre fait partie des peintures centrales de La Frise de la Vie, des créations sur les thèmes de l’amour, de l’angoisse et de la mort inspirées par le synthétisme et le symbolisme et destinées à être exposées les unes à côtés des autres.

Les deux autres versions du Cri sont au musée Munch d’Oslo. L’une, réalisée au pastel, date de 1893. L’autre, à la détrempe et à  l’huile sur carton, pourrait avoir été achevée vers 1910.

En novembre 2008,  à New York, Sotheby’s avait mis en vente une Vampire d’Edvard Munch, une version d’une œuvre faisant également partie de La Frise de la Vie. Cette huile sur toile (100 cm x 110 cm) datée de 1894 avait été payée 36,16 millions de dollars.

La vente s’était assez curieusement déroulée, l’œuvre ne suscitant pas l’intérêt attendu. Le Art Newspaper avait rapporté que l’investisseur anonyme qui avait placé une offre d’achat irrévocable sur la toile avant la vacation aurait finalement renoncé à sa proposition. Dans le même article, Sotheby’s démentait l’existence de cette offre et expliquait que le symbole qui l’indiquait à côté de l’œuvre dans le catalogue était une “erreur”. Pour ne rien arranger, des propos du marchand d’art new-yorkais Richard Feigen venaient préciser que le tableau de Munch était resté disponible à la vente sur le marché privé pendant des années.

En mai 2010, une Fertilité peinte à l’huile sur toile en 1899-1900 par Edvard Munch et estimée 25/35 millions de dollars n’avait pas trouvé preneur chez Christie’s New York.

Pierrick Moritz

Art : les plus gros bides des ventes publiques

17 février 2012

Reblogged from ArtWithoutSkin, l'art sans la peau:

Mise à jour du 03/05/2012. Les œuvres d’art ne sont pas des investissements infaillibles, comme en témoigne la liste des invendus les plus importants de ces cinq dernières années dans les vacations aux enchères publiques publiée ci-après.

Ce classement n’est pas représentatif des performances réalisées par les deux plus gros opérateurs occidentaux du marché de l’art cités. Ces derniers ont également vendu des œuvres d’art à des prix bien plus élevés que ceux référencés dans ce classement.

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Un pastel d’Edvard Munch exposé à la Pinacothèque de Paris en 2010 vendu 600.000 euros

10 février 2012

Homme mélancolique et sirène (rencontre sur la plage), une œuvre sur papier (25,3 cm x 34 cm), pastel et lavis, réalisé vers 1896-1902 par Edvard Munch, a été payé 505.250 livres (600.000 euros), mercredi chez Christie’s Londres.

Son estimation était de 120.000/180.000 livres (144.000/215.500 euros).

Achetée par le présent vendeur à la galerie parisienne Bellier en 2002, l’œuvre était au programme de l’exposition Edvard Munch ou l’anti-cri proposée à la Pinacothèque de Paris entre février et juillet 2010.

PM

L’estimation n’inclut pas les frais à la charge de l’acheteur. Ils sont de 25 % jusqu’à 25.000 livres ;   de 20 % à partir de 25.001 livres et jusqu’à 500.000 livres ; de 12 % au-dessus de 500.000 livres. Le résultat intégre ces frais.

Le Klimt de Sotheby’s soldé pour 5,6 millions de livres

9 février 2012

Sotheby’s a annoncé que le paysage de Gustav Klimt, toile de 1901 non adjugée faute d’enchére suffisante lors de son passage dans sa vente d’art moderne londonienne d’hier soir, a finalement trouvé preneur pour 5,6 millions de livres avec les frais (12%) lors d’une transaction privée intervenue en cours de vacation. L’œuvre était estimée 6/8 millions de livres sans les frais.

En conséquence, le nombre d’invendus de l’opération passe de 13 à 12.

Article en rapport : http://artwithoutskin.com/2012/02/09/coup-dur-pour-sothebys-klimt-et-miro-restent-sur-le-carreau/

PM

Coup dur pour Sotheby’s : Klimt et Miro restent sur le carreau

9 février 2012

Actualisé le 9/02/2012 à 11 heures 50

Les deux lots les plus chers d’un prestigieux catalogue d’art moderne de Sotheby’s, un Bouleaux au bord du lac peint par Gustav Klimt en 1901 et une grande Peinture de Joan Miró de 1933, n’ont pas trouvé preneur hier soir à Londres. Les deux tableaux étaient respectivement estimés 6/8 millions et 7/10 millions de livres.

Quand le paysage de Klimt, une huile sur toile (90 x 90 cm) peinte en 1901, était loin d’être ce que l’artiste a fait de mieux en matière de scènes extérieures, une superbe Entrée de Giverny en hiver de Claude Monet, une huile sur toile (65,5 x 85,5 cm) peinte en 1885, a été payée 8,21 millions de livres quand 4,5/6,5 millions en étaient attendus. Il s’agit du plus haut prix de la vacation.

Pour le même impressionniste, 2,5 millions de livres ont été engagées sur Berges de la Seine près de Vétheuil, une huile sur toile peinte en 1881. L’œuvre était estimée 800.000 livres/1,2 million de livres.

La seconde enchère la plus importante revient à Le Bosquet, Albertplatz à Dresde d’Ernst Ludwig Kirchner, une grande huile sur toile (120 x 151 cm) peinte en 1911. Estimée 5/7 millions de livres, elle affiche un prix final de 7,32 millions.

De Georges Braque, L’Oliveraie, une huile sur toile (38,3 x 46 cm) peinte en 1907,  a été payée 5,08 millions de livres sur une estimation de 2/3 millions.

Sur 53 lots présentés, 13 n’ont pas trouvé preneur.

Un petit Oasis peint pas Salvador Dali en 1946 (estimé 4/6 millions de livres), et Deux Nus au Ballon par Kees van Dongen (estimés 2,5/3,5 millions) en font partie, tout comme un Pont des Arts (Paris) de Paul Signac, une œuvre de 1925 estimée 2,8/3,5 millions.

Le présent vendeur avait déboursé 3 millions de livres pour acquérir cette dernière toile chez Christie’s Londres en février 2008.

Ettore e Andromaca, une huile sur toile (90,4 x 60,3 cm) de Giorgio de Chirico, peinte en  1925-30, estimée 2,8/4 millions de livres sans les frais (12 %), a été abandonnée sous son estimation basse, avec un prix payé de 2,84 millions.

Même cas de figure pour Une Jeune Fille à l’échelle de Fernand Léger, une huile sur toile (130 x 96 cm) peinte en 1949. Estimée 3,8/4,5 millions de livres sans ces mêmes frais, l’œuvre a été payée 3,96 millions en les intégrant.

Lors de ses ventes équivalentes de la veille, sur la même place, Christie’s, concurrente directe de Sotheby’s, a battu des records absolus en vendant un bronze d’Henry Moore pour 19 millions de livres et une peinture-poème surréaliste de Joan Miró pour 16,84 million, soit très au-dessus de leur estimation. La performance est toutefois minorée par le fait que le lot le plus cher du catalogue, Le Livre, une huile sur toile de Juan Gris datée de 1915, peinte vers 1914/1915, dont 12/18 millions étaient attendus, a été bradée à 10,34 millions.

Hier, ses deux vacations d’art moderne de l’après-midi, proposant quelque 300 œuvres sur papier et sur toile moins importantes en valeur que celles présentées dans les prestigieuses ventes en soirée, ont rencontré un grand succès.

Dans un secteur économique qui n’échappe pas à l’incertitude ambiante, et en tenant compte du fait que la constitution d’un catalogue reste liée à des facteurs aléatoires, on ne peut pas pour autant tirer des conclusions relevant de la supériorité d’un opérateur sur l’autre.

En novembre dernier, à New York, la vente d’art moderne de Christie’s a viré au fiasco ; 7 des 10 lots les plus importants du catalogue ne trouvant pas preneur. Parmi eux figuraient une Petite danseuse de 14 ans, bronze d’Edgar Degas à 25/35 millions de dollars, deux tableaux de Picasso, estimés 12/18 millions pièce, et un bronze de Giacometti,  Femme de Venise VII, dont 10/15 millions étaient attendus.

Le lendemain, sur la même place, Sotheby’s vendait un très beau paysage de Gustav Klimt, peint vers 1914-1915, pour la somme astronomique de 40,4 millions de dollars, et une Aubade de Picasso de la fin des années 1960 pour 23 millions.

Entre temps, effrayé par les résultats catastrophiques de la vente de Christie’s, le vendeur de Nu de dos (1er état), un exceptionnel bas-relief en bronze d’Henri Matisse estimé 20/30 millions de dollars, avait retiré la sculpture du catalogue de Sotheby’s, quelques heures avant le début de la vacation et au motif d’une transaction privée de dernière minute.

La résilience du marché de l’art face à la crise n’est que très relative. Dans un contexte d’incertitude économique, la situation montre que la sélection opérée par les acheteurs les plus riches se concentre encore plus intensément sur les œuvres d’art vraiment exceptionnelles. Si une frange d’acheteurs réduite est ici concernée, le modèle peut être transposé à tout le marché de l’art.

Pierrick Moritz

Les estimations n’incluent pas les frais à la charge de l’acheteur. Ils sont de 25 % jusqu’à 25.000 livres ;   de 20 % à partir de 25.001 livres et jusqu’à 500.000 livres ; de 12 % au-dessus de 500.000 livres. Les résultats intégrent ces frais.

Une peinture-poème de Joan Miro payée 20 millions d’euros chez Christie’s Londres

8 février 2012

Avec son titre à coucher dehors, Le Corps de ma brune puisque je l’aime comme ma chatte habillée en vert salade comme de la grêle c’est pareil, une peinture-poème de Joan Miro réalisée à l’huile sur toile (130,2 x 96,5 cm) en 1925, a été payée 16,84 millions de livres (20,19 millions d’euros) lors d’une vente d’œuvres d’art surréaliste proposée ce soir chez Christie’s Londres.

Le tableau était estimé 6/9 millions de livres (7/10,7 millions d’euros) et il s’agit du plus haut prix jamais payé pour une œuvre de l’artiste négociée en vente publique. Le précédent record était détenu par La Caresse des étoiles, une huile sur toile de 1938 sur laquelle quelque 17 millions de dollars avaient été engagés chez Christie’s New York en mai 2008.

La seconde meilleure enchère, 3,4 millions de livres (4 millions d’euros), a été portée sur Le Nu et le mannequin de Paul Delvaux, une très grande huile sur toile (155 x 225 cm) de 1947 estimée 2/3 millions de livres (2,4/3,6 millions d’euros). Le présent vendeur avait payé cette œuvre 3 millions de dollars chez Sotheby’s New York en mai 2007.

Une petite huile sur panneau (31 x 34,8 cm) peinte par Salvador Dali en 1936, L’Automobile fossile du Cap Creus, estimée de 1,4/1,8 million de livres (1,67/2 millions d’euros), n’a pas trouvé preneur.

Le catalogue de la vacation comptait 39 lots dont 33 ont été vendus.

PM

Les estimations n’incluent pas les frais à la charge de l’acheteur. Chez Christie’s Londres, ils sont de 25 % jusqu’à 25.000 livres ;   de 20 % à partir de 25.001 livres et jusqu’à 500.000 livres ; de 12 % au-dessus de 500.000 livres. Les résultats intégrent ces frais.

Prix historique pour Henry Moore chez Christie’s, mais pas pour Juan gris

8 février 2012

Avec un chiffre d’affaires de quelque 98 millions de livres, le bilan de la vente d’art moderne proposée ce soir chez Christie’s Londres est marqué par un record de 19 millions de livres (22,9 milllions d’euros) enregistré sur un bronze monumental d’Henry Moore, et un taux d’invendus dont la faiblesse est dûe à des lots laissés sous les estimations, dont pour la plus importante du catalogue, espérée pour une huile sur toile de Juan Gris. La vente équivalente de 2011 avait généré 61,88 millions de livres.

Reclining Figure: Festival, un bronze monumental (H. 244,5 cm) d’Henry Moore à patine brun sombre, conçu en 1951 et fondu dans une édition de 5 plus 1 épreuve d’artiste, a été payé 19,08 millions de livres (22,9 millions d’euros) quand  3,5/5,5 millions de livres (4/6,6 millions d’euros) en étaient attendus. Il s’agit du plus haut prix jamais payé en vente publique pour une œuvre de cet artiste. Le précédent record s’élevait à 8,4 millions de dollars, pour une autre sculpture monumentale vendue chez Sotheby’s New york en novembre 2004.

Du même artiste, Working Model for Three Piece No. 3: Vertebrae, bronze à patine brune (H. 235,6 cm), numéroté 8/8, conçu en 1968 et fondu dans une édition de 8 + 1 épreuve d’artiste, a été payé 5 millions de livres (6 millions d’euros) sur une estimation de 2/3 millions de livres (2,4/3,6 millions d’euros).

Une troisième sculpture de Moore, aux dimensions plus modestes (L. 80,3 cm), Working Model for Reclining Figure, bronze à patine verte et brune numéroté 6/9, conçu en  1976 et fondu dans une édition de 9 + 1 épreuve d’artiste, a été payée 1,49 million de livres (1,79 million d’euros) quand 700.000/1 million de livres (839.000/1,19 million d’euros) en étaient attendus.

Payée 6,6 millons de dollars par le présent vendeur, en mai 2008 chez Christie’s New York, La Corne d’Or, Constantinople de Paul Signac revenait en vente publique assortie d’une estimation de 4/6 millions de livres (4,7/7 millions d’euros). Cette grande huile sur toile de 1907 (89,2 x 116,3 cm) a été payée 8,77 millions de livres (10,5 millions d’euros).

Thema: Spitz, une huile sur toile (80 x 57 cm) peinte en 1927 par Wassily Kandinsky, portant son monogramme, présentée dans le cadre d’origine réalisé par l’artiste, a été payée 2,95 millions de livres (3,5 millions d’euros) sur une estimation de 2,5/3,5 millions de livres (3/4 millions d’euros). Le présent vendeur avait acquis cette œuvre pour 908.000 dollars en mai 2011 chez Christie’s New York.

Toujours du côté des œuvres bien vendues, une grande Tour Eiffel peinte à l’huile sur toile (196 x 114 cm) par Robert Delaunay en 1926, assortie d’une estimation de 1,5/2,5 millions de livres, a été payée 3,73 millions de livres (4,48 millions d’euros)

Sur les 52 lots inscrits au catalogue, 6 n’ont pas trouvé preneur et un tableau de Paul Cézanne a été retiré de la vente. Cette Vue sur l’Estaque peinte en 1882-1883 à l’huile sur toile (59,5 x 73 cm) était estimée 2/3 millions de livres (2,4/3,6 millions d’euros).

L’invendu le plus important est Bords de la Seine, une huile sur toile (59,6 x 72,4 cm) peinte par Maurice de Vlaminck en 1905. Cette œuvre était estimée 2,5/3,5 millions de livres (3/4 millions d’euros)

Le lot le plus cher du catalogue, Le Livre, une huile sur toile (73 x 60 cm) de Juan Gris datée de 1915, peinte vers 1914/1915, n’a pas trouvé preneur dans la fourchette d’une estimation de 12/18 millions de livres (14,4/21,7 millions d’euros). L’œuvre a été payée 10,34 millions de livres (12,4 millions d’euros). Vu le niveau élevé de l’estimation, cette toile reste un peu tardive pour la période du cubisme, dont les œuvres majeures sont préférées par le marché jusqu’en 1913.

De Pablo Picasso, un Nu et tête d’homme (vraiment très “brouillon”, ndlr), peint à l’huile sur toile (129,6 x 96,8 cm) en 1967, a connu le même sort en étant payé 1,83 million de livres (2,19 millions d’euros) sur la base d’une estimation de 3/5 millions de livres (3,6/6 millions d’euros).

Une Danseuse rajustant ses épaulettes d’Edgar Degas, pastel sur papier (44,5 x 35,6 cm), réalisée vers 1896-1899, a été laissée à 2,22 millions de livres (2,63 millions d’euros) quand elle était estimée 3/4 millions de livres (3,6/4,8 millions d’euros).

Bauer, un portrait d’homme peint vers 1912 par Alexej Von Jawlensky, huile sur toile (53,8 x 49,3 cm), a été payé 1,83 million de livres (2,19 millions d’euros) sur une estimation de 2/3 millions de livres (2,4/3,6 millions d’euros).

Les trois tableaux provenant de la collection Elisabeth Taylor présentés dans la vente on tous été bien vendus, lire  : http://artwithoutskin.com/2012/02/07/le-van-gogh-delizabeth-taylor-paye-12-millions-deuros-a-londres/

Pierrick Moritz

Les estimations n’incluent pas les frais à la charge de l’acheteur. Chez Christie’s Londres, ils sont de 25 % jusqu’à 25.000 livres ;   de 20 % à partir de 25.001 livres et jusqu’à 500.000 livres ; de 12 % au-dessus de 500.000 livres. Les résultats intégrent ces frais.