Archive pour la catégorie ‘Art volé’

Une importante toile de Picasso volée à la Pinacothèque nationale d’Athènes

10 janvier 2012

Un portrait de femme à l’huile sur toile peint en 1939 par Pablo Picasso est l’œuvre majeure du butin d’un cambriolage commis dans la nuit de dimanche à lundi à la Pinacothèque d’Athènes, une information révélée hier sur le site de l’Athen News. Les voleurs ont aussi emporté une huile figurative datée de 1905 de Piet Mondrian et un dessin du XVIIe siècle de l’Italien Guglielmo Caccia.

Si l’on prend en compte les références actuelles du marché de l’art en vente publique, le dessin ancien vaudrait quelques dizaines de milliers d’euros et le tableau de Mondrian quelques centaines de milliers.

Cette œuvre de Mondrian se rattache à la période qui précède celle de l’abstraction, cette dernière étant éminemment plus recherchée avec un record en vente publique de 21,56 millions d’euros pour une Composition avec bleu, rouge, jaune et noir vendue au cours de la dispersion parisienne de la collection Saint Laurent/Bergé en 2009.

La valeur de la toile de Picasso peut être estimée à au moins plusieurs millions d’euros.

Invendables sur le marché de l’art, les importantes œuvres d’art volées, et notamment celles de Picasso, sont souvent retrouvées. Si ce n’est pas encore le cas pour le carnet de 33 dessins de l’artiste dérobé en juin 2008 au Musée Picasso de Paris, 3 de ses œuvres disparues de l’appartement parisien de sa petite-fille en février 2007 ont été récupérées quelques mois plus tard, dans le cadre de l’interpellation des auteurs du cambriolage.

En 2005, et pour une affaire remontant à l’année précédente, une nature morte “à la charlotte” peinte en 1924 avait été récupérée. En 2006, un tableau de l’artiste d’une valeur de 2 millions d’euros avait été restitué à une galerie monégasque au lendemain de son vol.

En 1986, à la National Gallery of Victoria de Melbourne, Femme pleurant (une toile  cubiste de 1937 représentant Dora Maar) avait été volée par un groupe se nommant  “Les Terroristes culturels australiens” et qui menaçait de la détruire si une rançon n’était pas payée.  17 jours plus tard, la toile était retrouvée sans dommages dans la consigne d’une gare.

Toujours pour un portrait de Dora Maar par Picasso, un buste en bronze avait été volé en 1999 dans le square de Saint-Germain-des-Prés qu’il agrémentait. L’œuvre sera retrouvée, exposée de bonne foi, dans une mairie de banlieue. Entre temps, elle avait transité par le fossé dans lequel on s’en était débarrassée.

Les œuvres d’art volées sont aussi menacées de détériorations et de destruction. Selon les déclarations de l’un des suspects mis en examen dans le cadre de l’affaire du cambriolage du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 2010, les toiles dérobées de Braque, Léger, Matisse, Modigliani et Picasso auraient été jetées dans une poubelle.

Pierrick Moritz

Les chefs-d’œuvre volés du Musée d’art Moderne jetés à la poubelle ?

9 octobre 2011

Selon une dépêche du bureau parisien d’Associated Press, publiée hier sur le site du Nouvel Observateur, les toiles de Braque, Léger, Matisse, Modigilani et Picasso volées l’année dernière au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris auraient pu être jetées dans une poubelle. C’est du moins ce qu’affirme l’un des suspects mis en examen dans le cadre de cette affaire.

En 2001, sous le coup de la panique après l’arrestation de son fils qui conservait dans sa chambre les 239 objets et œuvres d’art qu’il avait volés dans des musées, églises ou châteaux d’Europe, une Française avait jeté une grande partie de ce trésor dans le canal Rhin-Rhône.  Elle avait également détruit à la hache et au marteau des œuvres de Boucher, Dürer, Schoebroeck et Watteau.

Article en rapport :  Art détruit, histoires célèbres et anecdotes: http://artwithoutskin.com/2007/02/04/art-detruit-i-destroyed-art-i-histoires-celebres-some-famous-storie

PM

Un tableau d’un casse à 33 millions de dollars retrouvé

28 mai 2011

Selon une dépêche AP en anglais datée du 23 mai, un triptyque du XIVe siècle sur fond or  volé en Italie en 1971 a été retrouvé dans un musée du Kentucky.

La peinture attribuée à Jacopo del Casentino, achetée 38.000 dollars dans une galerie de New York en 1973, a été retournée aux autorités italiennes.

À titre de comparaison, Sotheby’s Londres a vendu un petit panneau du même artiste pour l’équivalent de 85.000 dollars en 2008.

L’élément central du triptyque représente une Vierge à L’Enfant entourée de saint Jean-Baptiste et sainte Catherine d’Alexandrie, et les deux panneaux extérieurs la Crucifixion de Jésus, l’Annonciation à la Vierge Marie et deux saints.

Ce tableau fait partie d’un ensemble de 14 œuvres d’art dérobé dans une villa italienne il y a 40 ans et est loin d’être le plus cher d’un casse évalué à 33 millions de dollars.

Des “Coquelicots” de van Gogh volés dans un musée du Caire

22 août 2010

RECTIFICATIF (26/08/2010) :

Les informations de cet article sont erronées car elles ne parlent pas du bon tableau.

Le tableau volé représente un vase contenant un gros bouquet composé majoritairement de fleurs jaunes (et avec trois coquelicots) et posé sur un entablement.

Ses dimensions sont de 64 cm x 53 cm (source : Interpol). 

L’estimation de la toile annoncée par les autorités égyptienne est donc plus conforme.

Voir http://www.interpol.int/Public/ICPO/PressReleases/PR2010/News20100825.asp

 

Selon une information de l’agence de presse italienne Ansa, la toile de Vincent van Gogh Les Coquelicots, dérobée hier au musée Mahmoud Khalil du Caire et annoncée comme récupérée quelques heures plus tard, n’a finalement pas été retrouvée. 

Une déclaration du ministère de la culture égyptien avait affirmé que l’œuvre avait été rapidement saisie à l’aéroport de la capitale égyptienne alors qu’un jeune couple italien était en sa possession. 

La confusion est d’autant plus grande dans cette affaire que les premières informations étaient riches en détails, précisant même que ces Italiens, qui avaient visité le musée avec des groupes de touristes russes et espagnols, avaient déclaré avoir acheté la toile sans savoir qu’elle avait été volée (et aussi découpée dans son cadre).  

Le tableau, déjà dérobé en 1977, vaudrait entre 39 et 50 millions de dollars selon les sources, une estimation un peu excessive, notamment compte tenu de ses petites dimensions (35 cm x 30 cm), et qui classerait cette œuvre au rang des meilleures toiles du peintre.

La plus forte enchère enregistrée ces dernières années en vente publique pour une œuvre de Van Gogh revient à L’Arlésienne, madame Giroux, payée quelque 40 millions de dollars avec les frais chez Christie’s en 2006. 

L’acheteur australien qui avait enchéri jusqu’à 49 millions de dollars sans les frais pour des Iris, chez Sotheby’s en 1987, n’avait jamais pu régler la facture. L’œuvre avait finalement fait l’objet d’une transaction privée avec le Getty de Los Angeles.

La même année, toujours chez Sotheby’s, un milliardaire japonais avait acquis des Tournesols pour quelque 40 millions de dollars. Un acheteur qui aurait émis le souhait de se faire incinérer avec le chef-d’œuvre après sa mort.

PM

Un tableau du Caravage, une des plus importantes œuvres d’art volées ces dernières années, retrouvé à Berlin

21 août 2010

En collaboration avec  des services de polices allemands et ukrainiens, Interpol a retrouvé à Berlin au début de l’été un important tableau du Caravage dérobé au Musée de l’Art occidental et oriental d’Odessa en juillet 2008.

Cette œuvre majeure, intitulée  L’arrestation du Christ ou Le Baiser de Judas, est estimée plusieurs dizaines de millions d’euros.

Il s’agit de la récupération de l’une des plus importantes œuvres d’art volées ces dernières années.

Lire le communiqué original : http://www.interpol.int/Public/ICPO/PressReleases/PR2010/PR054FR.asp

Voir les tableaux volés au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

21 mai 2010

Les photos et descriptifs sont ici :

http://www.interpol.int/Public/ICPO/PressReleases/PR2010/News20100521FR.asp

Le Mexique préoccupé par le pillage de ses biens culturels

4 mai 2010

Devant la croissance du pillage de son patrimoine culturel et principalement archéologique, le Mexique entend  renforcer  sa politique de récupération d’objets exportés frauduleusement. Les autorités du pays en appellent à la responsabilité des particuliers et négociants en objets d’art devant des objets archéologiques authentiques ou faux.

Dans un communiqué de son ambassade en France daté du 30 avril, le gouvernement mexicain exprime sa préoccupation concernant le pillage croissant de ses biens culturels.

Il rappelle au public et aux professionnels du marché de l’art que le Mexique interdit l’exportation de pièces authentiques depuis 1827.

Suivant le Code international de déontologie pour les négociants en biens culturels de l’UNESCO, les marchands professionnels doivent s’abstenir de participer à toute transaction de pièces archéologiques lorsqu’il existe des motifs raisonnables de penser que celles-ci ont été aliénées illicitement de leur lieu d’origine.

L’ambassade rappelle également qu’un pourcentage important des biens archéologiques provenant de l’actuel territoire mexicain sont des faux.

Elle cite le cas de la récente mise sous scellés en Bavière de 252 objets faux sur les 1.029 intéressant le Mexique (dans la mesure où ils proviendraient supposément du territoire mexicain) de la “collection Leonardo Patterson”.

Leonardo Patterson, “négociant en antiquités précolombiennes” depuis les années 1960, est connu pour avoir déjà  exporté illégalement des objets précolombiens aux États-Unis.

En avril 2008, sa collection a été saisie en Allemagne après être restée dix ans sur le sol espagnol et en vertu d’une loi qui classe patrimoine national toute collection de ce type demeurant pendant ce délai sur son territoire et qui en interdit l’exportation sans licence.

La demande de restitution des objets intéressant le Mexique sera opérée s’il s’avère qu’ils sont bien originaires du Mexique, précision qui suggère que les pays d’où proviennent des biens culturels pillés, à défaut d’en obtenir la restitution, ont le pouvoir d’en annihiler la valeur commerciale du fait que plus rien ne prouve que ces biens proviennent du dit-pays à partir du moment où ils en sont sortis illicitement. 

Le Pérou et le Guatemala entendent également récupérer des pièces de la “collection Leonardo Patterson” prélevées sur leurs sites archéologiques

 PM 


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