Archive pour la catégorie ‘Art volé’

Des “Coquelicots” de van Gogh volés dans un musée du Caire

22 août 2010

RECTIFICATIF (26/08/2010) :

Les informations de cet article sont erronées car elles ne parlent pas du bon tableau.

Le tableau volé représente un vase contenant un gros bouquet composé majoritairement de fleurs jaunes (et avec trois coquelicots) et posé sur un entablement.

Ses dimensions sont de 64 cm x 53 cm (source : Interpol). 

L’estimation de la toile annoncée par les autorités égyptienne est donc plus conforme.

Voir http://www.interpol.int/Public/ICPO/PressReleases/PR2010/News20100825.asp

 

Selon une information de l’agence de presse italienne Ansa, la toile de Vincent van Gogh Les Coquelicots, dérobée hier au musée Mahmoud Khalil du Caire et annoncée comme récupérée quelques heures plus tard, n’a finalement pas été retrouvée. 

Une déclaration du ministère de la culture égyptien avait affirmé que l’œuvre avait été rapidement saisie à l’aéroport de la capitale égyptienne alors qu’un jeune couple italien était en sa possession. 

La confusion est d’autant plus grande dans cette affaire que les premières informations étaient riches en détails, précisant même que ces Italiens, qui avaient visité le musée avec des groupes de touristes russes et espagnols, avaient déclaré avoir acheté la toile sans savoir qu’elle avait été volée (et aussi découpée dans son cadre).  

Le tableau, déjà dérobé en 1977, vaudrait entre 39 et 50 millions de dollars selon les sources, une estimation un peu excessive, notamment compte tenu de ses petites dimensions (35 cm x 30 cm), et qui classerait cette œuvre au rang des meilleures toiles du peintre.

La plus forte enchère enregistrée ces dernières années en vente publique pour une œuvre de Van Gogh revient à L’Arlésienne, madame Giroux, payée quelque 40 millions de dollars avec les frais chez Christie’s en 2006. 

L’acheteur australien qui avait enchéri jusqu’à 49 millions de dollars sans les frais pour des Iris, chez Sotheby’s en 1987, n’avait jamais pu régler la facture. L’œuvre avait finalement fait l’objet d’une transaction privée avec le Getty de Los Angeles.

La même année, toujours chez Sotheby’s, un milliardaire japonais avait acquis des Tournesols pour quelque 40 millions de dollars. Un acheteur qui aurait émis le souhait de se faire incinérer avec le chef-d’œuvre après sa mort.

PM

Un tableau du Caravage, une des plus importantes œuvres d’art volées ces dernières années, retrouvé à Berlin

21 août 2010

En collaboration avec  des services de polices allemands et ukrainiens, Interpol a retrouvé à Berlin au début de l’été un important tableau du Caravage dérobé au Musée de l’Art occidental et oriental d’Odessa en juillet 2008.

Cette œuvre majeure, intitulée  L’arrestation du Christ ou Le Baiser de Judas, est estimée plusieurs dizaines de millions d’euros.

Il s’agit de la récupération de l’une des plus importantes œuvres d’art volées ces dernières années.

Lire le communiqué original : http://www.interpol.int/Public/ICPO/PressReleases/PR2010/PR054FR.asp

Voir les tableaux volés au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

21 mai 2010

Les photos et descriptifs sont ici :

http://www.interpol.int/Public/ICPO/PressReleases/PR2010/News20100521FR.asp

Le Mexique préoccupé par le pillage de ses biens culturels

4 mai 2010

Devant la croissance du pillage de son patrimoine culturel et principalement archéologique, le Mexique entend  renforcer  sa politique de récupération d’objets exportés frauduleusement. Les autorités du pays en appellent à la responsabilité des particuliers et négociants en objets d’art devant des objets archéologiques authentiques ou faux.

Dans un communiqué de son ambassade en France daté du 30 avril, le gouvernement mexicain exprime sa préoccupation concernant le pillage croissant de ses biens culturels.

Il rappelle au public et aux professionnels du marché de l’art que le Mexique interdit l’exportation de pièces authentiques depuis 1827.

Suivant le Code international de déontologie pour les négociants en biens culturels de l’UNESCO, les marchands professionnels doivent s’abstenir de participer à toute transaction de pièces archéologiques lorsqu’il existe des motifs raisonnables de penser que celles-ci ont été aliénées illicitement de leur lieu d’origine.

L’ambassade rappelle également qu’un pourcentage important des biens archéologiques provenant de l’actuel territoire mexicain sont des faux.

Elle cite le cas de la récente mise sous scellés en Bavière de 252 objets faux sur les 1.029 intéressant le Mexique (dans la mesure où ils proviendraient supposément du territoire mexicain) de la “collection Leonardo Patterson”.

Leonardo Patterson, “négociant en antiquités précolombiennes” depuis les années 1960, est connu pour avoir déjà  exporté illégalement des objets précolombiens aux États-Unis.

En avril 2008, sa collection a été saisie en Allemagne après être restée dix ans sur le sol espagnol et en vertu d’une loi qui classe patrimoine national toute collection de ce type demeurant pendant ce délai sur son territoire et qui en interdit l’exportation sans licence.

La demande de restitution des objets intéressant le Mexique sera opérée s’il s’avère qu’ils sont bien originaires du Mexique, précision qui suggère que les pays d’où proviennent des biens culturels pillés, à défaut d’en obtenir la restitution, ont le pouvoir d’en annihiler la valeur commerciale du fait que plus rien ne prouve que ces biens proviennent du dit-pays à partir du moment où ils en sont sortis illicitement. 

Le Pérou et le Guatemala entendent également récupérer des pièces de la “collection Leonardo Patterson” prélevées sur leurs sites archéologiques

 PM 

La femme de René Magritte kidnappée chez elle

25 septembre 2009

Olympia, un tableau de René Magritte où sa femme Georgette, unique modèle féminin du peintre, pose nue, a été dérobé hier au musée Magritte, ancien domicile du couple situé dans la proche banlieue de Bruxelles.

Devant l’originalité de l’Œuvre du peintre surréaliste, l’intérieur de cette modeste maison étonne par son mobilier petit bourgeois de la fin du  XIXe siècle. On y trouve toutefois quelques marques de fantaisie, comme un tapis en trompe-l’oeil peint sur le parquet ou un meuble moderniste créé par Magritte ; une photographie de Man Ray est accrochée sur un mur de la cuisine. L’atelier est situé au fond de la petite cour attenante à la maison.

Les Magritte étaient réputés pour ne pas beaucoup sortir de chez eux (l’artiste y a peint la très grande majorité de ses tableaux). Pour le coup, c’est le grand voyage dans l’inconnu pour Georgette Magritte.

Pierrick Moritz

Interpol élargit l’accès à sa base de données d’œuvres d’art volées

20 août 2009

Interpol ne réserve plus l’accès à ses informations sur les œuvres d’art volées aux seuls services de répression. L’organisation de coopération policière internationale propose désormais à un plus large public un accès direct, via un site web sécurisé, à une base de données en ligne qui comporte les informations les plus récentes sur quelque 34.000 œuvres d’art volées dans le monde entier.  La consultation de ces données, réactualisées en permanence, est désormais possible pour toute personne qui le souhaite (institutions culturelles, salles des ventes, galeries, collectionneurs, …). Il suffit de  remplir une demande en ligne sur le site d’Interpol afin d’obtenir un mot de passe.  L’accès en ligne remplace le DVD d’Interpol sur les œuvres d’art volées, que l’on pouvait se procurer sur demande.

Voir les dessins du carnet volé de Picasso

17 juin 2009

Les 33 dessins du carnet de Pablo Picasso volé la semaine dernière au Musée Picasso à Paris sont visibles sur le site d’Interpol. Ces créations au crayon, cubistes et de magnifiques portraits, sont  invendables sur le marché de l’art.

Voir le carnet volé  ici.