Archive pour la catégorie ‘Arts décoratifs’

Succès pour l’art décoratif français du XXe siècle chez Christie’s Paris

27 mai 2011

Avec un catalogue de 52 créations essentiellement signées de grands noms français de l’art déco et de l’après-guerre et des estimations raisonnables, Christie’s proposait une vente d’art décoratif attractive cet après-midi à Paris. L’opérateur misait sur un chiffre d’affaires de quelque 1,90/2,7 millons d’euros sans les frais, il en aura finalement récolté 3,75 millions avec les frais grâce à de nombreuses estimations pulvérisées.

Avec un résultat de 3,75 milliions d’euros très au-dessus des attentes et pour un faible taux d’invendus de valeur peu élevée (8 sur 52 lots présentés, avec des estimations basses inférieures à 15.000 euros), le succès de la vente d’art décoratif du XXe siècle et de design organisé cet après-midi chez Christie’s Paris s’explique par le choix d’estimations “raisonnables” dans des spécialités où beaucoup de résultats décevants sont dûs à des prétentions excessives ne laissant plus aucun potentiel d’appréciation à moyen terme pour les acheteurs. Sur ce marché spécifique, les prix stagnent sur leurs “plus hauts” des années passées pour l’exceptionnel (quand les acheteurs sont encore prêts à débourser autant), et sont à la baisse pour l’essentiel.

633.000 euros pour une commode de Ruhlmann

Le lot vedette du catalogue, une commode d’Émile-Jacques Ruhlmann dite “grande cannelée a redents” en ébène de Macassar, datée vers 1923, avec des ornementations en ivoire et des poignées en bronze argenté, a été payée 633.000 euros sur une estimation de 400.000/600.000 euros.

Du même créateur, une table basse dite “double colonnettes”, d’un modèle à double plateau circulaire créé vers 1925, en placage de loupe de noyer d’Europe avec des ornementations en ivoire,  a été payée 373.000 euros sur une estimation de 60.000/80.000 euros.

433.000 euros pour une sculpture animalière de Rembrandt Bugatti

Pour la deuxième estimation la plus élevée, un Lionceau et lévrier entre ses pattes de Rembrandt Bugattti, un bronze à patine brune nuancée vert daté de 1906, a été payé 433.000 euros sur une estimation de 250.000/350.000 euros.

Un lustre art déco payé 151.000 euros sur une estimation de 15.000/20.000 euros

Un lustre en bronze argenté d’Albert Cheuret, vers 1925, supension avec vasque centrale en albâtre et 3 cigognes tenant dans leur bec tourné vers l’extérieur une tulipe en albâtre,  a été payé 151.000 euros sur une estimation de 15.000/20.000 euros.

Succès pour les tables basses laquées de la période art déco

Une table basse de Gaston Suisse en laque noire,  à décor géométrique argent et incrusté de coquille d’oeuf, une pièce unique créée en 1927, a été payée 80.200 euros sur une estimation de 30.000/40.000 euros. Un autre modèle par Jean Dunand, vers 1924, en bois laqué noir avec un plateau à décor d’incrustations de coquille d’œuf, a été payée 73.000 euros sur une estimation de 60.000/80.000 euros.

Belles enchères pour Charlotte Perriand

Une bibliothèque murale “Nuage” de Charlotte Perriand, Éditions Steph Simon 1958, a été payée 145.000 euros sur une estimation de 80.000/120.000 euros.  Le tribunal de Grande Instance de Paris a décidé le 25 mars 2010 que les biliothèques “Mexique”, “Tunisie” et “Nuage” ont pour auteur unique Charlotte Perriand. Les ayant-droits de Jean Prouvé contestent cette décision dont ils ont fait appel et indiquent qu’il s’agit d’une collaboration entre Jean Prouvé et Charlotte Perriand.

De Charlotte Perriand, une table de forme libre en sipo massif teinté noir, le modèle créé en 1956, cet exemplaire réalisé au début des années 1970, Éditions Steph Simon, a été payée 217.000 euros sur une estimation de 80.000/120.000 euros.

11 créations de Jean Prouvé toutes vendues très au-dessus de leur estimation

Provenant directement de la famille de Jean Prouvé, 11 meubles du créateur on tous été vendus au-dessus de leurs estimation.

Pour les enchères les plus spectaculaires, 85.000 euros ont été donnés pour un tabouret en tôle d’acier peinte rouge corsaire réalisé vers 1948, l’assise moulée et percée, qui était estimé 6.000/8.000 euros et 67.000 euros sont allés à un un autre tabouret tabouret, en aluminium laqué de la même couleur et pour une assise moulée, vers 1952, qui était assorti d’une estimation de 15.000/20.000 euros.

Une paire de fauteuils “Visiteurs”, d’un modèle créé vers 1942, ceux-ci datant de 1946, a été payée 73.000 euros sur une estimation de 30.000/40.000 euros et un bahut en placage de chêne, ouvrant par deux portes coulissantes en aluminium, une réalisation de 1948 pour un modèle de 1942, a été payé 58.600 euros sur une estimation de 25.000/30.000 euros.

François-Xavier Lalanne

Pour le design contemporain, une grande Carpe d’or de François-Xavier Lalanne, une réalisation en bronze de 2005 pour un modèle créé en 1996, numérotée 8/8, a été payée 313.000 euros sur une estimation de 80.000/120.000 euros.

Du côté de l’Italie

Un lampadaire 1050 de l’Italien Gino Sarfatti, vers 1948, flanqué de deux bras orientables, a été payé 50.200 euros sur une estimation de 8.000/12.000 euros.

Pierrick Moritz

Les estimations sont données sans les frais supplémentaires à la charge de l’acheteur et payables en plus du prix d’adjudication. Chez Christie’s Paris, ces frais sont de 25 % jusqu’à 20.000 euros, de 20 % au-dessus de 20.000 euros et jusqu’à 800.000 euros et de 12 % au-dessus de 800.000 euros. Les résultats incluent ces frais.  

Christie’s va tenter de vendre l’un des vases les plus chers du monde

25 mai 2011

Christie’s va mettre à l’encan un exceptionnel vase chinois d’époque Qianlong le 1er juin prochain à Hong Kong.

Il s’agit d’une pièce à double paroi et à décor réticulé dans la séquence de celui vendu pour l’équivalent de quelque 51 millions d’euros par la maison de ventes britannique Bainbridges en novembre 2010.

Au dernières nouvelles, le mois dernier, l’acheteur chinois n’avait toujours pas réglé sa facture.

PM

Un hanap de l’époque romane invendu chez Sotheby’s Paris

17 mai 2011

Estimé 300.000/400.000 euros, un hanap (coupe à boire) en argent gravé et repoussé, présenté daté vers 1180, n’a pas trouvé preneur cet après-midi chez Sotheby’s Paris.

Il s’agirait du plus ancien exemplaire du genre connu. Ceux du musée du Louvre, par exemple, sont datés au plus tôt vers 1300.

Avec une estimation très importante, l’absence d’historique sur sa provenance a très probablement rebuté les amateurs potentiels. L’objet était également autorisé à quitter le territoire français, ce qui indique qu’il n’avait pas retenu l’attention des institutions concernées.

Cette coupe présente un décor associant grains de grenade et ornements cosmologiques d’étoiles à 8 branches et de lunules autour d’un basilic, animal légendaire capable de pétrifier celui qui croise son regard. Selon le catalogue, la présence de ce monstre pourrait être interprétée comme une mise en garde faite au buveur de ne pas vider complètement la coupe.

Pierrick Moritz

Marché de l’art : la pénurie d’œuvres de grande qualité renforce le pouvoir des vendeurs

12 mai 2011

Hier soir, la traditionnelle grande vente d’art contemporain de mai de Christies New york a généré un chiffre d’affaires historique de 301,68 millions de dollars, dont 38,44 millions engagés sur le premier autoportrait connu d’Andy Warhol et 25,28 millions sur un petit Three Studies for Self-Portrait de Francis Bacon. Pour accaparer de pareilles raretés dans un marché tari, l’opérateur a dû garantir une transaction effective aux vendeurs. 

Dans un marché souffrant d’une pénurie d’œuvres de très grande qualité, Christie’s a dû assurer des garanties de vente effective de leurs biens à ses clients - en s’engageant et/ou en faisant appel à un tiers de confiance – pour pouvoir placer leurs raretés au catalogue de sa vacation d’art contemporain new-yorkaise d’hier soir. La méthode a permis à l’opérateur de réaliser le chiffre d’affaires record de 301,68 millions de dollars (4 invendus sur 66 lots présentés) quand, la veille, Sotheby’s en a péniblement amassé 128 au cours d’une vente qualitativement inférieure dans la même spécialité (et avec un catalogue en ligne sans aucune indications de garantie de vente effective aux vendeurs, contrairement à celui de Christie’s). Même si, comme son concurrent, Christie’s a dû revoir à la baisse les prix de lots importants, ces pertes ont été compensées par des gains sur des lots vendus au-dessus des estimations. Le chiffre d’affaires correspond à l’estimation haute pré-vente du catalogue.

Garantie d’un prix minimum pour une vente effective

En contractant la garantie au vendeur d’un prix minimum pour une vente effective, ou aussi en lui en avançant de l’argent, les intervenants financiers peuvent réaliser un bénéfice plus ou moins important en cas de résultat au-dessus du prix convenu, mais aussi se retrouver en situation de devoir couvrir une perte qui peut aller jusqu’au paiement intégral de la somme en question si l’œuvre ne se vend pas. Un cas de figure où la partie engagée se retrouve avec une œuvre au pedigree altéré par la déconvenue et qui n’est plus vendable aux conditions du catalogue. Le procédé rend les résultats plus difficiles à interpréter car le prix minimum garanti et confidentiel peut être inférieur à l’estimation officielle.

Mark Rothko pour la plus belle réussite de la vacation

Untitled No. 17, peint par Mark Rothko en 1961, réunissait tous les atouts pour pulvériser son estimation de 18/22 millions de dollars. Un très beau format de 236,2 x 193 cm, une association de couleurs magnifiques (rose et rouge sur fond jaune d’or) pour de vibrants aplats, et le fait que l’œuvre, directement acquise auprès de l’artiste par le présent vendeur, n’ait jamais été vue sur le marché de l’art, ont conduit un enchérisseur à débourser 32,68 millions de dollars. Ce tableau ne bénéficiait pas d’une garantie de vente effective.

Estimation largement dépassée pour un quadruple autoportrait de Warhol

Un quadruple autoportrait d’Andy Warhol de 1963-1964, considéré comme le premier de l’artiste, acrylique et encres sérigraphiques sur toile (101,6 cm x 81,3 cm), jamais vu en vente publique et bénéficiant d’un prix minimum garanti au vendeur, a été payé 38,44 millions de dollars sur une estimation de 20/30 millions. Il s’agit d’une très bonne opération pour la maison de vente et/ou le tiers de confiance qui ont soutenu cette œuvre jamais été vue en vente publique.

Three Studies for Self-Portrait de Francis Bacon payé 25 millions de dollars

Avec une vente effective garantie, Three Studies for Self-Portrait de Francis Bacon, un petit triptyque réalisé en 1974 (chaque partie mesurant 35,6 cm x 30,5 cm), assorti d’une estimation confidentielle au moins égale 20 millions de dollars sans les frais (12 %), a été payé 25,28 millions avec ces frais. Cette œuvre n’avait jamais été vue en vente publique.

6 millions de réduction sur un autoportrait de Warhol à 30/40 millions de dollars

Sans prix minimum garanti au vendeur, un grand autoportrait d’Andy Warhol de 1986 en rouge et noir, polymère synthétique et encres sérigraphique sur toile (271,2 cm x 270,5 cm), a été abandonné à 27,52 millions de dollars avec les frais (12 %) quand 30 à 40 millions sans les frais en étaient attendus. La réduction consentie par rapport à l’estimation basse est de 6 millions.

L’estimation d’un Untitled (Crouching Nude on Rail) de Francis Bacon rabotée de 600.000 dollars

Assorti d’une garantie de vente effective, un Untitled (Crouching Nude on Rail), une huile sur toile peinte par Francis Bacon en 1952 (196,9 cm x 137 cm), a été payée 9,6 millions de dollars avec les frais de 12% sur une estimation de 10/15 millions sans ces frais, soit avec un rabais de 600.000 dollars sur l’estimation basse.

Une très chère installation de Rauschensberg invendue

L’invendu le plus cher de la vacation est un assemblage de Robert Rauschenberg de 1957, une Tower principalement composée de tabourets, d’un balai et d’un parapluie (305 cm de hauteur) et estimée 12/18 millions de dollars. Aucune garantie de vente effective ne soutenait cette œuvre jamais vue en vente publique.

Prix record pour une œuvre d’Urs Fischer

Du créateur suisse Urs Fisher, un exemplaire d’un ours en peluche-lampe surdimensionné (7 mètres de hauteur), créé en 2005-2006, a été payé 6,8 millions de dollars sur la base d’une estimation confidentielle qui pourrait être de l’ordre  de 4/6 millions. Jusqu’à présent, les prix en vente publique des œuvres de cet artiste né en 1973 se situait sous la barre du million de dollars. Aucune garantie n’assurait la vente effective de cette œuvre provenant d’une collection parisienne.

2,32 millions de dollars pour une Mappa d’Alighiero e Boetti

Une Mappa del mondo d’Alighiero e Boetti (115,6 cm x 215,9 cm), brodée en 1988, a été vendue 2,32 millions de dollars au profit d’une œuvre de charité. Après un record de 2,84 millions l’année dernière, il s’agit du second plus haut prix payé pour une œuvre de l’artiste en vente publique.

Des œuvres très bien vendues

Parmi les œuvres les mieux vendues figurent encore et notamment : Woman and Child de Willem de Kooning à 6,57 millions de dollars (est.3,5/5,5 millions), The Clove, un stabile d’Alexander Calder à 3,89 millions de dollars (est.2/3 millions), Job Analisis de Jean-Michel Basquiat à 3,44 millions (est. 2,5/3,5 millions) et Raven II, une sculpture en métal de David Smith réalisée en 1955 à 1,98 million (est. 1/1,5 million). Hormis pour celui du Basquiat, les vendeurs de ces œuvres ne bénéficiaient pas de la garantie d’une vente effective.

Pierrick Moritz

Sauf précisions, les estimations sont données sans les frais à la charge de l’acheteur. Sur la place de New York, ils sont de 25 % jusqu’à 50.000 dollars, 20 % au-dessus de cette dernière somme et jusqu’à 1 million de dollars, 12 % au-delà. Les résultats incluent ces frais

Sotheby’s : chiffre d’affaires en hausse de 17 % au premier trimestre 2011

10 mai 2011

Sotheby’s vient d’annoncer un chiffre d’affaires de 119,6 millions de dollars pour le premier trimestre 2011, soit une hausse de 17 % par rapport à la période équivalente de 2010.

L’intermédiaire de vente en tire un bénéfice net de 2,4 millions de dollars contre une perte nette de 2,2 millions sur la période équivalente de 2010.

Selon l’opérateur, cette amélioration est principalement dûe à l’augmentation des revenus des commissions sur les ventes, en hausse de 23 %.

PM

“Trône en majesté” : le syndrome de la peur du vide défigure encore le château de Versailles

7 mai 2011

Après celles des jouets colorés de Koons et de Murakami, c’est une exposition temporaire consacrée aux trônes qui envahit jusqu’au 19 juin les grands appartements du château de Versailles.

Une cinquantaine de sièges et autre palanquins pour augustes postérieurs dévore littéralement les plus beaux espaces du monument historique sur un air de de ces meubles symbolisent le pouvoir, Versailles aussi, alors on les a mis dedans.

Et c’est toute la perception du lieu qui s’en trouve modifiée, à l’image de la perspective de la Galerie des glaces qui, pour le coup, n’existe plus.

Le château de Versailles est une œuvre en soi, pas un lieu d’exposition.

Pierrick Moritz

Sotheby’s bat un nouveau record pour des ventes à Hong Kong

8 avril 2011

Avec l’équivalent de quelque 449 millions de dollars américains, Sotheby’s réalise le plus important chiffre d’affaires d’un opérateur occidental en art pour une série de ventes aux enchères à Hong Kong. Mais la prudence s’installe devant les estimations délirantes des œuvres d’art traditionnel chinois.

La série de 14 ventes organisée entre le 1er et le 8 avril par Sotheby’s à Hong Kong, dans les domaines du vin, de l’art contemporain et traditionnel asiatique, de la joaillerie et des montres de luxe, a rapporté l’équivalent de quelque 449 millions de dollars américains.

Il s’agit du plus important chiffre d’affaires réalisé pour une séquence du genre par une maison de ventes occidentale sur la place asiatique. Christie’s détenait le précédent record avec 408 millions de dollars américains, un chiffre d’affaires réalisé en décembre dernier pour une opération équivalente.

Comme souvent, plus de la moitié du chiffre d’affaires (245,5 millons de dollars) a été généré par l’art traditionnel chinois (céramiques, objets d’art, peinture et calligraphie). On remarque le repli des investisseurs potentiels devant des estimations délirantes, certaines pièces très importantes n’ont pas trouvé preneur. Ces déconvenues devraient calmer les ardeurs d’une spéculation bien réelle.

L’art moderne et contemporain asiatique, dont la dernière spécialité était jusqu’à présent délaissée des maisons de ventes occidentales suite aux excès spéculatifs de l’avant-crise de 2008 -  manne dont ces mêmes opérateurs ont également su très bien profiter - a repris de la vigueur et produit l’équivalent de 135 millions de dollars américains pour quelque 525 lots (sans compter ceux d’une vente de charité qui a généré de petits montants).  

Ce résultat tout à fait exceptionnel s’explique par la dispersion d’une collection de peinture contemporaine consacrant la naissance de l’avant-garde chinoise des années 1980-1990. Les œuvres écoulées à prix d’or au temps de la spéculation sur l’art contemporain chinois étaient souvent relativement récentes.

Pour les enchères les plus importantes, une œuvre en trois parties de Zhang Xiaogang a été payée au double de son estimation haute, c’est-à-dire l’équivalent de quelque 10 millions de dollars américains, et une huile de Wang Guangyi a multiplié son estimation basse par 10 pour un prix payé de 2,44 millions de dollars américains.

La peinture traditionnelle chinoise a rapporté quelque 83 millions de dollars américains pour environ 300 lots.   

Les ventes de bijoux et jadéïtes ont généré quelque 54 millions de dollars américains, celles du vin 17,5 millions.

Articles en rapport :

 http://artwithoutskin.com/2011/04/08/un-important-sceau-imperial-chinois-invendu-chez-sothebys-hong-kong/

http://artwithoutskin.com/2011/04/07/dimportantes-porcelaines-chinoises-invendues-chez-sothebys-hong-kong/

  Pierrick Moritz