Archive pour la catégorie ‘Brocante’

La chute des prix des objets de collection, des antiquités, des objets et des œuvres d’art plus ou moins courants

24 mai 2011

La valeur des objets, souvenirs et autre mobilier que l’on retrouve le plus souvent dans une succession familiale a beaucoup diminué en 10 ans, et de manière sensible pour certaines catégories. Explications du phénomène.

Si, en permettant un accès direct des vendeurs aux acheteurs, les vide-greniers et plateformes de vente aux enchères sur internet ont révolutionné les modes de vente des objets de collection, de brocante, des antiquités, des objets et des œuvres d’art, ils ont fini par entraîner un effondrement des prix des pièces plus ou moins courantes.

La classe moyenne supérieure touchée par la crise économique étend le phénomène à la marchandise de meilleure qualité dont elle est vendeuse et avec une moindre représentation en tant qu’acheteuse.

Vide-greniers et Internet

Cette chute des prix tient principalement à la démocratisation de l’utilisation des plateformes Internet spécialisées dans la vente d’objets anciens et de collection au début des années 2000, notamment avec l’arrivée d’eBay en France.

La multiplication des vide-greniers de particuliers à partir du début des années 1990 (également époque du plein essor des dépôts-vente) avait déjà amorcé cette dévalorisation.

La conjugaison des deux phénomènes a modelé un marché qui n’est plus essentiellement contrôlé par les seuls professionnels, corporation très critiquée mais qui tirait les prix vers le haut.

Un marché non régulé, inondé dans l’anarchie la plus totale d’objets semblables dans le même temps

Avant ce mode de fonctionnement, et pour donner un exemple, les marchands de disques ou de bandes dessinées ne présentaient qu’un exemplaire d’un “collector” en vitrine, quand ils en avaient 25 similaires dans leur réserve. Ils attendaient que cet exemplaire soit vendu avant d’en afficher un autre.

Des centaines d’exemplaires du même titre ont été mis en vente simultanément sur les vide-greniers, puis des milliers sur Internet, contribuant à l’effondrement d’une cote qui, équivalente à une centaine d’euros, peut être descendue aujourd’hui en dessous de 10 euros.

Les prix ont littéralement plongé dans certaines spécialités du fait d’un marché non régulé, inondé dans l’anarchie la plus totale d’objets semblables dans le même temps.

La spirale de la chute des prix

Dans le cadre de l’explosion et de l’éparpillement de l’offre amorcés il y a quelques années sur les plateformes de vente d’internet, la confusion née du fait que des objets identiques sont présentés à des prix extrêmement variables d’un vendeur à l’autre est un facteur majeur de la baisse des prix, notamment pour les livres et les objets de collection.

L’acheteur potentiel se place naturellement en position attentiste et finit par jeter son dévolu sur la proposition de prix la plus basse possible pour un même objet. Le montant de cette bonne affaire – les informations restent visibles un certain temps sur Internet –  servira de référence de prix maximum d’achat pour d’autres exemplaires de cet objet, contribuant encore à la baisse de la cote.

Dans ce contexte, les vendeurs ont été amenés à présenter des pièces de meilleure qualité pour se démarquer de la concurrence, contribuant ainsi à la chute des prix d’objets moins courants sans être pour autant des pièces uniques.

Les difficultés économiques qui ont suivi n’ont pas tardé à corriger ce défaut avec l’arrivée sur le marché de la “vente directe” de biens plus rares provenant de la classe moyenne supérieure touchée par la crise.

La grande braderie

Des situations de nécessité ont conduit cette population à brader sur internet des œuvres et objets d’art dont la valeur peut atteindre plusieurs milliers d’euros. Le phénomène s’est encore accru du fait du retour des objets refusés ou invendus dans les salles des ventes. Leur nombre a considérablement augmenté dans un contexte où beaucoup de lots ne trouvent pas preneur et où les opérateurs du monde des ventes aux enchères publiques sont devenus extrêmement sélectifs.

Des objets qui auraient été acceptés il y a quelques années dans des ventes aux enchères ne le sont plus aujourd’hui. On les retrouve dans un premier temps bradés sur internet, où les sites spécialisés ont dépassé le stade de la saturation depuis un moment (le pourcentage d’invendus y est extrêmement important), puis, s’ils ne trouvent toujours pas preneur, sur les vide-greniers ou les stands des ventes de charité.

Désertion des boutiques et des salles des ventes par la classe moyenne supérieure

La désertion des boutiques d’antiquaires et des salles des ventes par  cette classe moyenne supérieure qui s’intéressait à des objets dont les prix allaient de quelques centaines à quelques milliers d’euros s’est renforcée avec la crise de 2008.

En fait, les premiers signes de désaffection cette clientèle pour les professionnels sont apparus bien avant le “début officiel” de cette crise, notamment du fait de la concurrence des plateformes de vente sur Internet où ces acheteurs avait pris l’habitude de s’approvisionner auprès des vendeurs particuliers réputés moins chers, mais aussi parce que des problèmes de budget, de logement, d’emploi et de précarité se posaient déjà à elle

Une classe sociale relativement privilégiée commençait à renoncer à la petite folie à quelques centaines d’euros – voire quelques milliers pour une occasion exceptionnelle – qu’elle s’octroyait de temps en temps dans des ventes aux enchères ou des boutiques spécialisées en bibliophilie ou objets de vitrine. Dans le même temps, elle devenait vendeuse des objets dont elle était auparavant consommatrice, contribuant ainsi au phénomène de la chute des prix dans ses anciennes spécialités de prédilection.

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L’objet rare, quelle que soit la spécialité

Dans cet effondrement global des prix du patrimoine en brocante, antiquités et objets de collection, seule la  cote de la pièce  rare a survécu, et souvent progressé de façon impressionnante.

Quelle que soit la spécialité, du moulin à café à la dentelle en passant par la carte postale et le meuble Napoléon III, il faut posséder la pièce qui se démarque du commun par son originalité, par la curiosité qu’elle est capable de susciter.

Le constat est identique pour les œuvres et objets d’art, domaines où l’écart de prix entre le beau et l’exceptionnel n’a jamais été aussi important et ne cesse de se creuser, et ceci d’autant plus que les pièces relevant de la première catégorie se vendent plus difficilement.

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Pierrick Moritz

Ce texte est tiré de : Estimez L’intérêt de votre patrimoine mobilier (brocante, antiquités, collection, objets et œuvres d’art) de Pierrick Moritz. Dépôt SACD sous le numéro d’enregistrement 24503. Dépôt du 04 février 2011. Ce texte est protégé par la législation sur le droit d’auteur. Sa reproduction, même partielle, est interdite sans autorisation de l’auteur. La protection du travail de l’auteur concerne la reproduction directe du contenu et de sa structure mais aussi  la contrefaçon, jugée sur les similitudes, mais aussi sur les différences destinées à les maquiller.

La photographie documentaire amateur ancienne de plus en plus recherchée

10 octobre 2007

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Le marché de la photographie documentaire amateur ancienne, resté longtemps confidentiel, est très actif depuis quelques années. Ces témoignages, souvent uniques et libres de droits, deviennent de plus en plus difficiles à trouver. Dans le même temps, les banques d’images et de photographies proposant leurs produits sur Internet se sont multipliées.

Images recherchées

Les clichés les plus recherchés sont, par exemple, ceux qui montrent des situations exceptionnelles, des angles inédits sur des évènements historiques, des traditions disparues. Ces images peuvent être des témoignages originaux sur la Russie pré-révolutionnaire, l’Afrique Noire jusqu’aux années 1930 (particulièrement les cérémonies indigènes) ou, plus proches de nous, les évènements de Mai 1968 (très forte demande pour l’année prochaine) ou celui de la Chute du Mur de Berlin en 1989.

Internet grand consommateur d’images

La rarification des photographies d’amateurs les plus originales et l’inflation de leurs prix sont vraisemblablement dues à la forte demande générée par Internet (demande actuelle mais aussi demande future car si, pour le moment, l’anarchie règne avec la reproduction sauvage d’images qui ne sont pas libres de droits, il y a fort à parier que cette pratique soit un jour rendue impossible). Ces clichés d’amateurs présentent en effet le double avantage d’être la plupart du temps uniques et libres de droits (du moins jusqu’à ce que quelqu’un les fasse protéger).

Multiplication des banques de photographies et d’images 

Les banques de photographies et d’images se sont multipliées ces dernières années et proposent leurs produits et services en ligne. Une société comme Corbis appartenant à Bill Gates possède la plus grande collection de photos numériques au monde. Créée en 1989, elle s’est d’abord constituée un fonds historique, en achetant notamment de prestigieuses collections, avant de s’intéresser à la photo d’actualité avec l’achat de l’agence Sygma en 1999. Plus modestes mais quand même rentables, les livres présentant des photographies d’amateurs sur des thèmes comme les vacances sont en vogue (l’année 1936 en France étant un must). 

Pierrick Moritz

Summerland en Californie : antiquités françaises, maison hantées et “café de la plage”

1 mai 2007

Summerland est une charmante bourgade, à trois miles et au sud de Santa Barbara. Cette toute petite ville est réputée pour ses boutiques d’antiquités françaises (absolument hors de prix) où viennent s’alimenter en poteries provençales vernissées, tissus et meubles d’époque les décorateurs et particuliers des riches demeures des alentours. Summerland a été fondée à la fin du XIXème siècle par un amateur de paranormal qui fut très vite rejoint par d’autres  spirites en tous genres. Aujourd’hui,   certaines des maisons de Summerland sont prétendues hantées. Son restaurant le plus réputé, à juste titre, est le Summerland Beach Café.  L’endroit propose une cuisine maison et équilibrée (on peut aussi manger des hamburgers ou des spécialités d’omelettes mais en beaucoup moins gras qu’ailleurs)  à des prix raisonnables (autour de $10  le plat) à l’intérieur où sur l’agréable terrasse de cette maison victorienne.

© Pierrick Moritz 05/2007

La publication de cet article  sur tout support que ce soit, amateur ou professionnel, n’est pas autorisée sans accord de l’auteur. Contact : pierrick.moritz@noos.fr

 

Brocante à Santa Barbara : Antique Alley

1 mai 2007

Antique Alley est le magasin  de brocante le plus singulier de State Street, la rue principale de Santa Barbara. Des milliers d’objets sont proposés dans cette boutique toute en longueur  et qui  se termine sous un patio où sont abrités des objets de décoration pour jardin.  Si Antique Alley a ses habitués californiens, c’est parce que la très grande majorité des pièces présentées sont de véritables objets anciens et de collection à prix raisonnables. On peut, par exemple, trouver des photographies du début du XXème siècle pour quelques dollars, des petits bocaux de boutons anciens pour $5 ou  une assiette Verlys en verre opalescent des années 1930  à $25.  Les bijoux “vintage” sont également bien représentés  (à partir de quelques dollars pour un bracelet coloré en matière synthétique des années 1950).  Antique Alley est la boutique idéale si l’on veut ramener un souvenir américain typique comme un cookies jar des années 1960 à 1980 (autour de $25) ou une “kitcherie”  comme cette unique et fausse boîte de conserve Campbell’s des années 1980 ouverte et renversée et qui se présente comme un arrêt sur image : son contenu hyperréaliste de haricots à la sauce tomate en résine se déverse sur 15 cm de hauteur dans un bol dont elle est solidaire ($28).  Antique Alley ferme tard dans la soirée et le patron vous laisse déambuler à votre guise dans les coins et recoins de sa boutique.

Antique Alley. 706 State Street. Santa Barbara. Californie.

©Pierrick Moritz.05/2007

Protégé : Désaffection américaine pour l’achat d’antiquités françaises : le cours peu favorable de l’euro n’est pas le seul responsable

18 avril 2007

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Trucs brocante : linge ancien, tapis, verre, toile peinte

11 mars 2007

Nettoyer le linge de maison légèrement sale sur toute sa surface (blanc ou imprimé) : faire tremper une demi-journée en utilisant une grosse poignée de savon de Marseille en paillettes pour 5 litres d’eau froide.

Nettoyer le linge de maison blanc jauni et tâché  : faire tremper une demi-journée dans de l’eau froide additionnée de Blanco ( bien respecter le dosage indiqué par litre d’eau). Renouveller l’opération si nécessaire. Bien rincer le linge à l’eau froide entre deux opérations. Ce genre d’opération de blanchisssage n’est pas apprécié par certains amateurs. Pourtant, le blanchissage a toujours existé et il y a de fortes probalités pour que le linge ancien aujourd’hui jauni et tâché ait été blanchi plusieurs fois en son temps.

Acheter un tapis ancien : pincez le tapis à différent endroits. Si vous entendez de légers craquements, c’est que le tapis est condamné à se désagréger.

Dépôts blanchâtres sur le verre et le cristal anciens : ils sont souvent liés à ce qu’on appelle “la maladie du verre”. Cela n’a rien à voir avec du calcaire et c’est irréversible . Achetez toujours des pièces nettoyées.

Les fêles sur les céramiques : ils ne sont pas forcément d’origine accidentelle. Une céramique mal cuite (mauvaise répartition de la chaleur lors de la cuisson) finira pas se fêler toute seule. Cela peut aussi se produire pour des équipements domestiques modernes en céramique de mauvaise qualité  comme les lavabos, les baignoires et les carrelages. Cet argument est à retenir en cas de litige sur ce sujet entre propriétaire et locataire. On constate également le phénomène sur les faïences de table bon marché.   

Conserver une toile peinte. Ne jamais enrouler une toile avec la face peinte vers l’intérieur. Il faut, de préférence, conserver une toile peinte à plat. Si vous devez  la conserver roulée (parce que ses dimensions sont importantes, par exemple), il faut l’enrouler avec la face peinte vers l’extérieur. Sinon la peinture va se craqueler relativement rapidement.

Quelque soit le matériau que vous souhaitez nettoyer ou restaurer, il ne faut jamais pour un non professionnel utiliser de produits dangereux comme les acides. Même si l’on est précautionneux, un accident est toujours possible plus tard avec les restes des produits oubliés. Si l’objet en vaut la peine, pour sa valeur affective ou matérielle, il faut consulter un professionnel. 

Pierrick Moritz


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