Archive pour la catégorie ‘Californie’

Randsburg, Californie : un village fantôme habité

7 mai 2007

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Aujourd’hui Randsburg compte 425 habitants contre 3500 vers 1900, à la grande époque des chercheurs d’or et d’argent.

La bourgade de Randsburg, en plein désert de Mojave, se targue du titre de living ghost town (la ville-fantôme habitée). 

Ici, rien n’a quasiment changé depuis le début du XXème siècle. Le barbier semble être parti depuis 100 ans pour une course dont il ne serait jamais revenu et sa boutique, dont on peut observer l’intérieur par les fenêtres, est restée en l’état d’origine. Aux alentours, des véhicules et des engins des années 1900 rouillent dans les jardins.

Du côté du monde des vivants, le saloon de Ransburg sert les meilleurs milkshakes des patelins de cette partie du désert californien.

Un petit musée propose une exposition permanente sur la vie des chercheurs d’or et d’argent, pour la plupart miséreux et qui n’en trouvèrent jamais beaucoup.

Randsburg  sur la highway 395 entre Ridgecrest et Boron. Désert de Mojave aux portes de la Vallée de la Mort. Californie

 Pierrick Moritz. Texte et photo.

Summerland en Californie : antiquités françaises, maison hantées et “café de la plage”

1 mai 2007

Summerland est une charmante bourgade, à trois miles et au sud de Santa Barbara. Cette toute petite ville est réputée pour ses boutiques d’antiquités françaises (absolument hors de prix) où viennent s’alimenter en poteries provençales vernissées, tissus et meubles d’époque les décorateurs et particuliers des riches demeures des alentours. Summerland a été fondée à la fin du XIXème siècle par un amateur de paranormal qui fut très vite rejoint par d’autres  spirites en tous genres. Aujourd’hui,   certaines des maisons de Summerland sont prétendues hantées. Son restaurant le plus réputé, à juste titre, est le Summerland Beach Café.  L’endroit propose une cuisine maison et équilibrée (on peut aussi manger des hamburgers ou des spécialités d’omelettes mais en beaucoup moins gras qu’ailleurs)  à des prix raisonnables (autour de $10  le plat) à l’intérieur où sur l’agréable terrasse de cette maison victorienne.

© Pierrick Moritz 05/2007

La publication de cet article  sur tout support que ce soit, amateur ou professionnel, n’est pas autorisée sans accord de l’auteur. Contact : pierrick.moritz@noos.fr

 

“Les Oiseaux” d’Hitchcock à Bodega Bay

25 avril 2007

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Situation : au Nord et à 68 miles de San Francisco, sur la côte Californienne, dans la magnifique région de Sonoma

C’est en 1961 qu’Alfred Hitchcock choisit Bodega Bay et ses environs comme décor pour Les Oiseaux. Le cinéaste avait déjà tourné dans la région, à Santa Rosa, L’Ombre d’un doute.

L’histoire raconte qu’il jeta son dévolu sur ce village de pêcheurs pour son horizon qu’il pensait être le plus souvent brumeux et bouché. Malheureusement,  il fit très beau pendant le tournage et Hitchcock dut retravailler en laboratoire  les lumières qu’il voulait sombres et tristes.

La scène d’ouverture des Oiseaux (Tippy Hedren traverse un lac en bateau) a été filmée un peu au nord et à l’entrée de Bodega Bay, à environ 1 mile du village. Le plan d’eau et ses aménagements n’ont pas changé depuis le tournage du film.

Le réalisateur découvrit également une ancienne école abandonnée non loin de Bodega Bay, à Bodega. Il choisit le bâtiment pour la célèbre scène de l’attaque des oiseaux. À l’extérieur, d’énormes corbeaux en papier mâché, dont les ailes étaient agitées par des câbles, furent placés partout où cela était possible. Cette école est aujourd’hui une résidence privée. L’église (toujours là) a été utilisée pour un seul plan du film.

À Bodega Bay, le Tides Wharf Restaurant (toujours en activité) et son parking servirent de cadre pour les scènes de la station-service (l’explosion fut tournée en studio), le café et les scènes de port. Quand Hitchcock demanda au propriétaire du Tides Wharf Restaurant les autorisations pour tourner chez lui, ce dernier formula trois exigences : la première était que le village devait conserver son nom dans le film, la deuxième que le personnage que jouait Rod Taylor soit rebaptisé Mitch (c’était son prénom), et la troisième….qu’on lui donne une part de dialogue. Hitchcock céda franchement sur les deux premiers points, mais ne lui accorda qu’une phrase dans le film : “Que ce passe-t-il, Mitch ?” .

Pierrick Moritz pour l’illustration, la présente traduction et l’adaptation à partir de la brochure remise par le Branscomb’s Bodega Bay Inn. Informations provenant du Bodega Bay Navigator. L’hôtel a été testé par l’auteur.

Les expositions Picasso Carmen, Picasso et l’Art américain, Picasso au K20 ou les horizons infinis de Picasso

24 avril 2007

L’ Œuvre de Pablo Picasso concerne tous les domaines possibles des créations peintes et plastiques et sur des thèmes ou genres suffisamment exploités par l’artiste pour constituer à la fois un centre d’intérêt marquant dans son Œuvre et ne représenter qu’une planète dans le cosmos de sa légendaire créativité.

Cette multitude rejoint des  vies affectives et/ou géographiques et des engagements par l’art qui marquent ses créations pour un temps et de manière significative.

La créativité de tous les instants de Pablo Picasso es  flagrante quand on consulte le catalogue réalisé en 1998 par les études Piasa et Mathias pour la vente Dora Maar. Celle qui fut la compagne d’une des vies de Picassso avait conservé tout ce qu’il lui avait laissé. Il s’agit

 Il s’agit de dessins, de peintures et de sculptures, bien sûr,  mais aussi de nombreux dessins et études sur fonds de boîtes d’allumettes, sur papier à en-tête et jusque sur un couvercle de boîte de chaussures, d os sculpté en forme de tête d’aigle ou d’os gravé,  d’amulettes-pendentifs en terre cuite gravée, de dessins sur papier découpé, d’ agencement d’empreintes de nicotine ou de brûlures de cigarette sur papier déchiré parmi d’autres papiers déchirés, de dessins à l’encre ou/et aux crayon et crayons de couleurs pour des pendentifs dans des médaillons en or ou encore d’une bague ; de découpages de nappes en papier et autres capsules d’étain façonné.

L’inépuisable créativité de Picasso est ressource inépuisable pour des expositions partielles comme autant de mondes en soi.

Ainsi, on pouvait voir ces dernières années, entre autres et pour des manifestations thématiques axées uniquement sur la création du Maître et outre celles présentées régulièrement par le musée Picasso, des expositions  comme Picasso et la représentation de la figure humaine à Liège, Picasso sculpteur et Picasso érotique à Paris,  un Picasso et l’Afrique  au Cap , Picasso, la peinture seule relative aux dix dernières années de création  de Picasso et organisée à Nantes, Picasso, portraits d’Arlésiennes à Arles.

Alors que l’exposition Picasso, La Joie de vivre s’est terminée en mars au Palais Grassi de Venise, et que deux autres se tiennent actuellement, l’une à San Francisco au Musée d’Art Moderne sur le thème Picasso et l’Art américain et l’autre au K20 de Düsseldorf pour un accrochage  sur ses “années Mougins“, et qu’un Picasso Cubiste (1906-1925) est programmé au Musée Picasso à partir du 19 septembre prochain, ce dernier lieu propose actuellement, et jusqu’au 24 juin un Picasso-Carmen, Sol y Ombra Picasso.

On n’a pas fini d’entendre parler des horizons infinis de Pablo Picasso.

Pierrick Moritz

Les expositions Picasso du moment, articles à lire :

Picasso-Carmen, Sol y Sombra,  jusqu’au 24 juin 2007.

Picasso et l’Art Américain jusqu’au  28 mai 2007 à San Francisco.

Norton Simon Museum : paradis pour l’art

23 avril 2007

photo-344-2.jpgDevenu collectionneur d’art à l’âge de 47 ans (nous sommes en 1954), Norton Simon a constitué en un temps record l’une des plus prestigieuses collections privées de peintures européennes du XIVe au XXe siècles. Cet ensemble exceptionnel rivalise avec ceux des plus grands musées du monde.   

Devant les portes du Norton Simon Museum, la promesse d’une visite époustouflante est donnée avec un ensemble de statues de Rodin (Bourgeois de Calais, Homme marchant, Balzac) et, en commençant la visite par le jardin des sculptures (endroit magnifique où nénuphars et iris fleurissent sur un étang comme à Giverny), avec des bronzes d’Henri Moore, d’Aristide Maillol, Robert Morris, Joan Mason, Jacques Lipchitz et Henri Laurens. Le sentiment premier se confirme dès la première œuvre vue à l’intérieur du musée :  un fabuleux portrait de Patience Escalier par Vincent Van Gogh.

L’homme d’affaires

Né à Portland en 1907, Norton Simon avait un flair certain, qualité probablement doublée d’une sacrée chance. Il fut un homme d’affaires opiniâtre avant de devenir l’un des plus grands collectionneurs du monde.

En 1931, à  l’âge de 26 ans, il rachète une usine d’embouteillage de jus d’orange en faillite pour 7.000 dollars et il fera progresser son chiffre d’affaires de près de 900 % en dix ans.

Cette mirifique évolution lui permet d’acquérir, en 1941, la majorité du capital de la Hunt Brothers Fruit Packing Company, une société de production de conserves de fruits et légumes réalisant un chiffre d’affaires annuel de plus de 100 million de dollars. L’entreprise va alors se spécialiser dans la fabrication de tomates en conserve et plus particulièrement de sauces à base de tomates dont le succès va considérablement accroître la fortune de ses actionnaires.

Le collectionneur

Norton Simon achète sa première œuvre d’art en 1954, à l’âge 47 ans. Il s’agit d’un Renoir acquis auprès d’une galerie américaine pour 16.000 dollars. C’est à partir de ce moment-là que commence sa boulimie pour la peinture. Entre 1954 et 1959, il achète pas moins de 84 tableaux. Il s’en suit un bref répit de deux ans avant que, après s’être dégagé des affaires en restant administrateur de sa société, il décide d’acquérir le stock complet d’une prestigieuse galerie : une réunion de 400 œuvres.

À partir de 1971, et après un voyage en Asie avec sa nouvelle compagne, l’actrice Jennifer Jones, il commence à collectionner des œuvres et objets d’art de l’Inde et du Sud-Est asiatique - il s’agit aujourd’hui de l’une des plus importantes collections du genre hors pays d’origine – sans pour autant renoncer à son amour de la peinture et de la sculpture occidentales.

Une des plus incroyables histoires du marché de l’art

Quelques années plus tard, en 1976, le collectionneur se retrouve au centre de l’une des plus incroyables histoires du marché de l’art. Cette année-là, la Lefevre Gallery de Londres l’informe qu’elle a en sa possession un ensemble de 70 bronzes de Degas. Le fait est d’autant plus incroyable que ces pièces sont des modèles directement créés à partir de cires originales de Degas par la fonderie qui tira toutes les séries suivantes. Le trésor a été découvert dans la cave du propriétaire de la fonderie où il avait été oublié pendant cinquante ans. Norton Simon achète la totalité pour 18,8 millions de dollars.

Grand admirateur de Degas, Norton Simon possédait déjà un tableau de l’artiste de 1884 intitulé Femmes repassant ainsi qu’un pastel, Femme se séchant après le bain (1876-1877). Ces deux œuvres avaient été respectivement acquises en 1959 et 1964.

Des ensembles cohérents

En dehors de l’incroyable qualité des œuvres qui la composent, une des singularités de cette collection privée est de présenter des ensembles cohérents. Pour le cubisme, par exemple, Picasso voisine avec Braque, Gris et Popova. Les œuvres de ces créateurs datent toutes des années 1910. Le prix de l’harmonie revient à l’ensemble de bronzes de Degas où des dizaines de petites danseuses solitaires sont regroupées par mouvements près d’autres sculptures inspirées par les deux autres thèmes de prédilection de Degas : les femmes se lavant et les chevaux avec ou sans cavalier.

Quelques œuvres majeures de la collection de peintures et sculptures occidentales (au rez-de-chaussée du musée) Norton Simon

Botticelli : Madone et Enfant et ange (Vers 1468)

Il s’agit d’une composition inhabituelle dans l’œuvre du peintre. L’architecture est très présente et commande le regard vers un chemin sinueux et l’infini du ciel en excluant presque du champ de vision les personnages aux dimensions pourtant importantes et en premier plan.

Raphaël : Madone et Enfant avec un livre (vers 1502-1503)

Il s’agit d’ une œuvre exceptionnelle acquise en 1972 par Norton Simon auprès de la galerie Wildenstein and Co. Cette transaction fut un tel évènement que l’information fut publiée sur la première page du New York Times et du Los Angeles Times.

Georg Pencz : Femme nue endormie – vanité ?- (1544)

Au-dessus de la couche d’une jeune femme, une niche abrite quatre objets (éteignoir à bougie, bougie à demi consumée, bouteille, lampe à huile). Ces objets font considérer le tableau comme une vanité. La taie de l’oreiller ouverte en premier plan et retenue par un lacet relâché, le fait que la jeune femme couvre son sexe de ses mains et celui que l’éteignoir à bougie ressemble à un ciseau peut évoquer d’autres lectures (perte de la virginité ? avortement ?).

Rembrandt van Rijn : Portrait d’un jeune garçon ( vers 1645-1650) ou un achat compliqué

Acquis en 1969, il s’agit de l’un des achats les plus importants de Norton Simon. Ce tableau est une rareté dans l’Œuvre de l’artiste car il représente le portrait présumé de son fils. Le visage de cet enfant est d’une incroyable luminosité.

Décidé à acquérir ce tableau en vente publique, Simon avait mis au point un code de mouvements qui indiquerait ces enchères au commissaire-priseur. Ce dispositif de précaution était destiné à limiter les enchères et à garder les siennes anonymes.

Quand la présence d’un collectionneur célèbre est connue dans une vente, il vaut mieux qu’il n’enchérisse pas oralement pour ne pas faire monter outre mesure le prix de la pièce qu’il convoite. Le vendeur de la pièce, par exemple, peut commissionner un tiers pour faire monter les prix. Ce manège est dangereux car le vendeur qui cherche à gonfler l’enchère finale peut se retrouver à devoir acheter ce qu’il a mis en vente.

Pour l’acquisition du Rembrandt par Norton Simon,  il y eut une confusion au moment du coup de marteau final et l’œuvre fut adjugée à un autre. Simon réussit à obtenir que l’œuvre soit remise en vente et il en devint finalement le propriétaire.

Paul Gauguin : Femme et jeune garçon tahitiens (1899).

Il s’agit d’une œuvre acquise en 1965. David Nash, directeur du département international d’art impressionniste et moderne chez Sotheby’s a raconté dans un entretien comment Norton Simon a acheté cette œuvre. Il savait qu’un autre collectionneur la voulait et comme la couche de crasse qui gâchait le tableau rendait sa qualité incertaine, il le laissa l’acheter. Une fois nettoyée, il s’avéra que la toile était magnifique. Norton Simon réussit à la racheter à ce premier acquéreur.

Une pièce surprenante dans cette collection

Un exceptionnel buffet sculpté de scènes bretonnes par Émile Bernard (vers 1891-1893).

Quelques autres artistes présents dans la collection de peintures et sculptures occidentales

Steen, der Haydens, Maes, Cranach fils, Rubens, Bellini, Murillo, de Largillière, La Tour, Vernet, Fragonard, Guardi, Goya , Canaletto, Ingres, Rousseau, Daumier, Lautrec, Cézanne, Morizet, Sisley, Pissarro, Monet, Manet, Courbet, Vuillard, Lacombe, Corot, Modigliani, Soutine, Kokoschka, Matisse, Kirchner, Klee, Diebernkorn, Francis.

Et aussi

Un ensemble de trois marbres de l’école de Pise (vers 1350-1400) ; compositions religieuses italiennes (XIVe-XVIe siècles), tempera et feuilles d’or sur panneau, dont une Madone de Giovanni di Paolo ; grand polyptyque de Guariento di Arpo Couronnement de la Vierge (1344), tempera et feuille d’or.

La collection d’œuvres  d’Asie méridoniale (au sous-sol du musée)

Elle est principalement composée de sculptures ou éléments d’architecture sculptés en schiste, tuf, granit, marbre ou grès, originaires de l’Inde dont le Rajasthan, du Tibet, du Népal, du Sri Lanka du Cambodge et de Thaïlande.

On y retrouve le panthéon bouddhique avec des représentations de Bouddha, Ganesh, Chamunda, Vishnu, Kumaraou Kubera. Les pièces les plus anciennes sont datées entre 1000 avant JC et 200 après (il s’agit de trois superbes poteries dite “red-on-buff”, Thaïlande, Ban Chiang).

On peut  également admirer des reliquaires en bronze du Sri Lanka et de Thaïlande (XIIe-XIVe siècles), des objets votifs du Tibet, un remarquable ensemble de bronzes sculptés de procession (Sri Lanka, IXe-XVIIIe siècles), des miniatures indiennes des XVIIIe et XIXe siècles, une sculpture dite “Hari-Hara” du Cambodge (VIIIe siècle), des plaques d’or repoussées (Thaïlande, VIIe-VIIIe siècles).

Un petit jardin jouxtant ces salles abrite principalement des sculptures en granit originaire de l’Inde (IXe/XVIIe siècles).

Norton Simon (1907-1993) et Jean-Paul Getty (1892-1976)

On oppose souvent à tort ces deux grands collectionneurs car la démarche de chacun était très différente. Simon reconstituait un panorama de la peinture occidentale du XIVème au XXème siècles et choisissait des artistes plus que reconnus pour alimenter sa collection. Celle de Getty s’inscrit plus dans une recherche, une exploration. Simon et Getty ont parfois réuni leurs ressources pour acquérir des œuvres.

Jennifer Jones

Actrice américaine et deuxième femme de Norton Simon (mariage en 1971). Sous contrat avec le producteur David O. Selznick, Jennifer Jones remporta l’Oscar de la meilleur actrice en 1944 pour son interprétation dans Le Chant de Bernadette. Elle sera aussi nommée aux Oscars pour son rôle dans le flamboyant Duel au soleil (1946) dont la scène finale est digne d’une tragédie grecque.

Conseil pour le passionné

Le conseil pour le passionné d’art est de se rendre au Norton Simon Museum accompagné de personnes aussi intéressées que lui, ou alors seul : l’endroit fait partie de ces lieux d’exposition merveilleux d’où l’on arrive plus à sortir.

Pierrick Moritz

Norton Simon Museum. 411 West Colorado Boulevard. Pasadena. Californie. Ouvert du mercredi au lundi de 12 heures à 18 heures et le vendredi de 12 heures à 21 heures. Musée fermé pour le Rose Parade Day, Thanksgiving et Noël. Site : http://www.nortonsimon.org/

Source : informations relevées au musée Norton Simon and The Art Of Negociation, The Building of the Norton Simon Collections, brochure éditée par la Norton Simon Art Foundation. La grande majorité de ces informations sont traduites, adaptées, synthétisées et mises en perspective par l’auteur.

La Planète des singes de Tim Burton et Star Trek V aux Trona Pinnacles

23 avril 2007

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Situation :  Californie,  dans le désert de Mojave aux portes de la Vallée la Mort. À 15 miles de la ville de Ridgecrest*.  

De nombreux films de science fiction ont été tournés aux Trona Pinnacles dont des scènes de La Planète des Singes (version de Tim Burton) et de Star Trek V. Les Trona Pinnacles constituent un site unique où des centaines de hautes excroissances en tuf (que l’on pourrait comparer à des termitières géantes) émergent sur une petite surface de cette partie caillouteuse du désert de Mojave. 

*Ridgecrest : base navale militaire américaine (forcément inaccessible pour les visiteurs) située en plein désert et autour de laquelle une vraie ville ne cesse de se développer.  On y trouve beaucoup de restaurants, magasins et hôtels.

Un bon hôtel : Le Best Western China Lake Inn. 400 S China Lake Boulevard. Ridgecrest.93555. California. Réservation au 1-760-371-2300. Autour de $80 la grande chambre pour deux personnes. Copieux petit déjeuner  inclus. TV, accès Internet.

Voir les Trona Pinnacles (très bon site, en anglais, avec beaucoup de photographies) :

http://www.promisedplanet.com/Jupiter2000/TronaPinnacles.htm

© Pierrick Moritz 04/2007 pour le texte et l’illustration

La publication de cet article et de son illustration sur tout support que ce soit, amateur ou professionnel, n’est pas autorisée sans accord de l’auteur. Contact : pierrick.moritz@noos.fr

Les manipulations poétiques de Tim Hawkinson au Getty Museum de Los Angeles (2007)

17 avril 2007

Étrange, envoûtant et philosophique

Le Getty Museum de Los Angeles (au Getty Center) présente jusqu’au 9 septembre prochain Zoospia, une exposition de cinq nouvelles œuvres du plasticien  Tim Hawkinson.

Ces créations, véritables  hallucinations visuelles, sont des hybridations entre des parties du corps humain et celles d’autres animaux :  pieuvre rose incarnée dans un collage-assemblage de fragments de mains et lèvres humaines, squelette de dinosaure dont les vertèbres sont des hommes miniatures.

Überorgan, une impressionnante installation musicale de l’artiste, plane sous le plafond du hall du musée.

Pour voir la web-exposition de Tim Hawkinson au Getty Center et explorer sa pieuvre rose (merci à Vicki Porter) :

http://www.getty.edu/art/exhibitions/hawkinson/

 

Pierrick Moritz