Artwithoutskin.com est en train de s’enrichir d’une centaine d’articles pratiques – plus ou moins longs - dont la rédaction a été motivée par les sollicitations de particuliers désireux de connaître l’intérêt d’un patrimoine en objets anciens. Ces personnes se trouvaient souvent en situation de devoir débarrasser un lieu rapidement. À l’heure où l’Internet propose gratuitement une impressionnante quantité d’informations sur le sujet, ce besoin peut étonner.
Quand on est pressé par le temps, la recherche sur l’Internet oblige souvent à suivre des pistes arborescentes aussi aléatoires qu’interminables, pour aboutir à des données en majorité incomplètes et transformées en généralités quand il s’agit de cas particuliers. Elles reproduisent parfois des erreurs “piochées” ailleurs, dans un contexte où la lecture d’informations semblables sur des sources différentes est considérée par beaucoup comme un moyen de vérification.
Quand l’information experte de qualité coûte très cher à produire, une particularité incompatible avec le modèle économique de l’Internet gratuit, ce type de données peut aussi être généré par des sources dont le but est d’acquérir le maximum de visibilité avec un minimum de moyens. Si les résultats des ventes consultables sur l’Internet constituent une source d’information, à condition de posséder des objets ou œuvres identiques, rien n’est dit les risques et la réalité des frais pour le vendeur. L’objet signalé comme vendu a pu aussi ne jamais être payé, et l’invendu finalement payé à un prix inconnu dans le cadre d’une transaction devenue privée.
Ces mêmes demandeurs d’informations, souvent pressés par le temps, voulant éviter la location d’un garde-meuble ou un déménagement, dont le coût pourrait dépasser la valeur des biens eux-mêmes, et cherchant des conseils objectifs avant de s’adresser à des professionnels du secteur, ne trouvaient pas d’ouvrages réunissant le maximum d’informations sur la valeur des objets, les tendances actuelles et les différents canaux de vente. J’ai moi-même fait le tour des librairies après la rédaction de cette série d’articles, et je n’ai rien trouvé de semblable. Du coup, j’ai démarché les maisons d’édition susceptibles d’être intéressé par un tel guide pratique. Niet.
Ces articles forment un inventaire dynamique, réaliste et surdimensionné des objets mobiliers que l’on trouve généralement chez les Français. Il aide à l’identification des valeurs intéressantes, tout en mettant l’accent sur les moins évidentes à repérer, et indique les critères permettant de replacer une transaction dans son contexte. Certains conseillent sur les différents canaux de vente, dans un environnement économique difficile, où beaucoup sont désireux de tirer le meilleur parti de leurs biens.
Cet ensemble présente également des introductions sur des thèmes spécifiques, comme l’art traditionnel chinois pour lequel les réponses à une très forte demande d’informations passent avant tout par l’évocation d’une culture encore largement méconnue des Occidentaux.
Avec la volonté d’apporter un maximum d’informations nouvelles et actualisées, ces articles sont empreints des bouleversements apportés par 10 années de développement exponentiel du commerce électronique pour de tels objets mobiliers. Si des exemples de prix sont donnés, la nécessité d’éviter de dresser systématiquement de telles listes s’impose dans le sens où la conduite des transactions à leur terme et au prix indiqué n’est jamais garantie.

Le casse-tête de l’estimation pour un particulier
Si l’information délivrée gratuitement par l’Internet a été attaquée, il est tenu compte de l’existence d’informations générées par des professionnels et connaisseurs, que l’on trouvera immédiatement sur l’Internet et qui ne nécessitent pas d’être répétées. Il s’agit, par exemple, des marques des faïenceries françaises ou des principaux poinçons d’or et d’argent.
Le choix de préférer les descriptions évocatrices aux illustrations est d’abord motivé par un souci d’économie. Ce parti pris trouve aussi sa justification dans le fait que l’iconographie, qui permettrait surtout d’aérer le texte, peut s’avérer contreproductive au sein de rapprochements hâtifs entre des objets reproduits et ceux que possède le lecteur.
Ces articles constituent une base solide avant d’affiner ses recherches, il n’ont pas vocation à se substituer à l’appréciation des experts spécialisés. Il s’agit d’aider à se forger un a priori plus ou moins favorable et d’éveiller des réflexes, avant d’entamer des démarches coûteuses en temps, en énergie et en argent.
L’information contenue dans ces articles, actualisée au plus près des tendances actuelles, est basée sur une somme de connaissances personnelles, fruits de 20 ans d’intérêt pour l’univers des antiquités et de la brocante et du marché de l’art, que cela soit à travers le secteur de la vente ou celui de l’information.
Pierrick Moritz
