Archive pour la catégorie ‘Design’

Un fauteuil de Paul Iribe vendu 492.750 euros

26 mai 2010

Cet après-midi, au cours d’une vente d’art décoratif qui se tenait à Paris, Sotheby’s a vendu un fauteuil Nautile de Paul Iribe pour la somme-record de 492.750 euros avec les frais (20 %).

Le meuble daté de 1913, en noyer sculpté, avec un dossier gondole se terminant par deux enroulements latéraux, était estimé 80.000/120.000 euros sans les frais.

Quelque 78 % des 79 lots que comptait le catalogue de cette vacation ont trouvé preneur.

Un tapis en laine par François-Xavier Lalanne a été payé 240.750 euros avec les frais (20%) sur une estimation de 20.000/30.000 euros sans.

Un lampadaire dit “à l’étoile » et en bronze par Alberto Giacometti a été échangé contre 120.750 euros avec les frais (20 %) sur une estimation de 80.000/120.000 sans.

Une table de forme libre par Charlotte Perriand, qui était estimée 100.000/120.000 euros sans les frais, n’a pas trouvé preneur.

PM

Invendus et soldes sur le marché de l’art (mai 2010)

22 mai 2010

Loin des achats passionnés de chefs-d’œuvre par des milliardaires qui, on s’en serait douté, ne connaissent pas la crise, un nombre significatif de ventes aux enchères internationales enregistre un pourcentage d’invendus élevé. Observé par Artwithouskin dès le 24 avril, le phénomène s’intensifie au point que les grandes maisons de ventes commencent à brader certains lots.

Au terme d’années florissante et pas mal de spéculation, le marché de l’art est devenu un mastodonte qui n’est plus viable dans un pareil volume et que les maisons de ventes s’acharnent à vouloir restaurer après les difficultés de 2008 et 2009.  

Sur la partition d’une crise économique majeure, les catalogues des maisons de ventes sont encore beaucoup trop fournis, les vacations trop nombreuses, les chefs-d’œuvre apparaissent à une fréquence rarement vue, un record et ses superlatifs chassant l’autre, une seule de ces œuvres éblouissantes en déclassant cent par le jeu de la comparaison, et en rajoutant aux doutes des candidats potentiels à un investissement sur le marché de l’art.

Autre facteur décourageant pour les acheteurs et vendeurs : une politique de  frais et commissions prohibitifs chez de grandes maisons de ventes anglo-saxonnes dans le but de compenser certaines pertes.    

À pareil régime, rien d’étonnant à ce que, hors œuvres majeures mais pour des estimations conséquentse, les invendus se multiplient dans les vacations internationales. 

Photographies  : 64 % d’invendus chez Sotheby’s

Le 20 mai  à Londres, Sotheby’s a vendu 58  des 126 tirages d’une importante vente de photographies. 

Conforme à la tendance, une importante proportion du maigre 1,15 million de livres de chiffre d’affaires a été assurée par les lots-vedettes du catalogue.

Il s’agit notamment de créations d’Irving Penn : Un Two liqueurs, New York, 1951, tirage transfert en couleurs avant 1960, annoté par le photographe, avec tampons et numéros et estimé  60.000/80.000 livres, a  été payé 145.250 et un Picasso à la Californie, 1957, tirage argentique signé, numéroté, annoté et daté 1968 a été payé 121.250 livres sur une estimation de 30.000/40.000. 

Un troisième tirage, Frozen Foods With String Beans, New York 1977, tirage transfert en couleurs de 1993, avec tampons, numéros, monogramme du photographe, a été payé 79.250 livres sur une estimation de 40.000/50.000.

Hier, la vacation équivalente de Christie’s à Londres a connu un meilleur destin avec 98 lots vendus sur les 111 que comptait le catalogue.

Les œuvres étant moins importantes en valeur que chez sa concurrente, le chiffre d’affaires s’élève à 947.263 livres.

Peinture ancienne à Amsterdam : 37 % d’invendus

La vacation de peinture ancienne proposée le 18 mai à Amsterdam par Sotheby’s s’est conclue avec 48 lots payés sur les 76 présentés, soit 37 % d’invendus et un maigre produit de 1,24 million d’euros.

Parmi les lots qui n’ont pas trouvé preneur figurent une Tour de Babel de l’entourage de Hendrik van Cleve III ( huile sur panneau, 20.000/30.000 euros),  un paysage rocheux animé de personnages de Mathieu Dubuis (huile sur panneau, 20.000/30.000),  une paire de portraits d’un couple de gens “de qualité” par Godfried Schalcken (huiles sur panneau : 50.000/60.000).  .

Les prix les plus élevés reviennent à  une huile  sur cuivre représentant un paysage attribuée à Joseph Van Bredael (estimée 25.000/35.000 euros et payée 114.750) et à une autre sur toile, une Bataille de Lepento en 1571 peinte en 1640 par Andries van Eertvelt (payée 176.500 sur une estimation de 80.000/120.000).  

Peinture, dessins et sculptures américains : 39 % d’invendus chez Sotheby’s…

La vente d’œuvres d’art américain orchestrée par Sotheby’s le 19 mai  à New York a vu 68 lots se vendre sur les 112 présentés, soit un taux d’invendus de 39% pour un chiffre d’affaires de 31,92 millions de dollars.

Les lots les plus chers sont une huile sur toile de Stuart Davis, Café, Place des Vosges, peinte en 1929 et payée 3,44 millions de dollars (estimée 3/5 millions de dollars) et deux autres de Georgia O’Keeffe, Inside Clam Shell de 1930 (estimée 3/5 millions de dollars) et Black Petunia and White Morning Glory de 1926 (estimée 2/3 millions), respectivement payées 3,44 et 4,11 millions.   

Les invendus les plus importants concernent Martin Johnson Heade (800.000/1,2 million de dollars), Mary Cassat (800.000/1,2 million), Edward Willis Redfield (300.000/500.000) et Range Boss Joe Ericson (300.000/ 500.000).

….et 39,7 % chez Christie’s

Le lendemain, Christie’s, toujours à New York  et pour  la même spécialité, vendait 108 lots sur les 179 que présentait son catalogue, soit 39,7 % d’invendus pour un chiffre d’affaires de 35,12 millions de dollars.

Les lots étant nettement plus chers que chez sa concurrente, et notamment au niveau des lots ravalés, qu’un meilleur produit ne signifie pas que la déconvenue soit moins douloureuse.

Le plus haut prix de la vacation revient à une tempera sur Masonite d’Andrew Wyeth intitulée Off Shore dont l’estimation de 1,2/1,8 million de dollars a été décuplée jusqu’à ce que l’œuvre soit finalement payée 6,34 millions.

Le second est allé à une huile sur bois de Maxfield Parrish, Daybreak, peinte en 1922 et qui, estimée 4/7 millions de dollars, a été payée 5,23 millions.  Malheureusement pour son présent vendeur qui l’avait achetée quelque 7,63 millions de dollars en mai 2006 chez Christie’s New York.

Une autre œuvre de cet artiste, Sing a Song of Sixpence (1910, 2,5/3,5 millions sans les frais) constitue le troisième prix le plus élevé de la vente. Mais la toile a été laissée sous son estimation basse en étant payée 2,21 millions avec les frais.

Parmi les invendus les plus chers du catalogue figurent des œuvres de Frederic Remington (The Story of Where the Sun Goes, huile sur toile, 3/5 millions de dollars), Mary Cassatt (1,5/2,5 millions) et Childe Hassam (September Sunlight, huile sur toile, 1,2/1,8 million).

Mobilier français :  34% d’invendus et des remises

Le bilan de cette vente organisée par Sotheby’s le 20 mai à New York, et qui aura rapporté seulement 2 millions de dollars, est caractérisé par 34 % d’invendus  (110 lots vendus sur 167) et des lots bradés sous les estimations basses.

Une commode laquée du XVIIIe siècle  a ainsi été cédée à 7.500 dollars avec les frais (25%) quand 10.000/15.000 en étaient attendus sans ces frais.

Pour 31.250 dollars avec les frais (25%), un  amateur s’est offert une bibliothèque d’époque Louis XVI en ébène et bronze qui en affichait 40.000/60.000 (sans les frais) au catalogue.

L’acheteur d’une console en bois doré estimée 7.000/9.000 dollars a économisé un peu plus que les 25% de frais en la payant 6.875.

Celui d’un salon d’époque Empire en bois doré a économisé 25 % sur l’estimation basse en le payant 10.000 dollars.

Une suite de 12 chaises néoclassiques russes a été remise au plus offrant contre 62.500 dollars avec les frais de 20 % quand 70.000/100.000 sans les frais en étaient espérés.   

Design du XXe siècle et sculptures art déco  : 24% de lots invendus.  

Cette vente, orchestrée par Sotheby’s le 19 mai Londres, enregistre un taux d’invendus acceptable avec 138  lots vendus sur les 182 que présentait le catalogue et 6 lots laissés faiblement sous les estimations.

Des pièces de mobilier de Ron Arad ont  notamment été bien vendues : 103.250 livres ont été payées pour un New Orleans Armchair  (estimé 60.000/90.0000), création de 1999,  N° 3 de deux éditions limitées de 9 ; 87.650 livres sont allées à un  Blo-Void 1, un fauteuil à bascule, création de 2005, numéro 16/20 (40.000/60.000) ; une chaise Italian Fisch, modèle créé en 1988, un des premiers exemplaires d’une édition de 20, estimée 30.000/50.000 livres, a été payée 87.250 livres.

Marc Newson : record, soldes et invendu

Toujours dans la spécialité du design, un record à été atteint pour une pièce de Marc Newson, le 13 mai chez Philipps de Pury à New York, avec le prototype d’une Lockheed Lounge (1988).

Cette pièce réalisée à la main par Newson a été vendue 2,09 millions de dollars sur une estimation de 1/1,5 million.

Un brillant résultat qui ne fait pas pour autant du créateur une valeur absolument sûre puisque, dans la même vente, deux autres de ses réalisations ont connu des destins moins heureux.

Une table Event Horizon de 1992 a été soldée à -20 % de l’estimation basse (vendue 242.500 dollars avec les frais sur une estimation de 250.000/350.000 sans) et un Orgone Strech Lounge de 1993 estimé 400.000/600.000 dollars n’a pas trouvé preneur.

Pierrick Moritz

Articles sur le même sujet :

http://artwithoutskin.com/2010/05/13/le-marche-de-lart-contemporain-a-moitie-ranime/

http://artwithoutskin.com/2010/05/08/laction-sothebys-devisse/

http://artwithoutskin.com/2010/05/05/un-record-pour-picasso-et-de-chers-invendus-chez-christies/

http://artwithoutskin.com/2010/04/24/le-marche-de-lart-montre-des-signes-de-faiblesse/

http://artwithoutskin.com/2009/12/30/la-marche-de-lart-devrait-poursuivre-sa-contraction-en-2010/

349.000 euros pour une table-sculpture des Lalanne

28 mai 2009

Une petite table Singe au Nénuphar de Claude et François-Xavier Lalanne a été payée 349.000 euros hier à Paris lors d’une vente d’art d’Après-guerre et contemporain organisée par Christie’s.

La pièce en bronze à patine dorée, d’une édition de huit exemplaires et quatre épreuves d’artiste, était estimée  entre 10.000 et 15.000 euros.  

Le catalogue de la vente proposait de nombreuses créations du couple qui ont remporté un franc succès, beaucoup se vendant très au-dessus des estimations.

Une banquette Gingko en bronze galvanisé par Claude Lalanne, également un multiple de toute petite série, estimée 20.000/30.000 euros est montée  à 151.000 euros et un exemplaire de sa banquette Banbiloba a été payé 133.000 euros sur une estimation de 15.000/20.000 euros.   

Une sculpture monumentale de François-Xavier Lalanne, La dame Blanche, œuvre unique en marbre blanc Sivec estimée 180.000/250.000 euros a finalement été payée 409.000 euros.

Lors de la vente  de la collection Yves Saint Laurent/Pierre Bergé en février dernier  un ensemble de quinze miroirs “aux branchages” en bronze doré et cuivre galvanique réalisé entre 1974 et 1985 par Claude Lalanne qui était estimé 700,000 euros /1 €million, avait été payé 1,85 €milllion. L’incroyable bar YSL, première commande de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent à François-Xavier Lalanne, avait quant à lui atteint 2,75 €millions sur la base d’une estimation haute de 300.000 euros.

Les créations des deux artistes, quand elles assurent une fonction de mobilier, demeurent avant tout des sculptures, des œuvres d’art. 

Pierrick Moritz

 

Coup de blues pour les Arts décoratifs du XXe siècle à Paris

14 avril 2009

La vente de prestige d’arts décoratifs du XXe siècle organisée par la maison de ventes Camard et Associés, le 6 avril a Drouot, a affiché un taux d’invendus de plus de 60 % avec certains lots payés sous leur estimation basse.  

Même les créations d’Eileen Gray, la créatrice la plus recherchée de l’art déco, n’ont convaincu qu’à moitié dans cette vacation organisée par une maison de ventes réputée pour son grand sérieux et la qualité des objets qu’elle présente : si deux de ses supensions  »lampions’ en bois découpé avec un cache-ampoule en œuf d’autruche ont été respectivement payées  200.000 € et 240.000 € (la dernière affichant des dimensions plus importantes) sur la base d’estimations hautes, très raisonnables, de 120.000 € et 150.000 €, un tapis (120.000 €/150.000 €) et un miroir (70.000 €/80.000 €) réalisés par l’artiste n’ont pas trouvé preneur.

Un rare bureau en bois peint gris de Georges Vantongerloo, estimé 280.000 euros/320.000 euros, ne s’est également pas vendu, tout comme les verreries de Maurice Marinot, habituellement très recherchées, ou, excepté une paire de fauteuils  dite « boudoir Readhead » payée 135.000 € avec les frais sur la base d’une estimation haute de 120.000 € sans les frais,  des créations de Jacques-Émile Ruhlmann comme une rare vasque d’éclairage en albâtre qui était estimée 80.000 €/90.0000 €.

Certains lots ont même été laissés sous leur estimation basse comme un lampadaire de parquet de Clément Rousseau (payé 85.000 € sur une estimation basse de 100.000 € ), un bronze de Raymond Delamarre Persée et Andromède (payé 20.000 € sur une estimation basse de 30.000 €), un tapis en laine de Albert Van Huffel et des ateliers de Saedeleer (emporté à 5.000 € sur une estimation basse  de 6.000 €), une paire de tables de chevet de Jean Royère (payée 10.500 € sur une estimation basse de 12.000 €), un guéridon  »au hibou » en bronze de Diego Giacometti  (emporté au niveau de son estimation basse sans les frais à 80.000 € avec les frais*), une table « Cinderella »  du collectif Demakersvan (également payée au prix de son estimation basse sans les frais à 70.000 € avec les frais*) et un fauteuil à double coque en acier inoxydable de Ron Arad a été payé 41.000 € avec les frais (estimé 40.000 €/50.000 € sans les frais*).      

Parmi les objets qui ont sucisté la convoitise des enchérisseurs, un rare pâtisson en étain martelé, sculpté et laqué de Jean Dunand, vers 1914,  s’est vendu 37.000 euros sur une estimation de 15.000 €/18.000 €, une superbe  boîte en sycomore et ébène de macassar de O’Kin (Eugénie Jubin) est montée à 28.000 euros sur une estimation de 18.0000 €/22.000 €,   une table à jeux rose florescent de de Jean-Claude Farhi rose a été payée 50.000 €, selon son estimation haute,  une table « Cinderella »  du collectif Demakersvan a été achetée 70.000 € (estimée 70.000 €/90.000 €), et un rare pot couvert de Gio Ponti à décor émaillé 72.000 € sur une estimation de 35.000/40.000 €.

PM

*Ces résultats s’entendent frais à la charge de l’acheteur compris. Pour les prix donnés ici, ils sont de 20 %. Les estimations ne comprennent pas ces frais. Pour qu’un lot ait été adjugé au moins au prix de son estimation basse, son résultat doit donc afficher au moins 20 % de plus que cette estimation basse.  

La vente de l’art décoratif de la collection Saint Laurent/Bergé consacre Eileen Gray et Claude et François-Xavier Lalanne

25 février 2009

La vacation d’art décoratifs du XXe siècle de la collection Yves Saint Laurent /Pierre Bergé a consacré la période Art déco, et à travers elle  la créatrice de mobilier d’origine irlandaise Eileen Gray dont le  fauteuil « aux dragons », créé vers 1917-1919,  a battu un record absolu pour un meuble de cette époque en multipliant son estimation basse de 2/3 €millions pour finir par être payé 21,90 €millions ;  une console d’avant 1920,  recouverte de laque brun orangé et gris argent, et estimée 1 €million/1,5 €million,  a vu son prix monter jusqu’à 3 €millions ; une enfilade, vers 1915/1917, en laque argent patiné, brun orangé et rouge de Chine a été payée 3,98 €millions, soit dans la fourchette de son estimation de 3 €millions/5 €millions ;  une longue suspension satellite, vers 1925, en aluminium peint de couleur ivoire, estimée 600.000 €/800.000 €  a été achetée 2,97 € millions.

Il faut remonter à juin 2005 pour retrouver de tels niveaux d’enchères pour des créations d’Eileen Gray (et surtout des créations uniques- extrêmement rares – de la créatrice). À l’époque,  la maison de ventes Camard avait dispersé à Paris un ensemble de six fauteuils dits à la sirène pour un résultat de 7,87 €millions.

Les créations du couple Lalanne, seules œuvres contemporaines de la collection Yves Saint Laurent /Pierre Bergé mises en vente, ont également été récompensées par des enchères enthousiastes. Les plus élévées se sont portées sur  un ensemble de quinze miroirs « aux branchages » en bronze doré et cuivre galvanique réalisé entre 1974 et 1985 par Claude Lalanne qui, estimé €700,000 €/1 € million, a finalement été payé 1,85 €milllion. L’incroyable bar YSL, première commande de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent à François-Xavier Lalanne, a été acheté 2,75 €millions sur la base d’une estimation haute de 300.000 €.

Du côté des objets les plus modestes, des flacons de Maurice Marinot estimés au minimum entre 3.000 € et 15.000 € ont été payés entre 31.000 € et 51.400 €, un cristal de quartz fumé de 70 cm de hauteur estimé 6.000 €/8.000 € a été vendu 34.600 €.  

Si le facteur de qualité des pièces proposées joue pour l’essentiel dans ces prix faramineux, la plus-value apportée par le fait qu’elles soient associées au nom d’Yves Saint Laurent et/ou à celui de la collection constituée avec son compagnon n’est probablement pas négligeable.

Pierrick Moritz

Les estimations sont données sans la commission de la maison de ventes facturée à l’acheteur. Les résultats comprennent cette commission qui représente un pourcentage calculé sur le « prix marteau ». Pour cette vente, il est de 25% H.T  sur les premiers 20.000 €, de 20% H.T. au-delà de 20.000 € et jusqu’à 800.000 € et de 12% H.T  au-delà de 800.000 €. 

Un tableau de Mark Rothko invendu chez Christie’s (novembre 2008)

7 novembre 2008

La collection Alice Lawrence vendue par Christie’s  à New York les 5 et 6 novembre rassemblait 83 lots d’art impressionniste, moderne et contemporain ainsi que des créations d’art décoratif des époques Art nouveau, Art déco et  contemporaine. Finalement, 76 lots ont été vendus dont 20 sous leur estimation et un Rothko estimé 20/30 $millions est resté sur le carreau.

Les résultats de la dispersion de cet échantillonnage représentatif de l’Histoire de l’art et des Arts décoratifs du XXème siècle confirment que toutes les spécialités de l’époque sont désormais affectées par une crise où la panique de certains vendeurs est clairement ressentie (des œuvres sont vendues très en dessous des estimations).

Dans cette vente, les créations Art nouveau, notamment américaines, s’en sortent mieux.  

Invendus

Le clou de la vente, une œuvre de Mark Rothko : N°43 (mauve) , huile sur toile (232,4 cm x 176,5 cm) peinte en 1960, estimée 20/30 $millions SLF, n’a pas trouvé preneur. On pourra toujours reprocher à ce tableau d’être un peu tardif mais avec quelques années de moins, dans ce format et sur ce support, l’estimation aurait été bien supérieure.

Également invendue , une œuvre de Paul Klee, Kiefer, à l’huile et au sable sur panneau (52,7 cm x 50,8 cm), réalisée en 1932 et estimée 2/3 $millions SLF.

Quelques bonnes nouvelles

L’Empire des lumières, une gouache sur papier (29,5 cm x 23,5 cm) réalisée en 1947 par René Magritte et estimée 2/3 $millions SLF a été achetée 3,55 $millions ALF.

Head of a man, une huile sur toile (46,4 cm x 39,1 cm) de Lucian Freud  peinte en 1966 et estimée 1,8/2,5 $millions SLF a été achetée 2,09 $millions.

Les enchères pour un portrait d’homme peint à l’huile sur toile par Alice Neel en 1962 et qui était estimé 300.000/400.00 $ SLF ont produit 698.500 $ ALF.

Celles pour une huile sur toile de Milton Avery Morning Talk donnaient 902.500 $ ALF avec une estimation de départ de 500.000/700.000 $ SLF.  

Un banc en bois ciré et bronze patiné, Monkey , une création de Judy Kensley McKie en 1994, est monté jusqu’à 134.500 $ sur la base d’une estimation de 20.000 /30.000 $

Quelques nouvelles des soldes

Une huile sur toile de Fernand Léger : Les Danseuses aux clés, étude  (73,5 cm x 92 cm), réalisée en 1928, estimée 2/3 $millions SLF a été laissée à 1,76 $millions ALF.

Deux huiles de Arthur Garfield Dove estimées 900.000/1,2 $million et 1,5/2,5 $millions ont été soldées respectivement à 578.500 $ et 902.500 $

Un pastel de fleurs par Odilon Redon, estimé 600.000/800.000 $, a été laissé à 350.500 $.

René Magritte : Exercices spirituels, huile sur toile (63,3 cm x 73 cm) réalisée en 1936, vendue sous son estimation de 1,2/1,8 $millions SLF à 1,14 $million ALF

Toujours de René Magritte, La Parole Donnée, une huile sur toile (42,8 cm x 60,3 cm) réalisée en 1950, estimée 2/3 $millions SLF et abandonnée à 1,42 $million.

Promos sur l’Art déco

Si, au cours de la vacation, les créations de Jean Dunand se sont bien vendues (146.500 $ ALF pour un vase boule en étain martelé et partiellement laqué estimé 80.000/120.000 $ SLF ; 131.500 $ ALF pour une superbe bonbonnière « Cobra » estimée 50.000/70.000 $ SLF), comme celles de quelques autres créateurs emblématiques de l’époque , on remarque qu’une table de fumeur en bois de palmier, galuchat et boutons en ivoire par Clément Rousseau, estimée 100.000/150.000 $ SLF a été bradée à 74.500 $ ALF tout comme un bonheur-du-jour en palissandre, ivoire, bronze argenté et galuchat par Jacques-Émile Ruhlmann, estimé 120.000/180.000 $ SLF et finalement vendu 62.500 $ ALF.

L’Art nouveau fait de la résistance

Un lustre en écaille de tortue rouge et bronze doré par Tiffany Studios, vers 1900, a été payé 278.500 $ ALF sur la base d’une estimation de 100.000/150.000 $ SLF. 

Toujours de chez Tiffany, deux chandeliers en verre et bronze (modèle différents) vers 1910 se sont respectivement vendus 5.625 $ ALF et 3.250  $ ALF sur une estimation de 1.000 /1.500 $ SLF chacun.

Un tabouret de Eugène Vallin, vers 1905, est monté à  16.250 $ ALF à partir d’une estimation de 5.000/7.000 SLF.  

Pierrick Moritz

Abréviations : SLF (sans les frais), ALF (avec les frais).

 

761

10 octobre 2008

C’est le nombre de lots que comprend le catalogue de la vente d’art décoratif et documentation du XXe siècle proposée en deux vacations à l’Espace Tajan à Paris les 14 et 15 octobre prochains. Les tendances de l’Art nouveau, de l’Art déco et de l’Après-guerre (design) sont représentées par des créations d’époque originales et pas forcément hors de prix.

Vacation du 14 octobre consacrée aux arts décoratifs du XXe siècle -Design

Les estimations des petites verreries Gallé démarrent à 200 euros (et jusqu’à 3.500 € pour un grand vase diabolo).

Toujours du côté de la verrerie des grands noms de l’Art nouveau, un très grand vase cornet de Daum à Nancy à décor de fuchsias est estimée 12.000/15.000 €. 

Les céramiques de ces époques sont également bien représentées  : petite coupe de Jérôme Massier sur la base d’une estimation minimale de 350 €, sculptures en grès de Vassil Ivanoff  entre 1.000 et 3.000 €, masque d’applique d’André Mettey (200 /300 €), petit vase noir de Bonifas (300/500 €), une paire de hauts vases  »aux poissons »  en émaux de Longwy, création de MP Chevalier est estimée 1.000/1.500 €, …. 

Il faudra compter entre 8.000 € et 10.000 € pour un ensemble en faïence (miroir et appliques) de Georges Jouve.

Du côté des objets très originaux

On remarque :  un shaker anthropomorphe en métal argenté (600/800 €) ; deux vases soliflores de Lino Sabattini pour Christofle/Gallia, toujours en métal argenté vers 1957 (500/700 €) ; un grand lampadaire en rotin, travail viennois Art nouveau (3.000 /4.000 €) ; une paire de suspensions d’appliques Daum à Nancy (1.500/2.000 €) ; un lustre sécession des années 1920 en bronze (600/900 €) ; une paire de fauteuils tournants attribués à Francis Jourdain (1.200/1.500 €) ; une lampe Jumo en bakélite avec bras télescopique (500/600 €) ; un grand et original tapis rectangulaire attribué à Ottavio Missoni (400/600 €) et un autre à fond camel en haute laine en points noués sur base de canevas par Le Corbusier et provenant de la villa Church à Ville d’Avray (3.000/4.000 €) ; un ensemble à dominante de laquages rouge et bleu comprenant un bureau, une chaise et un fauteuil par André Sornay (2.500/3.000 €).  

Et : un fauteuil de forme boule des années 1950 en fibro-ciment (600/800 €) ; une suite de trois lampes « rocher » en fibre de verre par André Cazenave/Atelier A (600/800 €) ; une paire de chauffeuses « 598″  vers 1960 par Pierre Paulin, vers 1960 (600/800 €) ; un grand bureau de Florence Knoll (1.000/1.500 €) ; un  canapé-lit en skaï jaune de Alessandro Becchi, vers 1971) pour Giovanetti (1.200/1.500 €) ; un ensemble monobloc par Roger Landault pour Steiner présentant une structure en fibre de verre, vers 1972, avec quatre sièges jumelés en vis à vis devant une table (1.000/1.500 €) ; une table basse des années 1950 dont le piètement forme une hélice tripale en acier, plateau en verre (1.500/2.000 €) ; une table circulaire des années 1970 dont le piètement est formé de trois larges tubes chromés, plateau en verre fumés (400 €/600 €) ; une chauffeuse en acier et inox de François Monnet pour Kappa (500/800 €), …

La vente présente également des création de  Josef Hoffmann, Louis Majorelle, Paul Kiss, Jean Pascaud, René Prou, Michel Zadounaisky, Alfred Porteneuve, Jacques-Emile Ruhlmann, Louis Sognot,… 

Vacation du 15 octobre consacrée à la documentation du XXe siècle

161 lots seront proposés dont des catalogues de ventes, de jouets anciens, d’expositions, des publications relatives à l’architecture, aux arts décoratifs ou appliqués, des lots de photographies de mobilier,…

Les estimations démarrent à quelques dizaines d’euros.

PM  

Arts décoratifs du XXe siècle, documentation du XXe siècle. Le mardi 14 octobre à 14 heures et le mercredi 15 octobre à 14 heures à l’espace Tajan, 37, rue des mathurins.75008 Paris.

Expositions publiques organisées depuis le 29 septembre à l’Espace Tajan. Les dernières dates sont aujourd’hui jusqu’à 18 heures. Demain, vendredi 10 octobre, de 10 heures à 18 heures. Lundi 13 octobre de 10 heures à 18 heures. Catalogue visible sur : www.tajan.com.  

Pierre Paulin chez Artcurial

26 février 2008

Artcurial proposera le 12 mars prochain à Paris une vente consacrée à Pierre Paulin designer. 75 créations de Paulin, qui fait actuellement l’objet d’une exposition à la Galerie Nationale des Gobelins, seront dispersées aux enchères.

Dans la série « pourquoi s’en priver ? » et en autres lots, un fer à repasser de voyage de marque Calor « Jet Line 10″, vers 1980, est estimée 80 euros/100 euros, une suite de trois fauteuils de jardin en ABS Blanc, vers 1975,  200 euros/300 euros, une table basse « 877″ en résine marron , vers 1977,  300 euros/500 euros, une chauffeuse « 157-Oyster », 1952, 500 euros/700 euros et une paire de fauteuils « Bridge », vers 1950, 800 euros/1.000 euros. Les estimations des emblématiques fauteuils « Mushroom » débutent à 500 euros/700 euros.

Plus chers, un canapé quatre places « 274-Blublub », vers 1970, est estimé 3.000 euros/5.000 euros,  un lampadaire en aluminium laqué blanc avec tube de néon, créé en 1969,  5.000 euros/6.000 euros et un fauteuil « F582-Ribbon chair » de 1966, 10.000 euros/12.000 euros.

Au sommet des estimations se trouvent un lustre « Ondée du matin » de 2007 avec une structure en métal chromé et des cristaux Swarovski qui est estimé entre 20.000 et 30.000 euros et un prototype de biblothèque « Elysées » (1969-1972) en tôle d’acier pliée et laquée blanc proposé à 30.000 euros/40.000 euros.

PM

« Design expo » très réussie à l’espace des Blancs Manteaux à Paris jusqu’au 22 juillet 2007

8 juillet 2007

« Design Expo, la décoration en mouvement’s », rétrospective de pièces remarquables du Design et de la décoration des années 1930 à nos jours,  se tient jusqu’au 22 juillet prochain à l’Espace d’Animation des Blanc Manteaux à Paris. Les exposants, antiquaires du design ou créateurs d’aujourd’hui, présentent une sélection pointue de pièces de très belle qualité comme une table de travail de George Nelson où les meubles  »Variations » d’Isabelle Milliet. L’entrée est gratuite et la manifestation, où beaucoup de pièces sont à vendre,  est l’occasion de rencontrer des créateurs et professionnels. Cette première, à ne pas manquer, est une vraie réussite.

« Design Expo, la décoration en mouvement(s) » du 05 au 22 juillet 2007. Espace d’animation des Blancs Manteaux. 48, rue Vieille-du-Temple.75004 Paris. Métro Hôtel de ville ou Saint-Paul. Entrée gratuite.

©07/2007/Pierrick Moritz

Design Parade 02, festival international de design à Hyères les 7 et 8 juillet prochains

26 juin 2007

Pierre Paulin, Jurgen Bey, Dunne et Raby, Marti Guixé, Etorre Sottsass, Normal Studio (J.-F. Dingjian et E. Chafaï) et dix jeunes designers seront à l’honneur pour le Design Parade 02 à Hyères les 7 et 8 juillet prochains dans le cadre idéal de la Villa Noailles. 

Expositions et rencontres  

Plusieurs expositions (se prolongeant jusqu’au 23 septembre 2007) seront proposées aux visiteurs dont  » Pierre Paulin Superdesigner », première rétrospective consacrée à ce créateur majeur et « Paysages -Ettore Sottsass à Sèvres 1993-2006″ dans la Galerie du Park Hôtel de la ville où sera présentée une série de céramiques sur le thème du paysage. Pour l’opération Designing Critical Design, le Hollandais Jurgen Bey, les Anglais Dunne et Raby et l’Espagnol Marti Guixe confronteront leurs créations dans une démarche prospective et critique. Une rencontre avec Pierre Paulin est prévue le 07 juillet et une conférence avec d’autres designers le lendemain.

Concours International de jeunes designers

Un jury de professionnels (designers, journalistes, éditeur,…) choisira les lauréats d’un concours entre dix jeunes designers. Trois prix seront décernés. Le Grand Prix est doté d’un projet d’une année à la Manufacture Nationale de Sèvres, d’une exposition personnelle à la Villa Noailles en 2008 et d’un stand Villa Noailles sur le Salon Now ! Design à vivre en janvier 2008.  

Source : programme Design Parade 02.

PM

 

Exposition de la Société des Artistes Décorateurs (SAD) au Grand Palais en novembre (édition 2007)

25 juin 2007

L’édition 2007 de l’exposition de la Société des Artistes Décorateurs (SAD07) se tiendra au Grand Palais à Paris du 08 au 12 novembre prochains.  Créations contemporaines et design seront au rendez-vous pour cette édition 2007 baptisée « Le Sens de l’autre » et pour laquelle cent participants sont sélectionnés sur projets. La direction artistique de l’évènement est assurée par les designers les Sismo (Antoine Fenoglio et Frédéric Lecourt)  et la scénographie par les architectes Moatti et Rivière.  

 PM

Designer’s Days pour désirer à Paris du 14 au 18 juin 2007

13 juin 2007

Le 14 juin  s’ouvre le parcours de découverte du design contemporain organisé par l’association Designer’s Days à Paris. Les créations des designers seront cette année présentées sous les auspices du désir dans 35 boutiques cultes de la capitale. La relation à l’objet sera mise en scène  avec, par exemple, un Jardin d’Eden chez Baccarat, des sensations proustiennes chez Alessi ou dans une installation de fibres optiques chez Elitis. Le 18 juin à 10 heures une table ronde intitulée « La Carte du Désir » est organisée à 10 heures à l’auditorium de la  Cité de l’Architecture et du Patrimoine avec, comme intervenants, Pierre Hermé, Li Edelkoort, Jaime Hayon et Piero Lissoni (nombre de places limité).

Pour tout savoir sur le Designer’s Days, voir le site : http://designersdays.com/

4,968,000 USD for the Jean Prouvé’s tropical house in New York

6 juin 2007

Jean Prouvé’s tropical house was sold 4,968,000 USD (according to the estimation of 4,000,000 USD /6,000,000 USD) to Rockfeller Plaza of New York during the sale organized yesterday by Christie’s :  » Jean Prouvé’s Prototype Maison Tropicale and Works by Prouvé, Perriand, Le Corbusier, & Jeanneret from the Collection of Eric Touchaleaume.

4.968.000 USD pour la maison tropicale de Jean Prouvé à New York

6 juin 2007

Le prototype de la maison tropicale de Jean Prouvé s’est vendu 4.968.000 USD (soit environ 3.674.000 €), conformément à son estimation,  au Rockfeller Plaza de New York lors de la vente organisée hier par Christie’s :   » Jean Prouvé Prototype de la maison tropicale et oeuvres par Prouvé, Perriand, le Corbusier et Jeanneret de la collection Eric Touchaleaume.  Voir article de présentation :

http://pierrickmoritz.wordpress.com/2007/06/04/le-prototype-de-la-maison-tropicale-de-jean-prouve-a-brazzaville-en-vente-chez-christies/

Parmi les autres lots vendus, on remarque :

Créations de Jean Prouvé : bahut en acier laqué et chêne, vers 1948, hauteur 200 cm : vendu 108.000 USD (environ 80.000 €)  sur une estimation de 40.000USD /60.000 USD (environ 29.600 €/44.000 €) /// Fauteuil « Cité »  en acier, toile et cuir, vers 1930 : vendu 102.000 USD (environ 75.000 €)  sur une estimation de 80.000USD/100.000 USD (environ 59.000 €/74.000 €) /// Un autre Fauteuil « Cité »  en acier, toile et cuir, vers 1930 : vendu plus cher à 144.000 USD (106.500 €)  sur une estimation semblable au précédent.

Création commune de Le Corbusier et Pierre Jeanneret : table basse en bois de rose et métal, vers 1960, vendue 156.000 USD (environ 115.000 €)  sur une estimation de 100.000 USD/120.000 USD (environ 74.000 €/89.000 €)

Création de Pierre Jeanneret : fauteuil bois de rose et cannage rotin, vers 1956, vendu 156.000 USD (115.000 €)  sur une estimation de 30.000 USD /40.000 USD (22.000 €/30.000 € environ).

Sur les 211 lots de cette vacation seulement 5 n’ont pas trouvé preneurs. Le total pour les pièces vendues s’élève à 8.318.160 USD (environ 6.152.000 €).  Eric Touchaleaume est le premier a avoir organisé une exposition consacrée à l’oeuvre de Jean Prouvé à la galerie Down Town à Paris dès 1987.  Ce galeriste passionné est également l’éditeur d’un ouvrage collectif  sur les maisons tropicales de Jean Prouvé (contenant également un DVD sur le montage de la maison tropicale de Brazzaville).

Pierrick Moritz.

Source : Christie’s

Objets contemporains laqués

11 mars 2007

photo-2938-2.jpg 

Produit dans les années 1950/1970, ce type d’objets présente des lignes simples, des surfaces unies monochromes animées de brillances profondes. Il s’agit de laque cellulosique dont le travail, bien que demandant une certaine dextérité, n’a rien à voir avec les techniques anciennes de laquage asiatiques. Ces dernières réclamaient des dizaines de couches de matière, chacune séchée avant une nouvelle application.

Illustrations : Pot en bois tourné laqué, vers 1950. Pied de lampe en bois tourné laqué, vers 1950. Travaux européens.

C/P.M.

Le gobelet rétractable

4 mars 2007

photo-4374-3.jpgphoto-4375-3.jpgphoto-4377-2.jpg

En deux mouvements, cette petite boîte des années 1950 se transforme en gobelet (on ouvre la boîte puis on tire vers le haut les anneaux concentriques transparents qui viennent former la structure du gobelet).

Bambole come back

27 février 2007

The influencing of tendencies « Meubles et Fonction » presents since January, in its showroom of the Raspail boulevard in Paris, the revisited version of armchairs and sofas  » Bambole  » creates by Marco Bellini in 1972.  

L’incontournable et prescripteur de tendances « Meubles et Fonction » présente depuis le 25 janvier, dans son showroom du boulevard Raspail, la version revisitée des fauteuils et canapés « Bambole »crée par Marco Bellini en 1972.

 Meubles et Fonction. 135 boulevard Raspail 75006 PARIS FRANCE