Archive pour la catégorie ‘Design’

Un fauteuil de Paul Iribe vendu 492.750 euros

26 mai 2010

Cet après-midi, au cours d’une vente d’art décoratif qui se tenait à Paris, Sotheby’s a vendu un fauteuil Nautile de Paul Iribe pour la somme-record de 492.750 euros avec les frais (20 %).

Le meuble daté de 1913, en noyer sculpté, avec un dossier gondole se terminant par deux enroulements latéraux, était estimé 80.000/120.000 euros sans les frais.

Quelque 78 % des 79 lots que comptait le catalogue de cette vacation ont trouvé preneur.

Un tapis en laine par François-Xavier Lalanne a été payé 240.750 euros avec les frais (20%) sur une estimation de 20.000/30.000 euros sans.

Un lampadaire dit “à l’étoile” et en bronze par Alberto Giacometti a été échangé contre 120.750 euros avec les frais (20 %) sur une estimation de 80.000/120.000 sans.

Une table de forme libre par Charlotte Perriand, qui était estimée 100.000/120.000 euros sans les frais, n’a pas trouvé preneur.

PM

Invendus et soldes sur le marché de l’art (mai 2010)

22 mai 2010

Loin des achats passionnés de chefs-d’œuvre effectués par des milliardaires qui, on s’en doute, ne connaissent pas la crise, un nombre significatif de ventes aux enchères internationales enregistre un pourcentage d’invendus élevé. Observé par Artwithouskin dès le 24 avril, le phénomène s’intensifie au point que les grandes maisons de vente  bradent certains lots.

Au terme d’années florissantes marquées par la spéculation, le marché de l’art est devenu un mastodonte difficilement viable dans pareils volumes de marchandise et que les maisons de vente s’acharnent à vouloir restaurer après les difficultés de 2008 et 2009.

Sur la partition d’une crise économique majeure, les catalogues des maisons de vente sont encore beaucoup trop fournis, les vacations trop nombreuses, les chefs-d’œuvre apparaissent à une fréquence rarement vue, un record et ses superlatifs chassant l’autre, une seule de ces œuvres éblouissantes en déclassant cent par le jeu de la comparaison, et en rajoutant aux doutes des candidats potentiels à un investissement sur le marché de l’art. Autre facteur décourageant pour les acheteurs et vendeurs : une politique de  frais et commissions prohibitifs chez de grandes maisons de ventes anglo-saxonnes.  À pareil régime, rien d’étonnant à ce que, hors œuvres majeures mais pour des estimations conséquentes, les invendus se multiplient dans les vacations internationales.

Photographies  : 64 % d’invendus chez Sotheby’s

Le 20 mai  à Londres, Sotheby’s a vendu 58 des 126 tirages d’une importante vente de photographies. 

En conformité avec la tendance, une importante proportion du maigre 1,15 million de livres de chiffre d’affaires a été assurée par les lots vedettes du catalogue.

Il s’agit notamment de créations d’Irving Pen : un Two liqueurs, New York, 1951, tirage transfert en couleurs avant 1960, annoté par le photographe, avec tampons et numéros, estimé 60.000/80.000 livres et payé 145.250 livres et un Picasso à la Californie, 1957, tirage argentique signé, numéroté, annoté et daté 1968,  payé 121.250 livres sur une estimation de 30.000/40.000 livres.

Un troisième tirage, Frozen Foods With String Beans, New York 1977, tirage transfert en couleurs de 1993, avec tampons, numéros, monogramme du photographe, a été payé 79.250 livres sur une estimation de 40.000/50.000.

Hier, la vacation équivalente de Christie’s à Londres a connu un meilleur destin avec 98 lots vendus sur les 111 que comptait le catalogue. Les œuvres étant moins importantes en valeur que chez sa concurrente et le chiffre d’affaires s’élève à 947.263 livres.

Peinture ancienne à Amsterdam : 37 % d’invendus

La vacation de peinture ancienne proposée le 18 mai à Amsterdam par Sotheby’s s’est achevée avec 48 lots payés sur les 76 présentés, soit 37 % d’invendus et un maigre produit de 1,24 million d’euros.

Parmi les lots qui n’ont pas trouvé preneur figurent une Tour de Babel de l’entourage de Hendrik van Cleve III ( huile sur panneau, 20.000/30.000 euros),  un paysage rocheux animé de personnages de Mathieu Dubuis (huile sur panneau, 20.000/30.000 euros),  une paire de portraits d’un couple de gens “de qualité” par Godfried Schalcken (huiles sur panneau, 50.000/60.000 euros).

Les prix les plus élevés reviennent à  une huile  sur cuivre, représentant un paysage, attribuée à Joseph Van Bredael (estimée 25.000/35.000 euros et payée 114.750 euros) et à une huile sur cuivre, une Bataille de Lepento en 1571 peinte en 1640 par Andries van Eertvelt (payée 176.500 euros sur une estimation de 80.000/120.000 euros).

Peinture, dessins et sculptures américains : 39 % d’invendus chez Sotheby’s

La vente d’œuvres d’art américain orchestrée par Sotheby’s le 19 mai  à New York a vu 68 lots trouver preneur sur 112 présentés, soit un taux d’invendus de 39% pour un chiffre d’affaires de 31,92 millions de dollars.

Les lots les plus chers sont une huile sur toile de Stuart Davis, Café, Place des Vosges, peinte en 1929 et payée 3,44 millions de dollars (estimée 3/5 millions), et deux autres de Georgia O’Keeffe, Inside Clam Shell de 1930 (estimée 3/5 millions) et Black Petunia and White Morning Glory de 1926 (estimée 2/3 millions), respectivement payées 3,44 et 4,11 millions.

Les invendus les plus importants concernent Martin Johnson Heade (800.000/1,2 million de dollars), Mary Cassat (800.000/1,2 million), Edward Willis Redfield (300.000/500.000) et Range Boss Joe Ericson (300.000/500.000).

….et 39,7 % chez Christie’s

Le lendemain, Christie’s, toujours à New York  et pour  la même spécialité, vendait 108 lots sur les 179 que présentait son catalogue, soit 39,7 % d’invendus pour un chiffre d’affaires de 35,12 millions de dollars.Les œuvres étaient nettement plus chères que chez sa concurrente, les déconvenues sont en rapport. Des œuvres de Frederic Remington (The Story of Where the Sun Goes, huile sur toile, 3/5 millions de dollars), Mary Cassatt (1,5/2,5 millions) et Childe Hassam (September Sunlight, huile sur toile, 1,2/1,8 million) sont les lots aux estimations les plus élevées restés sur le carreau.

L’enchère la plus importante est allée à une tempera sur Masonite d’Andrew Wyeth intitulée Off Shore dont l’estimation de 1,2/1,8 million de dollars a été décuplée jusqu’à ce que l’œuvre soit finalement payée 6,34 millions.

La seconde enchère la plus élevée concerne une huile sur bois de Maxfield Parrish, Daybreak, peinte en 1922. Estimée 4/7 millions de dollars, l’œuvre a été payée 5,23 millions.  Malheureusement, le présent vendeur avait engagé 7,63 millions de dollars pour l’acquérir, en mai 2006 chez Christie’s New York.

Une autre œuvre de cet artiste, Sing a Song of Sixpence (1910, estimée 2,5/3,5 millions sans les frais de 12 %) constitue le troisième prix le plus élevé de la vente. Ici, la toile a été laissée sous son estimation basse, avec une facture de 2,21 millions en intégrant les frais.

Mobilier français :  34% d’invendus et des remises

Le bilan de cette vente organisée par Sotheby’s le 20 mai à New York, et qui a rapporté seulement 2 millions de dollars, est caractérisé par 34 % d’invendus (110 lots sur 167 inscrits au catalogue) et des lots bradés sous les estimations basses.

Une commode laquée du XVIIIe siècle a ainsi été cédée à 7.500 dollars avec les frais (25%) quand 10.000/15.000 dollars en étaient attendus sans ces frais.

Pour 31.250 dollars avec les frais (25%), un  amateur s’est offert une bibliothèque d’époque Louis XVI en ébène et bronze qui en affichait 40.000/60.000 dollars (sans les frais) au catalogue.

L’acheteur d’une console en bois doré estimée 7.000/9.000 dollars a économisé un peu plus que les 25% de frais en la payant 6.875 dollars.

Celui d’un salon d’époque Empire en bois doré a économisé 25 % sur l’estimation basse en le payant 10.000 dollars.

Une suite de 12 chaises néoclassiques russes a été remise au plus offrant contre 62.500 dollars avec les frais de 20 % quand 70.000/100.000 dollars sans les frais en étaient espérés.

Design du XXe siècle et sculptures art déco  : 24% de lots invendus.  

Cette vente, orchestrée par Sotheby’s le 19 mai Londres, enregistre un taux d’invendus acceptable avec 138  lots vendus sur les 182 que présentait le catalogue, et 6 lots laissés faiblement sous les estimations.

Des pièces de mobilier de Ron Arad ont notamment été bien vendues : 103.250 livres ont été données pour un New Orleans Armchair  (estimé 60.000/90.0000), création de 1999,  N° 3 de deux éditions limitées de 9 ; 87.650 livres sont allées à un  Blo-Void 1, un fauteuil à bascule, création de 2005, numéro 16/20 (40.000/60.000) ; une chaise Italian Fisch, modèle créé en 1988, un des premiers exemplaires d’une édition de 20, estimée 30.000/50.000 livres, a été payée 87.250 livres.

Marc Newson : record, soldes et invendu

Toujours dans la spécialité du design, un record à été atteint pour une pièce de Marc Newson, le 13 mai chez Philipps de Pury à New York, avec le prototype d’une Lockheed Lounge (1988). Cette pièce réalisée à la main par Newson a été vendue 2,09 millions de dollars sur une estimation de 1/1,5 million.

Un brillant résultat qui ne fait pas pour autant du créateur une valeur absolument sûre puisque, dans la même vente, deux autres de ses réalisations ont connu des destins moins heureux. Une table Event Horizon de 1992 a été soldée à -20 % de l’estimation basse (vendue 242.500 dollars avec les frais sur une estimation de 250.000/350.000 sans les frais) et un Orgone Strech Lounge de 1993 estimé 400.000/600.000 dollars n’a pas trouvé preneur.

Pierrick Moritz

Articles sur le même sujet :

http://artwithoutskin.com/2010/05/13/le-marche-de-lart-contemporain-a-moitie-ranime/

http://artwithoutskin.com/2010/05/08/laction-sothebys-devisse/

http://artwithoutskin.com/2010/05/05/un-record-pour-picasso-et-de-chers-invendus-chez-christies/

http://artwithoutskin.com/2010/04/24/le-marche-de-lart-montre-des-signes-de-faiblesse/

Cette analyse originale est la propriété de son auteur. Sa republication et  son exploitation commerciale, directe ou non, sans autorisation de l’auteur sont interdites. De courts extraits peuvent être repris en citant la source. Contact : pierrick.moritz@noos.fr

La vente de l’art décoratif de la collection Saint Laurent/Bergé consacre Eileen Gray et Claude et François-Xavier Lalanne

25 février 2009

La vacation d’art décoratifs du XXe siècle de la collection Yves Saint Laurent /Pierre Bergé a consacré la période Art déco, et à travers elle  la créatrice de mobilier d’origine irlandaise Eileen Gray dont le  fauteuil “aux dragons”, créé vers 1917-1919,  a battu un record absolu pour un meuble de cette époque en multipliant son estimation basse de 2/3 €millions pour finir par être payé 21,90 €millions ;  une console d’avant 1920,  recouverte de laque brun orangé et gris argent, et estimée 1 €million/1,5 €million,  a vu son prix monter jusqu’à 3 €millions ; une enfilade, vers 1915/1917, en laque argent patiné, brun orangé et rouge de Chine a été payée 3,98 €millions, soit dans la fourchette de son estimation de 3 €millions/5 €millions ;  une longue suspension satellite, vers 1925, en aluminium peint de couleur ivoire, estimée 600.000 €/800.000 €  a été achetée 2,97 € millions.

Il faut remonter à juin 2005 pour retrouver de tels niveaux d’enchères pour des créations d’Eileen Gray (et surtout des créations uniques- extrêmement rares – de la créatrice). À l’époque,  la maison de ventes Camard avait dispersé à Paris un ensemble de six fauteuils dits à la sirène pour un résultat de 7,87 €millions.

Les créations du couple Lalanne, seules œuvres contemporaines de la collection Yves Saint Laurent /Pierre Bergé mises en vente, ont également été récompensées par des enchères enthousiastes. Les plus élévées se sont portées sur  un ensemble de quinze miroirs “aux branchages” en bronze doré et cuivre galvanique réalisé entre 1974 et 1985 par Claude Lalanne qui, estimé €700,000 €/1 € million, a finalement été payé 1,85 €milllion. L’incroyable bar YSL, première commande de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent à François-Xavier Lalanne, a été acheté 2,75 €millions sur la base d’une estimation haute de 300.000 €.

Du côté des objets les plus modestes, des flacons de Maurice Marinot estimés au minimum entre 3.000 € et 15.000 € ont été payés entre 31.000 € et 51.400 €, un cristal de quartz fumé de 70 cm de hauteur estimé 6.000 €/8.000 € a été vendu 34.600 €.  

Si le facteur de qualité des pièces proposées joue pour l’essentiel dans ces prix faramineux, la plus-value apportée par le fait qu’elles soient associées au nom d’Yves Saint Laurent et/ou à celui de la collection constituée avec son compagnon n’est probablement pas négligeable.

Pierrick Moritz

Les estimations sont données sans la commission de la maison de ventes facturée à l’acheteur. Les résultats comprennent cette commission qui représente un pourcentage calculé sur le “prix marteau”. Pour cette vente, il est de 25% H.T  sur les premiers 20.000 €, de 20% H.T. au-delà de 20.000 € et jusqu’à 800.000 € et de 12% H.T  au-delà de 800.000 €. 

Marché de l’art : les arts décoratifs de qualité résistent bien à la crise

20 décembre 2008

Le secteur des arts décoratifs de qualité, toutes époques confondues et pour des pièces uniques, résiste bien aux dommages collatéraux de  la crise financière mondiale. Le marché des créations art nouveau et modernistes font notamment preuve d’une belle vitalité tandis que certains meubles classiques aux provenances prestigieuses se négocient des millions.

Chez Sotheby’s New York, le 18 décembre, un portail d’ascenceur moderniste, vers 1893, provenant du Chicago Stock Exhange, s’est vendu $602.500 sur la base d’une estimation de $250.000/$350.000.

Au cours de la même vente, une paire de chenêts monumentaux, créés par Gustav Stickley vers 1905, ont atteint la somme de $278.500 alors que $40.000/$60.000 en étaient attendus.

Toujours dans la même vente, une lampe de table vers 1912-1915 de Dirk van Erp a été payée $170.500 sur une estimation de $70.000/$90.000.  Un vase monumental du même créateur a été acheté $146.500 à partir d’une estimation de $60.000/$80.000.

Il fallait prévoir $218.500 pour décrocher un vitrail moderniste de Frank Lloyd Wright alors que $80.000/$120.000 en étaient initialement demandés.

Le même jour, toujours à New York, la même maison de ventes produisait plus de 3,5 $millions avec la dispersion de 40 créations vers 1900 de chez Tiffany, très principalement des luminaires. Même si certains modèles ont été réalisés en plusieurs exemplaires, chaque pièce demeure unique par le travail artisanal du verre qui donne à chaque fois un résultat différent. Ce qui n’est pas le cas du mobilier “design” édité en séries de pièces parfaitement similaires qui, sauf exemplaire rare et historiquement important, se vend aujourd’hui beaucoup plus difficilement.

Dans cette vente , une lampe de table dite “Pebble”, vers 1900/1902, devait partir à  $746.500 alors qu’elle était estimée $300.000/$500.000 tandis que, conformément à son estimation, une lampe de parquet “Fish Scal”, vers 1910, était  échangée contre $470.500.

Chez Tajan à Paris, le 10 décembre, un exceptionnel bureau plat et un canapé modernistes de Paul Dupré-Lafon se sont respectivement vendus €621.467 et €309.800, en conformité avec les estimations hautes.

Le 4 décembre à Londres, chez Bonhams,  un cabinet japonisant de Édouard Lièvre, meuble réalisé vers 1895 par l’Escalier de Cristal, a été payé  plus de 2 £millions sur la base d’une estimation de  £300.000/£500.000.

Le 21 novembre à Paris, la société de ventes Néret-Minet Tessier a vendu pour €359.600 un cabinet d’apparat de Pierre Gole (XVIIe siècle) qui était estimé €200.000/€300.000.

Enfin, le 16 décembre dernier à Paris, la vente de 7 pièces  exceptionnelles de mobilier  provenant d’une collection française a rapporté 7,73 €millions.

Le clou de cette cacation était  une importante commode d’époque Louis XIV attribuée à BVRB Ier, vers 1710-1720, en placage d’ébène, marqueterie d’écaille et de laiton, ornementation de bronze ciselé et doré. Ce meuble a été  payé 4,09 €millions bien que le dessus en marbre ne soit pas d’origine et que, classé monument historique, il soit interdit de sortie du territoire français.

Pierrick Moritz

Les estimations ne comprennent pas les frais à la charge de l’acheteur. Les résultats comprennent les frais à la charge de l’acheteur.

Le design a vraiment moins la cote

24 octobre 2008

Comme chez Christie’s le 18 octobre, l’accueil réservé au design et aux créations s’intégrant dans les décors contemporains est resté plus que mitigé pour la vacation londonienne du 22 octobre chez Bonhams. 54 % des lots présentés ne se sont pas vendus

Pour le mobilier, les prix sont à la baisse pour ce qui arrive à se vendre : entre autres, 600 £ ALF ont été donnés pour un rocking-chair  RAR  de Charles and Ray Eames pour Herman Miller, 960 £ ALF pour un banc Plate-forme de George Nelson pour Herman Miller et 1.800 £ ALF pour un exemplaire de La Chaise de Charles and Ray Eames pour Vitra.

Parmi les prix les plus élevés de la vente, 9.840 £ ALF ont été payés pour Pax Britannica, une boîte créée en 2004 et contenant un ensemble d’impressions par Banksy, Steve Bell, James Boswell, Alexander de Cadanet, Sir Anthony Caro, James Cauty, Billy Childish, David Gentleman, Richard Hamilton, Clifford Harper, Brian Jones, John Keane, Peter Kennard, Alan Kitching, Jenny Matthews, Paul Mattson, Antonio Pacitti, 3 impressions par Jamie Reid, Martin Rowson, 3 par Ralph Steadman et 2 par Gee Vaucher.

Une Forme en contorsion de Julio Le Parc, boîte motorisée cinétique, multiple, a été achetée pour 6.000 £ ALF.

PM

Abréviation : ALF (avec les frais).

Motivation moyenne pour le design à Londres

22 octobre 2008

Le résultat de la mise en vente le 18 octobre par Sotheby’s d’une sélection pointue de pièces de design rejoint ceux de la plupart des ventes d’art contemporain londoniennes de la semaine qui ont généré de nombreux invendus.  Ici, 22 lots sur les 45 proposés n’ont pas trouvé preneur dans une vacation qui a rapporté 1,19 £million.

Il s’agissait principalement de créations produites dans des séries limitées, de pièces entre sculptures et meubles, de prototypes et pièces uniques de créateurs et d’éditeurs recherchés.

Quelques bons résultats de la vente 

La méridienne Orgone Stretch de Marc Newson qui faisait la couverture du catalogue, une création de 1993, seconde épreuve d’artiste, de quelques exemplaires, a été payée 421.250£ ALF sur une estimation de 400.000/600.000 £ SLF.

Un prototype unique de la S Chair  de Tom Dixon, vers 1986, a été acheté 15.656£ ALF sur une estimation de 3.000/5.000 £ SLF. 

Une Swivel Chair de Hans Wegner, première édition vers 1955, avec ses roues et son cuir d’origine a produit 21.250£ ALF sur une estimation de 10.0000/15.000 £ SLF.

Un fauteuil Miss Blanche de Shiro Kuramata, modèle créé en 1988, d’une édition de 56, fabriqué au Japon a produit 142.250 £ ALF sur la base d’une estimation de 100.000/120.000 £ SLF.

Les enchères pour un  lustre Optical grand modèle de Stuart Haygarth, création de 2007, numéro 1 d’une édition de 10  et un exemplaire d’artiste pour cette taille, sont montées jusqu’à 46.850 £ ALF sur une estimation de 10.000/15.000 £ SLF.

121.250 £ ALF, sur la base d’une estimation de 80.000/120.000 £ SLF ont été donnés pour un Sushi Sofa de Fernando & Humberto Campana, conçu en 2003 et produit en 2005 à quelques exemplaires.

PM

Abréviations : SLF (sans les frais), ALF  (avec les frais).

761

10 octobre 2008

C’est le nombre de lots que comprend le catalogue de la vente d’art décoratif et documentation du XXe siècle proposée en deux vacations à l’Espace Tajan à Paris les 14 et 15 octobre prochains. Les tendances de l’Art nouveau, de l’Art déco et de l’Après-guerre (design) sont représentées par des créations d’époque originales et pas forcément hors de prix.

Vacation du 14 octobre consacrée aux arts décoratifs du XXe siècle -Design

Les estimations des petites verreries Gallé démarrent à 200 euros (et jusqu’à 3.500 € pour un grand vase diabolo).

Toujours du côté de la verrerie des grands noms de l’Art nouveau, un très grand vase cornet de Daum à Nancy à décor de fuchsias est estimée 12.000/15.000 €. 

Les céramiques de ces époques sont également bien représentées  : petite coupe de Jérôme Massier sur la base d’une estimation minimale de 350 €, sculptures en grès de Vassil Ivanoff  entre 1.000 et 3.000 €, masque d’applique d’André Mettey (200 /300 €), petit vase noir de Bonifas (300/500 €), une paire de hauts vases ”aux poissons”  en émaux de Longwy, création de MP Chevalier est estimée 1.000/1.500 €, …. 

Il faudra compter entre 8.000 € et 10.000 € pour un ensemble en faïence (miroir et appliques) de Georges Jouve.

Du côté des objets très originaux

On remarque :  un shaker anthropomorphe en métal argenté (600/800 €) ; deux vases soliflores de Lino Sabattini pour Christofle/Gallia, toujours en métal argenté vers 1957 (500/700 €) ; un grand lampadaire en rotin, travail viennois Art nouveau (3.000 /4.000 €) ; une paire de suspensions d’appliques Daum à Nancy (1.500/2.000 €) ; un lustre sécession des années 1920 en bronze (600/900 €) ; une paire de fauteuils tournants attribués à Francis Jourdain (1.200/1.500 €) ; une lampe Jumo en bakélite avec bras télescopique (500/600 €) ; un grand et original tapis rectangulaire attribué à Ottavio Missoni (400/600 €) et un autre à fond camel en haute laine en points noués sur base de canevas par Le Corbusier et provenant de la villa Church à Ville d’Avray (3.000/4.000 €) ; un ensemble à dominante de laquages rouge et bleu comprenant un bureau, une chaise et un fauteuil par André Sornay (2.500/3.000 €).  

Et : un fauteuil de forme boule des années 1950 en fibro-ciment (600/800 €) ; une suite de trois lampes “rocher” en fibre de verre par André Cazenave/Atelier A (600/800 €) ; une paire de chauffeuses “598″  vers 1960 par Pierre Paulin, vers 1960 (600/800 €) ; un grand bureau de Florence Knoll (1.000/1.500 €) ; un  canapé-lit en skaï jaune de Alessandro Becchi, vers 1971) pour Giovanetti (1.200/1.500 €) ; un ensemble monobloc par Roger Landault pour Steiner présentant une structure en fibre de verre, vers 1972, avec quatre sièges jumelés en vis à vis devant une table (1.000/1.500 €) ; une table basse des années 1950 dont le piètement forme une hélice tripale en acier, plateau en verre (1.500/2.000 €) ; une table circulaire des années 1970 dont le piètement est formé de trois larges tubes chromés, plateau en verre fumés (400 €/600 €) ; une chauffeuse en acier et inox de François Monnet pour Kappa (500/800 €), …

La vente présente également des création de  Josef Hoffmann, Louis Majorelle, Paul Kiss, Jean Pascaud, René Prou, Michel Zadounaisky, Alfred Porteneuve, Jacques-Emile Ruhlmann, Louis Sognot,… 

Vacation du 15 octobre consacrée à la documentation du XXe siècle

161 lots seront proposés dont des catalogues de ventes, de jouets anciens, d’expositions, des publications relatives à l’architecture, aux arts décoratifs ou appliqués, des lots de photographies de mobilier,…

Les estimations démarrent à quelques dizaines d’euros.

PM  

Arts décoratifs du XXe siècle, documentation du XXe siècle. Le mardi 14 octobre à 14 heures et le mercredi 15 octobre à 14 heures à l’espace Tajan, 37, rue des mathurins.75008 Paris.

Expositions publiques organisées depuis le 29 septembre à l’Espace Tajan. Les dernières dates sont aujourd’hui jusqu’à 18 heures. Demain, vendredi 10 octobre, de 10 heures à 18 heures. Lundi 13 octobre de 10 heures à 18 heures. Catalogue visible sur : www.tajan.com.  


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