Archive pour la catégorie ‘Hong Kong’

Hong Kong : prix record pour une œuvre attribuée à Shen Zhou

29 mai 2012

Après des chiffres d’affaires moins importants pour les vacations d’art moderne et contemporain asiatique de sa traditionnelle série de ventes aux enchères de printemps à Hong Kong, Christie’s fait mieux que l’opération équivalente de 2011 pour sa vente intitulée “Peintures classiques et calligraphies chinoises” du 28 mai.

Les enchères les plus spectaculaires donnent des factures de 4,8 millions de dollars, pour une œuvre attribuée à Shen Zhou (1427-1509) dont l’estimation basse était de quelque 78.000 dollars, et de 1,09 million pour une feuille d’album anonyme, datée des XIIe-XIIIe siècles, dont l’estimation basse était de 15.000 dollars.

Le prix le plus important, 7,48 millions de dollars, va à une série de poèmes calligraphiés de Dong Qichang (1555-1636), pour une estimation basse de 650.000 dollars.

La vente a généré 26,4 millions de dollars pour 139 lots vendus sur 163 présentés. Il s’agit, pour l’opérateur, d’un chiffre d’affaires très supérieur aux 17,34 millions  engrangés lors de son opération équivalente du printemps 2011. Mais cette dernière ne comportait que 80 lots (71 vendus).

La même vacation de l’automne 2011 – ces séries de ventes sont biannuelles – avait produit 23 millions de dollars pour 140 lots vendus sur 172 présentés.

Cette saison, quasiment la moitié du chiffre d’affaires est due aux deux enchères les plus élevées. Comme souvent dans les ventes aux enchères d’art traditionnel chinois, et pour des écarts colossaux entre estimations et enchères finales, les résultats les plus importants ne concernent pas forcément les lots les plus chers du catalogue.

Quelque 4,8 millions de dollars avec les frais, vont à une œuvre attribuée à Shen Zhou dessinée et calligraphiée à l’encre sur un rouleau de plus de 10 mètres de longueur.

Ce paysage, intitulé Adieux à Wu Kuan, portant le cachet du peintre, agrémenté de 15 colophons et de 90 cachets apposés au cours de son histoire, et notamment au gré des changements de propriétaires, était assorti d’une estimation basse 50 fois moins élevée (quelque 78.000 dollars sans les frais de 20 %, ramené à 12 % vu le niveau de l’enchère finale).

Pour un coefficient multiplicateur encore plus important, une feuille d’album (29,2 x 26,7 cm) anonyme, datée des XIIe-XIIIe siècles, œuvre à l’encre sur papier intitulée Poissons dans l’eau au printemps, notamment accompagnée d’un poème et de deux cachets attribués à ceux de Qianlong sur la page opposée, a été facturée 1,09 million de dollars avec les frais (12 %) pour une estimation de quelque 15.000/20.000 dollars.

La facture la plus élevée, 7,48 millions de dollars, concerne une série de poèmes calligraphiés de Dong Qichang, réalisée sur un rouleau de plus de 2 mètres de longueur, signée de deux cachets du lettré. L’œuvre est enrichie d’une vingtaine de cachets dont 6 de l’empereur Qianlong et un de l’empereur Jiaqing.

Ce prix final correspond à presque 10 fois l’estimation basse (quelque 650.000 dollars sans les frais de 20 % ; vu le niveau de prix dans lequel l’œuvre est entrée, ces frais sont ramenés à 12 %).  Le vendeur est un collectionneur chinois habitant en Amérique du Nord.

Sur les 4 œuvres du catalogue présentant les estimations les plus élevées, 2 ont été vendues.

Un poème calligraphié, signé et dédicacé par Wang Duo (1592-1652), encre sur satin en rouleau (233 cm), avec deux cachets de l’artiste et daté 1641, comportant également 3 cachets de collectionneurs apposés au cours de son histoire, a été facturé 934.720 dollars sur une estimation de 453.000/517.826 dollars. Son vendeur est un collectionneur japonais.

Du même auteur, un texte calligraphié en écriture cursive, daté de 1650, encre sur satin en rouleau (230 cm), est facturé 344.372 dollars avec les frais (20 %), sous son estimation basse de 338.370 dollars sans les frais (20%).  

Une œuvre à l’encre sur papier en rouleau (893 cm) de Zhu Yunming (1460-1526), provenant de la collection du marchand et collectionneur américain Robert H. Ellsworth, estimée autour du million de dollars, et un petit paysage de Wen Zhengming (1470-1559) à l’encre sur papier, dont quelque 622.000/750.000 dollars étaient attendus, n’ont pas trouvé preneur.

Pierrick Moritz

Sauf précisions, les résultats et les estimations sont donnés en dollars américains.

Hong Kong : chiffres d’affaires en recul pour les premières ventes de peintures asiatiques de Christie’s

28 mai 2012

Les ventes aux enchères d’art contemporain et moderne asiatique proposées ces derniers jours par Christie’s dans le cadre de sa série de ventes de printemps à Hong Kong affichent des chiffres d’affaires* en recul plus ou moins sensibles par rapport aux opérations équivalentes des deux dernières saisons.

La plus importante, une vente en soirée intitulée “Art asiatique du XXe siècle et contemporain”, a généré un chiffre d’affaires de 46,6 millions de dollars et 41 lots vendus sur 45 présentés.

Deux hautes peintures de fleurs par Sanyu (1901-1966), réalisées à l’huile sur Masonite dans les années 1940, ont été  facturées quelque 6 et 5 millions de dollars. La plus chère, Chrysanthèmes bleues dans un vase en verre, provient d’une collection française et a directement été acquise auprès de l’artiste (qui travaillait à Paris) dans les années 1960. L’autre, Lotus roses, avait été payée 28 millions de dollars Hong Kong par le présent vendeur dans une vente d’art chinois contemporain proposée par Sotheby’s sur la même place en avril 2006.

Toujours pour les plus hauts prix, mais plus contemporain, deux peintures réalisées en 2000 par Zeng Fanzhi ont été facturées quelque 5 et 3 millions de dollars, soit très au-dessus des estimations. 2,6 millions de dollars ont été engagés sur une grande huile sur toile en hauteur du franco-chinois Zao Wou-Ki, réalisée en 1985, soit au-dessus de l’estimation haute. Du même artiste, une huile sur toile de 1962 a pulvérisé son estimation de quelque 650.000/1 million de dollars sans les frais (20 %), pour une facture finale de 1,89 million de dollars avec les frais.

La vente équivalente de l’année dernière avait rapporté 63 millions de dollars pour 42 lots présentés et tous vendus. Pour les plus chers, 5,85 millions de dollars étaient allés à une œuvre de Zeng Fanzhi (estimée 780.000/1 million de dollars) ; 5,28 et 4,99 millions à deux peintures de Zao Wou-Ki datées autour des années 1960 (respectivement estimées 1,3/1,9 et 1,6/2,1 millions). Celle de l’automne 2011 avait généré 51 millions de dollars, avec 42 lots vendus sur 57 présentés et deux plus hauts prix de 4,53 millions de dollars engagés sur des toiles du même Zao Wou-Ki.

Une vacation de 217 lots, sous l’intitulé “Art asiatique du XXe siècle” (vente en journée), a généré quelque 22 millions de dollars et quelque 15 % d’invendus. Le montant le plus élevé va à une grande huile sur toile de 1995 du franco-chinois Chu Teh-Chun, payée 1,25 million de dollars pour une estimation de quelque 450.000/700.000 dollars. Il est suivi par les 701.654 dollars avec les frais (20%) facturés pour une sculpture en fer  monumentale réalisée en 1999 par Ju Ming dans une édition de 8 (ici, le numéro 1). L’œuvre a été laissée sous son estimation de quelque 647.000/900.000 dollars sans les frais.

Le programme hongkongais de mai 2011 de Christie’s ne présentait pas de vente à l’intitulé équivalent. Celle de l’automne dernier avait rapporté quelque 25 millions de dollars.

En mai 2011, une vente d’art moderne et contemporain de Sud-Est asiatique supplémentaire avait généré 6,34 millions de dollars pour 87 lots vendus sur 114 présentés.

Cette saison, une troisième vente, sous le titre “Art contemporain asiatique” (vente en journée), a généré 12,5 millions de dollars, avec 82 lots restés sur le carreau pour 297 présentés. Il s’agit, notamment des deux plus chers du catalogue : un Format of Christ de Wang Guangyi, peint à l’huile sur toile en 1987 et dont quelque 518.000/780.000 dollars étaient attendus, ainsi qu’une nature morte de Liu Wei, huile, acrylique et papier sur toile, réalisée en 2004 et estimée quelque 583.000/650.000 dollars. En 2007, le présent vendeur avait déboursé quelque 3 millions de dollars Hong Kong (401.000 dollars américains au cours du change d’aujourd’hui) pour acquérir cette dernière œuvre sur la même place, lors d’une vente proposée par Sotheby’s.

La facture la plus élevée de cette nouvelle vacation, 655.000 dollars, va à un portrait masqué de Zeng Fanzhi, estimé quelque 323.600 /453.000 dollars.

La vente équivalente de l’année dernière avait rapporté 20,59 millions de dollars pour 234 lots vendus sur 303 présentés. Les deux prix les plus élevés allaient à des œuvres de Zeng Fanzhi vendues autour du million de dollars. Celle de l’automne dernier avait généré 14,6 millions de dollars, la plus haute enchère, 1,16 million de dollars, allant à une œuvre du même artiste.

La série de ventes aux enchères de printemps de Christie’s à Hong Kong se poursuit jusqu’au 30 mai avec des vacations consacrées à la peinture moderne, classique et calligraphique chinoise, aux objets d’art chinois, aux bijoux et aux montres.

Après un chiffre d’affaires historique de 515 millions de dollars réalisé au printemps 2011, la dernière série de ventes aux enchères de l’opérateur sur la place asiatique, à l’automne 2011, a généré 385 millions de dollars, contre 408 millions à l’automne 2010. Pour des opérations similaires réalisées avec la même fréquence à Hong Kong par Sotheby’s sur la période concernée, les chiffres d’affaires sont également en recul.

Article en rapport : http://artwithoutskin.com/2012/05/27/petit-chiffre-daffaires-pour-une-ventes-de-vins-de-christies-a-hong-kong/

Pierrick Moritz

Sauf précisions, les estimations et les résultats sont donnés en dollars américains.

Petit chiffre d’affaires pour une vente de vins de Christie’s à Hong Kong

27 mai 2012

Depuis l’automne dernier, les chiffres d’affaires des prestigieuses ventes aux enchères publiques hongkongaises biannuelles de Sotheby’s et Christie’s, opérateurs de plus en plus dépendants de l’Asie, glissent des sommets atteints au printemps 2011.

La traditionnelle série de ventes de printemps de Christie’s à Hong Kong, proposant des milliers de lots dans les spécialités du vin, de l’art contemporain et traditionnel asiatique, des objets d’art asiatique, des montres et de la joaillerie, a débuté le 26 mai, avec le vin.

Malgré 100% des lots vendus à de bons prix, le chiffre d’affaires de 2,6 millions de dollars* est le plus faible depuis l’introduction de la spécialité dans les ventes de Christie’s à Hong Kong, en novembre 2008.

Les 623 lots ont été écoulés, avec les plus hauts prix engagés sur le Château Pétrus.  1 lot de 4 impériales Pétrus Collection (2005, 2006, 2007, 2008), estimé 64.728/90.620 dollars sans les frais (21 %) a été facturé 101.818 dollars avec ces frais (20%). Dans les mêmes conditions, il a fallu débourser 31.328 dollars pour une impériale de Château Pétrus du millésime 2000, estimée 25.891/31.070 dollars. Selon le communiqué de la maison de vente, les 10 enchères les plus élevées sont le fait de marchands et particuliers asiatiques.

La vacation de vins équivalente de l’année dernière chez Christie’s avait rapporté quelque 7 millions de dollars. Il s’agissait d’une opération très exceptionnelle consacrée à Château Latour. Un lot de 6 magnums du millésime 1961 avait notamment été payé 232.286 dollars, soit environ au double de l’estimation basse en incluant les frais (21 %).

Si, pour ces deux vacations de vins de Christie’s à Hong Kong, 100 % des lots ont été vendus, et pour des estimations respectées, voire dépassées, cela n’avait pas été le cas pour celle qu’elle proposait en novembre dernier sur la place asiatique. 23 % des 813 lots présentés n’avaient pas trouvé preneur, pour un chiffre d’affaires de 5,87 millions de dollars, inférieur de 27 % au minimum prévu.

Il est entendu que chacune de ces ventes de vins demeure unique, avec des catalogues présentant des différences significatives d’une saison sur l’autre, tant au niveau de l’estimation globale que de la qualité et des volumes mis en vente, selon des choix d’offres stratégiques face aux conjonctures du moment, mais aussi en considérant l’aspect aléatoire des affaires rapportées pour la vente. Ce qui est aussi le cas pour les catalogues de ventes aux enchères d’art. En la matière, il  faut donc faire preuve de prudence en présentant courbes évolutives et autres graphiques en camembert.

Il n’en demeure pas moins que ce chiffre d’affaires de 2,6 millions de dollars, nouvellement enregistré pour une vente de vins de Christie’s à Hong Kong, est son plus faible depuis l’automne 2008, moment où l’opérateur à introduit la spécialité dans ses séries de ventes sur la place asiatique.

Pour les vacations de 2010, le chiffre d’affaires était de 10,35 millions de dollars à l’automne et de 5,17 millions au printemps. En 2009, pour les mêmes périodes respectives, de 5,15 et 3,6 millions.

À l’automne 2008, il affichait 4 millions de dollars.

Pierrick Moritz

Les estimations et les résultats sont convertis en dollars américains.  

Chiffre d’affaires en forte baisse pour les ventes de printemps de Sotheby’s à Hong Kong

4 avril 2012

Les 316 millions de dollars américains que Sotheby’s tire de sa série de ventes aux enchères publiques de cette semaine à Hong Kong montre une baisse de performances sensible à l’aune des 412,5 millions de la dernière opération  similaire, en octobre 2011. La peinture traditionnelle chinoise a généré 60 millions contre 95 millions, les céramiques et objets d’art chinois 98,9 millions contre 124 millions, la joaillerie 64,4 millions contre 81 millions, le vin 8 millions contre 13 millions. Les séries de ventes de ce type précédentes organisées sur la place asiatique par Sotheby’s ont rapporté 399 millions en octobre 2010 et 449 millions au printemps 2011.

Les 27 et 14,5 millions de dollars américains respectivement engagés sur un lave-pinceau en céramique Ru et un bol sur talon en porcelaine blanc bleu, marque et période du règne de Xuande (1425-1435), ne compensent pas les résultats en forte baisse de la traditionnelle série de vacations de printemps organisée par Sotheby’s cette semaine à Hong Kong.

Une vacation de céramiques et d’objets d’art chinois avec 49 % d’invendus

La dernière vente de céramiques et d’objets d’art chinois, proposée aujourd’hui, affiche un modeste chiffre d’affaires de quelque 22 millions de dollars américains. En cause, un nombre d’invendus record : 83 sur les 177 présentés au catalogue, soit quelque 49 % des lots restés sur le carreau. Les déconvenues les plus importantes concernent une gourde globulaire en porcelaine bleu et blanc, dynastie Ming, période du règne de Yongle (1402-1424), estimée 1,9/2,57 millions de dollars américains, une jarre en bleu et blanc à décor d’immortels taoïstes, datée la dynastie mongole Yuan (1234-1368), estimée 1,28/1,9 millions et, pour la même estimation, une gourde en porcelaine monochrome bleue, marque et période du règne de Qianlong (1735-1796).

Le prix le plus important engagé sur un lot de cette vacation, l’équivalent de 2,39 millions de dollars américains, concerne un plat en porcelaine bleu et blanc à décor de dragon, marque et période du règne de Xuande (1425-1435), estimé 1,28/1,9 millions. Le deuxième prix le plus important, 1,81 million, est allé à une boite en laque rouge sculptée à décor de dragon, marque et période de Yongle (1402-1424) incisée sous une marque de Xuande. L’objet était estimé 1,54/1,9 million.

Un encensoir couvert en jadéite verte sculptée, daté entre le XIXe et le début du XXe siècles, a pulvérisé son estimation de 19.000/26.000 dollars, avec un prix payé de 466.000 dollars.

14,5 millions de dollars pour un bol Xuande et rien du tout pour un plat Yongle assorti de la même estimation

Avec un chiffre d’affaires de 39,5 millions de dollars américains, la 3ème dispersion d’une sélection de porcelaines impériales chinoises de la collection Meiyintang (52 lots et 13 invendus) a été marquée par les 14,5 millions engagés sur un bol sur talon en porcelaine blanc bleu, marque et période du règne de Xuande (1425-1435), sur une estimation de 6,4/10,3 millions. Assorti de la même estimation, l’autre lot vedette de la vacation, un plat en porcelaine Ming de la période de Yongle (1402-1424), en blanc bleu, à décor central d’un oiseau branché, n’a pas trouvé preneur.

Un bol en porcelaine monochrome jaune de la période Xuande a été payé 3,47 millions de dollars pour une estimation de 1,3/1,9 million. Un rare ensemble de 12 tasses Wucai ornées de paysages symbolisant les mois de l’année, marque et période de Kangxi (1661-1722), n’a pas trouvé preneur avec une estimation de 2,3/3,2 millions.

27 millions de dollars américains pour une céramique Ru

Vedette de cette série de ventes, un lave-pinceau chinois en céramique Ru, d’un diamètre de 13,5 cm, a été emporté pour l’équivalent de 27 millions de dollars avec les frais. Cette coupelle polylobée à la glaçure pâle, d’un bleu-vert laiteux, fait partie d’un genre de la plus grande rareté – seulement quelques dizaines de pièces Ru sont répertoriées dans le monde – rattaché à la famille des céladon et daté de la dynastie des Song du Nord (960-1127).

2,68 millions pour une boîte en zitan du XVIe siècle

Une vacation présentant principalement des objets de lettrés chinois affiche de bons résultats, avec 68 des 81 lots présentés vendus. L’enchère la plus importante, 2,68 millions de dollars américains, a été portée sur une grande boîte en zitan incrusté de pierres dures, de corne, d’or, d’argent et de perles, avec ajouts de laque, pour former un décor de personnages réunis autour d’un lettré parmi des arbres. L’objet daté de la dynastie Ming, période Jiajing (XVIe siècle), était estimé 2,3/3,2 millions de dollars. Cette vente a rapporté 8,86 millions de dollars.

Une seconde vacation, proposant 74 objets objets d’art chinois, dont de lettrés, n’a pas connu le même bonheur, 27 lots n’ayant pas trouvé preneur. Le chiffre d’affaires se monte à 2,66 millions de dollars. Une petite plaque réticulée en jade de la dynastie Song, vendue très au-dessus de sont estimation (51.500/77.000 dollars), sauve la face, avec une facture de 404.000 dollars.

Bonne performance de la peinture traditionnelle chinoise, mais elle rapporte 35 millions de moins qu’à l’automne dernier

La vacation de peinture traditionnelle chinoise du 3 avril affiche une bonne performance, avec seulement 25 lots invendus sur 341 présentés, et un chiffre d’affaires de 60 millions de dollars américains. Lors de la série de ventes de l’automne dernier, la spécialité avait généré quelque 95 millions de dollars.

Le prix le plus important, 9 millions, va à une paire de paravents peints de scènes de paysages et de calligraphie, encre et couleurs sur fond or, de Qi Baishi (1864-1957). Cette œuvre de 1975 était estimée 1,9/2,57 millions. La deuxième enchère la plus élevée consacre un Mont Lu à l’encre sur papier de Fu Baoshi (1904-1965). Formant rouleau, cette œuvre peinte en 1964 et estimée 644.000/900.000 dollars, a été payée l’équivalent de 3,11 millions. Elle provient d’une collection française.

Un paysage de montagne enneigée au printemps de Wu Guanzhong (1919-2010), estimé 773.000 dollars/1 million de dollars, et des Chrysanthèmes et papillons de Qi Baishi (estimés 515.000/773.000 dollars) sont les invendus les plus chers de la vacation.

Zao Wou-Ki, vedette de la vente de peinture chinoise du XXe siècle

La vente de peinture chinoise du XXe siècle du 2 avril a rapporté quelque 33 millions de dollars américains, avec 129 lots vendus sur les 140 présentés. Les œuvres de Zao Wou-Ki ont largement contribué à ce succès, avec 14 œuvres des années 1950 à 1980 vendues entre 7.243 dollars (pour une gravure des années 1950, numéro 3 d’une édition de 200) et 3,25 millions (grand format à l’huile sur toile de 1986), en passant par les 930.000 dollars engagés sur une petite huile de 1955.

L’invendu le plus cher est une scène de bar peinte par Chen Yifei en 1998, estimée 618.000/876.000 dollars.

6,72 millions de dollars américains pour une lignée chinoise “modèle” de Zhang Xiaogang

Avec 110 lots vendus pour 148 lot présentés, la vente d’art contemporain asiatique du 2 avril a rapporté 27,2 millions de dollars américains. L’enchère la plus élevée, 6,72 millions, est allée à un portrait de famille “modèle” (maman, papa et le petit garçon si cher à la politique nataliste chinoise), une lignée dont le visage de chaque individu est marqué par une tâche sur le visage mais à un endroit différent, peint en 1993 par Zhang Xiaogang. Cette huile sur toile (110 cm x 130 cm) était estimée 3,22/4,5 millions.

Une autre œuvre du même artiste, Amnesia and Memory, peinte en 2001 à l’huile sur toile (228,6 x 297,8 cm) et assortie d’une estimation de 837.000/1 million de dollar, est l’invendu le plus cher de la vacation.

Pour un autre artiste chinois à l’humour grinçant, un Mao Zedong AO de Wang Guangyi, peint en gris, noir et blanc sur toile, vers 1988-1989, a été payé 1 million de dollars sur une estimation de 515.000/773.000 dollars. Deux toiles de la série Great Criticism, du même artiste, n’ont pas trouvé preneur, la plus chère était estimée 232.000/361.000 dollars.

12,35 millions de dollars pour la peinture moderne et contemporaine du sud-est asiatique

Le même jour, la peinture moderne et contemporaine du sud-est asiatique a rapporté,12,35 millions de dollars américains avec 133 lots vendus sur 166 présentés. L’enchère la plus élevée est allée à une huile sur toile de 1927 de Walter Spies, Banian et deux jeunes Balinaises, payée 1,23 million sur une estimation de 837.000/1,48 million.

Une Loge au théâtre, une huile sur toile peinte en 1927 par Juan Luna, est l’invendu le plus cher. L’œuvre était estimée 451.000/644.000 dollars.

12,77 millions de dollars américains pour un diamant bleu vendu au niveau de son estimation basse

La vacation de bijoux et jadéites du 2 avril a généré 64,4 millions de dollars, dont 12,77 pour un diamant bleu intense de 8,01 carats monté en bague. Le gemme exceptionnel, estimé 11,58/14 millions sans les frais, a été vendu au niveau de son estimation basse.

Les deux autres lots les plus chers du catalogue, d’importants diamants montés en bague, n’ont pas trouvé preneur. Il s’agit d’un diamant fancy rose intense pesant 5,03 carats et d’un diamant bleu (retaillé) de 5 carats entouré de 6,69 carats de diamants briolette, respectivement estimés 5,4/5,8 et 4/4,5 millions. 70 des 358 lots présentés n’ont pas trouvé preneur. La vacation similaire de l’automne dernier avait rapporté l’équivalent de 81 millions de dollars américains

621.000 dollars américains pour une montre Philippe Dufour

La vacation consacrée à l’horlogerie a produit quelque 13 millions de dollars américains, une soixantaine de lots sur les 468 présentés n’ayant pas trouvé preneur. L’enchère la plus importante, 621.000 dollars, concerne une montre de marque Philippe Dufour.

8 millions de dollars américains pour les ventes de vins contre 13 millions l’automne dernier

Les ventes de vins, en deux vacations, ont rapporté l’équivalent de quelque 8 millions de dollars américains. Lors de la dernière série de ventes de Sotheby’s à  Hong Kong, l’automne dernier, le chiffre d’affaires de la spécialité était monté à 13 millions.

Pierrick Moritz

Article en rapport : Les performances des objets d’art chinois ont du plomb dans l’aile http://artwithoutskin.com/2012/03/24/les-performances-des-objets-dart-chinois-ont-du-plomb-dans-laile/

Tous les résultats sont convertis en dollars américains. Les estimations s’entendent sans les frais à la charge de l’acheteur. Ces frais sont inclus dans les résultats.

Les performances des objets d’art chinois ont du plomb dans l’aile

24 mars 2012

Si les grandes ventes aux enchères publiques internationales d’art traditionnel chinois sont toujours émaillées de prix spectaculaires en regard d’estimations beaucoup plus modestes, la tendance à l’accroissement du volume des invendus amorcé au printemps de l’année dernière, dans une configuration récurrente où des lots vedettes ne trouvent pas preneur, s’est à nouveau vérifiée dans les vacations de Sotheby’s et Christie’s proposées cette semaine dans le cadre de l’Asian Art Week de New York. La surabondance de l’offre pour cette spécialité hautement spéculative explique en partie le phénomène.

Si les maisons de vente peuvent réguler leur offre, elles sont de plus en plus dépendantes de ce marché spécifique essentiellement animé par la clientèle chinoise en terme d’achats, et notamment pour les lots les plus chers. Un ralentissement économique significatif en Chine amènerait très probablement à l’effondrement des prix dans la spécialité, excepté pour l’infime partie qui concerne des pièces impériales très exceptionnelles mais dont la majorité des sommets risquerait d’être sérieusement rabotée.

Dans le cadre de l’Asian Art Week de New York, Christie’s proposait, hier et avant-hier, une vente marathon de céramiques et d’objets d’art chinois qui regroupait pas moins de 647 lots. 182 lots n’ont pas trouvé preneur, soit un taux d’invendus de 28%.

Parmi eux, figurent les 6 objets les plus chers et pour des estimations basses comprises entre 500.000 et 2 millions de dollars. Il s’agit, pour les plus importants, d’une statue en bronze doré de la divinité Vairocana (H. 169,5 cm), datée du XVIe siècle (estimée 2/3 millions), d’une cloche rituelle en bronze nao, dynastie Zhou (H. 46,5 cm), vers les 11ème-10ème siècles avant J.-C. (800.000/1,2 million) et d’un pot à pinceau en jade blanc verdâtre sculpté en forme de tronc d’arbre (H.20,5 cm), daté de la dynastie Qing, sans autres précisions (700.000/900.000 dollars).

Les enchères les plus élevées ont été portées sur une longue table de peintre en huanghuali du XVIIème siècle, payée 1,2 million de dollars (estimée 400.000/600.000 dollars), un bronze rituel à nourriture de forme rectangulaire, vers les 12ème-11ème siècles avant J.-C, estimé 200.000/300.000 dollars, sur lequel 1,08 million ont été engagés. Une statuette en bronze partiellement doré de la divinité Tara, datée  du XVIIIe siècle et marquée du sceau Qianlong, a très largement dépassé son estimation de 40.000/60.000 dollars en étant payée 842.500 dollars.

Dans la catégorie des objets d’art chinois dont les estimations ont été pulvérisées, on trouve, également et principalement, une cloche en bronze Zheng (H.25,5 cm), datée de 750-256 avant J.-C., payée 698.500 dollars sur une estimation de 60.000/80.000 dollars, un vase en jade blanc verdâtre (H. 19,8 cm) taillé à facettes et de forme “gu”, d’époque indéterminée, échangé contre 506.500 dollars quand 20.000/30.000 dollars en étaient attendus, 338.500 dollars ont été engagés sur un cabinet en huanghuali (H. 129, 8 cm), à incrustations de nacre, pierre à savon, os et verre pour un décor d’oiseaux parmi des fleurs, qui était estimé 40.000/60.000 dollars.

Malgré ces performances, le chiffre d’affaires de 31 millions de dollars reste 22 % inférieur à celui qui était attendu.

Le 22 mars, toujours dans le cadre de cette Asian Art Week, le même opérateur proposait une vente d’objets d’art chinois provenant d’une collection privée. 36 % des lots n’ont pas trouvé preneur, dont quelques-uns figurant parmi les plus chers du catalogue.

Le 31 mars, Sotheby’s ouvrira une traditionnelle série de ventes de printemps à Hong Kong, dont de très importantes consacrées aux objets et œuvres d’art chinois. En mai, ce sera le tour de Christie’s.

Pour des séquences comparables, incluant de l’art asiatique ancien et contemporain dont chinois, mais aussi des bijoux, des montres et du vin, le chiffre d’affaires réalisé par Christie’s en novembre 2011 équivalait à 385 millions de dollars américains quand il atteignait 515 millions (un record) 5 mois plus tôt, et 408 millions pour le programme de novembre 2010. En octobre 2011, la spécialité des objets d’art chinois négociés en vente publique chez Christie’s à Hong Kong confirmait les moins bonnes performances constatées depuis le printemps 2011.  Sa vacation principale avait été ponctuée d’enchères très importantes, mais 43 % des lots n’avaient pas trouvé preneur.

Si Sotheby’s avait fait mieux en octobre 2011, pour une opération équivalente à celle proposée un mois plus tard par sa conccurente occidentale directe sur la place asiatique, avec un chiffre d’affaires de 412,5 millions de dollars, celui-ci était également en recul par rapport au précédent. La principale vacation d’objets d’art chinois s’était soldée par un taux d’invendus de 45 % .

Sotheby’s a  annoncé un chiffre d’affaires incluant les ventes privées pour toutes les spécialités en augmentation de 40 % pour l’année 2011 sur la place de Hong Kong quand son chiffre d’affaires consolidé a progressé de 14 % pour la même période, ce qui confirme sa plus grande dépendance vis-à-vis de l’Asie, et notamment des acheteurs chinois.

Pierrick Moritz

Articles en rapport

Estimations pulvérisées et fort taux d’invendus pour l’art d’Asie chez Sotheby’s Paris  : http://artwithoutskin.com/2011/12/16/estimations-pulverisees-et-fort-taux-dinvendus-pour-lart-dasie-chez-sothebys-paris/

Un important sceau impérial chinois invendu chez Sotheby’s Hong Kong,  la bulle de l’art chinois: http://artwithoutskin.com/2011/04/08/un-important-sceau-imperial-chinois-invendu-chez-sothebys-hong-kong/

Sur L’Asian Art Week de mars 2012  :

http://artwithoutskin.com/2012/03/23/le-metropolitan-museum-of-art-achete-un-album-de-peintures-chinoises-chez-sothebys

http://artwithoutskin.com/2012/03/22/paye-119-000-dollars-en-2001-un-ensemble-de-calligraphies-imperiales-chinoises-est-revendu-568-millions/

http://artwithoutskin.com/2012/03/22/une-vente-dart-japonais-et-coreen-boudee-chez-christies-new-york/

Art dans les ventes publiques : les deux enchères les plus importantes de 2011 en France réalisées par des études françaises

5 janvier 2012

Les deux enchères les plus élevées obtenues en France en 2011 ont été réalisées à Toulouse le 26 mars dernier par des commissaires-priseurs français et pour des objets d’art chinois. Marc Labarbe, de l’étude toulousaine qui a vendu un rouleau chinois de l’empereur Qianlong pour la somme astronomique de 22 millions d’euros sera, avec  Jack Philippe Ruellan et son étude de Vannes, le premier commissaire-priseur français à organiser une grande vente de vins français à Hong Kong en mai prochain.  

Le commissaire-priseur Marc Labarbe posant avec le rouleau d’une longueur de 24 mètres et datant du règne de l’empereur Qianlong. Crédit photo : étude Labarbe.

Avec une facture finale de 22,05 millions d’euros (17,8 millions hors frais), le rouleau impérial chinois long de 24 mètres ayant appartenu à l’empereur Qianlong (règne de 1736 à 1795), estimé 3 à 4 millions d’euros, et adjugé par Marc Labarbe à Toulouse le 26 mars dernier, constitue l’enchère la plus importante de l’année en France. Ce résultat dépasse très largement l’équivalent de 6 millions d’euros payé en octobre 2008 à Hong Kong pour la troisième peinture de cette même série qui en compte quatre, et les 6,06 millions engagés sur le rouleau impérial de la collection de Paul Doumer, un Banquet de la victoire dans les jardins de l’Ouest daté la même période, chez Christie’s Paris le 22 novembre 2005.

Détail du rouleau. Cette œuvre à sujet militaire intitulée Manœuvres, peinte par plusieurs artistes de la cour en 1748 ou 1749, et marquée de nombreux sceaux impériaux, fait partie d’une série de quatre, La Grande Revue. Crédit Photo : étude Labarde.

Il s’agit également de la plus grosse enchère jamais réalisée en France pour un objet chinois, record qui était auparavant détenu par Christie’s, pour une paire de cloisonnés payés 6,5 millions d’euros en juin 2007.

Selon le commissaire-priseurla facture astronomique a été réglée en 3 mois par l’acheteur chinois. Un délai très raisonnable pour ce type d’acquisition, et d’autant plus que les cas d’impayés sur les objets et œuvres d’art chinois importants ont été récurrents ces dernières années*. Et au point que certaines maisons de vente, comme Christie’s pour ses vacations dans la spécialité à Hong Kong, en sont venues à demander le versement de cautions aux enchérisseurs préalablement déclarés

Par ailleurs, et en collaboration avec le commissaire-priseur Jack Philippe Ruellan de Vannes, Marc Labarbe est le premier commissaire-priseur français à organiser une vente de vins à Hong Kong, les 11,12 et 13 mai prochains. 1200 lots de grands crus français y seront dispersés. Entre temps, il dirigera une autre vente d’art asiatique le 25 février et pour laquelle il annonce “d’autres surprises”.

La seconde enchère la plus élevée en France en 2011 a également été réalisée par une étude toulousaine et pour un objet d’art chinois. Il s’agit d’un sceau impérial en néphrite blanche de l’empereur Qianlong, payé 12,93 millions d’euros chez Xavier Marambat. Avec des enchères finales (donc hors frais) de 2,8 millions en 2010 et de 4,7 millions d’euros en 2008, cette étude française avait déjà vendu deux des sceaux impériaux chinois les plus chers du monde.

Ce sceau impérial payé 12,93 millions d’euros était estimé 1/1,5 million. Crédit photo : étude Marambat.

PM

*On se souvient notamment des têtes en bronze animalières de la vente Saint Laurent/Bergé, en 2009 chez Christie’s Paris, deux sculptures provenant de la fontaine zodiacale de l’ancien Palais d’été de Pékin pillé par les forces anglo-françaises en 1860 et vendues pour 31,5 millions d’euros avec les frais. L’enchérisseur, Cai Mingchao, célèbre pour être l’un des plus importants acquéreurs d’antiquités impériales chinoises, notamment en ventes publiques sur la place de Hong Kong, avait tenu une conférence de presse pour informer d’une démarche patriotique pour faire échouer la vente de ces trésors patrimoniaux. Pour un montant encore plus important, l’équivalent de 51 millions d’euros, un vase chinois d’époque Qianlong vendu par la maison de ventes britannique Bainbridges en novembre 2010 n’était toujours pas payé 5 mois plus tard.  En novembre 2011, le paiement devait se concrétiser mais, dans le cadre d’une rumeur contradictoire, l’opérateur déclarait dans les colonnes du Art Newspaper “qu’il n’était pas mesure de faire des commentaires” sur cette affaire.  PM

Reflux du chiffre d’affaires pour une série de ventes de Christie’s à Hong Kong

30 novembre 2011

Christie’s vient de réaliser l’équivalent de quelque 385 millions de dollars américains de chiffres d’affaires pour sa série de ventes organisée jusqu’à aujourd’hui à Hong Kong. Ces vacations concernent les spécialités des objets et œuvres d’art asiatiques, bijoux, montres et vins.

Avec ce résultat, l’opérateur demeure très loin du record historique de 515 millions de dollars réalisé en juin dernier pour une série de ventes équivalente et très en dessous de celui de 408 millions de l’année dernière à la même époque.

Sotheby’s, son concurrent occidental direct sur cette place asiatique, a fait beaucoup mieux le mois dernier pour une opération équivalente qui a rapporté l’équivalent de 412,5 millions de dollars. Mais le chiffre d’affaires était ici ausssi en recul par rapport au précédent.

Toutefois, en juin 2008, juste avant les effets d’une crise boursière ressentie très sensiblement sur le marché de l’art, Christie’s avait réalisé un chiffre d’affaires, très important à l’époque, équivalent à 202 millions d’euros (non connu ici en dollars) pour une série de vente à Hong Kong.

La spécialité des objets d’art chinois a confirmé son recul constaté depuis le printemps, même si elle demeure ponctuée de prix astronomiques, avec une vacation principale où 43 % des lots n’ont pas trouvé preneur. Elle a produit 65,5 millions de dollars en deux ventes.

Ce sont les bijoux qui ont ici rapporté le plus d’argent, avec l’équivalent de 83 millions de dollars américains. Mais, estimés 7/10 millions de dollars chacun sans les frais (12%), les deux lots les plus chers de ce catalogue, à savoir des diamants exceptionnels taillés en brillant et pesant chacun 35,61 et 35, 77 carats, ont été respectivement payés 8 et 8,3 millions de dollars avec les frais, soit dans la fourchette basse de l’estimation.

Cette vacation de bijoux enregistre également 73 invendus sur 312 lots présentés dont, pour le plus important, un collier en jadéïte et diamant estimé 2,5/3,8 millions.

76 millions de dollars américains ont été générés par la peinture chinoise moderne (classique). Ici, et pour la plus forte enchère, Lotus, une série de 8 rouleaux (247 cm x 123 cm chaque), encre et couleurs sur papier, par Cui Ruzhuo (né en 1944), a été payée l’équivalent de 3 millions de dollars américains avec les frais (12 %) sur une estimation de 2,6/5 millions sans les frais. Ces œuvres datent…..du début de l’été 2011.

Toujours pour les lots les plus importants du catalogues, deux peintures de paysage réalisées en 1967 par Zhang Daqian (1899-1983) ont également été payées au plus près de leur estimation basse, soit 2,8 et  2,89 millions de dollars. Sur 422 lots présentés dans cette vente, seulement 50 n’ont pas trouvé preneur.

Article en rapport  : http://artwithoutskin.com/2011/11/30/nombreux-invendus-pour-les-ventes-dart-de-christies-a-hong-kong/

Pierrick Moritz

Les estimations et résultats sont convertis du dollar Hong Kong au dollar américain. 


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