Archive pour la catégorie ‘Hong Kong’

Sotheby’s demande des acomptes pour ses lots “premium” vendus à Hong Kong

26 septembre 2011

Sotheby’s demande un acompte d’un million de dollars hongkongais minimum (soit 92.500 euros et qui peut être plus élevé selon le cas), ainsi que d’autres garanties éventuelles, aux clients désireux d’enchérir sur les lots les plus importants de la série de ventes prestigieuses qu’elle organise à Hong Kong au début du mois d’octobre.

Il s’agit pour l’opérateur de se prémunir contre les mauvais payeurs qui sévissent sur le marché des objets d’art chinois de prestige.

La pratique de l’acompte a été mise en œuvre depuis quelques temps par les opérateurs du marché de l’art, y compris français, et pour des pièces très importantes de cette spécialité hautement spéculative et concurrentielle.

Parmi les nombreuses pièces exceptionnelles dispersées chez Sotheby’s Hong Kong en octobre, on trouve un grand vase  de la famille rose à décor d’un pêcher portant ses fruits, de forme tianqiuping, cachet et daté de la période Qianlong ( 7,6/11,4 millions d’euros) et une grande statue de divinité du panthéon bouddhiste, dynastie Ming, milieu du XVe siècle (6/7,6 millions d’euros, provient d’une collection française).

PM

Chiffre d’affaires historique pour Christie’s à Hong Kong, les ventes d’objets d’art chinois toujours moins performantes

2 juin 2011

Avec l’équivalent de 515 millions de dollars américains, Christie’s vient de réaliser le plus important chiffre d’affaires de son histoire pour une série de ventes à Hong Kong.

Entamée le 27 mai, cette séquence de 13 vacations dans les spécialités des arts traditionnels chinois, de la peinture “moderne” et contemporaine asiatique, de la joaillerie, des montres de luxe et des vins de prestige s’est achevée hier.

Avec cette performance, l’opérateur relève aussi le plafond du plus important chiffre d’affaires réalisé sur la place asiatique par une maison de vente occidentale (449 millions de dollars américains produits par Sotheby’s en avril dernier pour une série de ventes similaire).

Si les chiffres d’affaires des deux opérateurs sont en augmentation constante (pour une opération similaire, Christie’s réalisait 408 millions de dollars en décembre 2010), le net mouvement de recul devant les estimations délirantes des objets d’art traditionnel chinois constaté lors de la dernière série de ventes de Sotheby’s à Hong Kong s’est confirmé ici.

La peinture chinoise “moderne” a été la spécialité la plus profitable avec l’équivalent de 123 millions de dollars américains allant à une seule vacation regroupant des centaines de lots dont des dizaines de peintures du peintre Zhang Daqian (ou Chang Dai-Chien, 1899-1983). Ses œuvres ont largement contribué au résultat mirobolant, notamment avec les 3 plus importantes vendues très au-dessus des estimations et pour l’équivalent de plus de 20 millions de dollars américains.

Le 31 mai, toujours à Hong Kong, Sotheby’s a vendu une collection de 25 peintures de cet artiste très célèbre en Chine pour l’équivalent de quelque 87,6 millions de dollars. Il s’agit des plus hauts prix enregistrés en vente publique pour des œuvres de Zhang Daqian.

La spécialité dépasse celles des objets d’art chinois, habituellement plus rémunératrice qui, en 4 ventes, a produit l’équivalent de 107 millions de dollars.

Comme Sotheby’s lors de sa dernière série de ventes à Hong Kong, en avril dernier, Christie’s a vu un certains nombres des lots phares ne pas trouver preneur, à commencer par le plus cher, un vase réticulé Qianlong pressenti pour rivaliser avec le record d’un autre de ce type vendu pour quelque 51 millions d’euros – et qui ne serait toujours pas payé - par la maison de ventes britannique Bainbridges en novembre 2010. L’évènement était tel qu’une vacation était entièrement consacrée à cet objet d’art.

L’Imperial Sale a enregistré 24 lots invendus sur 94 présentés dont 3 étaient assortis des estimations les plus élevées du catalogue, c’est-à-dire confidentielles.

Il s’agit d’un paravent à dix feuilles d’époque Kangxi (période Yongzheng, 1662-1735) recouvert d’un laque polychrome et d’une jarre en bleu/blanc à décor de dragon du début de la période Ming (1426-1435). Ces deux objets ont pour point commun d’avoir été achetés en salle des ventes à Londres dans les années 1980.

Le troisième est une paire de jarres couvertes de la famille rose d’époque Qianlong (1736-1795) qui avait été achetée l’équivalent de 3 millions de dollars américains chez le même opérateur en mai 2005 à Hong Kong.

Pour les invendus aux estimations clairement chiffrées, on peut citer un très grand vase de la famille rose à décor millefleurs et de forme ”double gourde” d’époque Qianlong dont l’équivalent de 2,3/2,8 millions de dollars américains étaient attendus.

Ce vase provient d’une paire vendue séparément chez Sotheby’s Londres en novembre 2003.  Celui-ci avait été payé 363.650 livres,  l’autre présentait une restauration ancienne et avait été acquis pour 10 fois moins.

Une jardinière impériale, “automate musical” en bronze émaillé, fin de la période Qianlong (1736-1795), assortie d’une estimation de 2,3/3,2 millions de dollars américains, n’a également pas trouvé preneur. L’objet d’art avait été payé l’équivalent de 1,9 million de dollars américains chez Christie’s Hong Kong en mai 2009.

Dans une autre vente dédiée aux céramiques et objets d’art chinois, 80 lots sur les 327 présentés n’ont pas trouvé preneurUn plat bleu/blanc de la dynastie Yuan (XIVe siècle) estimé l’équivalent de 514.000/771.000 dollars américains figure parmi les plus importants.

L’évolution de l’estimation de cet objet d’art payé 12.925 livres dans une vacation chez Christie’s Londres en novembre 2000 illustre la situation d’une spécialité devenue extrêmement spéculative.

Pierrick Moritz

Les estimations sont donnés sans les frais à la charge de l’acheteur en plus de l’adjudication finale. Chez Christie’s Hong Kong, Ils sont de 25 % pour les adjudications inférieures ou égales à 400.000 HKD, de 20 % entre 400.001 HKD  et jusqu’à 8 millions de HKD,  et de 12 % au-dessus. Pour les vins, ces frais sont de 20 % dans tous les cas.

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http://artwithoutskin.com/2011/04/08/un-important-sceau-imperial-chinois-invendu-chez-sothebys-hong-kong/

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Record de 61 millions d’euros pour 25 peintures de Chang Dai-Chien chez Sotheby’s Hong Kong

31 mai 2011

Une collection de 25 peintures d’art traditionnel du peintre chinois Chang Dai-Chien (Zhang Daqian, 1899-1983) dispersée à l’encan aujourd’hui chez Sotheby’s Hong Kong a rapporté l’équivalent de quelque 61 millions d’euros.

Toutes les œuvres ont été vendues au-dessus des estimations et parfois dans des proportions considérables comme, pour la plus haute enchère, un Lotus et canards madarins peint en 1947, encre et couleurs sur rouleau de papier à suspendre en hauteur  -184,5 cm x 95 cm -, payé l’équivalent de 17 millions d’euros quand 1,3/1,8 millions en étaient attendus.

Deux autres créations de cet artiste très célèbre en Chine, qui étudia notamment les peintures impériales en les copiant au cours d’une existence extrêmement riche, ont été payées l’équivalent de 6,65 et 6,25 millions d’euros.

Il s’agit de prix records en vente publique pour les œuvres de Chang Dai-Chien dont les prix maximum connus tournaient autour de l’équivalent de 3 millions d’euros.

Pierrick Moritz

Prix records pour Zao Wou-Ki et l’art contemporain chinois à Hong Kong

30 mai 2011

Une huile sur toile de l’artiste franco-chinois Zao Wou-ki (né en 1920) a été vendue pour l’équivalent de 5,28 millions de dollars américains au cours de l’importante vente d’art asiatique du XXe siècle et contemporain du 28 mai chez Christie’s Hong Kong.

La somme engagée sur cette œuvre abstraite de 1959 – hauteur : 130 cm, largeur :  95 cm - représente le second prix le plus élevé payé pour une création de l’artiste négociée en vente publique, le record étant de 5,85 millions de dollars (Hommage à Tou-Fou, 1956, 195 cm x 130 cm, Christie’s Hong Kong, novembre 2008).

Elle était estimée l’équivalent de quelque 1,3/1,9 million de dollars américains et valait 600.000 dollars en mai 2007 (vente Doyle New York).

Cette fois-ci, elle faisait partie d’une vacation de 42 lots – tous vendus pour un montant de 63 millions de dollars très au-dessus de l’estimation pré-vente - où des prix figurant parmi les plus élevés pour leurs œuvres négociées en vente publique ont notamment été enregistrés pour les peintres contemporains chinois Zeng Fanzhi (né en 1964) avec 5,85 millions de dollars engagés sur une toile dont 780.000/1 million de dollars étaient attendus, Zhang Xiaogang (né en 1958) avec 3,69 millions payés pour une œuvre estimée 1,9/2,6 millions et Wang Guangyi (né en  1957) avec 913.723 dollars payés pour une œuvre estimée 240.000/280.000 dollars.

L’équivalent de 913.723 dollars américains engagé sur une toile du Chinois Liu Wei (né en 1965) qui était estimée 260.000/290.000 dollars représente le plus haut prix payé en vente publique pour une œuvre de cet artiste.

Parce que Zao Wou-ki, d’une génération plus ancienne, est une figure historique de l’art notamment rattachée à l’École de Paris et une valeur sûre du marché,  la perfomance réalisée ce 28 mai chez Christie’s pour son tableau de 1959 n’entre pas dans le cadre de ces très fortes enchères enregistrées pour les créations d’une génération chinoise plus jeune. Celles-ci s’inscrivent dans l’élan de redressement d’une spécialité qui a fait l’objet d’une très forte spéculation – et avec des résultats parfois bien plus élevés que ceux rapportés ci-dessus – vers le milieu des années 2000. Après cette période faste et avant le début de la crise financière de 2008, l’engouement était nettement retombé (pour ne pas dire qu’il s’était souvent carrément effondré).

Si, avec une émergence rapide et puissante, le marché de l’art chinois sur sa place géographique d’origine bouscule le classement des autres places mondiales au tableau des chiffres d’affaires, il n’enlève rien à Paris, Londres ou New York où, toute spécialités confondues, les œuvres d’exception n’ont jamais été vendues à des prix aussi élevés.

La flambée des prix sur les objets et œuvres d’art traditionnel chinois sur les places occidentales contribue également à l’augmentation des chiffres d’affaires qui y sont réalisés.

Pierrick Moritz

Toutes les sommes indiquées sont converties en dollars américains, les estimations sont données sans les frais à la charge de l’acheteur, les résultats incluents ces frais. Sur la place de Hong Kong, ils sont de 25 % jusqu’à l’équivalent de quelque 51.000 dollars américains ; de 20 % au-dessus et jusqu’à l’équivalent de quelque 1 million de dollars américains ; de 12 % au-dessus.  

Une chanson pour la libération d’Ai Weiwei

26 mai 2011

Free Weiwei, chanson avec montage documentaire pour la libération d’Ai Weiwei et de tous les prisonniers politiques en Chine, signée Tres Silencio New Structures.

Christie’s va tenter de vendre l’un des vases les plus chers du monde

25 mai 2011

Christie’s va mettre à l’encan un exceptionnel vase chinois d’époque Qianlong le 1er juin prochain à Hong Kong.

Il s’agit d’une pièce à double paroi et à décor réticulé dans la séquence de celui vendu pour l’équivalent de quelque 51 millions d’euros par la maison de ventes britannique Bainbridges en novembre 2010.

Au dernières nouvelles, le mois dernier, l’acheteur chinois n’avait toujours pas réglé sa facture.

PM

Prix record pour Qi Baishi et l’art intemporel chinois

24 mai 2011

Selon French.china.org, une œuvre du peintre chinois Qi Baishi datée de 1946 a été vendue pour l’équivalent de 46,5 millions d’euros dimanche dernier par la maison de vente pékinoise China Guardian. 

Des 32 millions d’euros payés pour une tête de méduse de Raphaël chez Christie’s Londres en 2009 aux 83 millions donnés l’année suivante pour Nu, feuilles vertes et buste de Pablo Picasso chez Christie’s New York, cette somme record fait de cette peinture à l’encre l’une des œuvres d’art visuel négociées en vente publique les plus chères de l’histoire.

La création à sujet naturaliste intitulée Une longue vie, un mode en paix, représentant un aigle juché sur un pin et entouré de calligraphie, est impossible à classer dans les séquences temporelles occidentales “peinture ancienne”, “art moderne” ou “art contemporain”, car elle relève d’un art ancestral et immuable.

Pierrick Moritz


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