Archive pour la catégorie ‘Livres’

8,67 millions d’euros pour “The birds of America” de John James Audubon

7 décembre 2010

Un ensemble complet de ses 4 volumes du monumental The Birds of America, de et publié par John James Audubon par souscription en 1827-1838, avec ses 435 gravures aquarellées à la main, a été payé l’équivalent de 8,67 millions euros, ce soir chez Sotheby’s Londres.

Cet exemplaire d’une publication dont chaque volume mesure environ 97 cm de hauteur sur 64 cm de largeur, et considérée comme la plus belle de la grande époque de l’histoire naturelle, était estimé l’équivalent de 4,74/7 millions d’euros sans les frais. 

Selon le catalogue de Sotheby’s, 119 ensembles complets de The Birds of America ont été répertoriés dans le monde, dont 107 appartiennent à des institutions.

PM

Un manuscrit médiéval en français vendu 2,84 millions d’euros à Londres

7 décembre 2010

Sotheby’s Londres a vendu aujourd’hui un très important manuscrit en français enluminé sur vélin pour l’équivalent de 2,84 millions d’euros. Présentée en trois gros volumes, cette somme en prose, et illustrée de plus de 100 miniatures, évoque la guerre, la chevalerie et les amours courtois. Elle a été réalisée dans l’Est de l’Artois ou en Flandre occidentale vers 1320-1339, et peut-être pour Guy VII, baron de la Rochefoucauld. Initialement, ces trois volumes faisaient partie d’une série de quatre dispersée vers la fin du XVIIe siècle, mais dont ils sont les premiers. L’ensemble vendu était estimé l’équivalent de 1,8/2 millions d’euros.  PM

Noël et famille toxique : un kit de survie

7 décembre 2010

ELLE vous a laissé entendre qu’elle venait de consacrer 72 heures de son existence à farcir une dinde. Du coup, ELLE semble prête à dégainer son rouleau à pâtisserie pour le braquer sur votre tempe si jamais vous laissiez passer plus de trente secondes sans revenir sur son sens du sacrifice. LUI, de toute façon, ne vous voit pas, il ne vous a jamais vu. L’AUTRE, frappé par le syndrome du gourou depuis qu’il est en analyse, est à l’affût de la moindre erreur de vocabulaire que vous pourriez commettre, et qui serait forcément un lapsus, pour tenter de vous désincarner. Et il ne faudra surtout pas contredire la jeune et sournoise RIBAMBELLE, 85 cadeaux chacun, qui semble avoir prévu d’envoyer la bûche pâtissière dans la figure de l’AÏEULE à la fin de repas. Un incident qui pourrait toutefois remettre en place les idées de la  centenaire qui ne cesse de réclamer un éventail, car elle se croit en plein été et à Madagascar, et ceci bien que vous soyez en France, un 24 décembre au soir, dans une maison de famille mal chauffée, et que l’extra-vieille n’ait jamais mis les pieds dans cette région du globe. Voilà, tout le monde est réuni près d’un sapin au clignotement aussi harmonieux que celui d’une alarme à incendie, signe que le pire est revenu, c’est-à-dire un cauchemar nommé Noël. SEUL(E) dans ce bourbier tout en guirlandes et boules mercurisées, vous auriez bien besoin d’un soutien extérieur. The Dysfunctional Family Survival Fun Kit peut vous aider. 

 

 Le kit est composé :

- d’une flasque censée contenir un liquide vous donnant du relief  (au cas où vous seriez invisible aux yeux des autres).

- d’un masque réversible : yeux ouverts (vous avez l’air d’être là mais, derrière, vous pouvez dormir) et yeux fermés (vous revendiquez ostensiblement le droit de dormir pendant le réveillon).

 - d’ un jeu de huit cartes avec des réponses de secours vous permettant de conclure n’importe quelle conversation pénible à l’aide d’une formule bien sentie. Ainsi, par exemple, vous pouvez dire :  “Je vais partir maintenant, avant que le son de ta voix ne finisse par me rendre malade”.

 - et d’un mini-livre distrayant (diverses activités à faire tout seul en réunion, mode d’emploi des éléments du kit, …).

Édité par Runningpress, ce kit est uniquement disponible en langue anglaise. Il coûte autour de 10 dollars (7,46 euros).  

http://www.perseusbooksgroup.com/runningpress/home.jsp

Pierrick Moritz 

 

Épreuve très positive pour la vente Richard Avedon chez Christie’s Paris

20 novembre 2010

La présentation à Paris d’une vente aux enchères consacrée aux œuvres d’un photographe américain, aussi célèbre soit-il, représentait un défi inédit que Christie’s a brillamment relevé aujourd’hui, avec la dispersion de 65 tirages de photographies de Richard Avedon provenant de la fondation qui porte son nom. Tous les lots ont été vendus, et des records absolus pour des tirages du photographe négociés en vente publique ont été battus. Un tirage géant de 1978 de la célèbre Dovima with elephants des années 1950 a été payé 841.000 euros et 445.000 euros ont été déboursés pour ceux, réalisés en dye-transfer en 1990, du Beatles Portfolio de 1967. Les 5,46 millions d’euros engrangés par Christie’s représentent le plus important chiffre d’affaires réalisé pour une vente aux enchères de photographies à Paris.

Les 65 tirages photographiques de la vente consacrée au travail de Richard Avedon proposée aujourd’hui à Paris chez Christie’s formaient la plus importante réunion d’œuvres de l’artiste jamais présentée dans une vente publique. Le succès a été au rendez-vous, avec un chiffre d’affaires de 5,46 milllions d’euros et des lots vendus bien au-dessus des estimations, dont certains ont battu des records internationaux. Jamais une vente aux enchères sur le thème de la photographie présentée à Paris n’avait rapporté autant d’argent.

841.000 euros pour Dovima with elephants,…

Le lot vedette, le célèbre Dovima with elephants, Evening dress by Dior, Cirque d’Hiver, Paris, August 1955, tirage unique réalisé en 1978, monté sur lin et signé, dans une version géante de 216,8 x 166,7 cm, a été payé 841.000 euros sur une estimation 400.000/600.000 euros.

The Beatles Portfolio, London, England, 8-11-67, un ensemble 4 tirages dye-transfer, tirés en 1990, chacun signé et mesurant environ 55 x 43,9 cm, dans une boîte blanche, estimé 250.000/350.000 euros, a été payé 445.000 euros.

Christie’s fait beaucoup mieux que Sotheby’s pour un portrait de Stephanie Seymour de 1992  

Stephanie Seymour, model, New York City, May 9, 1992, important tirage argentique réalisé en 1997 (155,2 x 122cm), estimé 120.000/180.000 euros, a été payé 265.000 euros. 

Hier, toujours à Paris et pour une vente dans la même spécialité mais très eclectique*, Sotheby’s n’a récolté que 96.750 euros pour le même cliché et pour un tirage de 145 x 115 cm qui était estimé 100.000/150.000 euros sans les frais. 

De la politique à Dior

The Family, 1976. 69 tirages argentiques, chacun numéroté 21/25, portraits en rapport avec l’élection présidentielle américaine de 1976, année du bicentenaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis, ensemble édité en association avec le magazine Rolling Stone, chaque tirage mesurant environ 25,6 x 20,2cm, dans une boîte en carton avec un exemplaire d’époque de Rolling Stone, estimé 80.000/120.000 euros, a été payé 205.000 euros.   

Suzy Parker and Robin Tattersall, Dress by Dior, Place de la Concorde, Paris, August 1956, tirage argentique réalisé en 2002, signé, numéroté, 46 x 46,4cm,  estimé 25.000/35.000 euros, a été payé 217.000 euros.

Le torse martyrisé d’Andy Warhol

Une photographie du torse martyrisé d’Andy Warhol, prise en 1969 et pour un tirage de 1993 de très grand format (150 x 121,5cm), a été payée 169.000 euros sur une estimation de 80.000/120.000 euros.

En 1968, Warhol fut victime d’une tentative d’assassinat à l’arme à feu. Touché au thorax, il échappa de peu à la mort. De très lourdes interventions chirurgicales laissèrent d’impressionnantes cicatrices sur son torse.  

Aucune photographie n’est la vérité

Richard Avedon disait qu’aucune photographie n’est la vérité, une formule parfaitement illustrée par son emblématique portrait de Marilyn Monroe de 1957, où l’actrice apparaît avec le regard vide, et dont un petit tirage ( 18,5cm x 18,5 cm), antérieur à 1960, a été payé 169.000 euros sur une estimation de 80.000/120.000 euros. Cette image pourrait conforter la légende de la star perturbée, voire le ragot de la poupée creuse (un malentendu notoirement dissipé par la publication récente de Fragments, recueil des écrits de l’actrice, au Seuil).

En fait, Marilyn Monroe avait dansé et joué la comédie durant des heures avant cette prise de vue.  Son expression saisie sur le cliché  peut tout aussi bien montrer l’état d’épuisement d’une femme qui vient de se donner totalement, vidée au sens littéral du terme, qu’être révélatrice d’une vérité psychologique.

Pour en savoir plus sur l’Œuvre de Richard Avedon : http://artwithoutskin.com/2008/08/17/richard-avedon-au-jeu-de-paume/

Pierrick Moritz

* La vente de photographies de Sotheby’s, hier à Paris, a rencontré un succès plus relatif,  avec quelque 33 % d’invendus pour un catalogue de 152 lots, mais a tout de même rapporté  2,7 millions d’euros, soit un record pour une vente de photographies à Paris, et avec des prix exceptionnels pour deux photographies de 1952 de Josef Sudek , deux natures mortes payées 228.750 et 300.750 euros quand elles étaient respectivement estimées 14.000/18.000 euros et 18.000/23.000 euros.

Un Portrait de l’ Éternel de Manuel Alvarez Bravo, réalisé à Mexico en 1935, tirage argentique d’époque a été payé 228.500 euros sur une estimation de 70.000/90.000 euros, soit également un prix record pour une photographie de cet artiste.  

Les trois photographies qui étaient assorties des estimations les plus importantes du catalogue, des  nus (avec Anita Brenner comme modèle) d’Edward Weston estimés 120.000/180.000 euros pour deux et 150.000/200.000 euros pour l’autre, n’ont pas trouvé preneur.

Le quatrième tirage le plus important, Le Pont du Gard, de Gustave Le Gray, travail de 1850-1851 estimé 100.000/120.000 euros sans les frais (20%) a été abandonné à 90.750 euros avec les frais.

Six  photographies par Eugène Atget sont restées coups sur coup sur le carreau (des vues prises à  Paris entre 1898 et 1926 ;  deux estimées 8/12.000  euros, une à 10.000/15.000 euros, deux autres à 15.000/25.000 euros et une à 30.000/40.000 euros).

PM

Un film inédit montrant Saint-Exupéry

18 mai 2010

Cet après-midi, à Paris, Sotheby’s a vendu pour quelque 68.000 euros une bobine 16 mm sur laquelle Antoine de Saint-Exupéry et sa femme Consuelo sont filmés sur un bateau.

Le document inédit et en couleurs, d’une durée d’1 minute et 50 secondes, est situé à Montréal en 1942.

Il était accompagné par le livre d’or du bateau, notamment signé par Saint-Exupéry, et d’un dessin du Petit Prince.

Un poème autographe de Charles Baudelaire

18 mai 2010

Un court poème autographe de Charles Baudelaire, Épigraphe pour un livre condamné en 1857, réplique et plaidoyer poétique de l’auteur à la condamnation des Fleurs du Mal, a été payé 194.000 euros avec les frais cet après-midi chez Sotheby’s à Paris.

Le document, un sonnet avec trois variantes inédites, le tout écrit sur une page à l’encre noire, était estimé 80.000/120.000 euros  sans les frais.

Manuscrits de Jacques Prévert aux enchères

14 avril 2010

L’étude Ader va mettre en vente, le 9 juin prochain à Drouot, une quarantaine de pièces originales intimement liées à Jacques Prévert et à son Œuvre.  

Parmi les lots les plus emblématiques se trouvent les manuscrits originaux de Quai des brumes (adaptation du roman de Mac Orlan) et de la chanson Les Feuilles mortes, ainsi que la planche scénaristique des “Visiteurs du soir“. 

Ce dernier document, réalisé en 1942, se présente sous la forme d’une grande feuille sur laquelle l’écrivain a jeté diverses notes, dont ses principales  idées sur les personnages du film, et des dessins aux crayons de couleur.

Une huile de Picasso, une gouache de Miro, 14 lettres autographes signées, dessinées et personnalisées, notamment par Matisse, Picasso, Miro, Chagall, Calder, Papart, Doisneau, Chaplin et Brassens et 15 livres dédicacés dont par  Breton, Ernst, Klee, Izis, Doisneau et Brassaï, font également partie de cette sélection réalisée par la petite-fille de Jacques Prévert.

Collection Privée Jacques Prévert : morceaux choisis, vente organisée par l’étude Ader, le 9 juin 2010 à l’hôtel Drouot. Exposition publique (gratuite) : du 1er au 6 juin 2010, salle des ventes Favart, 1, rue Favart (face à l’Opéra-Comique) 75002 Paris.  


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 42 followers