Archive pour la catégorie ‘Los Angeles’

Un scénario de “Quelque chose doit craquer” annoté par Marilyn Monroe aux enchères

13 décembre 2007

Au cours d’une vente sur le thème du cinéma organisée par Christie’s à Londres le 19 décembre prochain, un exemplaire original du scénario de tournage de Something Got to Give (Quelque chose doit craquer), écrit par Arnold Schulman, sera proposé aux enchères. Le tapuscrit de 138 pages est daté du 22 novembre 1961. Il est marqué du logo de la 20th Century Fox et de l’indication “Scénario confidentiel pour préparation du projet seulement”. 32 pages de ce texte comportent des annotations au crayon de Marilyn Monroe. Il s’agit d’observations, de critiques, de questions sur la psychologie du personnage et les directions de travail à prendre. Something Got to give, dirigé par George Cukor en 1962 est le dernier film de Marilyn Monroe. L’actrice fut renvoyée du tournage, notamment à cause de ses retards et absences, puis finalement réintégrée sur l’insitance des autres acteurs qui ne voulaient pas d’une autre actrice qu’elle. Mais la star disparut en août 1962 et le film restera inachevé. Le scénario présenté par Christie’s est modestement estimé 14.000 GBP/16.000 GBP (19.500 €uros/22.200 €uros environ).

D’autres objets en relation avec Marilyn Monroe, comme une paire de lunettes, sa carte personnelle de membre de la “Screen Actors Guild” pour l’année 1960, un haut imprimé de chez Emilio Pucci  ou un ensemble de la boutique Don Layser, des documents papier comme le célèbre calendrier de 1954 où elle posa nue devant l’objectif de Tom Kelly, font également partie de la vacation.  

La vente proposera en tout 149 lots dont un manteau de Givenchy conçu pour Audrey Hepburn dans Charade en 1963, des dessins et gouaches originaux des studios Walt Disney, des documents autographes d’Orson Welles, un casque de protection de compétition automobile porté par Steeve McQueen et même deux paires de chaussures vues aux pieds de Pierce Brosnan dans GoldenEye.

Pierrick Moritz

Quand Sylvia Kristel déménage

3 juillet 2007

“Je suis partie à Los Angeles où il y a autant de stars que de palmiers”

Sylvia Kristel

Art, Anti-Art et Non-Art au Japon au Getty Center de Los Angeles

15 mai 2007

Le Getty Center  de Los Angeles présente, jusqu’au 3 juin, des créations plastiques, photographies, catalogues, affiches et montages sonores témoignant du mouvement Non-Art. Ce courant artistique est apparu au Japon après la fin de la seconde Guerre mondiale. L’horreur du grand conflit, avec les catastrophes de Nagasaki et Hiroshima, déclencha dans le pays des réactions de rejets et de stupéfaction. De ce malaise naquit un courant artistique radical : le Non-Art.  

L’art comme réaction

Le Non-Art est une réaction à l’horreur absolue chez les jeunes artistes japonais au lendemain de la seconde Guerre mondiale. Le phénomène est comparable à  la naissance en Europe des mouvements Dada, Surréaliste et Anti Art après la tragédie de la Première Guerre Mondiale, (et plus particulièrement en réaction à “la boucherie” des tranchées).

Dans leur pays ou exilés aux États-Unis, les artistes japonais du mouvement Non Art confrontent la relation du sujet (l’artiste) à l’objet (l’œuvre). Ils apparaissent à la suite des Anti-Art situés dans le rejet total de l’art. Le Non-Art est une réflexion inévitable des artistes avec des cheminements, des pistes, des idées et des visions matérialisés qui forcent à penser de façon différentes. Il s’agit du début d’une réflexion nouvelle expérimentant, par exemple, l’idée de non-fabrication.

Le Groupe Fluxus et Tokyo Fluxus

L’exposition montre de nombreuses œuvres du groupe Fluxus. Ce mouvement euro-américain, qui intégra des artistes japonais,et dont l’un des Leitmotivs était Art into Life, Life into Art, avait des activités centrées sur la production artistique accessible et multiple :  publications papier, enregistrements musicaux expérimentaux, performances de déconstructions spontanées, origami (pliages) revisités ou mallettes ou boîtes accessoirisées.

Au sein de Fluxus, et 1972 à la fin des années 1970le groupe Tokyo Fluxus regroupa des artistes vivant au Japon ou  à New York de manière temporaire ou permanente  permanente. Il incluait des membres de Néo Dada et Hi Red Center.

Pierrick Moritz

Exposition Art, anti-Art, Non art, experimentations in the public sphere in Postwar Japan, 1950-1970, jusqu’au 03 juin 2007 au Getty Center de Los Angeles. Voir la page illustrée pour l’exposition (uniquement en anglais) à :  http://www.getty.edu/art/exhibitions/postwar_japan/

La publication de cet article et de son illustration sur tout support que ce soit, amateur ou professionnel, n’est pas autorisée sans accord de l’auteur. Contact : pierrick.moritz@noos.fr

Les expositions Picasso Carmen, Picasso et l’Art américain, Picasso au K20 ou les horizons infinis de Picasso

24 avril 2007

L’ Œuvre de Pablo Picasso concerne tous les domaines possibles des créations peintes et plastiques et sur des thèmes ou genres suffisamment exploités par l’artiste pour constituer à la fois un centre d’intérêt marquant dans son Œuvre et ne représenter qu’une planète dans le cosmos de sa légendaire créativité.

Cette multitude rejoint des  vies affectives et/ou géographiques et des engagements par l’art qui marquent ses créations pour un temps et de manière significative.

La créativité de tous les instants de Pablo Picasso es  flagrante quand on consulte le catalogue réalisé en 1998 par les études Piasa et Mathias pour la vente Dora Maar. Celle qui fut la compagne d’une des vies de Picassso avait conservé tout ce qu’il lui avait laissé. Il s’agit

 Il s’agit de dessins, de peintures et de sculptures, bien sûr,  mais aussi de nombreux dessins et études sur fonds de boîtes d’allumettes, sur papier à en-tête et jusque sur un couvercle de boîte de chaussures, d os sculpté en forme de tête d’aigle ou d’os gravé,  d’amulettes-pendentifs en terre cuite gravée, de dessins sur papier découpé, d’ agencement d’empreintes de nicotine ou de brûlures de cigarette sur papier déchiré parmi d’autres papiers déchirés, de dessins à l’encre ou/et aux crayon et crayons de couleurs pour des pendentifs dans des médaillons en or ou encore d’une bague ; de découpages de nappes en papier et autres capsules d’étain façonné.

L’inépuisable créativité de Picasso est ressource inépuisable pour des expositions partielles comme autant de mondes en soi.

Ainsi, on pouvait voir ces dernières années, entre autres et pour des manifestations thématiques axées uniquement sur la création du Maître et outre celles présentées régulièrement par le musée Picasso, des expositions  comme Picasso et la représentation de la figure humaine à Liège, Picasso sculpteur et Picasso érotique à Paris,  un Picasso et l’Afrique  au Cap , Picasso, la peinture seule relative aux dix dernières années de création  de Picasso et organisée à Nantes, Picasso, portraits d’Arlésiennes à Arles.

Alors que l’exposition Picasso, La Joie de vivre s’est terminée en mars au Palais Grassi de Venise, et que deux autres se tiennent actuellement, l’une à San Francisco au Musée d’Art Moderne sur le thème Picasso et l’Art américain et l’autre au K20 de Düsseldorf pour un accrochage  sur ses “années Mougins“, et qu’un Picasso Cubiste (1906-1925) est programmé au Musée Picasso à partir du 19 septembre prochain, ce dernier lieu propose actuellement, et jusqu’au 24 juin un Picasso-Carmen, Sol y Ombra Picasso.

On n’a pas fini d’entendre parler des horizons infinis de Pablo Picasso.

Pierrick Moritz

Les expositions Picasso du moment, articles à lire :

Picasso-Carmen, Sol y Sombra,  jusqu’au 24 juin 2007.

Picasso et l’Art Américain jusqu’au  28 mai 2007 à San Francisco.

Norton Simon Museum : paradis pour l’art

23 avril 2007

photo-344-2.jpgDevenu collectionneur d’art à l’âge de 47 ans (nous sommes en 1954), Norton Simon a constitué en un temps record l’une des plus prestigieuses collections privées de peintures européennes du XIVe au XXe siècles. Cet ensemble exceptionnel rivalise avec ceux des plus grands musées du monde.   

Devant les portes du Norton Simon Museum, la promesse d’une visite époustouflante est donnée avec un ensemble de statues de Rodin (Bourgeois de Calais, Homme marchant, Balzac) et, en commençant la visite par le jardin des sculptures (endroit magnifique où nénuphars et iris fleurissent sur un étang comme à Giverny), avec des bronzes d’Henri Moore, d’Aristide Maillol, Robert Morris, Joan Mason, Jacques Lipchitz et Henri Laurens. Le sentiment premier se confirme dès la première œuvre vue à l’intérieur du musée :  un fabuleux portrait de Patience Escalier par Vincent Van Gogh.

L’homme d’affaires

Né à Portland en 1907, Norton Simon avait un flair certain, qualité probablement doublée d’une sacrée chance. Il fut un homme d’affaires opiniâtre avant de devenir l’un des plus grands collectionneurs du monde.

En 1931, à  l’âge de 26 ans, il rachète une usine d’embouteillage de jus d’orange en faillite pour 7.000 dollars et il fera progresser son chiffre d’affaires de près de 900 % en dix ans.

Cette mirifique évolution lui permet d’acquérir, en 1941, la majorité du capital de la Hunt Brothers Fruit Packing Company, une société de production de conserves de fruits et légumes réalisant un chiffre d’affaires annuel de plus de 100 million de dollars. L’entreprise va alors se spécialiser dans la fabrication de tomates en conserve et plus particulièrement de sauces à base de tomates dont le succès va considérablement accroître la fortune de ses actionnaires.

Le collectionneur

Norton Simon achète sa première œuvre d’art en 1954, à l’âge 47 ans. Il s’agit d’un Renoir acquis auprès d’une galerie américaine pour 16.000 dollars. C’est à partir de ce moment-là que commence sa boulimie pour la peinture. Entre 1954 et 1959, il achète pas moins de 84 tableaux. Il s’en suit un bref répit de deux ans avant que, après s’être dégagé des affaires en restant administrateur de sa société, il décide d’acquérir le stock complet d’une prestigieuse galerie : une réunion de 400 œuvres.

À partir de 1971, et après un voyage en Asie avec sa nouvelle compagne, l’actrice Jennifer Jones, il commence à collectionner des œuvres et objets d’art de l’Inde et du Sud-Est asiatique - il s’agit aujourd’hui de l’une des plus importantes collections du genre hors pays d’origine – sans pour autant renoncer à son amour de la peinture et de la sculpture occidentales.

Une des plus incroyables histoires du marché de l’art

Quelques années plus tard, en 1976, le collectionneur se retrouve au centre de l’une des plus incroyables histoires du marché de l’art. Cette année-là, la Lefevre Gallery de Londres l’informe qu’elle a en sa possession un ensemble de 70 bronzes de Degas. Le fait est d’autant plus incroyable que ces pièces sont des modèles directement créés à partir de cires originales de Degas par la fonderie qui tira toutes les séries suivantes. Le trésor a été découvert dans la cave du propriétaire de la fonderie où il avait été oublié pendant cinquante ans. Norton Simon achète la totalité pour 18,8 millions de dollars.

Grand admirateur de Degas, Norton Simon possédait déjà un tableau de l’artiste de 1884 intitulé Femmes repassant ainsi qu’un pastel, Femme se séchant après le bain (1876-1877). Ces deux œuvres avaient été respectivement acquises en 1959 et 1964.

Des ensembles cohérents

En dehors de l’incroyable qualité des œuvres qui la composent, une des singularités de cette collection privée est de présenter des ensembles cohérents. Pour le cubisme, par exemple, Picasso voisine avec Braque, Gris et Popova. Les œuvres de ces créateurs datent toutes des années 1910. Le prix de l’harmonie revient à l’ensemble de bronzes de Degas où des dizaines de petites danseuses solitaires sont regroupées par mouvements près d’autres sculptures inspirées par les deux autres thèmes de prédilection de Degas : les femmes se lavant et les chevaux avec ou sans cavalier.

Quelques œuvres majeures de la collection de peintures et sculptures occidentales (au rez-de-chaussée du musée) Norton Simon

Botticelli : Madone et Enfant et ange (Vers 1468)

Il s’agit d’une composition inhabituelle dans l’œuvre du peintre. L’architecture est très présente et commande le regard vers un chemin sinueux et l’infini du ciel en excluant presque du champ de vision les personnages aux dimensions pourtant importantes et en premier plan.

Raphaël : Madone et Enfant avec un livre (vers 1502-1503)

Il s’agit d’ une œuvre exceptionnelle acquise en 1972 par Norton Simon auprès de la galerie Wildenstein and Co. Cette transaction fut un tel évènement que l’information fut publiée sur la première page du New York Times et du Los Angeles Times.

Georg Pencz : Femme nue endormie – vanité ?- (1544)

Au-dessus de la couche d’une jeune femme, une niche abrite quatre objets (éteignoir à bougie, bougie à demi consumée, bouteille, lampe à huile). Ces objets font considérer le tableau comme une vanité. La taie de l’oreiller ouverte en premier plan et retenue par un lacet relâché, le fait que la jeune femme couvre son sexe de ses mains et celui que l’éteignoir à bougie ressemble à un ciseau peut évoquer d’autres lectures (perte de la virginité ? avortement ?).

Rembrandt van Rijn : Portrait d’un jeune garçon ( vers 1645-1650) ou un achat compliqué

Acquis en 1969, il s’agit de l’un des achats les plus importants de Norton Simon. Ce tableau est une rareté dans l’Œuvre de l’artiste car il représente le portrait présumé de son fils. Le visage de cet enfant est d’une incroyable luminosité.

Décidé à acquérir ce tableau en vente publique, Simon avait mis au point un code de mouvements qui indiquerait ces enchères au commissaire-priseur. Ce dispositif de précaution était destiné à limiter les enchères et à garder les siennes anonymes.

Quand la présence d’un collectionneur célèbre est connue dans une vente, il vaut mieux qu’il n’enchérisse pas oralement pour ne pas faire monter outre mesure le prix de la pièce qu’il convoite. Le vendeur de la pièce, par exemple, peut commissionner un tiers pour faire monter les prix. Ce manège est dangereux car le vendeur qui cherche à gonfler l’enchère finale peut se retrouver à devoir acheter ce qu’il a mis en vente.

Pour l’acquisition du Rembrandt par Norton Simon,  il y eut une confusion au moment du coup de marteau final et l’œuvre fut adjugée à un autre. Simon réussit à obtenir que l’œuvre soit remise en vente et il en devint finalement le propriétaire.

Paul Gauguin : Femme et jeune garçon tahitiens (1899).

Il s’agit d’une œuvre acquise en 1965. David Nash, directeur du département international d’art impressionniste et moderne chez Sotheby’s a raconté dans un entretien comment Norton Simon a acheté cette œuvre. Il savait qu’un autre collectionneur la voulait et comme la couche de crasse qui gâchait le tableau rendait sa qualité incertaine, il le laissa l’acheter. Une fois nettoyée, il s’avéra que la toile était magnifique. Norton Simon réussit à la racheter à ce premier acquéreur.

Une pièce surprenante dans cette collection

Un exceptionnel buffet sculpté de scènes bretonnes par Émile Bernard (vers 1891-1893).

Quelques autres artistes présents dans la collection de peintures et sculptures occidentales

Steen, der Haydens, Maes, Cranach fils, Rubens, Bellini, Murillo, de Largillière, La Tour, Vernet, Fragonard, Guardi, Goya , Canaletto, Ingres, Rousseau, Daumier, Lautrec, Cézanne, Morizet, Sisley, Pissarro, Monet, Manet, Courbet, Vuillard, Lacombe, Corot, Modigliani, Soutine, Kokoschka, Matisse, Kirchner, Klee, Diebernkorn, Francis.

Et aussi

Un ensemble de trois marbres de l’école de Pise (vers 1350-1400) ; compositions religieuses italiennes (XIVe-XVIe siècles), tempera et feuilles d’or sur panneau, dont une Madone de Giovanni di Paolo ; grand polyptyque de Guariento di Arpo Couronnement de la Vierge (1344), tempera et feuille d’or.

La collection d’œuvres  d’Asie méridoniale (au sous-sol du musée)

Elle est principalement composée de sculptures ou éléments d’architecture sculptés en schiste, tuf, granit, marbre ou grès, originaires de l’Inde dont le Rajasthan, du Tibet, du Népal, du Sri Lanka du Cambodge et de Thaïlande.

On y retrouve le panthéon bouddhique avec des représentations de Bouddha, Ganesh, Chamunda, Vishnu, Kumaraou Kubera. Les pièces les plus anciennes sont datées entre 1000 avant JC et 200 après (il s’agit de trois superbes poteries dite “red-on-buff”, Thaïlande, Ban Chiang).

On peut  également admirer des reliquaires en bronze du Sri Lanka et de Thaïlande (XIIe-XIVe siècles), des objets votifs du Tibet, un remarquable ensemble de bronzes sculptés de procession (Sri Lanka, IXe-XVIIIe siècles), des miniatures indiennes des XVIIIe et XIXe siècles, une sculpture dite “Hari-Hara” du Cambodge (VIIIe siècle), des plaques d’or repoussées (Thaïlande, VIIe-VIIIe siècles).

Un petit jardin jouxtant ces salles abrite principalement des sculptures en granit originaire de l’Inde (IXe/XVIIe siècles).

Norton Simon (1907-1993) et Jean-Paul Getty (1892-1976)

On oppose souvent à tort ces deux grands collectionneurs car la démarche de chacun était très différente. Simon reconstituait un panorama de la peinture occidentale du XIVème au XXème siècles et choisissait des artistes plus que reconnus pour alimenter sa collection. Celle de Getty s’inscrit plus dans une recherche, une exploration. Simon et Getty ont parfois réuni leurs ressources pour acquérir des œuvres.

Jennifer Jones

Actrice américaine et deuxième femme de Norton Simon (mariage en 1971). Sous contrat avec le producteur David O. Selznick, Jennifer Jones remporta l’Oscar de la meilleur actrice en 1944 pour son interprétation dans Le Chant de Bernadette. Elle sera aussi nommée aux Oscars pour son rôle dans le flamboyant Duel au soleil (1946) dont la scène finale est digne d’une tragédie grecque.

Conseil pour le passionné

Le conseil pour le passionné d’art est de se rendre au Norton Simon Museum accompagné de personnes aussi intéressées que lui, ou alors seul : l’endroit fait partie de ces lieux d’exposition merveilleux d’où l’on arrive plus à sortir.

Pierrick Moritz

Norton Simon Museum. 411 West Colorado Boulevard. Pasadena. Californie. Ouvert du mercredi au lundi de 12 heures à 18 heures et le vendredi de 12 heures à 21 heures. Musée fermé pour le Rose Parade Day, Thanksgiving et Noël. Site : http://www.nortonsimon.org/

Source : informations relevées au musée Norton Simon and The Art Of Negociation, The Building of the Norton Simon Collections, brochure éditée par la Norton Simon Art Foundation. La grande majorité de ces informations sont traduites, adaptées, synthétisées et mises en perspective par l’auteur.

Les manipulations poétiques de Tim Hawkinson au Getty Museum de Los Angeles (2007)

17 avril 2007

Étrange, envoûtant et philosophique

Le Getty Museum de Los Angeles (au Getty Center) présente jusqu’au 9 septembre prochain Zoospia, une exposition de cinq nouvelles œuvres du plasticien  Tim Hawkinson.

Ces créations, véritables  hallucinations visuelles, sont des hybridations entre des parties du corps humain et celles d’autres animaux :  pieuvre rose incarnée dans un collage-assemblage de fragments de mains et lèvres humaines, squelette de dinosaure dont les vertèbres sont des hommes miniatures.

Überorgan, une impressionnante installation musicale de l’artiste, plane sous le plafond du hall du musée.

Pour voir la web-exposition de Tim Hawkinson au Getty Center et explorer sa pieuvre rose (merci à Vicki Porter) :

http://www.getty.edu/art/exhibitions/hawkinson/

 

Pierrick Moritz

Exposition John Humble au Getty Center de Los Angeles

9 avril 2007

Los Angeles, le continent ensoleillé de John Humble

Le Getty Center de Los Angeles propose jusqu’au 8 juillet 2007 une exposition des photographies de John Humble sous le titre A Place in the sun, photographs of Los Angeles by John Humble. Depuis le début des années 1970, John Humble fouille un Los Angeles inconnu à la recherche de représentations de la ville géante loin de celles d’Hollywood ou de Santa Monica. 

John Humble est né en 1944 à Washington DC. Après avoir été appelé pour la guerre du Viêt Nam, il devient journaliste de presse pour le Washington Post. Au début des années 1970, il voyage en Europe et effectue un périple en Afrique et en Asie en camionnette. Depuis 1974, Humble est installé à Los Angeles où n’a  jamais cessé d’explorer cet immense assemblage de villes avec son objectif.  Dans son travail de photographe, Humble ne s’intéresse pas à un Los Angeles de carte postale. Car John Humble est un photographe en perpétuelle quête de sens, d’humanité (ou de non-humanité), donc un artiste photographe.

Humble dit qu’il recherche les incongruités et l’ironie de Los Angeles. Alors il photographie des endroits où jamais le regard commun ne s’arrête. En plus de sujets originaux comme la Los Angeles river dans son aspect fonctionnel, il travaille sur les perspectives en se plaçant à des hauteurs inhabituelles, comme sur le capot d’une voiture. Il utilise ce point de vue pour sa photo 1553 8th, Los Angeles, November 15, 1985, où un anonyme semble un élément de plus ou de trop dans le fatras de l’aménagement urbain. Il travaille beaucoup sur les lignes de cet aménagement urbain (poteaux, fils électriques, piliers, travées, ponts) qui peuvent former de multiples cadrages sur un cliché ou donner des vues “scarifiées”.

John Humble a commencé à travailler avec un appareil 35 mm pour des tirages en noir et blanc avant de changer de matériel et de passer aux tirages couleurs en 1979 car, pour lui, la couleur est essentielle pour capturer la réalité de la ville.

Pour voir le travail de John Humble : http://www.johnhumble.com/

Pierrick Moritz

 Getty Center. 1200 Getty Center Drive. Los Angeles. Ouvert les mardis et mercredis de 11 heures à 19 heures. Les jeudis et vendredis de 11 heures à 21 heures. Les samedis et dimanches de 10 heures à 18 heures. Fermé le lundi et les jours fériés américains. Entrée gratuite. Parking : 8 US Dollars. Des fauteuils roulants et poussettes sont disponibles à la station de tramway inférieure et au vestiaire dans le hall de l‘entrée du musée. Pour des commentaires en langage des signes, téléphoner au 310/440-7300 dix jours à l’avance (sinon le musée fait au mieux), certaines brochures sont disponibles en braille. Restaurant, café, terrasse, chariot, à boissons, aire de pique-nique et coins fumeurs dans les jardins du musées et sur certaines terrasses (rester à côté du cendrier sous peine de se faire rappeler à l’ordre).


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