Archive pour la catégorie ‘Lucian Freud’

43 millions d’euros pour la première partie de la collection Evill/Frost

16 juin 2011

Prix record pour une œuvre sur papier de Lucian Freud négociée en vente publique

La première partie de la collection Evill/Frost (du nom d’un célèbre collectionneur britannique et de son pupille auquel il légua ses biens), dispersée hier soir chez Sotheby’s Londres, a rapporté l’équivalent de 43 millions d’euros avec les frais quand l’estimation pré-vente du catalogue tablait, selon la maison de vente, sur un résultat équivalent à 11,5/18 millions d’euros sans les frais. Il s’agissait de la mise à l’encan de 30 œuvres des plus grands artistes britanniques de l’art moderne et contemporain figuratif.

100 % des lots ont été vendus, avec des estimations pulvérisées et des records enregistrés en vente publique, notamment pour des œuvres de Lucian Freud (pour une œuvre sur papier, une Beach Scene with a Boat de 1945 estimée l’équivalent de 457.400/686.000 euros et finalement payée l’équivalent de 3 millions d’euros) et Stanley Spencer (Sunflower and Dog Worship, une huile sur toile de 1937 payée l’équivalent de 6,2 millions d’euros sur une estimation équivalent à  1,1/ 1,2 million d’euros).

La dispersion Evill/Frost s’achèvera aujourd’hui avec une vacation d’œuvres d’art et une autre d’art décoratif. Dans cette dernière spécialité, on remarque la présence d’une petite table en bois de rose, bronze et ébène qui aurait pu appartenir à Napoléon Bonaparte lors de son exil à Sainte-Hélène (est. 34.000/57.000 euros).

PM

Ventes d’art contemporain cette semaine à New York (novembre 2008)

11 novembre 2008

Changement d’époque

Malgré les mauvais résultats de leurs dernières ventes d’art contemporain, Sotheby’s et Christie’s maintiennent des estimations très élevées et s’accrochent à des artistes “témoins de leur temps” qui semblent désormais dépassés.

Les hautes prétentions financières de Sotheby’s et Christie’s pour leurs ventes d’art contemporain d’aujourd’hui et demain à New York sont fragilisées par les mauvais résultats des semaines précédentes. Ils ont notamment montré que certains vendeurs sont prêts à revoir leurs exigences à la baisse, et parfois dans une mesure considérable. 

À la suite de si notoires aubaines, on peut craindre que les acheteurs ne s’enferment dans une attitude consistant à n’enlever que des œuvres bradées.

Le phénomène pourrait aussi engendrer un marché de l’art inondé d’œuvres de second plan, les propriétaires d’œuvres majeures préférant attendre des jours meilleurs si leur situation financière ne les oblige pas à vendre.

Koons et Hirst déphasés

Changement d’époque oblige, l’univers superficiel de Jeff Koons et celui prétentieux de Damien Hirst, deux enfants gâtés de la “génération dorée”, risquent bientôt de produire le même effet risible que de désigner une opérette de Francis Lopez comme témoin de leur temps à de jeunes surdiplômés qui enchaînent stage sur stage depuis des années et vivent, au mieux, en colocation dans des réduits urbains.   

Chez Sotheby’s, on trouve deux œuvres de Koons : Cheeky, une huile sur toile de 2000, estimée pour la bagatelle de 4/6 $millions et Wishing Well, une œuvre conceptuelle de 1988 qui se présente sous la forme d’un miroir avec un encadrement baroque en bois doré, épreuve d’artiste d’une édition de trois plus une épreuve d’artiste. Ce dernier lot étant “modestement” estimé 2,5/3,5 $millions

Christie’s propose  une œuvre de Jeff Koons, un Buster Keaton en bois polychrome, un oiseau sur l’épaule et monté sur un cheval si petit que le modèle se tient complètement debout avec les pieds au sol. Il s’agit de l’épreuve d’artiste d’une édition de trois, plus une épreuve d’artiste. Son  estimation  de 5/7 $millions SLF est très supérieure au prix d’adjudication de 2,70 $ millions ALF enregistré pour cette œuvre lors de son dernier passage en vente publique chez Phillips à New York il y a deux ans.

Sotheby’s met en vente  deux œuvres de Damien Hirst, un Midas of Phrygia, toile ronde décorée d’un thème absolument pas répétitif chez l’artiste (les papillons) estimé 1,2/1,5 $million. Cette œuvre de 2007 avait été précédemment acquise au mois d’octobre 2007 à la Gagosian Gallery de Londres par le présent vendeur (encore un privilégié qui change de décoration tous les ans).

La seconde toile est recouverte de points multicolores, autre motif ultra récurrent chez Hirst. Elle s’intitule Ethionamide et est estimée 1/1,5 $millions. L’œuvre a changé deux fois de mains depuis sa création en 2007 et son acquisition à la Gagosian gallery de New York.

Christie’s présente quant à elle une toile de Hirst à “points-points”, estimée 1/1,5 $million. Si l’on aime l’univers de Hirst on pourra préférer, pour une estimation de 1,5/2 $millions, une armoire à pharmacie, petite installation conceptuelle de Joseph Cornell, proposée dans la même vente et  datant de…1943.

Hirst a liquidé son passé en septembre, le “coup des galeries”

Derrière le coup marketing des ventes Hirst, en septembre dernier, se profile probablement la volonté d’un artiste qui sent le vent tourner et entend se débarrasser de sa production pour essayer de prendre un autre train en marche tant qu’il ne roule pas trop vite.

Cet évènement médiatique, vendu avec la particularité d’être le premier du genre où un artiste se passe de galerie pour vendre, avait ouvert un débat qui annonçait la mise en péril du rôle des galériste.  Comme si Sotheby’s était une œuvre de bienfaisance.

Par rapport au prix final rendu public dans une vacation en salle des ventes, il faut enlever les commissions sur le vendeur et sur l’acheteur prélevées par la maison de ventes, les frais d’assurance, de catalogue et de transport pour arriver à la somme que touche réellement le vendeur (donc l’artiste s’il vend directement). Cet ensemble de commissions et frais, hors taxes et frais de douanes éventuels en supplément, est entièrement à la charge du vendeur. Au bout du compte, l’ensemble des frais est à peu près équivalent aux commissions perçues par les galéristes.

De grands artistes comme le sculpteur américain David Smith ont toujours affirmé que les meilleurs compagnons des créateurs étaient leur famille, leurs amis et leur marchand. Il ne faut pas non plus oublier que des galeries prestigieuses sont aussi des acheteurs importants, souvent en tant qu’intermédiaires, dans les grandes ventes publiques.

Virage

Le virage du changement dans les ventes d’art contemporain est clairement amorcé depuis le début de l’année et l’on commence à voir émerger de nouvelles tendances d’artistes réellement en prise avec l’époque comme l’art urbain avec Jean-Michel Basquiat en père spirituel (Christie’s en propose un très beau et très cher lors de sa vente du 12 novembre. L’estimation de ce grand format sur toile de lin peint en 1989  est communiquée sur demande et dépasse les 15 $millions SLF).

Yves Klein, célébré depuis longtemps, fait également partie du panthéon des nouveaux arrivés au sommet du marché de l’art depuis cette année : au mois de mai dernier Sotheby’s a enregistré le plus haut prix jamais atteint pour une œuvre de l’artiste avec 23,56 $ millions ALF  payés pour  MG 9, réalisée à base de feuilles d’or sur panneau (l’estimation était de 8/10 $millions). Au cours de la même vente, un  monochrome du célèbre bleu créé par l’artiste a également décuplé son estimation  de 5/7 $millions SLF en se vendant 17,40 millions USD ALF.

Sotheby’s propose dans sa vente de ce soir une superbe Archisponge (RE11) de grandes dimensions. Créée par Klein en 1960, cette technique mixte (cailloux, éponges naturelles, recouverst de pigments secs du fameux bleu) est montée sur panneau. L’estimation donnée sur demande dépasse les 15 $millions SLF.

L’art contemporain italien, Fontana superstar

Seule bonne nouvelle du morne automne sur le marché de l’art : l’art contemporain italien (le 20 octobre dernier, Sotheby’s a vendu 46 de ses 52 lots et christie’s la totalité). Christie’s met en vente le 12 novembre , une Concetto spaziale, Festa sul Canal Grande de Lucio Fontana, réalisée en 1961, dont l’estimation délivrée sur demande dépasse les 15 $millions.  Le 20 novembre dernier, la même maison de ventes a vendu un Concetto spaziale de Fontana pour 9 £millions SLF. Toutefois,  en juin dernier, un autre Concetto spaziale, huile sur toile de 1964, dont Christie’s devait attendre beaucoup puisque l’estimation était  communiquée uniquement sur demande, ne s’était pas vendue.

Ce qui nous soigne nous tue : Richard Prince

Les infirmières psychopathes de Richard Prince ont eu le vent en poupe cette année. Une de ces inquiétantes créatures  a été achetée pour 3,17 £millions AVF sur une estimation basse de 2,80 £millions SLF le 20 octobre dernier chez Christie’s Londres ; une autre,  peinte en 2002, s’était vendue au ras de son estimation basse pour l’équivalent de  5,35 millions d’euros le 1er juillet chez Sotheby’s Londres. Une troisième réalisée à l’huile sur toile par l’artiste en 2002 s’était envolée à 7,53 millions USD  chez Christie’s New York au mois mai. Christie’s proposera une nouvelle de ces toiles le 12 novembre, cette Lake Resort Nurse de 20003 est estimée 5/7 $ millions SLF.

Le génie Bacon

Les œuvres du génial Francis Bacon ne sont pas prêtes de faire l’objet de réduction, Christie’s propose dans sa vente du 12 novembre une bouleversante étude pour un autoportrait, grand format à l’huile sur toile réalisé en 1964 par  Bacon et dont l’estimation supérieure à 15 $millions SLF est communiquée sur demande. Par les temps qui courent, et cela s’est vu deux fois depuis juin pour des œuvres de Bacon, elle risque au pire de ne pas se vendre.

Chers et beaux divers

Parmi les 63 lots au catalogue chez Sotheby’s, on trouve également une très belle huile sur toile de Philip Guston Beggars Joy’s, un grand format daté 1954-1955, dont  l’estimation communiquée sur demande est supérieure à 15 $millions SLF  et un Naked Portrait Standing de Lucian freud, huile sur toile peinte en 1999-2000  et estimée 9 $millions/12 $millions SLF. Une sculpture en marbre et bois de Louise Bourgeois Clamart est estimée 3,5/4,5 $millions SLF.

Christie’s propose 75 lots, parmi lesquels on remarque un Abstraktes Bild (710), huile sur toile de grand format de Gerhard Richter peinte en 1989  et dont l’estimation communiquée sur demande est supérieure à 15 $millions SLF, une lumineuse composition sur papier contecollé sur panneau de Mark Rothko estimée 4/6 $millions SLF, une sculpture de David Smith Circles and Angles, datée de 1959 et  estimée 6/8 $millions SLF. Louise Bourgeois est représentée par deux sculptures : Spider V estimée 1,5/2 $millions SLF et un Sans titre (With Foot N°2) en marbre rose estimé 1,5/2 $millions SLF.

Pierrick Moritz

 Abréviations : SLF (sans les frais), ALF (avec les frais).

Un tableau de Mark Rothko invendu chez Christie’s

7 novembre 2008

La collection Alice Lawrence dispersée par Christie’s New York, les 5 et 6 novembre, rassemblait 83 lots d’art impressionniste, moderne et contemporain, ainsi que des créations d’art décoratif des époques art nouveau, art déco et  contemporaine. 76 lots ont été vendus dont 20 sous leur estimation, une toile de Rothko estimé 20/30 millions de dollars ests resté sur le carreau.

Les résultats de la dispersion de cet échantillonnage représentatif de l’Histoire de l’art et des Arts décoratifs du XXème siècle confirment que toutes les spécialités  de cette période sont désormais affectées par une crise où la panique de certains vendeurs est clairement ressentie (des œuvres sont cédées très en dessous des estimations). Les créations de l’époque art nouveau, et notamment américaines, s’en sortent mieux.

Invendus

Le clou de la vente, une œuvre de Mark Rothko : N°43 (mauve) , une huile sur toile (232,4 x 176,5 cm) peinte en 1960 et estimée 20/30 millions de dollars, n’a pas trouvé preneur. On pourra toujours reprocher à ce tableau d’être un peu tardif mais avec quelques années de moins, dans ce format et sur ce support, l’estimation aurait été bien supérieure.

Une œuvre de Paul Klee, Kiefer, huile et sable sur panneau (52,7 x 50,8 cm), réalisée en 1932 et estimée 2/3 millions de dollars, n’a pas trouvé preneur.

Quelques bonnes nouvelles

L’Empire des lumières, une gouache sur papier (29,5 cm x 23,5 cm), réalisée en 1947 par René Magritte et estimée 2/3 millions de dollars a été payée 3,55 millions.

Head of a man, une huile sur toile (46,4 cm x 39,1 cm) de Lucian Freud, peinte en 1966 et estimée 1,8/2,5 millions, a été payée 2,09 millions.

Les enchères pour un portrait d’homme peint à l’huile sur toile par Alice Neel en 1962 et qui était estimé 300.000/400.00 $ SLF ont généré une facture finale de 698.500 dollars.

Celles pour une huile sur toile de Milton Avery Morning Talk ont abouti à 902.500 dollars sur la base d’ une estimation de départ de 500.000/700.000 dollars.

Un banc en bois ciré et bronze patiné, Monkey , une création de Judy Kensley McKie de 1994, a été payé 134.500 dollars sur la base d’une estimation de 20.000/30.000 dollars.

Des soldes

Une huile sur toile de Fernand Léger, Les Danseuses aux clés, étude  (73,5 cm x 92 cm), réalisée en 1928, estimée 2/3 millions de dollars, a été laissée à 1,76 million.

Deux huiles de Arthur Garfield Dove, estimées 900.000/1,2 million et 1,5/2,5 millions de dollars ont été respectivement 578.500 et 902.500 dollars.

Un pastel de fleurs par Odilon Redon, estimé 600.000/800.000 dollars, a été abandonné  à 350.500 dollars.

René Magritte : Exercices spirituels, huile sur toile (63,3 cm x 73 cm) réalisée en 1936, a été payée 1,14 millions de dollars, soit  sous son estimation de 1,2/1,8 million.

Du même artiste,  La Parole Donnée, une huile sur toile (42,8 cm x 60,3 cm) réalisée en 1950, estimée 2/3 millions de dollars, a été  abandonnée à 1,42 million.

Promos sur l’Art déco

Si, avec 146.500 dollars payés pour un vase boule en étain martelé et partiellement laqué (estimé 80.000/120.000 dollars), 131.500 dollars engagés sur une superbe bonbonnière “Cobra” (estimée 50.000/70.000 dollars), les créations de Jean Dunand se sont bien vendues, tout comme celles de quelques autres créateurs emblématiques de l’époque ,une table de fumeur en bois de palmier, galuchat et boutons en ivoire par Clément Rousseau, estimée 100.000/150.000 dollars a été bradée à 74.500 dollars, tout comme un bonheur-du-jour en palissandre, ivoire, bronze argenté et galuchat par Jacques-Émile Ruhlmann, dont 120.000/180.000 dollars étaient attendus et qui a été finalement payé 62.500 dollars.

L’Art nouveau fait de la résistance

Un lustre en écaille de tortue rouge et bronze doré par Tiffany Studios, vers 1900, a été payé 278.500 dollars sur la base d’une estimation de 100.000/150.000 dollars.

Toujours de chez Tiffany, deux chandeliers en verre et bronze, de modèles différents, vers 1910,  ont été respectivement payés 5.625 et 3.250 dollars sur une estimation de 1.000 /1.500 dollars chacun.

La facture pour un tabouret d’Eugène Vallin, vers 1905, est montée à  16.250 dollars à partir d’une estimation de 5.000/7.000 dollars.

Pierrick Moritz

Abréviations : SLF (sans les frais), ALF (avec les frais).

Lucian Freud, Francis Bacon et Jeff Koons le 30 juin chez Christie’s

12 juin 2008

Naked Portrait with Reflexion, une huile sur toile de Lucian Freud exécutée en 1980 et Three Studies for Self-Portrait (1975), un triptyque de Francis Bacon acheté par l’actuel propriétaite à la galerie Claude Bernard en 1976 (estimation communiquée sur demande) comptent parmi les œuvres les plus importantes de la vente d’art d’Après-guerre et contemporain proposée par Christie’s à Londres le 30 juin prochain.  

Une sculpture monumentale de Jeff Koons Balloon Flower (Magenta), une œuvre qui existe en 5 versions uniques au total (celle-ci, une en bleu, une en orange, une en jaune et une en rouge) est également présente au catalogue.

Ces œuvres sont estimées plus de 10 £millions chacune.

Deux créations de Damien Hirst, artiste que les rumeurs sur la vente de son célèbre crâne en platine ont un peu décrédibilisé* (les prix obtenus par ses œuvres en ventes publiques s’en ressentent même s’ils demeurent conséquents), seront également présentées (dont un très cinétique L-Tyrosine-15n pour 2 £millions/3 £millions).
   

52 lots en tout composent le catalogue de cette vacation. Il comprend, également et entre autres, des créations de Gerhard Richter (estimation de 2 £millions/3 £millions pour Kleine Strasse, une huile sur toile de 1987), Tom Wesselmann (estimation de 2,5 £millions/3 £millions pour Great American Nude N°44, une véritable installation sur panneau à l’acrylique avec un radiateur, un téléphone, une porte et un manteau), Mark Rothko pour une œuvre de 1963 à l’acrylique sur papier Black, White, Blue estimée 1,5 £millions/2 £millions (provient de la collection J. Irwin et Xenia S. Miller) et Lucio Fontana (deux Concetto spaziale estimée 700.000 £/1 £million chacune).  

PM

* Voir : http://pierrickmoritz.wordpress.com/2007/10/11/damien-hirst-collectionne-damien-hirst/

Freud, Rothko, Bacon et Warhol au plus haut chez Christie’s

14 mai 2008

La vente d’art d’Après-guerre et contemporain organisée par Christie’s hier soir à New York a rapporté 348,28 millions USD. Seuls 3 lots sur les 56 présentés ne se sont pas vendus. Une toile de Mark Rothko s’est échangée contre 50,44 millions USD (voir post précédent) et les 33,64 millions USD réalisés par l’huile sur toile de Lucian Freud Benefits Supervisor Sleeping permettent d’attribuer le titre “d’artiste-vivant-le-plus-cher-du-monde-en-ventes-publiques” à son auteur. 

Jeff Koons perd sa couronne sans en mourir pour autant (car sauvé du ridicule par quatre aspirateurs)

Lucian Freud et sa voluptueuse endormie arrachent à Jeff Koons le curieux titre ”d’artiste-vivant-le-plus-cher-du-monde-en-ventes-publiques”. Koons l’avait obtenu en novembre 2007 chez Sotheby’s avec un cœur géant vendu 23,6 millions USD. Cette destitution n’a pas empêché son New Hoover Convertibles, New Shelton Wet/Drys 5-Gallon, Double Decker, installation de quatre aspirateurs éclairée par des néons fluorescents, de se vendre 11,80 millions USD.

4 mois ferme au musée déclarés pour le tableau de Lucian Freud

Le nouveau propriétaire de Benefits Supervisor Sleeping  était prévenu qu’il allait devoir se séparer de son achat entre février et mai 2012. Le tableau est en effet déjà inclus dans l’exposition Lucian Freud Portraits programmée durant cette période à la National Portrait Gallery de Londres.

Plus de 22 millions USD de plus-value en moins de 3 ans pour une œuvre de Francis Bacon

Acheté 5,16 millions USD chez Sotheby’s en novembre 2005, le triptyque de Francis Bacon Three Studies for Self-Portrait, peint en 1976, s’est revendu 28 millions USD hier soir. Cette dernière enchère est d’autant plus importante que les toiles sont de petites dimensions (35,5 cm x 30,5 cm chacune). La plus-value spectaculaire réalisée sur cette œuvre donne une idée de l’évolution et de la stabilisation à des paliers faramineux des œuvres d’art contemporain en général et de celles de Francis Bacon en particulier.  

Warhol variés, Warhol vendus

Montrant une palette de créations d’Andy Warhol plus étendue que d’habitude dans une vente aux enchères, la sélection de huit œuvres de la star du Pop Art a été intégralement vendue : de 1,88 USD million pour Oxidation Painting, une composition de 1978 à base de pigments de cuivre oxydé et d’urine (oui) à 32,52 millions USD pour un Double Marlon sur lin de 1966 (uniquement à l’encre sérigraphique et cadré à gauche) en passant par les 6,20 millions donnés pour une étonnante Shadow Painting de 1978.

Gerhard Richter bat son record en vente publique

Au cours du change USD/GBP d’aujourd’hui et avec une enchère finale de 14,60 millions USD, Abstraktes Bild (625),  huile sur toile de 1987 de Gerhard Richter, dépasse les 7,35 millions GBP (14,25 millions USD) réalisés par Zwei Liebespaare (1966) chez Christie’s en février dernier ou le plus haut prix payé en vente publique pour une œuvre de l’artiste.

 Willem de Kooning : deux vendus et un invendu

Untitled IV de Willem de Kooning, une huile sur toile de grand format créée en 1975, s’est vendue 12,08 millions USD tandis qu’un Self-Portrait in the Wilderness exécuté en 1947 par le même artiste à l’huile et aux pastels sur panneau ne trouvait pas preneur. Un exemplaire en bronze à patine brune d’une figure debout tirée entre 1969 et 1983 a été négocié 1,38 millions USD.

Cote montante pour les infirmières de Richard Prince

Un portrait d’infirmière (tendance psychopathe) réalisé à l’huile sur toile par Richard Prince en 2002 s’est envolé à 7,53 millions USD. Un autre portrait d’infirmière du même artiste s’était vendu 6,08 millions USD en novembre dernier chez Christie’s.  

Prix record pour la villa Richard Neutra

La villa Kaufmann sise à Palm Spring et réalisée en 1946-1947 par Richard Neutra a été vendue 16,84 millions USD. Il s’agit du plus haut prix payé dans une vente publique pour une œuvre architecturale.  

Pierrick Moritz

Source résultats : Christie’s

Les résultats comprennent les prix “marteau” augmentés des frais à la charge des acheteurs. Ces prix finaux montrent ce que les acheteurs sont réellement prêts à débourser pour obtenir une œuvre.

Sotheby’s présente un rare pastel de Francis Bacon

29 janvier 2008

Sotheby’s présentera un rare pastel de Francis Bacon lors d’une vente d’art contemporain à Londres le 27 février prochain. L’œuvre au pastel et au crayon et intitulée Studio Interior représente une forme humanoïde à l’intérieur d’un atelier d’artiste. Francis Bacon avait autour de 25 ans (vers 1934) quand il exécuta ce pastel dans lequel on découvre des caractéristiques que l’on pouvait penser beaucoup plus tardives dans l’Œuvre de l’artiste : notamment dans la représentation de la forme et le traitement de la matière(sujet fixé ”comme entre deux mouvements”, aspect effacé,…) et, bien entendu, la force émotionnelle. Les créations de jeunesse de Francis Bacon sont rares (le peintre les aurait quasiment toutes détruites) et celle-ci apporte un éclairage important sur le génie précoce de l’artiste. Dans sa fiche de présentation Sotheby’s rappelle une référence à Picasso pour l’inspiration de la forme de la silhouette de cette œuvre : mais point de doute, c’est bien du Francis Bacon. Cette création est très prudemment estimée 200.000 GBP/300.000 GBP (270.000 €uros/400.000 €uros environ) .

Par ailleurs, deux huiles sur toile de Francis Bacon aux estimations beaucoup plus importantes seront également présentées dans cette vacation :  Etude de nu avec une silhouette dans un miroir de 1969 et Etude pour un portrait de 1978. Parmi les 70 lots de la vacation vente on trouve, également et entre autres, des œuvres de : Alexander Calder, Lucian Freud, Yue Minjun, Yves Klein, Louise Bourgeois, Andy Warhol ou Jean-Michel Basquiat.

PM

Succès pour la vente d’art contemporain de Christie’s à New York

14 novembre 2007

Un Van Gogh ne fait pas le printemps 

Les “oracles” avait cru voir un signe de chute du marché de l’art dans le symbole d’un tableau du très médiatique Vincent Van Gogh resté invendu chez Sotheby’s la semaine dernière. En fait, cette toile souffrait d’une estimation trop élevée et inversement proportionnelle à sa qualité artistique (ce n’est pas ce que l’artiste a fait de mieux). Son intérêt historique (un des derniers tableaux peints par Van Gogh à Auvers-sur-Oise) n’était pas parvenu à contrebalancer ce handicap. Beaucoup d’autres œuvres étaient également restées invendues principalement en raison d’ambitieuses estimations. La vente d’Art d’Après-Guerre et contemporain organisée par Christie’s hier soir à New York a totalisé 325 millions USD avec seulement 5 lots invendus sur 67 présentés dont 27 négociés au-dessus de leurs estimations. Ce succès confirme que les œuvres de grande qualité se vendent toujours à des prix très importants. Si la sélection opérée par les grandes maisons de vente n’est pas à remettre en question sur l’aspect qualitatif, les estimations elles seront probablement revues à la baisse à l’avenir. Et nous serons toujours dans des niveaux de prix historiquement au plus haut : la norme dans un marché de l’art de plus en plus pointu.       

Plus haut prix de la vente pour un tableau de Mark Rothko vendu au-dessus de son estimation

Les quatres œuvres de Mark Rothko présentées se sont toutes vendues. Le plus haut prix (également pour la totalité de la vacation) revient à  l’huile sur toile Sans titre (Rouge, Bleu, Orange) de 1955, 169,2 cm x 125,4 cm, échangée au-dessus de son estimation de 25.000.000 USD/30.000.000 USD à  34.201.000 USD. Vendue également au-dessus de son estimation de 3.000.000 USD/5.000.000 USD, une acrylique sur papier marouflé sur toile de 1968, Green, Blue, Green on Blue, 102,9 cm x 67,3 cm, qui est montée à 6.089.000 USD.  N°7 (Dark Over Light), huile sur toile peinte en 1954, 229,2 cm x 149,2 cm s’est vendue 21.041.000 USD sur une estimation de 20.000.000 USD/30.000.000 USD. L’acrylique sur toile Sans titre (Noir et Gris) de 1969, 172,7 cm x 152,7 cm s’est vendue 10.681.000 USD sur une estimation de 10.000.000 USD/15.000.000 USD.

Prix record pour un tableau de Lucian Freud

L’huile sur toile de Lucian Freud Ib and Her Husband, 168,3 cm x 146,5 cm, s’est vendue 19.361.000 USD sur la base d’une estimation était communiquée sur demande. Il s’agit du plus haut prix enregistré en vente publique pour une œuvre de cet artiste. En 2005, le plus haut prix atteint pour une toile de Lucian Freud a été de 7,7 millions USD avec Red Haired Man On A Chair et en juin 2007 un Portrait de Bruce Bernard s’était négocié 14, 5 millions USD. 

Sous-enchères et surenchères sur Andy Warhol

Si un portrait d’Elizabeth Taylor, polymère synthétique, encres sérigraphiques et acrylique sur lin, réalisé en 1963, 101,6 cm x 101,6 cm, a été acheté  23.561.000 USD sur une estimation de 25.000.000 USD/35.000.000 USD et qu’un Ambulance Disaster, une encre sérigraphique sur papier, vers 1963, 101,6 cm x 76,2 cm, a été également cédée en dessous de son estimation de 1.000.000 USD/1.500.000 USD à 825.000 USD, une aquarelle et graphite sur papier  de 1961, One Dollar, 45,7 cm x 61 cm s’est arrachée au double de son estimation haute à 4.073.000 USD et Muhammad Ali, 1978, polymère synthétique et encres sérigraphiques et acrylique sur toile, 101,6 cm x 101,6 cm, a triplé son estimation haute en se vendant 9.225.000 USD. Par ailleurs toutes les oeuvres de Warhol présentées dans cette vacation se sont vendues : un Rorschach (polymère synthétique, encres sérigraphiques et acrylique sur toile) de 1985 à 5.417.000 USD sur une estimation de 4.000.000 USD/6.000.000 USD ; un Hammer and Sickle (polymère synthétique, encres sérigraphiques et acrylique sur toile) de 1985 à 5.417.000 USD sur une estimation de 4.000.000 USD/5.000.000 USD ; un Elvis, 2 times (encre sérigraphique et argent peint sur lin) de 1963 s’est vendu 15.721.000 USD sur une estimation de 15.000.000 USD/20.000.000 USD ; un Little Electric Chair de 1964-1965(polymère synthétique, encre sérigraphique et acrylique sur toile) s’est vendu 5.641.00 USD sur une estimation de 5.000.000 USD /7.000.000 USD ; un Jean-Michel Basquiat (polymère synthétique et encre sérigraphique sur toile), 1984, 101.6 cm x 101,6 cm, s’est vendu 1.273.000 USD sur une estimation de 1.200.000 USD/1.800.000 USD et un diptyque de 1979 Truman Capote, polymère synthétique, encre sérigraphique sur toile  s’est vendu 825.000 USD sur une estimation de 700.000 USD/1.000.000 USD.

Estimations pulvérisées pour des artistes chinois et japonais

La naïve et endormie Princess of Snooze, une acrylique sur toile du Japonais Yoshitomo Nara, 228,6 cm x 181,6 cm s’est vendue 1.497.000 USD sur une estimation de 400.000 USD/600.000 USD. Du côté des artistes chinois, une huile sur toile de 1995 de Zeng Fanzhi, Mask Series N°26, 200 cm x 180 cm, s’est vendue 1.385.000 USD sur une estimation de 700.000 USD/900.000 USD tandis que pour la même technique sur le même support Bloodline Series: Mother with Three Sons (The Family Portrait) réalisée par Zhang Xiaogang s’échangeait à 3.991.000 USD à partir d’une estimation de 1.800.000 USD/2.200.000 USD.

Record pour le diamant géant de Jeff Koons

La sculpture en acier chromé bleu de Jeff Koons figurant un diamant géant s’est vendue 11.801.000 USD sur une estimation qui n’était communiquée que sur demande.

6.089.000 USD pour une œuvre de Richard Prince

Piney Woods Nurse, impression jet d’encre et acrylique sur toile, réalisée en 2002, 203,2 cm x 132,1 cm, a pulvérisé son estimation de 1.800.000 USD/2.200.000 USD en se vendant 6.089.000 USD.

Pierrick Moritz

Les prix s’entendent avec les frais de vente  payés par les acheteurs. Source résultats : Christie’s.