Archive pour la catégorie ‘New York City’

“Art premier” africain : prix record pour une sculpture “zigzag” Bamana (Mali)

11 mai 2012

Une sculpture Bamana (Mali) dite “zigzag” en raison d’un corps présentant cette forme, et ici une double ligne brisée, surmontée d’une tête zoo-anthropomorphe, en l’occurrence un visage flanquée de longues oreilles animales, a été payée 2,65 millions de dollars dans une vente ”d’art premier” proposée aujourd’hui par Sotheby’s, à New York.  La statue, d’une hauteur de 67,2 cm était estimée 400.000/600.000 dollars. Elle faisait initialement partie de la collection Charles Ratton et a transité par celle de William Rubin.

Cette enchère représente un prix considérable pour une création d’art africain traditionnel ancien dont, selon les spécialistes, les ressources en pièces de grande qualité seraient épuisées sur place. Depuis quelques années, les prix pour de telles œuvres assorties d’une traçabilité sans faille montent en flèche. Des records absolus pour la spécialité ont été atteints l’année dernière à New York et Paris, “l’art premier” océanien crevant également tous les plafonds de prix pour des pièces remarquables.

La forme “zigzag” dans “l’art premier” africain semble en tous cas appréciée des collectionneurs fortunés. Le 14 décembre dernier, à Paris, le même opérateur a facturé 960.750 euros une statuette  anthropomorphe Léga (République Démocratique du Congo) au corps tout en ligne brisée. D’une hauteur de 12,5 cm, la sculpture était estimée 60.000/90.000 euros.

Les deux records de prix mondiaux pour des œuvres “d’art premier” africain vendues aux enchères sont toujours détenus par la place de Paris. Il s’agit des 5,9 millions d’euros payés à Drouot, en juin 2006, pour un masque Fang du Gabon de la collection Vérité et des 5,54 millions d’euros investis dans un exceptionnel siège à cariatide Luba (République Démocratique du Congo), chef-d’œuvre du “Maître de Buli”, en 2010, chez Sotheby’s.

Pierrick Moritz

Enchères de milliardaires sur des œuvres de Bacon, Lichtenstein et Warhol

10 mai 2012

Avec les 266,6 millions de dollars générés par sa vente d’art contemporain new-yorkaise d’hier soir, Sotheby’s ferait presque office de “petite joueuse” à côté des quelque 388 millions réunis la veille par sa concurrente Christie’s pour une vente dans la spécialité. Sauf que ce montant reste extrêmement important pour une vacation de ce type. Des œuvres de Francis Bacon, Roy Lichtenstein et Andy Warhol y ont été payées plus de 35 millions de dollars.

Dans cette autre vente pour milliardaires, la moitié du chiffre d’affaires est générée par les 4 lots les plus importants du catalogue. Sur 57 présentés, 9 étaient au moins estimés 5 millions de dollars. Si 11 ont été payés au-dessus de ce seuil, le nombre d’invendus est relativement important : 11 dont les plus chers sont une huile sur toile sans titre de Willem de Kooning, estimée 5,5/7,5 millions, et une Aluminium Girl de Charles Ray, une sculpture dont 4/6 millions étaient attendus.

Estimée 30/40 millions de dollars, Figure Writing Reflected In Mirror, une huile sur toile (198 cm x 147,5 cm) de Francis Bacon datée de 1976, a été payée 44,88 millions de dollars. Le tableau a été acheté par les vendeurs à l’exposition Francis Bacon, Œuvres récentes programmée à la galerie parisienne Claude Bernard en janvier 1977. Il voisinait notamment avec Triptych, 1976, une création assortie d’un des prix les plus importants pour une œuvre d’art contemporain achetée aux enchères publiques. Ce triptyque monumental (198 x 147,5 cm pour chaque panneau) réalisé à l’huile et aux pastels sur toile, une adaptation de la légende de Prométhée, a été payé 86,2 millions de dollars en mai 2008, lors d’une vente de Sotheby’s, à New York.

Pour la même estimation, une Sleeping Girl conçue par Roy Lichtenstein en 1964, une vignette de comic books agrandie à la taille de 91,5 x 91,5 cm, a été payée le même prix  Il s’agit de la somme la plus importante déboursée pour une œuvre de l’artiste. Le précédent record, 43,2 millions de dollars, a été réalisé en novembre dernier chez Christie’s, à New York. Il concerne Can See the Whole Room!…and There’s Nobody in It, une toile de 1961 que le vendeur avait payée 2,09 millions de dollars en 1988 chez le même opérateur. Toujours chez Christie’s, en novembre 2010, 42,64 millions de dollars avaient été engagés sur Ohhh … Alright … du même Lichtenstein.

Estimé 30/50 millions de dollars, un Double Elvis (Ferus Type) d’Andy Warhol, réalisé en 1963 à l’encre sérigraphique et peinture en bombe sur toile (207,6 x 121,9 cm), a été payé quelque 37 millions de dollars. Le record pour une œuvre de Warhol négociée dans une vente publique date de mai 2007. Il s’agit de Green Car Crash (Green Burning Car I), également daté de 1963, payé 71,72 millions de dollars chez Christie’s, à New York.

Daté de 1970 et estimé 15/20 millions de dollars, un sans titre (New York City) réalisé par Cy Twombly à l’huile, peinture et crayon gras sur toile (143,5 x 177,8 cm), a été payé 17,4 millions de dollars.

Pierrick Moritz

Mark Rothko et Yves Klein enflamment les enchères à New York

9 mai 2012

Le très exceptionnel catalogue d’art d’après-guerre et contemporain de la vacation proposée par Christie’s, hier soir à New York, a rapporté la somme record de 388,48 millions de dollars. Les deux œuvres les plus importantes, un Orange, Red, Yellow de Mark Rothko et FC1 d’Yves Klein, ont été respectivement payées 86,88 et 36,48 millions de dollars, devenant les créations les plus chères de ces deux artistes en vente publique.

Avec 56 lots vendus sur 61 au catalogue, ces 388,48 millions de dollars représente l’un des plus importants chiffre d’affaires jamais réalisé pour une vente aux enchères dans la spécialité.

Il s’agissait principalement d’œuvres exceptionnelles d’artistes “historiques” (et en grande majorité disparus, hormis Gerhard Richter et Jasper Johns, pour les 22 enchères les plus importantes, soit 17 œuvres d’artistes disparus), issues de collections prestigieuses et pour la plupart jamais vues en vente publiques.

16 lots étaient estimés au moins 5 millions de dollars, soit un nombre exceptionnellement important d’œuvres très chères pour ce type de vente. 17 auront été payées au moins à ce prix en incluant les frais. Des records mondiaux ont été atteints pour des œuvres de Mark Rothko, Yves Klein, Jackson Pollock, Barnett Newman, Gerhard Richter et Alexander Calder.

Le lot vedette du catalogue, un Orange, Red, Yellow de Mark Rothko, une huile sur toile (236,2 x 206,4 cm) peinte en 1961, a été payé 86,88 millions de dollars sur une estimation de 35/45 millions.

Cette œuvre devient la plus chère de l’artiste négociée en vente publique. Le précédent record concernait un White Center ou Yellow, Pink, and Lavender on Rose, une œuvre aux dimensions moins importantes ( 205,8 cm x 141 cm), payée 72,84 millions de dollars en mai 2007 chez Sotheby’s, à New York.

FC1 d’Yves Klein, une création de 1962 aux pigments secs et résine synthétique sur panneau (141 x 299,5 x 3 cm), dans un cadre de l’artiste, a été payée 36,48 millions de dollars sur une estimation de  30/40 millions. Il s’agit du plus haut prix payé pour une œuvre de Klein dans une vente aux enchères publiques.

Mettant en œuvre le feu, l’anthropométrie, le bleu Klein et le pigment rose, l’œuvre était présentée par la maison de vente comme  la plus importante de l’artiste  jamais proposée aux enchères. Le précédent prix record pour une œuvre de Klein en vente publique, 23,56 millions de dollars, concerne MG 9, une création à base de feuilles d’or sur panneau vendue chez Sotheby’s, à New York, en mai 2008.

Pour la troisième enchère la plus importante, une œuvre de Jackson Pollock intitulée Number 28, réalisée en 1951 à l’huile sur toile (76,5 x 137,4 cm), a été payée 23 millions de dollars sur une estimation de 20/30 millions. Il s’agit là-aussi d’un record pour une œuvre de l’artiste négociée en vente publique.

De Gerhard Richter, une Abstraktes Bild (798-3), peinte à l’huile sur toile (240 x 240 cm) en 1993, a été payée quelque 23 millions de dollars pour une estimation de 14/18 millions ;  quelque 19 millions ont été engagés sur un Seestück (leicht bewölkt), une huile sur toile de 1969 estimée 10/15 millions.  

De Barnett Newman, Onement V, une huile sur toile (152,4 x 96,5 cm) de 1952 a été payée 22,48 millions de dollars sur une estimation de 10/15 millions. Record mondial pour une œuvre de cet artiste négociée en vente publique.

Deux mobiles d’Alexander Calder ont aussi pulvérisé leur estimation.  Un Lily of Force (233 x 205,7 x 226,1 cm) de 1945 a été payé 18,5 millions de dollars (estimé 8/12 millions), un record mondial en vente publique pour l’artiste, et une Snow Flurry (152,4 x 213,4 cm) de 1950 a été payée 10,38 millions (estimé 3,5/,4,5 millions).

Les invendus les plus importants de la vacation sont des œuvres de Jean-Michel Basquiat (un Museum Security, Broadway Meltdown, estimé 9/12 millions) et Brice Marden (un Attendant 5 estimé 7/10 millions de dollars).

Pierrick Moritz

À New York, des ventes d’art moderne très élitistes, trop peut-être

4 mai 2012

Clou du catalogue de 76 lots de la vente d’art moderne proposée par Sotheby’s le 2 mai à New York, une version au pastel du Cri d’Edvard Much devient le tableau le plus cher acheté en vente publique. 55 % du chiffre d’affaires record de 330 millions de dollars sont à verser au compte de seulement 5 œuvres (Munch, Picasso, Miro, Dali, Brancusi), un bilan assorti de 15 invendus, d’œuvres dont la valeur s’est très fortement appréciée en une dizaine d’année et d’autres cédées sous les estimations basses. Compte tenu de l’aspect aléatoire de la collecte d’œuvres d’art pour constituer de tels catalogues et des difficultés pour trouver les quelques-unes assurant la part la plus importante du chiffre d’affaires, la situation d’une clientèle d’acheteurs de plus en plus riche et exigeante augure aussi de grands défis pour les opérateurs de cette envergure.   

Avec la recette de 330,5 millions de dollars tirée de sa vacation d’art moderne et impressionniste du 2 mai, à New York,  Sotheby’s réalise son plus important chiffre d’affaires pour une vente aux enchères dans la spécialité.  Des sommes stratosphériques ont été payées pour des œuvres de qualité muséale ; celles n’entrant pas dans cette catégorie ont connu des fortune diverses, y compris la veille, lors d’une vente organisée chez Christie’s, toujours à New York.  

 Le tableau le plus cher du monde en vente publique

Avec une estimation “symbolique” située autour de 80 millions de dollars, la version  du Cri  proposée dans cette vacation a été réalisée au pastel sur panneau (79 x 59 cm) en 1895. Elle est de deux années plus tardive que le célèbre tempera et crayons sur carton (91 x 73,5 cm) détenu par le musée national d’Oslo et la seule, des quatre connues, à être encore en mains privées. Elle était vendue par le transporteur maritime et milliardaire norvégien Petter Olsen. Son père, Thomas, était voisin et client de Munch à Hvitsten, où le peintre acheta une maison en 1911. Cette version du Cri était conservé dans la famille Olsen depuis plus de 70 ans.

Les 120 millions de dollars payés pour acquérir ce chef-d’œuvre de l’art moderne constitue la somme la plus importante jamais déboursée pour acquérir une œuvre d’art en vente publique. Avec 104,16 millions de dollars payés pour Garçon à la pipe de Pablo Picasso (mai 2004, New York) et 65 millions de livres engagés sur une sculpture d’Alberto Giacometti, un exemplaire de L’Homme qui marche I, œuvre de 183 cm de hauteur créée en 1960 et fondue en 1961 (février 2010, Londres), Sotheby’s détient désormais 3 des 4 prix records pour des œuvre d’art vendues aux enchères.

En mai 2010, à New york,  Christie’s avait vendu Nu, feuilles vertes et buste (ou Nu au plateau de sculpteur) de Pablo Picasso pour 106,5 millions de dollars.

5 autres œuvres d’Edvard Munch au catalogue

Autour de cette version du Cri, le catalogue de Sotheby’s présentait 5 autres œuvres de Munch, pour lesquelles les estimations étaient comprises entre 1,5 et 7 millions de dollars. Mais comme, sur le marché de l’art, un nom ne suffit pas à faire un prix, une seule de ces œuvres a été vendue dans la fourchette de l’estimation. Il s’agit d’un Semeur peint à l’huile sur toile (90,8 x 115,5 cm ) en 1913. Estimé 2/3 millions, le tableau a été payé 2,88 millions.

Femme se regardant dans un miroir, une huile sur toile (92 x 73 cm), peinte en 1892, estimée 5/7 millions de dollars sans les frais (12%), a été payée 5,12 millions avec ces frais.

Datée de 1902, une Corde à linge chargée de vêtements à Åsgårdstrand, peinte à l’huile sur toile (67,5 x 72,5 cm), a été payée 2,09 millions avec les frais (12 %) sur une estimation de 2/3 millions sans ces frais.

Pour les mêmes conditions de frais, une Nuit à Saint-Cloud, une œuvre de 1912 peinte à l’huile sur papier monté sur un panneau (29 cm x 24,4 cm) a été payée 1,53 millions de dollars pour une estimation de 1,5/2 millions.

Assortie d’une estimation de 2,5/3,5 millions de dollars et jamais vue en vente publique, la cinquième, une Nuit d’Été peinte à l’huile sur toile (74,3 x 98,6 cm) en 1917 n’a pas trouvé preneur.

29 millions de dollars et des fortunes diverses pour Pablo Picasso

Pour la deuxième estimation la plus élevée, 20/30 millions de dollars, une Femme assise dans un fauteuil,  peinte à l’huile sur toile en octobre 1941 par Pablo Picasso, a été payée 29,2 millions de dollars. Du même, une Tête de femme (portrait de Françoise), peinte à l’huile sur toile (55 x 38 cm) en 1946, a été payée 6,9 millions sur la base d’une estimation de 4/6 millions.

Toujours de Picasso, La Citronnade, une huile sur toile (72,7 x 59,7 cm) de 1954, estimée 3,5/5 millions de dollars, a été payée 3,89 millions et, Femme assise sur fond bleu-rouge, une huile sur toile (73 x 59 cm) de 1956, a été laissée sous son estimation de 4/6 millions de dollars sans les frais (12 %) avec un prix payé de 4 millions avec ces frais. L’Étrangleur, une grande gouache réalisée vers 1904 n’a pas trouvé preneur. L’œuvre était estimée 1/1,5 millions de dollars.

Un Chasseur de chez Maxim’s de Chaïm Soutine gagne 2,5 millions en 8 ans, un autre ne gagne rien  

De Chaïm Soutine, un Chasseur de chez Maxim’s estimé 10/15 millions de dollars sans les frais (12 %) a été payé 9,37 millions avec ces frais. Bien que cédée sous son estimation basse, cette huile sur toile de 1925 avait été acquise chez Sotheby’s par le présent vendeur, en novembre 2004, pour 6,7 millions de dollars.

Du même artiste, une huile sur panneau marouflée sur toile (65,1 x 50,2 cm) intitulée Le Chasseur, estimée 4/6 millions de dollars, n’a pas trouvé preneur.

14,8 millions de dollars pour Joan Miro

Une Tête humaine de Joan Miro, estimée 10/15 millions de dollars, a été payée 14,8 millions. Cette technique mixte sur toile (81,3 x 65,4 cm), réalisée en 1931, n’avait jamais été vue en vente publique.

Une toile de Dali payée 1,36 million de livres en 1998, réévaluée à 16,32 millions de dollars

Un Printemps nécrophilique de Salvador Dali, a été payé 16,32 millions de dollars pour une estimation de 8/12 millions. Cette huile sur toile (54,6 x 65 cm) de 1936 faisait initialement partie de la collection Elsa Schiaparelli. Le présent vendeur l’avait payé 1,36 million de livres en 1998, chez Christie’s, à Londres.

Un bronze de Brancusi payé 1,21 million de dollars en 1999, réévalué à 12,68 millions

Prométhée, un “visage” en bronze de Constantin Brancusi, d’une largeur de  17,7 cm, conçu et fondu en 1911 dans une édition de 4, a été payé 12,68 millions de dollars pour une estimation de 6/8 millions. L’œuvre avait été acquise pour 1,2 million de dollars en 1999, chez Christie’s, à New York.

Une Cabane de Paul Gauguin passe de 4,62 millions à 8,48 millions en 10 ans

Cabane sous les arbres, de Paul Gauguin, une huile sur toile ( 72,4 x 43,5 cm) peinte en 1892, a été payée 8,48 millions de dollars sur une estimation de  5/7 millions. L’œuvre avait été acquise par le présent vendeur en novembre 2002 chez Christie’s, à New York, pour 4,62 millions de dollars.

Vendus sous l’estimation

Parmi les œuvres cédées sous leur estimation, on trouve aussi une Peinture, réalisée par Joan Miró en 1953, une grande huile sur toile (194,9 x 130,5 cm), payée 4,11 millions de dollars avec les frais (12 %) sur la base d’une estimation de 4,5/ 6,5 millions sans ces frais. Méme déconvenue pour L’Équilibriste, une huile sur toile (130 x 97 cm) de Kees van Dongen, peinte en 1907, estimé 4/6 millions sans les frais (12 %) et cédée 3,44 millions avec ces frais.

Invendus

Des œuvre de Paul Delvaux (Le Canapé bleu estimé 3,5/5,5 millions), Fernand Léger (une Joie de Vivre à 2,5/3,5 millions), Georges Braque (La Desserte I, estimée 2/3 millions) font partie des invendus les plus chers de la vacation.

117 millions de dollars pour une vente dans la spécialité, la veille, chez Christie’s

La veille, toujours à New York, pour une importante vente dans la spécialité, un catalogue de 32 lots proposé par Christie’s a généré 117 millions de dollars.

Si des prix très importants, avec des lots vendus bien au-dessus des estimations, ont été réalisés dans le cadre d’une vacation qui compte seulement 3 invendus, un nombre plus important d’œuvres a été laissé sous les estimations.

Paul Cézanne et Henri Matisse : 19,12 millions pour chacun

Clou du catalogue et estimée 15/20 millions de dollars, une étude préparatoire à l’aquarelle de Paul Cézanne pour la série Les Joueurs de Cartes, a été payée 19,12 millions. Cette œuvre datée entre 1892 et 1896, mesurant 46,7 x 30 cm,  a été réalisée directement à l’aquarelle, sans sous-dessin au crayon. Le prix le plus important payé en vente publique pour une aquarelle de Cézanne, 25,5 millions de dollars engagés sur une Nature morte au melon vert, a été enregistré en 2007, chez Sotheby’s, à New York.

Des Pivoines d’Henri Matisse, peintes à l’huile sur toile (65 x 54,6 cm) en 1907, estimé 8/12 millions de dollars, ont été facturées le même prix.

Payée 3 millions de dollars en 2002, une toile de Picasso est facturée 9,88 millions

De Pablo Picasso, Le Repos (Marie-Thérèse Walter),  une petite huile sur toile (27,3 x 46,3 cm) peinte à Boisgeloup en 1932, a été 9,88 millions de dollars sur la base d’une estimation de 5/7 millions. Le présent vendeur avait acquis cette œuvre chez Christie’s, en 2002, lors d’une vente new-yorkaise, pour quelque 3 millions de dollars.

Alberto Giacometti : un invendu estimé 8/12 millions de dollars

D’Alberto Giacometti, un Buste de Diego, bronze à patine brune, 6/6, conçu en 1957 et fondu en 1958, H. 61 cm, payé 3,6 millions de dollars chez Christie’s en novembre 2005 et nouvellement assorti d’une estimation de 8/12 millions de dollars, n’a pas trouvé preneur.

La même déconvenue a frappé une petite huile sur toile (31,8 x 46,4 cm) peinte par Salvador Dali en 1943, titrée New Accessories, apparitions et équilibres en perspective et estimée 3/4 millions de dollars.

8 lots vendus sous les estimations

Si d’autres œuvres ont été payée au-dessus des estimations, comme un Amour en plâtre de Paul Cézanne, une huile sur toile (57,2 cm x 24,8 cm), peinte en 1894-1895, estimée 500.000/700.000 dollars et facturée 1,53 millions, 8  (sur 29 vendues) ont été laissées sous les estimations.

Il s’agit notamment d’une Femme endormie de Pierre Bonnard, une œuvre à l’huile sur toile (50 x 71 cm) peinte vers 1928, estimée 1,8/2,5 millions de dollars sans les frais (12 %) et payée 1,42 million avec ces frais ; d’un Mousquetaire et nu assis de Pablo Picasso, une huile sur toile (99,7 x 80,6 cm) peinte à Mougins en 1967, estimée 5/8 millions sans les frais (12%) et payée 4,22 millions avec ces frais.

Pierrick Moritz

Une étiquette à 120 millions de dollars pour un “Cri” d’Edvard Munch

3 mai 2012

Les 120 millions payés pour un Cri de Munch, hier soir chez Sotheby’s, à New York, montrent les limites de la compréhension du marché de l’art, tant il est inimaginable qu’une création de cette importance puisse avoir un prix.

L’art n’a pas de prix, les sommes payées pour acquérir des chefs-d’œuvre n’ont pas de limites. L’art échappe aux puissants, le génie de l’art n’est pas à vendre, il ne s’achète pas. Il ne se possède pas. Malgré les millions déboursés, personne ne sera jamais propriétaire de cette éternité-là.

Les prix des œuvres d’art  sont aussi une façon de mettre une étiquette sur des miracles, au sens propre comme au figuré, une volonté de contrôler, de normaliser, ce qui ne peut pas l’être. Tenter de posséder l’art, impossible dernière conquête matérialiste, serait le chemin de l’ultime pouvoir. Au point que pour satisfaire les illusions de certains, on a aussi inventé un art qui s’achète vraiment, imité de A à Z ; les contrefaçons les plus chères du monde.

Impossible avec ce Cri de Munch qui, pour 120 millions de dollars, comble et discrédite à la fois le marché de l’art.

Pierrick Moritz

Sotheby’s attend 30/40 millions de dollars d’une toile de Francis Bacon

6 avril 2012

Estimée 30/40 millions de dollars, Figure Writing Reflected In Mirror, une huile sur toile (198 cm x 147,5 cm) de Francis Bacon datée de 1976, est au programme de la vente d’art contemporain proposée le 2 mai à New York par Sotheby’s.

Le tableau a été acheté par ses actuels propriétaires à l’exposition Francis Bacon, Œuvres récentes programmée à la galerie parisienne Claude Bernard en janvier 1977.  Elle voisinait notamment avec Triptych, 1976, qui détient le record du prix le plus important pour une œuvre d’art contemporain achetée aux enchères publiques.

Ce triptyque monumental (198 x 147,5 cm pour chaque panneau) à l’huile et aux pastels sur toile, une adaptation de la légende de Prométhée, avait été payé 86,2 millions de dollars en mai 2008, lors d’une vente de Sotheby’s à New York.

PM

Christie’s localise une étude de Paul Cézanne et en attend le prix fort

28 mars 2012

Une étude préparatoire à l’aquarelle de Paul Cézanne pour la série Les Joueurs de Cartes, localisée par Christie’s au Texas, après avoir été  vue en public pour la dernière fois en 1953, figure au catalogue de la vente d’art moderne proposée par l’opérateur en mai à New York.

Représentant un joueur de cartes assis, cette création full-size (les dimensions ne sont pas précisées dans le communiqué), réalisée directement à l’aquarelle (sans sous-dessin au crayon), est estimée 15/20 millions de dollars.

Le prix le plus important payé en vente publique pour une aquarelle de Cézanne, 25,5 millions de dollars engagés sur une Nature morte au melon vert, a été enregistré en 2007 chez Sotheby’s, à New York.

Article en rapport : “Les Joueurs de cartes” de Cézanne, le tableau le plus cher du monde ? : http://artwithoutskin.com/2011/05/02/%e2%80%9cles-joueurs-de-cartes%e2%80%9d-de-cezanne-le-tableau-le-plus-cher-du-monde


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