Archive pour la catégorie ‘Peinture ancienne’

Christie’s attend un prix fort pour un petit format de Rembrandt

5 mars 2012

Christie’s annonce la présence d’un tableau de Rembrandt, clou de la collection de Pieter et Olga Dreesmann, au programme de sa vacation de peinture ancienne du 3 juillet à Londres. Ce petit portrait d’homme en buste, portant chapeau et hausse-col, est estimé 8/12 millions de livres. L’œuvre, mesurant seulement 39,8 x 29,4 cm, est datée de 1626-1627.

En décembre 2009, Christie’s avait vendu un portrait d’homme par Rembrandt pour 20,2 millions de livres avec les frais. Cette huile sur toile, datée de 1658, mesurait 107,4 x 87 cm. Bien que ce résultat constitue un record pour une œuvre de l’artiste payée en vente publique, le tableau avait été adjugé dans la fourchette basse de son estimation.

En 2000, un portrait de femme âgée de Rembrandt avait été payé 19,8 millions de livres dans une vacation de peinture ancienne du même l’opérateur. Ce tableau, daté de 1632  et d’un format de 73,7 x 55,8 cm, était estimé 4/6 millions de livres.

PM

Résultats très mitigés pour la peinture ancienne à New York : situation de crise jouant toujours en faveur des opérateurs

1 février 2012

Actualisé le 02/02/2012 à 12 heures 59

Les traditionnelles vacations de peintures et d’objets d’art anciens et du XIXe siècle de janvier chez Sotheby’s et Christie’s New York sont le premier grand rendez-vous international de l’année pour le marché de l’art en vente publique occidental. Les résultats des vacations des 25, 26 et 27 janvier mis en regard du symbole du calendrier n’annoncent rien de nouveau pour 2012 mais confirment la tendance lourde des mois passés  : des  taux d’invendus globalement élevés au sein d’une situation de crise jouant en faveur des opérateurs.  

L’Old Masters Week de janvier à New York, traditionnelle programmation des commerçants de l’art autour de la peinture ancienne, s’est déroulée la semaine dernière à New York. Du côté des ventes publiques, Sotheby’s et Christie’s proposaient chacune 3 vacations dans la spécialité. Les résultats de la vente de dessins anciens de Sotheby’s du 25 janvier, avec un taux d’invendus de quelque 49 % mais un chiffre d’affaires atteignant 75 % de l’estimation pré-vente du calalogue, illustrent notamment la tendance d’un avantage en faveur des commissions des opérateurs tandis que de nombreux vendeurs se retrouvent en situation difficile.

Une incertitude néfaste à la transparence du marché de l’art

Si, en cas d’accord entre les deux parties, les vendeurs déçus  – mais aussi redevables de frais parfois importants - peuvent revendre leur bien dans le cadre d’une transaction privée qui rapportera notamment des commissions aux opérateurs, le climat d’incertitude conduit les vendeurs potentiels à l’attentisme.

Les œuvres les plus prestigieuses sont confiées plus difficilement, à moins d’obtenir des garanties pour certains vendeurs, un procédé dont on peut dire qu’il jette d’emblé une part de doute sur la solidité du marché. Les vendeurs peuvent aussi décider de passer directement par l’option vente privée.

Intégrant ces renégociations d’après vacation sur des lots notoirement connus comme invendus, les ventes privées menées par les opérateurs en vente publique, seule place d’information à peu près fiable, en rajoutent encore au niveau de l’opacité du marché de l’art.

40 et 30 % d’invendus pour les ventes majeures de Sotheby’s et Christie’s

La vacation de Sotheby’s du 26 janvier, avec un important catalogue de 351 lots majoritairement constitué  de peintures et sculptures anciennes, puis d’objets d’arts (tapisseries et faïences européennes anciennes, …), a enregistré quelque 40 % d’invendus (140 lots).

Les déconvenues les plus importantes concernent une nature morte de fleurs de Jan Van Huysum (1682-1749), peinte à l’huile sur cuivre (79 x 60,5 cm) et estimée 4/6 millions de dollars, ainsi qu’une Fuite en Égypte d’Antony Van Dyck (1599-1641), une huile en grisaille sur panneau (38,4 x 32,4 cm) dont 3/5 millions étaient attendus.

Fréquence des invendus moins importante pour les objets d’art

Dans cette vente, la fréquence des invendus a été moins importante pour les objets d’art. La plus forte enchère concerne une paire de portraits en forme de médaillon (D. 43,2 cm chacun), des terres cuites émaillées réalisées par Andrea della Robia à Florence vers 1470-1480. Elle a été payée 1,65 million de dollars sur une estimation de 400.000/600.000 dollars.

5,6 millions de dollars pour une vue de Venise par le Canaletto

Le lot vedette du catalogue, une vue de Venise du Canaletto (1697-1768) à l’huile sur toile (60 x 94,5 cm), a été payé 5,6 millions de dollars avec les frais (12%), soit au niveau bas d’une estimation de 5/6 millions sans les frais.

Toujours pour les lots aux estimations les plus élevées, une Lucrèce à l’huile sur panneau (60,3 x 48,9 cm) de Lucas Cranach le Vieux (1472-1553) a été payée 5,12 millions de dollars sur une estimation de 4/6 millions ; de Simone Martini (1284-1344), une Annonciation de la Vierge, tempera sur fond or sur panneau (29,2 x 20,6 cm), a été acquise pour 4,11 millions sur une estimation de 3/4 millions.

Des œuvres vendues très au-dessus des estimations

Parmi  les peintures vendues très au-dessus des estimations, on remarque un Saint Jérôme dans le désert par Fra Bartolommeo (1472-1517). Cette œuvre peinte à l’huile sur un panneau en forme d’arche (45,1 x 27,9 cm) a été payée 4,89 millions de dollars sur une estimation de 1,5/2 millions.

De Botticelli et son atelier (1445-1510), une Madone à l’Enfant à la tempera sur panneau rond (D. 121 cm), a été payée 4,56 millions de dollars sur une estimation de 1/1,5 million. Roland et le mariage d’Angélique, une huile sur toile monumentale de Charles-Antoine Coypel (1694-1752) estimée 700.000/900.000 dollars, a été payée 3,55 millions.

De Pieter de Hooch (1629-1684), un Intérieur avec un enfant nourrissant un perroquet peint à l’huile sur toile (79,5 x 66 cm), daté 1672, a été payé 3,66 millions de dollars sur une estimation de 1,5/2 millions.

Un tableau ancien estimé 6/8 millions de dollars invendu chez Christie’s

La très importante vacation de peinture ancienne de Christie’s, le 25 janvier, a vu 18 des 60 lots du catalogue ne pas trouver preneur. Le tableau le plus cher du catalogue en fait partie. Cette variation de la Vierge Marie nourrissant le Christ enfant d’Hans Memling (1430/40-1494), une petite huile sur panneau circulaire à fond or  (D. 17,4 cm), était estimée 6/8 millions de dollars.

L’opérateur avait un intérêt financier direct sur ce lot par une garantie d’un prix minimum de vente ou une avance faites au vendeur. Cette situation concerne à la fois les cas où l’opérateur détient des intérêts financiers propres et ceux où il a financé tout ou partie de tels intérêt à travers une tierce partie. Cette dernière engrangent un gain si la vente réussit et peuvent subir une perte si elle échoue.

Les déboires de certains vendeurs

Payé 1,43 million de dollars chez Sotheby’s New York en janvier 2000, un portrait d’homme de Giuseppe Arcimboldo (1527-1593), une composition réversible de fruits peinte à l’huile sur panneau (55,9 x 41,6 cm), n’a pas trouvé preneur. L’œuvre était estimée 3/5 millions.

Acquise pour 3,06 millions de livres par le présent vendeur en juillet 2008 chez Christie’s Londres, une peinture de cheval à l’huile sur toile (109  x 115,6 cm) d’Anthony van Dyck (1599-1641), a été payée 2,54 millions de dollars avec les frais (12 %). Son estimation était de 2,5/3,5 millions sans les frais.

Achetées à l’unité par le présent vendeur pour un total de 2,33 millions de dollars chez Christie’s New York en avril 2007, une série de 4 petites toiles circulaires (diamètre de chacune : 17, 8 cm) présentant des scènes de genre transférées sur un seul panneau n’a pas trouvé preneur. L’estimation était de 1,8/2,2 millions de dollars.

Les œuvres les mieux vendues

Figurant parmi les lots les plus chers du catalogue, L’Arrivée d’Henri III à la villa Contarini, une huile sur toile (71,7 x 106,7 cm) de Giambattista Tiepolo (1696-1770), a été payée 5,9 millions de dollars sur une estimation de 4/6 millions.

Pour les lots vendus très au-dessus des estimations, Jeune femme au clavecin, une petite huile sur panneau (39 x 32 cm) de Gerrit Dou (1613-1675), a été payée 3,33 millions sur une estimation de 1/2 millions. De Thomas de Keyser (1596/7-1667), un portrait d’homme daté de 1627, peint à l’huile sur cuivre dans un format octogonal (28 x 22,2 cm.) a été payé 1,48 million de dollars sur une estimation de 300.000/500.000 dollars.

2,09 millions de dollars pour une œuvre de la collection Elizabeth Taylor

Un portrait d’homme de Frans Hals (1581/5-1666) peint à l’huile sur toile (77,7 x 66 cm) et estimé 700.000/900.000 dollars a été payé 2,09 millions de dollars. Ce tableau provient de la collection de l’actrice Elizabeth Taylor où, en matière de peinture ancienne, le nom de Rembrandt figure également.

Taux d’invendus record pour les dessins anciens chez Sotheby’s 

Le 25 janvier, Sotheby’s ouvrait ces séries de vente autour de la peinture ancienne avec un catalogue de 223 lot dans la spécialité du dessin. Les résultats de cette vacation sont marqués par un taux d’invendus record de quelque 49 %.

Du côté de l’opérateur, la déconvenue est compensée par certains lots payés très au-dessus des estimations, et d’autant plus facilement que l’estimation la plus élevée du catalogue culminait à “seulement” 300.000/400.000 dollars. Elle concernait un petit portrait de jeune homme attribué à Piero del Pollaiuolo (1443-1496), crayon et encre brune sur craie noire, qui a enregistré la plus forte enchère. Le J. Paul Getty Museum de Los Angeles l’a acquis pour 1,39 million de dollars.

Des albums d’un suiveur de Rubens et de l’atelier de Poussin payés au prix fort

Parmi les lots les mieux vendus, une étude de de femme au crayon par Thomas Gainsborough (1727-1788) a été payée 314.500 dollars sur une estimation de 100.000/150.000 dollars ; un album intitulé De Figuris Humanis, 66 pages de texte et d’illustrations manuscrits d’un suiveur de Peter Paul Rubens, seconde moitié du XVIIe siècle avec une page de titre du XVIIIe siècle,  a été payé  302.500 dollars sur une estimation de 70.000/90.000 dollars ; de l’atelier de Nicolas Poussin, un album de 162 pages de texte et d’illustrations manuscrits consacrés à Leonardo de Vinci, milieu du XVIIe siècle, a été payé 200.500 dollars sur une estimation de 60.000/80.000 dollars.

Une feuille de Watteau invendue

La seconde estimation la plus importante du catalogue, 120.000/160.000 dollars, espérée pour pour une petite feuille recto/verso de Jean Antoine Watteau (1684-1721) représentant des études de personnages à la craie rouge, n’a pas été atteinte.

Troisième vacation de Sotheby’s : 38 % d’invendus

La dernière vacation de Sotheby’s, consacrée à la peinture ancienne et du XIXe siècle, est également marqué par un fort taux d’invendu. Il s’agit de quelque 38 % dans un catalogue de 226 lots, avec une proportion plus marquée sur la peinture ancienne, minoritaire avec 89 lots présentés dont 55% sont restés sur le carreau. L’estimation basse la plus importante était de 100.000 dollars.

Prix minimum pour le lot le plus cher du catalogue

Le lot le plus cher, une marine d’Ivan Konstantinovich Aivazovsky (1817-1900) peinte en 1895 à l’huile sur toile (62,5 cm x 83,5 cm)a été payée 122.500 dollars avec les frais (20%) sur une estimation de 100.000/150.000 dollars sans ces frais.

Jean-Baptiste Detaille : vendu et invendu

Toujours pour les estimations les plus élevées, Champigny, décembre 1870, une scène militaire peinte à l’ huile sur toile (121,9 x 218,4 cm) de Jean-Baptiste Detaille (1848-1912), a été abandonnée à 68.500 dollars avec les frais (20%) sur une estimation de 70.000/100.000 dollars sans ces frais.

Du même artiste, une autre scène de la bataille de Champigny peinte à l’huile sur une toile encore plus monumentale (160 x 304, 3 cm), n’a pas trouvé preneur avec une estimation de 50.000/70.000 dollars. Ces deux œuvres proviennent de la collection Forbes.

Les mieux vendus

Parmi les lots les mieux vendus et au-dessus de l’estimation, on trouve Miranda, une huile sur toile (152,4 x 84,5 cm) de Thomas Francis Dicksee  (1819-1895). Elle a  été payée 86.500 dollars sur la base d’une estimation de 20.000/30.000 dollars.

Du côté de la peinture ancienne, l’enchère la plus importante est allée à un Saint Jacques le Mineur du cercle du Greco, peint à l’huile sur toile (89,5 x 73 cm). L’œuvre a été payée 68.500 dollars sur une estimation de 20.000/30.000 dollars.

Peinture ancienne et dessins et aquarelles britanniques chez Christie’s : 25 % d’invendus 

La vacation de Christie’s du 26 janvier consacrée à la peinture ancienne et aux dessins et aquarelles britanniques des XVIIIe et XIXe siècles  a vu 112 des 140 lots présentés au catalogue trouver preneur.

Dessin de Turner abandonné sous son estimation

L’œuvre à l’estimation la plus élevée, The Chain Pier, Brighton, crayon et encre sur papier Whatman (14,6 x 22,2 cm) de Joseph Mallord William Turner (1775-1851), a été laissée sous son estimation de 300.000/500.000 dollars sans les frais (20%) en étant payée  338.000 dollars avec ces frais.

Vendus au-dessus des estimations

D’Edward Lear (1812-1888 ), Montenegro, un dessin aquarellé monogrammé et daté de 1870-72 sur papier Whatman (76,2 x 121,9 cm) contrecollé sur panneau, a été payé 422.500 dollars sur une estimation de 120.000/180.000 dollars.

De Friedrich Overbeck (1789-1869), une Madone à l’Enfant, crayon sur papier (42,4 x 42,9 cm) daté de 1841, a été payée 68.500 dollars sur une estimation de 10.000/15.000 dollars.

Attribué à Lucas Cranach Le Jeune 1515-1586), un portrait de dame à la gouache sur vélin (24,5 x 18,4 cm) a été payé 104.500 dollars sur une estimation de 50.000/60.000 dollars.

De Jean-François de Troy (1679-1752), une étude de Christ aux craies rouge et blanche sur papier chamois (25,6 x 43,4 cm) a été payée 86.500 dollars sur une estimation de 20.000/30.000 dollars.

Dessin à la craie de Thomas Gainsborough invendu et rabais marginaux

Un dessin animalier aux craies blanche et noire de Thomas Gainsborough (1727-1788) sur papier Amsterdam (21,3 cm x 18,5 cm), estimé 120.000/180.000 dollars, n’a pas trouvé preneur.

À la marge, quelques lots ont été abandonnés sous leur estimation. Un Couronnement de Charlemagne par Andrea Boscoli (1560-1607), trace de craies blanche et rouge, crayon et encre brune, lavis marron, 17 x 26 cma été payé 1.625 dollars sur une estimation de 4.000/6.000 dollarsDe Giovanni Battista Beinaschi (1636-1688), un sujet à la Madone et l’Enfant, pastel avec traces de craie blanche sur papier chamois (24,7 x 34,5 cm) a été payé le même prix que le précédent mais pour estimation de 3.000/5.000 dollars.

 24 % d’invendus pour la vente de peinture ancienne du Christie’s du 26 janvier

Le catalogue de cette vacation, deuxième partie de celle du 25 janvier mais regroupant des œuvres beaucoup moins importantes, comptait 112 lots. 85 ont trouvé preneur.

Vendu et invendu pour Giovanni Francesco Barbieri

L’enchère la plus importante est allée à Giovanni Francesco Barbieri (1591-1666) pour un Amnon and Tamar à l’huile sur toile (109,8 x 15,5 cm). Estimée 150.000/250.000 dollars, l’œuvre a été payée 266.500 dollars. Un Saint Paul (121,3 x 102,2 cm) peint à l’huile sur toile par le même artiste et estimé 150.000/200.000 dollars n’a pas trouvé preneur.

Enchère importante pour Girolamo Figino

Parmi les enchères les plus importantes, une Madone nourrissant le Christ enfant de Girolamo Figino (actif à Milan durant la seconde moitié du XVIe siècle), peinte à l’huile sur panneau (64,7 x 47,6 cm) a été payée 158.500 dollars sur une estimation de 40.000/60.000 dollars.

Estimation pulvérisée pour Jacopo Amgoni  

L’enchère la plus spectaculaire a été portée sur une huile sur toile (125,7 x 102,8 cm) de Jacopo Amigoni (vers 1685-1752) représentant un jeune ramoneur. Estimée 10.000/15.000 dollars, cette œuvre a été payée 230.500 dollars.

Payé 20.700 livres en 1997, revendu 182.500 dollars en 2012

Un Portrait de Bessela Pelgrom par Cornelis de Vos (1584-1651), peint à l’huile sur panneau (104,7 x 73,7 cm), a été payé 182.500 dollars sur une estimation de 60.000/80.000 dollars. L’avant-dernier vendeur avait payé cette œuvre 20.700 livres en juillet 1997 chez Christie’s Londres. Elle était alors attribuée à Gaspar de Crayer, peintre un peu moins cher que de Vos en vente publique.

Pierrick Moritz

Intérêt pour la peinture ancienne confirmé chez Sotheby’s Londres

8 décembre 2011

Les résultats de la vente de peinture ancienne et britannique, qui s’est déroulée hier soir chez Sotheby’s Londres, confirme l’intérêt des collectionneurs pour la spécialité constaté la veille chez Christie’s, même si cette nouvelle vacation a été plus laborieuse et avec un taux d’invendus supérieur (31,5 % contre 28 % chez Christie’s).

Le lot vedette du catalogue, une paire de toiles par Johann Zoffany (1733-1810) représentant des vues extérieures de Hampton House, a été payée 6,76 millions de livres avec les frais (12 %) sur une estimation de 6/8 millions. Même vente au niveau de l’estimation basse pour une Élégante compagnie (c’est-à-dire une femme, ndlr) dans un intérieur avec des personnages jouant aux cartes sur une table, une huile sur panneau de chêne (45,8 cm x 60,3 cm) de Jan Havicksz Steen (1626-1679), une œuvre payée 4,85 millions de livres avec les frais (12 %) sur une estimation de 4,5/6 millions sans ces frais.

Une Tombe de Virgile sous le clair de lune, peinte à l’huile sur toile (101,5 cm x 127 cm) par Joseph Wright of Derby en 1779, a été payée 1,49 million de livres sur une estimation de 600.000/800.000 livres.

Un portrait de femme peint à l’huile sur panneau (61,6 cm x 39,4 cm) par Lucas Cranach II (1515-1586) a été payée 1,38 million de livres avec les frais (12 %) sur une estimation de 800.000/1,2 million de livres sans ces frais.

Une étude de tête de garçon sur panneau rond (diamètre 39 cm) par Frans Hals (né en 1581-1586- mort en 1666) a été payée 241.200 livres avec les frais (20 %), soit sous son estimation de 250.000/350.000 livres sans ces frais.

L’invendu le plus cher de la vente est un paysage de Jacob Isaacksz van Ruisdael, une huile sur panneau de chêne (69,3 cm x 91 cm) datée de 1647 et estimée 1,2/1,6 million de livres. Les estimations basses des autres lots n’ayant pas trouvé preneur se situent entre 50.000 et 120.000 livres.

Pierrick Moritz

Les prix de la peinture ancienne flambent chez Christie’s Londres

7 décembre 2011

Depuis plusieurs années, et de façon sensible avec la crise déclenchée par les subprimes en 2008, où la spécialité est apparue comme une valeur de repli face à la volatilité de l’art moderne et contemporain, les prix de la peinture ancienne sont en progression constante.

La vacation de peinture ancienne et britannique proposée hier soir chez Christie’s Londres illustre parfaitement le phénomène, et plus fortement ressenti en période d’incertitude économique, même si l’évènement est affecté par un taux d’invendus conséquent  (28 %) dont une déconvenue majeure pour le lot phare du catalogue. Il s’agit d’un portrait de Don Juan López de Robredo, brodeur du roi Carlos VI d’Espagne, par Francisco de Goya y Lucientes. L’œuvre (108,3 cm  x 82,3 cm) était estimée 4/6 millions de livres.

Cet engouement pour la peinture ancienne de grande qualité est clairement signifié par la vente d’une scène de liesse populaire peinte par Pieter Brueghel II (né en 1564 ou 1565- mort en 1637 ou 1638). Cette Bataille entre Carnaval et Carême à l’huile sur toile (119,4 cm x 171,2 cm), payée 3,25 millions de livres par le présent vendeur chez Christie’s Londres en décembre 2006, a été achetée pour plus du double hier soir. C’est-à-dire 6,73 millions de livres, un record absolu pour une œuvre de l’artiste négociée en vente publique. Jusqu’en 1993, cette œuvre a été présentée en ventre publique comme simplement attribuée à l’artiste.

Le fort potentiel d’appréciation pour des œuvres dans la spécialité est encore souligné de manière spectaculaire par la vente d’une huile sur panneau (54,5 cm x 52 cm) de Francesco Zaganelli da Cotignola (né à en 1470/1480- mort en 1532 Ravenna). Cette Sainte Famille a été payée 1 million de livres quand elle était estimée 100.000/150.000 livres. Même cas de figure pour une huile sur toile (93 cm x 75 cm) d’Andrea Soldi (XVIIIe siècle) présentant un homme occidental dans un manteau rouge bordé de fourrure et coiffé d’un turban ; estimée 80.000/120.000 livres, l’œuvre a été payée 825.250 livres.

Un Christ comme Homme des Douleurs attribué à Albrecht Bouts (né en 1451/1460- mort en 1549), une petite huile sur panneau en arche (38,1 cm x 25,4 cm), a également été payé 385.250 livres sur une estimation de 60.000/80.000 livres.

Une huile sur toile présentant des navires de guerre et de petites embarcations chargées d’hommes, peinte par Willem van de Velde II (1633-1707) à l’huile sur toile (86,3 x 119,3 cm), a été payée 5,9 millions de livres sur une estimation de 1,5/2,5 millions de livres.

Un portrait de viel homme, peint par Govaert Flinck (1615-1660) à l’huile sur panneau, a été payé 2,33 millions de livres sur une estimation de 700.000 livres/1 million de livres.

Un très grand Portrait de Philippe Stanhope, cinquième comte de Chesterfield, peint à l’huile sur toile (1727-1788) par Thomas Gainsborough, a été laissé sous son estimation basse. Il a été payé 2,16 millions de livres avec les frais (12 %) quand l’opérateur en espérait 2,5/3,5 millions sans ces frais.

Pierrick Moritz

Article en rapport : La Peinture ancienne, substitut de crise pour le marché de l’art :  http://artwithoutskin.com/2009/01/29/la-peinture-ancienne-substitut-de-crise-pour-le-marche-de-lart

Pierrick Moritz

56% d’invendus dans une vente de peinture du XIXe siècle à New York

12 octobre 2011

L’importante vente de peinture européenne du XIXe siècle, proposée aujourd’hui chez Christie’s New York, enregistre un taux d’invendus de 56 % .

60 lots sur les 107 présentés au catalogue n’ont pas trouvé preneur dont, pour les plus chers, des œuvres de Gustave Courbet (400.000/600.000 dollars), Joaquim Sorolla y Bastida (même estimation) et Jean-Baptiste Corot (250.000/350.000 dollars).

Avec un prix payé de 1,87 million de dollars avec les frais (12 %), le lot vedette du catalogue, un portrait de femme de Giovanni Boldini, a été acquis en dessous de son estimation de 2/3 millions de dollars sans les frais.

Cette déconvenue vient s’ajouter à celles intervenues la semaine dernière sur le marché de l’art international.

À Hong Kong, et malgré un résultat global satisfaisant pour une série de ventes, Sotheby’s voyait 45 % des lots d’une importante vacation de céramiques et d’objets d’art asiatiques ne pas trouver preneur.

À Londres, la même maison de vente et Christie’s enregistraient des résultats catastrophiques pour leurs vacations respectives d’art islamique et indien (entre 48 et 70 % d’invendus).

Vu l’état de la conjoncture économique internationale, des épisodes aussi négatifs et rapprochés dans le temps sont très inquiétants pour le marché de l’art.

PM

La collection Zanchi soldée 485 millions d’euros

4 septembre 2011

Un encart commercial surprenant est publié dans l’édition papier de The Art Newspaper de ce mois-ci : la collection suisse Zanchi comprenant 822 œuvres d’art de la Renaissance, néoclassique et de la fin du XIXe siècle y est proposée pour 485 millions d’euros sur une estimation de 615 millions.

La réunion d’œuvres d’art bradée comprend notamment un bronze de Michel-Ange et des peintures du Caravage et de Rubens.

L’annonce précise que la proposition s’adresse à des acheteurs sérieux dont les références financières sont exigées.

PM

Un dessin de Michel-Ange mis en vente à Londres

31 mai 2011

Christie’s proposera à l’encan un dessin de Michel-Ange au cours d’une vacation de peinture ancienne et du XIXe siècle qui se tiendra le 5 juillet à Londres.

Il s’agit de l’une des 24 feuilles d’étude préparatoire à La Bataille de Cascina, une fresque commandée à l’artiste pour le Palais Vecchio de Florence et qui  ne vit jamais le jour, et le dernier exemplaire appartenant à une collection privée selon la maison de vente.

Jamais vue en vente publique, l’œuvre est estimée 3/5 millions de livres (3,4/5,7 millions d’euros).

Le plus important dessin d’un grand maître de la Renaissance apparu sur le marché de l’art en vente publique ces dernières années est une Tête de méduse de Raphaël vendue pour l’équivalent  de 32,39 millions d’euros en décembre 2008 chez Christie’s Londres.

PM


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