Archive pour la catégorie ‘Ventes aux enchères’

661.000 euros pour une coupe des premiers Jeux Olympiques modernes

18 avril 2012

La coupe en argent ouvragé  ayant récompensé Spyros Louis, vainqueur du marathon des premiers Jeux Olympiques modernes d’Athènes de 1896, a été payée l’équivalent de 661.000 euros (541.250 livres) aujourd’hui à Londres, lors d’une vente d’affiches et de souvenirs olympiques proposée par Christie’s. L’objet de 15 cm de hauteur était mis en vente par le petit-fils de Spyros Louis.

Selon des informations publiées il y a quelques temps par le Athens News, l’ex-athlète olympique Voula Patoulidou a lancé un appel à une collecte de fonds en Grèce pour pouvoir enchérir lors de cette vente, dans l’espoir de rapatrier ce trésor hautement symbolique dans son  pays.

PM

Le Metropolitan Museum of Art achète un album de peintures chinoises chez Sotheby’s

23 mars 2012

Le Metropolitan Museum of Art a acquis un album du peintre chinois Zheng Min (1607-après 1683) pour 2,32 millions de dollars dans la vente de peinture traditionnelle chinoise proposée hier par Sotheby’s, à New York. Le lot était estimé 200.000/250.000 dollars.

Ce Huit vues of Huangshan à l’encre sur papier, daté de 1681 et de petit format (24,1 x 14,1 cm), comporte également une double page de calligraphie et est marqué du sceau de deux collectionneurs.

Malgré un taux d’invendus de 27 % pour l’ensemble de la vacation, les estimations de nombreux lots ont été largement dépassées, avec des plus hauts enregistrés pour un ensemble de textes calligraphiés par les empereurs de la dynastie des Song du Sud aux XIIe et XIIIe siècles, payé 5,68 millions de dollars sur une estimation de 750.000/1 million de dollars, et 5,12 millions de dollars engagés sur une peinture de paysage du XVIe siècle de Wen Jia dont 200.000/250.000 dollars étaient attendus (voir le détail ici).

Sur les 9 acheteurs des lots les plus chers (entre 794.500 dollars et 5,68 millions de dollars), 7 sont des Asiatiques, dont pour les 3 enchères les plus importantes (5,68 M$, 5,12 M$ et 2,65 M$).

PM

Payé 119.000 dollars en 2001, un ensemble de calligraphies impériales chinoises est revendu 5,68 millions

22 mars 2012

Un ensemble de textes calligraphiés à l’encre sur soie, sous différentes formes d’écriture chinoise, par des empereurs de la dynastie des Song du Sud aux XIIe et XIIIe siècles, a été payé 5,68 millions de dollars dans une vente de peinture traditionnelle chinoise proposée aujourd’hui par Sotheby’s, à New York.

Estimé 750.000/1 million de dollars, cet ensemble avait été payé l’équivalent de 119.000 dollars en avril 2001, dans une vente de Christie’s, à Hong Kong.

Il s’agit de trois feuilles en éventail et d’une feuille montée sur rouleau, présentant des textes calligraphiés des empereurs Gaozhong, Xiaozhong, Guanzhong et Ningzhong. Elles sont notamment marquées des sceaux de collectionneurs de différentes époques et d’inscriptions du calligraphe Weng Fanggang (1733-1818).

Dans la même vente, où les estimations de nombreux lots ont été pulvérisées, une peinture de paysage du XVIe siècle de Wen Jia, portant l’inscription copie de Chaumière dans un village du Sud par Huanghe Shanren (Wang Meng, de 1308 à 1385), diverses empreintes de sceaux d’artistes, de collectionneurs et de l’empereur Jiaquing, ainsi qu’un poème de son père, l’empereur Qianlong, a été payée 5,12 millions de dollars sur la base d’une estimation de 200.000/250.000 dollars.

Pierrick Moritz

“Interencheres” : Dominique Le Coënt reconduit au poste de président du directoire

22 mars 2012

Communiqué. Le conseil de surveillance d’Interencheres.com a renouvelé à l’unanimité les mandats des membres du directoire de la société pour une durée de deux ans. Dominique Le Coënt, commissaire-priseur à Senlis, est ainsi reconduit dans ses fonctions de président du directoire. Il est accompagné dans sa mission par quatre de ses confrères membres du directoire : Henri Gondran, commissaire-priseur à Vienne, Xavier de La Perraudière, commissaire-priseur à Saumur, Laurent Thomas, commissaire-priseur à Metz, Philippe Revol, commissaire-priseur au Havre.

L’exécutif ainsi confirmé poursuivra la conquête d’audience du site pour conforter sa place de leader français des annonces de ventes aux enchères notamment à travers le lancement d’une nouvelle version du site Interencheres.com d’ici la fin du premier semestre et le développement des ventes live en direct sur Internet.

Né de la volonté des commissaires-priseurs français de disposer d’un outil moderne pour promouvoir leurs ventes aux enchères, Interencheres.com permet aux acheteurs du monde entier de consulter gratuitement la quasi-exhaustivité du contenu des annonces de ventes aux enchères. Il regroupe 250 commissaires-priseurs judiciaires et leurs sociétés de ventes volontaires qui annoncent quotidiennement leurs prochaines vacations de meubles et objets d’art, mais aussi de véhicules, de matériels professionnels et de biens d’équipement.

En 2011, le site a publié plus de 18 000 ventes et 1,26 million de lots illustrés de photographies (+26,8 %), confirmant ainsi son statut de premier site d’annonces de ventes aux enchères. Interencheres enregistre par ailleurs, en moyenne, 1,2 million de visites mensuelles.

Sur M6, ”Un Trésor dans votre maison” montre le chemin des salles des ventes

28 février 2012

Un Trésor dans votre maison, l’émission de M6 qui montre le cheminement d’objets depuis leur découverte chez des particuliers jusqu’à leur passage dans une vente aux enchères, s’apparente au genre de la téléréalité. C’est-à-dire qu’il s’agit plus de télévision que de réalité.

Quand un particulier s’interroge sur la valeur d’une collection de rasoirs électriques des années 1950-1970, le commissaire-priseur télégénique lui propose une estimation modique, et un passage en salle des ventes. Dans la réalité, on lui répondrait plus ou moins directement que “cela ne vaut pas un clou et ne se vendra pas”. De la même manière, à moins d’avoir fait l’objet d’une saisie mobilière ou de se retrouver dans le cadre d’un partage de succession où il faut tout vendre, les chances d’arriver à placer une cargaison de vieilles machines à coudre hors d’usage ou un objet estimé 10 euros dans une vente aux enchères publiques sont plus que réduites.

On reste médusé lorsque le participant à Un trésor dans votre maison donne l’impression d’avoir gagné les 250.000 euros de Money Drop après l’annonce d’une estimation de 30 euros, surtout quand il surligne une expression faciale dont le peu de naturel ferait passer Paris Hilton pour une actrice oscarisée d’un ”Je ne pensais pas que cela valait autant “. La situation perd aussi en crédibilité lorsqu’on aperçoit chez le candidat des objets qui, sans être spécialiste, ont très visiblement plus de valeur que le “trésor” qu’il désire vendre, et dont la présence marquée souligne le fait qu’il est amateur d’antiquités ou collectionneur, un goût généralement lié à une connaissance au moins approximative des prix.

Si Un trésor dans votre maison se veut une émission didactique, elle semble souvent ignorer le bon niveau de connaissance générale des amateurs de brocante et d’objets anciens, deuxième loisir préféré des Français après le cinéma, et l’énorme quantité d’informations sur le sujet disponible depuis des années sur l’internet. Sur des questions de base comme Mon Dieu, comment savoir si cet objet est en argent ?  La réponse d’Un Trésor dans votre maison est  - Ta ! Ta ! Ta! Ta !  – qu’il faut trouver les poinçons.

La réalité est que le commissaire-priseur n’est pas un aimable conseiller bénévole comme à la télé. C’est un commerçant. Et qu’Un Trésor dans votre maison, adaptation française d’une émission britanniquemontre le chemin des salles des ventes.

Pierrick Moritz

Des œuvres de Bacon, de Staël, Freud et Wols, joyaux d’une vente d’art contemporain de Christie’s Londres

13 février 2012

66 œuvres, dont 13 sont estimées au moins 1 million de livres, figurent au catalogue de la vente d’art contemporain proposée demain soir chez Christie’s Londres. Ce programme se caractérise notamment par la présence de tableaux de qualité muséale puisés dans les répertoires de Francis Bacon, Nicolas de Staël, Lucian Freud et Wols.

Le clou de la vacation est un saisissant portrait d’Henrietta Moraes réalisé en 1963 par Francis Bacon d’après une photographie de John Deakin. L’estimation de ce chef-d’œuvre, un grand format (165 x 142 cm) présentant un fond lilas très intense, n’a pas été rendue publique. Selon plusieurs sources concordantes, elle serait de l’ordre de 18 millions de livres (21,44 millions d’euros). Le tableau a été acquis par le présent vendeur à la galerie Beyeler de Basel en 1983.

86,21 millions de dollars, le prix le plus élevé payé en vente publique pour une œuvre de Francis Bacon, et aussi l’un des plus importants enregistrés sur ce marché pour une œuvre d’art, ont été engagés sur son Triptych 76 en mai 2008 chez Sotheby’s New York. Cette œuvre monumentale, dont chacune des trois parties mesure 198 x 147,5 cm, a été peinte par l’artiste à l’huile et aux pastels sur toile en 1976. Il s’agit d’une adaptation de la légende de Prométhée.

Une autre œuvre de Francis Bacon, un Studies of Isabel Rawsthorne de 1983, diptyque à l’huile sur toile dont chaque partie mesure 33,5 x 30,5 cm, apparaît dans la vacation de demain soir, moins de 5 ans après son dernier passage en vente publique. Estimée 1,8/2,5 million de livres chez Christie’s, cette œuvre a été payée 1,81 million de livres chez Sotheby’s Londres en octobre 2007.

Un resplendissant tableau de Nicolas de Staël figure également au catalogue de Christie’s. Cette huile sur toile (89,2 x 130 cm) de 1953,  issue de la série que le peintre consacra à la ville sicilienne d’Agrigente au retour d’un périple en Italie, est estimée 3,5/5 millions de livres. En mai 2011, chez Christie’s Paris, un Agrigente de 1954 (60 cm x 81 cm) avait été payé 2,47 millions d’euros, soit la somme la plus importante alors engagée en vente publique pour une œuvre de Nicolas de Staël. En décembre dernier, chez Artcurial à Paris, un Nu couché peint à l’huile sur toile (97 x 146 cm) par l’artiste en 1954 et payé 7 millions d’euros est venu battre ce record.

De 4 œuvres de Lucian Freud proposées, on remarque un nu féminin peint à l’huile sur une toile de petit format (22,5 x 33 cm) en 1983-1984 et qui a tout d’un grand Freud. Le tableau est estimé 1,5/2 millions de livres.

Un Feu, peint à l’huile sur toile (65 x 81 cm) par Wols en 1947-1949, figure également dans le haut du panier du catalogue et avec une estimation de 800.000/1,2 million de livres.

La cote de cet artiste d’origine allemande, disparu en 1951 à l’âge de 38 ans et qui a profondément influencé l’abstraction lyrique française des années 1950, a littéralement explosé l’année dernière. Auparavant, on connaissait des enchères maximales enregistrées en vente publique pour ses huiles tournant autour de 100.000 euros, et beaucoup moins pour ses œuvres sur papier.

Ce tournant radical a été opéré le 10 février 2011 chez Sotheby’s Londres, quand une huile sur toile (81 x 65 cm) non titrée de l’artiste et datée de 1947 a été payée 2,61 millions de livres quand 100.000/150.000 livres en étaient attendus.

Chez Sotheby’s Paris, en mai 2011, avec une estimation de 600.000/800.000 euros dont le niveau relativement élévé s’appuyait sur le résultat précédent, une Flamme peinte à l’huile sur toile (41 x 33 cm) par Wols en 1946-1947, était payée 1,52 million d’euros.

Le mois suivant, dans une vente consacrée à l’artiste à Drouot et conduite par la maison de vente Aponem-Deburaux, une suite de records avaient été enregistrée pour des œuvres sur papier de l’artiste.

La dernière gouache, Dimanche 25 août, une œuvre de 1951, encre et aquarelle sur papier (25 x 16 cm), avait été  payée 153.010 euros sur une estimation de 12.000/15.000 euros. Pour la même estimation, Nébuleuse grise de 1947encre, gouache et grattage sur papier (31,5 x 23,5 cm), avait été payée 104.557 euros euros. Le Tank, aquarelle, trait de plume et gouache sur papier (31,6 x 38 cm) de 1940, avait été payé 72.680 euros quand 15.000/20.000 euros en étaient attendus.

Le deuxième lot le plus important du catalogue de Christie’s est une toile de Mark Rothko de 1955. Cette œuvre a pour atouts de dater encore de l’époque la plus recherchée pour les aplats de couleurs lumineux de l’artiste et de se présenter sur un grand format (175,8 x 157 cm).

En regard d’une estimation très élevée, 9/12 millions de livres selon Bloomberg (10,7/14,31 millions d’euros), cette œuvre pourrait souffrir de son manque de contrastes pour être enlevée facilement dans un marché extrêmement exigeant.

En mai 2007, chez Sotheby’s New York, un tableau de Rothko avait été échangé contre la somme record de 72,84 millions de dollars, en faisant l’une des œuvres d’art les plus chères négociées en vente publique. Ce White Center (Yellow, Pink, and Lavender on Rose), peint en 1950 sur un format de 205,8 cm x 141 cm, provenait de la collection de David et Peggy Rockefeller où il avait été conservé pendant 47 ans.

Un ensemble d’œuvres de Rothko a également été l’objet d’une des plus importantes transactions privées du marché de l’art de ces dernières années. En juillet 2009, aux États-Unis, 12 tableaux et 1 œuvre sur papier de l’artiste, datés de 1949 à 1969, ont été vendus pour 310 millions de dollars par Jacob Ezra Merkin, un financier new-yorkais impliqué dans l’affaire Madoff, au milliardaire russe Roman Abramovich. Le produit de la transaction, notamment amputé d’une commission de 11 millions de dollars versée à l’intermédiaire, avait été gelé par le Procureur de l’État de New York chargé de l’enquête sur l’affaire Madoff.

La troisième estimation la plus importante du catalogue de Christie’s, 5/7 millions de livres, concerne une Abstraktes Bild peinte à l’huile sur toile (250,2 x 200 cm) par Gerhard Richter en 1994. Trois autres œuvres du même artiste, décidément très représenté dans les grandes ventes publiques d’art contemporain, font également partie de la vacation.

Au programme de la vente équivalente du lendemain chez Sotheby’s Londres, on trouve pas moins de 6 œuvres de Richter dont une assortie d’une estimation de 3/4 millions de livres, soit la plus importante d’un catalogue comprenant également 66 lots.

Pierrick Moritz

À 5,7 milliards de dollars, le chiffre d’affaires de Christie’s grimpe de 14 %

2 février 2012

Très forte progression des ventes privées

Christie’s, opérateur de ventes aux enchères non coté en bourse, annonce un chiffre d’affaires de 5,7 milliards de dollars pour l’ensemble de ses ventes en 2011, soit une augmentation de 14 % par rapport à 2010 (+ 9% pour le chiffre d’affaires en livres). Il s’agit de son plus important chiffre d’affaires de ces dernières années, après 2007 où la maison de vente avait réalisé 6,3 milliards de dollars contre 4,7 milliards l’année précédente.

Ses ventes privées, qui avait augmenté de 39 % en 2010, ont encore progressé de 50 % pour atteindre 806 millions de dollars (+ 44 % en livres).

La moyenne des taux d’objets vendus (incluant les ventes privées) est resté stable à 79%, sur un pied d’égalité avec l’année précédente.

Les Américains et les Européens représentent désormais 77%  de la clientèle de la maison de vente, les Chinois 13 %. Les clients de la Russie et de la Communauté des États Indépendants ont augmenté de 15%.

En 2011, le site internet de la maison de ventes a accueilli 77 % de visiteurs uniques supplémentaires. Sa plate-forme d’enchères en ligne a enregistré 25% d’enchérisseurs supplémentaires.

Les ventes aux enchères en Europe continentale et au Royaume-Uni ont rapporté 1,3 milliard de livres (2,2 milliards de dollars), soit une hausse de 21%, celles d’Amérique 1,2 milliard de livres (1,9 milliard de dollars), en baisse de 6% (et de 3% en dollars).  Le chiffre d’affaires en Asie et au Moyen-Orient s’élève à 530,6 millions de livres (854,3 millions de dollars), en hausse de 6%.

Les ventes de l’opérateur sur la place de Paris ont généré 172,6 millions de livres (277,9 millions de dollars). Il s’agit d’une progression de 23% en dollars et de 18% en livres.