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Encore moins de ventes chez Sotheby’s et Christie’s à la rentrée

30 juillet 2010

Dans le cadre de programmes de redimensionnement qui incluent notamment des vacations moins nombreuses mais plus qualitatives, et aussi très  probablement devant les résultats parfois décevants enregistrés au cours de ces derniers mois, Christie’s et Sotheby’s diminuent encore la voilure à la rentrée.

À compter de la rentrée et dans la séquence du premier semestre 2010*, le  calendrier international de Sotheby’s et Christie’s affiche un nombre de ventes en baisse par rapport à l’agenda équivalent de 2008 et 2009.

Chez Christie’s, elles tombent à 61 en septembre/octobre contre 68 en 2009 et 83 en 2008, pour la période équivalente.

Chez Sotheby’s, 37 ventes sont programmées dans le monde en septembre/octobre 2010 contre 44 en 2009 et 65 en 2008 pour les mêmes mois.

Ce dernier semestre, le marché de l’art s’est globalement caractérisé par un afflux de chefs-d’œuvre de qualité muséale dont une proportion importante n’a pas dépassé les estimations basses, ou dans une mesure moindre, et par des vacations enregistrant de nombreuses œuvres ravalées.   

La présentation proportionnelle des invendus restitue parfois très mal l’ampleur du désastre, comme ces quelque 30 % dans la vente d’art contemporain en journée de Christie’s du 1er juillet dernier, soit une centaine de lots qui n’a  pas trouvé preneur sur un catalogue qui en présentait 319.

Des chiffres d’affaires très importants ont été néanmoins relevés au cours du premier semestre 2010, principalement lors de vacations présentant des œuvres exceptionnelles.

Cet ilôt particulier des pièces majeures, dont l’expansion a tout intérêt à être réfrénée vu les difficultés contastées au deuxième trimestre,  ne montre globalement pas d’effet d’entraînement sur le reste du marché de l’art.

En France, Drouot a présenté un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros pour le premier semestre 2010, soit  une augmentation de 17 % par rapport au premier semestre 2009 (particulièrement mauvais pour le marché de l’art), et  quand le chiffre d’affaires pour l’ensemble de l’année 2009 s’élevait à 413 millions, à 411 en 2008 et à plus de 500 en 2006 et 2007.  

Comme chez les anglo-saxons, on a également assisté à une montée en gamme de la marchandise présentée et avec des prix obtenus parfois “historiquement” très élevés. 

Il faut néanmoins tenir compte du fait que les chiffres de Drouot incluent également des ventes judiciaires et de véhicules hors objets d’art et collection. 

Selon le texte d’une proposition du Sénat de l’année dernière, les ventes de véhicules d’occasion représentait 36,5 % du chiffre d’affaires de la Holding Drouot en 2007.

Sotheby’s présentera ses résultats pour le second trimestre 2010 la semaine prochaine. Son titre boursier est particulièrement malmené depuis le 24 avril dernier. 

L’action qui, revenue de loin, avait enregistré en un an une valorisation spectaculaire avec un “plus haut” a quasiment 39 dollars le 23 avril, vaut désormais 27,49 dollars après s’être un peu ressaisie.

Pierrick Moritz 

* Au premier semestre 2008, Sotheby’s avait organisé 147 ventes dans le monde. Pour la période équivalente de 2009 et 2010, ce chiffre est respectivement tombé à 139 et 116.

180 ventes ont été montées par Christie’s dans le monde  au premier semestre 2010, contre 190 en 2009 et 235 en 2008 pour la même période.

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Foire de Maastricht 2010 : participation record

27 février 2010

Pour son édition 2010, programmée du 12 au 21 mars prochains, la foire de Maastricht (Tetaf), l’une des plus importantes foires-expositions d’antiquités et d’œuvres d’art au monde, accueillera le nombre record de 263 exposants venus de 17 pays. 

Les marchands triés sur le volet – et sur le chéquier – se disputent pour être présents au sein  d’une manifestation dont le très haut niveau d’exigence est en adéquation avec la tendance d’un marché de l’art contracté mais concentré sur les pièces exceptionnelles, et sur lesquelles les acheteurs sont capables d’engager des sommes astronomiques.

La présence pour la première fois au Tetaf de la prestigieuse Hammer Galleries,  New York, confirme l’orientation de plus en plus élististe de la manifestation.

Elle exposera une collection d’œuvres d’art impressionniste et moderne comptant, entre autres, Degas, Morisot, Matisse et Picasso. 

Dans sa sélection, on trouvera, notamment, une superbe huile sur toile d’Auguste Renoir de qualité muséale, Léontine et Coco, datée de 1909 et d’un format de 54,1 cm x 65 cm, ainsi qu’un portrait de George Washington par Gilbert Stuart.

Spécialisée dans l’art moderne du début du XXe siècle, dont autrichien, Wienerroither & Kohlbacher proposera des créations de Gustav Klimt, Egon Schiele, Oskar Kokoschka et Albert Kubin.

On pourra voir, chez Waterhouse & Dodd,  un groupe de peintures et d’œuvres cinétiques de Georges Folmer auquel le musée des Beaux-Arts de Rennes consacre une rétrospective jusqu’au 23 mai 2010.

Une section spéciale sera consacrée cette année aux œuvres sur papier.  

Toutes les informations sur : http://www.tefaf.com

Pierrick Moritz 

Les dinosaures, vedettes d’un Salon du Collectionneur de très haute tenue

11 septembre 2009

De la préhistoire à  l’art contemporain au Grand-Palais

L’édition 2009 du Salon du Collectionneur, animé par la présence  spectaculaire de squelettes d’animaux préhistoriques, fossiles et minéraux, se distingue également par la qualité des pièces proposées dans de très nombreuses spécialités comme les arts décoratifs (l’art déco chez Alain Marcelpoil) ou l’archéologie (chez David Ghezelbash).  

Du côté de la peinture, on remarque des œuvres de Pierre Soulages (chez Pascal Lansberg), Alexander Calder (deux grandes gouaches, originales dans l’Œuvre de l’artiste - années 1950 et 1960 – chez Ary Jan), Raoul Dufy (une gouache des années 1930 chez Fleury), Eugène Delacroix (dessin d’une lionne, Galerie Artesepia), une technique mixte de Miquel Barceló et une mosaïque par Sonia Delaunay (chez Jean-Paul Perrier) ou, pour la peinture ancienne, Pieter Brughels le Jeune (chez Xavier Goyet). 

La  galerie Laurence Esnol consacre son espace au peintre H. Craig Hanna. Des œuvres d’une extrême sensibilité et qui, en dehors du traitement singulier et pour le registre purement émotionnel, ramènent aux créations de Francis Bacon et Lucian Freud. Certaines peintures de Craig Hanna figurent, entre autres,  dans les collections de Drew Barrymore, Bruno Solo, Kevin Spacey, Paul Morissey et Marc Jacobs.  L’artiste américain qui vit et travaille à Londres sera également exposé en octobre prochain par la même galeriste à Art Elysées.

Dans le domaine de l’orfèvrerie, Bernard de Leye présente une impressionnante cloche couvre-plat par Odiot, caractérisée par un somptueux travail en ronde-bosse sur les crustacés et les poissons.

Également très remarqué, le stand de la galerie londonienne Hatchwell Antiques avec ses incroyables objets rattachés aux grands noms de l’aéronautique comme Concorde, Zeppelin, Vulcan et Harrier ainsi que des étranges longues-vues binoculaires par Zeiss, Nikon et Fuji.  

La manifestation accueille également une exposition sur les porte-bouquets et des joailliers et horlogers de prestige.

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012Bestiaire préhistorique et tronc fossilisé monumental. Cette exposition exceptionnelle a été montée par Eric Mickeler avec le soutien du Syndicat National des Antiquaires. Les concepteurs prospectent l’univers du mécénat d’entreprises pour étoffer la collection, dans le but de la faire voyager en France et dans le monde.  Photographies prises jeudi 10 septembre, avant la soirée d’inauguration du salon.

Pierrick Moritz 

Parfaite réussite pour la vente de la succession Jean Bourgogne

27 mars 2009

Les chefs-d’œuvre d’Émile Gallé toujours aussi convoités

Rémi Ader a vendu, le 20 mars dernier à Paris, la totalité de la succession de Jean Bourgogne, petit-fils d’Émille Gallé, pour 1,14 million d’euros* sur la base d’une estimation de 400.000 euros. Certaines créations de cet ensemble exceptionnel rappellent qu’Émile Gallé était aussi un humaniste, un homme qui utilisait son art pour dénoncer les injustices de son temps, comme l’affaire Dreyfus ou les premiers massacres des Arméniens par les Turcs.

Quand Émile Gallé brisait le silence

Émile Gallé est connu pour son exceptionnelle virtuosité  dans la création d’œuvres en verre et de meubles. La dispersion des 68 lots de la succession Jean de Bourgogne, petit-fils de Gallé, au sein d’une vacation d’arts décoratifs du XXe siècle orchestrée le 20 mars à Drouot par Rémi Ader, montrait un aspect moins connu de l’artiste : celui de l’ homme engagé qui dénonçait l’injustice avec courage à travers son art. Ainsi, la pièce phare de cette vente était un vase créé en 1900 et qui, sous le titre de Hommes noirs d’où sortez-vous, proclame l’injustice faite au capitaine Dreyfus.

La même année, Émile Gallé réalisa une commode titrée Le Champ du sang à la mémoire des Arméniens massacrés par  les Turcs entre 1896 et 1898. Ce meuble remarquable était également inclus dans le catalogue de la vacation.

Des batailles d’enchères internationales

Devant une salle comble, certaines des 68 œuvres d’Émile Gallé, meubles et verreries, que comptait la succession de Jean Bourgogne, unique petit-fils d’Emile Gallé, se sont vendues jusqu’à dix fois leur estimation.

Les enchérisseurs étaient français, belges, hollandais, suisses, allemands, américains, canadiens et  japonais. Les collectionneurs de Nancy et les marchands parisiens se sont également montrés très actifs.

Toutes ces pièces étaient restées dans la famille jusqu’à aujourd’hui, certaines provenant du mobilier familial de la maison de La Garenne à Nancy, les autres n’ayant pas été revues depuis l’Exposition Universelle de 1900 où elles furent exposées.

Hommes noirs d’où sortez-vous ?

Le vase dit “parlant”, qui illustrait la couverture du catalogue, en verre soufflé avec un décor floral dégagé à l’acide et repris à la roue sur lequel figure l’inscription Hommes noirs d’où sortez vous ?, pièce  réalisée en hommage au capitaine Dreyfus, a été acheté par un marchand pour le compte d’un collectionneur pour 182.162 euros.

Cette œuvre a été présentée à l’Exposition Universelle de 1900 et en 2004 à Paris au Musée d’Orsay au sein de l’exposition Le Testament artistique d’Emile Gallé. Les colorations sombres de ce vase “aux hommes noirs” évoquent les “forces du mal” et les trois figures aux mains crochues gravées sur les flancs, sont les allégories de la calomnie, du jésuitisme et de l’anonymat qui avaient conduit à  la condamnation du capitaine Dreyfus.

Prouesses techniques

La virtuosité du maître-verrier a également été récompensée par les 92.940 euros obtenus pour le vase balustre aubergine en marqueterie de verre et coulure, qui était estimé 15.000/20.000 euros. Non signé et comportant des bulles ouvertes, cette œuvre d’atelier est la parfaite  illustration des prouesses techniques dont était capable Gallé pour réaliser  ses verreries, véritables sculptures sur verre.

Un vase en forme de tulipe au naturel, en verre multicouche violine et blanc opaque a été payé 49.568 euros (estimation 10.000/15.000 euros). Il était accompagné du dessin aquarellé préparatoire, grandeur nature.

Le mobilier de Gallé : Le Champ du sang et une préemption du Musée des Arts décoratifs

Les meubles de Gallé ont également rencontrés un beau succès. Ces créations présentent les caractéristiques de la haute ébénisterie : sculptures à jour, moulures, marqueteries et applications de montants en bronze. C’est un Français contre un acheteur étranger qui a produit la meilleure enchère (64.238 euros) pour acquérir la commode Le Champ du sang réalisée vers 1900 à la mémoire des  Arméniens victimes des massacres Turcs  à la fin du XIXe siècle.

Quant au médallier Les Primevères, au style japonisant et au décor marqueté de motifs floraux, montré à l’Exposition Universelle de Paris de 1900, il a été préempté pour 31.600 euros par le Musée des Arts Décoratifs de Paris.

Le buffet de la salle à manger d’Émile Gallé a été payé 57.000 euros tandis qu’une vitrine, La Berce des prés,  a été  enlevée à plus de 50.000 euros, une table à jeu dite “portefeuille” est partie à 37.176 euros.

Les quatre rideaux en velours d’époque 1900 provenant du salon de La Garenne ont été achetés 4.833 euros.

Des résultats qui constituent une nouvelle base de cotation

Rémi Ader qui a dirigé la vente commente :  Cette vente était très attendue et elle constitue une base de cotation pour Emile Gallé et l’art nouveau, une référence inexistante depuis les ventes des grandes collections datant de la fin des années 80 , une idée confirmée par l’expert Jean-Pierre Camard, interrogé après la vente. Côme Remy, l’expert de cette vente, précise : cette vacation était le rendez-vous mondial des collectionneurs et amateurs de l’École de Nancy. Elle a démontré qu’il y avait toujours un marché très actif pour les icônes de ce mouvement d’art décoratif .

Pierrick Moritz (avec communiqué)

*Total du produit de la vente : 1.204.936 € dont 1.142.789 € pour la succession Jean Bourgogne. 90% des 113 lots a été vendu dont 100% des 68 lots de la succession Jean Bourgogne.

Marché de l’art : les arts décoratifs de qualité résistent bien à la crise

20 décembre 2008

Le secteur des arts décoratifs de qualité, toutes époques confondues et pour des pièces uniques, résiste bien aux dommages collatéraux de  la crise financière mondiale. Le marché des créations art nouveau et modernistes font notamment preuve d’une belle vitalité tandis que certains meubles classiques aux provenances prestigieuses se négocient des millions.

Chez Sotheby’s New York, le 18 décembre, un portail d’ascenceur moderniste, vers 1893, provenant du Chicago Stock Exhange, s’est vendu $602.500 sur la base d’une estimation de $250.000/$350.000.

Au cours de la même vente, une paire de chenêts monumentaux, créés par Gustav Stickley vers 1905, ont atteint la somme de $278.500 alors que $40.000/$60.000 en étaient attendus.

Toujours dans la même vente, une lampe de table vers 1912-1915 de Dirk van Erp a été payée $170.500 sur une estimation de $70.000/$90.000.  Un vase monumental du même créateur a été acheté $146.500 à partir d’une estimation de $60.000/$80.000.

Il fallait prévoir $218.500 pour décrocher un vitrail moderniste de Frank Lloyd Wright alors que $80.000/$120.000 en étaient initialement demandés.

Le même jour, toujours à New York, la même maison de ventes produisait plus de 3,5 $millions avec la dispersion de 40 créations vers 1900 de chez Tiffany, très principalement des luminaires. Même si certains modèles ont été réalisés en plusieurs exemplaires, chaque pièce demeure unique par le travail artisanal du verre qui donne à chaque fois un résultat différent. Ce qui n’est pas le cas du mobilier “design” édité en séries de pièces parfaitement similaires qui, sauf exemplaire rare et historiquement important, se vend aujourd’hui beaucoup plus difficilement.

Dans cette vente , une lampe de table dite “Pebble”, vers 1900/1902, devait partir à  $746.500 alors qu’elle était estimée $300.000/$500.000 tandis que, conformément à son estimation, une lampe de parquet “Fish Scal”, vers 1910, était  échangée contre $470.500.

Chez Tajan à Paris, le 10 décembre, un exceptionnel bureau plat et un canapé modernistes de Paul Dupré-Lafon se sont respectivement vendus €621.467 et €309.800, en conformité avec les estimations hautes.

Le 4 décembre à Londres, chez Bonhams,  un cabinet japonisant de Édouard Lièvre, meuble réalisé vers 1895 par l’Escalier de Cristal, a été payé  plus de 2 £millions sur la base d’une estimation de  £300.000/£500.000.

Le 21 novembre à Paris, la société de ventes Néret-Minet Tessier a vendu pour €359.600 un cabinet d’apparat de Pierre Gole (XVIIe siècle) qui était estimé €200.000/€300.000.

Enfin, le 16 décembre dernier à Paris, la vente de 7 pièces  exceptionnelles de mobilier  provenant d’une collection française a rapporté 7,73 €millions.

Le clou de cette cacation était  une importante commode d’époque Louis XIV attribuée à BVRB Ier, vers 1710-1720, en placage d’ébène, marqueterie d’écaille et de laiton, ornementation de bronze ciselé et doré. Ce meuble a été  payé 4,09 €millions bien que le dessus en marbre ne soit pas d’origine et que, classé monument historique, il soit interdit de sortie du territoire français.

Pierrick Moritz

Les estimations ne comprennent pas les frais à la charge de l’acheteur. Les résultats comprennent les frais à la charge de l’acheteur.

Un tableau de Mark Rothko invendu chez Christie’s

7 novembre 2008

La collection Alice Lawrence vendue par Christie’s  à New York les 5 et 6 novembre rassemblait 83 lots d’art impressionniste, moderne et contemporain ainsi que des créations d’art décoratif des époques Art nouveau, Art déco et  contemporaine. Finalement, 76 lots ont été vendus dont 20 sous leur estimation et un Rothko estimé 20/30 $millions est resté sur le carreau.

Les résultats de la dispersion de cet échantillonnage représentatif de l’Histoire de l’art et des Arts décoratifs du XXème siècle confirment que toutes les spécialités de l’époque sont désormais affectées par une crise où la panique de certains vendeurs est clairement ressentie (des œuvres sont vendues très en dessous des estimations).

 Les créations de l’époque Art nouveau, et notamment américaines, s’en sortent mieux.

Invendus

Le clou de la vente, une œuvre de Mark Rothko : N°43 (mauve) , huile sur toile (232,4 cm x 176,5 cm) peinte en 1960, estimée 20/30 $millions SLF, n’a pas trouvé preneur. On pourra toujours reprocher à ce tableau d’être un peu tardif mais avec quelques années de moins, dans ce format et sur ce support, l’estimation aurait été bien supérieure.

Également invendue , une œuvre de Paul Klee, Kiefer, à l’huile et au sable sur panneau (52,7 cm x 50,8 cm), réalisée en 1932 et estimée 2/3 $millions SLF.

Quelques bonnes nouvelles

L’Empire des lumières, une gouache sur papier (29,5 cm x 23,5 cm) réalisée en 1947 par René Magritte et estimée 2/3 $millions SLF a été achetée 3,55 $millions ALF.

Head of a man, une huile sur toile (46,4 cm x 39,1 cm) de Lucian Freud  peinte en 1966 et estimée 1,8/2,5 $millions SLF a été achetée 2,09 $millions.

Les enchères pour un portrait d’homme peint à l’huile sur toile par Alice Neel en 1962 et qui était estimé 300.000/400.00 $ SLF ont produit 698.500 $ ALF.

Celles pour une huile sur toile de Milton Avery Morning Talk donnaient 902.500 $ ALF avec une estimation de départ de 500.000/700.000 $ SLF.

Un banc en bois ciré et bronze patiné, Monkey , une création de Judy Kensley McKie en 1994, est monté jusqu’à 134.500 $ sur la base d’une estimation de 20.000 /30.000 $

Quelques nouvelles des soldes

Une huile sur toile de Fernand Léger : Les Danseuses aux clés, étude  (73,5 cm x 92 cm), réalisée en 1928, estimée 2/3 $millions SLF a été laissée à 1,76 $millions ALF.

Deux huiles de Arthur Garfield Dove estimées 900.000/1,2 $million et 1,5/2,5 $millions ont été soldées respectivement à 578.500 $ et 902.500 $

Un pastel de fleurs par Odilon Redon, estimé 600.000/800.000 $, a été laissé à 350.500 $.

René Magritte : Exercices spirituels, huile sur toile (63,3 cm x 73 cm) réalisée en 1936, vendue sous son estimation de 1,2/1,8 $millions SLF à 1,14 $million ALF

Toujours de René Magritte, La Parole Donnée, une huile sur toile (42,8 cm x 60,3 cm) réalisée en 1950, estimée 2/3 $millions SLF et abandonnée à 1,42 $million.

Promos sur l’Art déco

Si, au cours de la vacation, les créations de Jean Dunand se sont bien vendues (146.500 $ ALF pour un vase boule en étain martelé et partiellement laqué estimé 80.000/120.000 $ SLF ; 131.500 $ ALF pour une superbe bonbonnière “Cobra” estimée 50.000/70.000 $ SLF), comme celles de quelques autres créateurs emblématiques de l’époque , on remarque qu’une table de fumeur en bois de palmier, galuchat et boutons en ivoire par Clément Rousseau, estimée 100.000/150.000 $ SLF a été bradée à 74.500 $ ALF tout comme un bonheur-du-jour en palissandre, ivoire, bronze argenté et galuchat par Jacques-Émile Ruhlmann, estimé 120.000/180.000 $ SLF et finalement vendu 62.500 $ ALF.

L’Art nouveau fait de la résistance

Un lustre en écaille de tortue rouge et bronze doré par Tiffany Studios, vers 1900, a été payé 278.500 $ ALF sur la base d’une estimation de 100.000/150.000 $ SLF.

Toujours de chez Tiffany, deux chandeliers en verre et bronze (modèle différents) vers 1910 se sont respectivement vendus 5.625 $ ALF et 3.250  $ ALF sur une estimation de 1.000 /1.500 $ SLF chacun.

Un tabouret de Eugène Vallin, vers 1905, est monté à  16.250 $ ALF à partir d’une estimation de 5.000/7.000 SLF.

Pierrick Moritz

Abréviations : SLF (sans les frais), ALF (avec les frais).


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