Articles Tagués ‘Artprice’

Du “miracle” du marché de l’art et de l’Internet

19 janvier 2012

Actualisé le 20/01/2011 à 7h13

“On peut toujours nous rabattre les oreilles avec l’avenir que représente le transfert de l’activité physique des commerçants vers le numérique, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un déplacement vers une technologie du XXIe siècle qui consacre le modèle socio-économique du XIXe  : plus pyramidal, tu meurs et dévalorisation du travail. En prime, la marchandise y est considérablement dépréciée.”

Les performances du marché de l’art sont louées de façon très exagérée dans ce que l’on peut lire et entendre en ce moment. S’il est vrai que les milliardaires ne connaissent pas la crise, ce qui n’est pas vraiment une nouveauté, la réalité de cet univers très opaque, dont seules les informations et la communication émanant des opérateurs de ventes volontaires aux enchères publiques et en courtage parviennent jusqu’à nous, est beaucoup plus nuancée. Le marché de l’art intégre également une partie privée extrêmement importante et dont on ignore à peu près tout.

Progression des chiffres d’affaires, invendus et défaillances

La progression des chiffres d’affaires des maisons de ventes aux enchères publiques en 2011 repose en partie sur des transactions à des niveaux records plus nombreuses, baobabs qui cachent des déserts d’invendus depuis septembre 2008, encore plus nombreux depuis la rentrée 2011. Ces taux ont pu monter jusqu’à 70 % dans les grandes ventes internationales ces derniers mois. Ils concernent également des œuvres et objets d’art majeurs, de toiles de Picasso jusqu’à des objets d’art chinois rarissimes.

Pour cette dernière spécialité, extrêmement spéculative, le phénomène grandissant des  cautions réclamées par les maisons de ventes aux enchères à des enchérisseurs pré-inscrits révèle que les cas d’impayés sont plus nombreux. Les résultats des dernières séries de ventes à Hong Kong des grands opérateurs occidentaux indiquent un net repli, avec pléthore de lots majeurs restés sur le carreau.

Pour les mandats où les vendeurs assument tous les frais de mise en vente, comme c’est le cas dans les transactions avec les sociétés anglo-saxonnes, la rentabilité de ces opérateurs pourrait ne pas être trop impactée par ces déconvenues. Il n’empêche que ces forts taux d’invendus constituent une très mauvaise publicité et placent les vendeurs potentiels des biens les plus intéressants en position attentiste.

Au bord de la crise de panique

Dans l’édition du mois de novembre du Art Newspaper, vrai succès éditorial britannique dont on aimerait bien avoir un l’équivalent qualitatif en France, figure une analyse qui décrit le milieu des marchands anglo-saxons opérant dans le milieu de gamme comme étant au bord de la crise de panique face au désastre de la situation.

Pour constater ce genre de réalité en France, il faut visiter les galeries où règne majoritairement une grande morosité. Au Louvre des Antiquaires, à Paris, le nombre de boutiques inoccupées bat des records.

On peut toujours nous rabattre les oreilles avec “l’avenir” que représente le transfert de l’activité physique d’une partie de ces commerçants sur le numérique, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un déplacement vers une technologie du XXIe siècle qui importe le modèle socio-économique du XIXe  : plus pyramidale, tu meurs et sous-valorisation du travail. En prime, la marchandise y est considérablement dépréciée.

Artprice, eBay, l’art vendu sur l’Internet

Au sujet du l’art vendu sur l’Internet, l’évènement du mois de janvier en France a été le lancement du courtage aux enchères sur Artprice, une nouvelle activité qui va forcément augmenter le chiffre d’affaires de la société. Reste à savoir dans quelles proportions.

La menace d’assignation en référé par le Conseil des Ventes Volontaires au sujet de la communication initiale d’Artprice, concernant une confusion possible des activités de courtage du site avec celles des maisons de vente aux enchères, aura été profitable aux deux parties. L’entreprise a bénéficié d’une campagne de publicité à l’œil et l’autorité de régulation d’une clarification publique de la situation.

Une différence notable entre ces deux types de commerce concerne la responsabilité de l’opérateur en cas de problèmes découlant de la transaction. Elle est totale pour une maison de vente aux enchères, argument qui peut convaincre l’acheteur malgré une commission très élevée, quand elle ne concerne que le vendeur (et non l’intermédiaire) dans le cas du courtage. Néanmoins, on sait que la responsabilité d’eBay, seul exemple de société de courtage aux enchères en ligne à grande échelle connu, et le plus ancien, a été pointé du doigt dans certaines affaires juridiques. Il s’agit de la lutte conte la contrefaçon et du libre choix des distributeurs pour des marques de luxe.

Les courtiers d’art aux enchères de l’internet concurrencent bien les maisons de ventes aux enchères, mais jusqu’à un certain niveau de prix

Dans la rubrique “art/antiquités” d’eBay, une céramique chinoise est parfois enlevée à 15.000 euros ou un tableau à 20.000 euros. Dans un contexte de biens invendus conséquents, ces cas restent minoritaires et concernent principalement la marchandise de vendeurs professionnels. Ces derniers sont juridiquement obligés d’accepter le retour des objets et de les rembourser au cas où les acheteurs ne les jugeraient pas conformes, ce qui n’est pas le cas pour les vendeurs particuliers.

Si le modèle et la marchandise proposés par ce courtage aux enchères en ligne concurrencent directement les maisons de vente aux enchères publiques, le phénomène s’inscrit dans une certaine limite de prix. Depuis bientôt 11 ans qu’eBay a ouvert sa plateforme française, les maisons de vente aux enchères publiques ont progressivement revu leur stratégie en montant en gamme, mais aussi en proposant parfois des ventes à des prix bien plus attractifs que sur le site américain, notamment dans le domaine des objets de collection.

Courtage : prudence et risques de détournement de commission

On n’achète pas plus une œuvre d’art d’une certaine valeur sans la voir physiquement, qu’une voiture sans l’essayer ou un appartement sans le visiter. Et avant même d’engager ne serait-ce que plusieurs centaines d’euros pour acquérir un bien sur photographie, les acheteurs potentiels veulent la garantie d’un intermédiaire fiable, la possibilité d’une mise en relation avec le vendeur avant échéance et ils peuvent souhaiter voir l’œuvre en question avant le règlement.

C’est dans cette possibilité du contact direct entre vendeur et acheteur qu’on trouve la situation du détournement de commission, c’est-à-dire quand le vendeur qui a trouvé preneur grâce au courtier décide de se débrouiller pour ne pas rénumérer ce dernier. Il peut également proposer son bien auprès de plusieurs courtiers et donc annuler certaines mises en vente à tout moment.

Difficulté à trouver une marchandise de qualité

Nombreux sont ceux qui ont créé des sites sur l’Internet dans le but de capter les biens des particuliers et de manière plus ou moins frontale. Depuis 20 ans que je traîne dans ce milieu, je peux vous affirmer que la marchandise réellement intéressante est rare. Et les choses ne vont pas en s’arrangeant. Avant de trouver un tableau un tant soit peu valable, il faut en avoir vu des milliers. Si les catalogues des maisons de vente, les galeries et les boutiques d’antiquités les plus prestigieux donnent une impression de qualité généralisée, l’écrémage est de plus en plus rude pour arriver à pareille concentration.

Pour les maisons de ventes aux enchères les plus célèbres, la récupération de prestigieuses collections nécessite un important travail de suivi et de communication, des moyens financiers colossaux et de pouvoir s’offrir un personnel maniant les codes sociaux de milieux très privilégiés. Comme pour l’immobilier haut de gamme, il est recruté dans les mêmes univers sociaux-culturels que ceux auxquels appartient la clientèle potentielle. Cette éducation plutôt aristocratique implique d’être capable des mêmes égards envers les clients plus modestes.

Pierrick Moritz

Articles en rapport :

http://artwithoutskin.com/2011/05/24/la-chute-des-prix-des-objets-de-collection-des-antiquites-des-objets-et-des-oeuvres-d%e2%80%99art-plus-ou-moins-courants

http://artwithoutskin.com/2011/01/28/chiffre-daffaires-record-pour-christies-les-vendeurs-occidentaux-paient-les-effets-de-la-crise

Le conseil des ventes abandonne son projet d’action en référé visant les enchères d’Artprice

17 janvier 2012

Actualisé le 17/01/2012 à 18H29

Dans un communiqué daté d’aujourd’hui, le Conseil des Ventes Volontaires annonce l’abandon de son intention d’assigner Artprice en référé au sujet de ses enchères électroniques qui débuteront demain. Cette décision est consécutive à un dialogue engagé avec Artprice.

L’autorité de régulation des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques estimait que la communication initiale d’Artprice au sujet de cette nouvelle activité de courtage aux enchères électroniques pouvait évoquer des opérations de ventes aux enchères électroniques, activité qu’elle encadre d’un point de vue légal en France.

Les activités de ventes aux enchères obligent à obtenir l’agrément du Conseil des Ventes. Dans le cadre de mandats, elles engagent au respect d’une réglementation stricte, et notamment avec une responsabilité de l’opérateur en cas de problèmes consécutifs à la transaction. Le dernier et plus fort enchérisseur remporte l’objet mis en vente ; il sera récupéré auprès du mandataire.

Dans l’activité du courtier - comme c’est le cas pour eBay – l’opérateur ainsi désigné assure une simple mise en relation entre acheteurs et vendeurs. Ces derniers gèrent l’opération et sont responsables des conséquences qui pourraient découler de la transaction. Ils choisissent parmi les plus forts enchérisseurs celui avec lequel ils souhaitent conclure l’affaire et s’occupent de l’acheminement du bien jusqu’à destination.

Dans les deux cas, les opérateurs perçoivent une commission – un pourcentage, généralement - sur le fruit de la vente.

Dans son communiqué, le Conseil des Ventes motive l’abandon de son projet d’assignation en référé par les modifications successives apportées par Artprice sur son site internet à la suite des demandes réitérées qu’il lui a faites, clarifient le rôle de la société ainsi que la nature des relations entre les utilisateurs de son nouveau service de courtage.

Au terme de son communiqué, le Conseil des ventes prévient qu’il restera vigilant sur le respect par les opérateurs intervenant sur internet de la distinction non équivoque voulue par le législateur entre l’activité de courtage et l’activité de vente aux enchères qui bénéficie seule des garanties apportées par la loi. En qualité d’autorité de régulation, il entend jouer pleinement son rôle d’information et de prévention dans l’intérêt du public.

Article en rapport : http://artwithoutskin.com/2012/01/12/le-conseil-des-ventes-volontaires-a-suspendu-ses-demarches-dassignation-en-refere-dartprice

PM

Le Conseil des Ventes Volontaires a suspendu ses démarches d’assignation en référé d’Artprice

12 janvier 2012

Le Conseil des Ventes Volontaires a annoncé hier dans un nouveau communiqué que ses démarches d’assignation en référé portant sur une clarification du cadre des enchères en ligne d’Artprice étaient suspendues. Il indique : “avoir pris connaissance des modifications successives opérées depuis le 7 janvier 2012 sur le site Internet de la société Artprice à la suite des demandes formulées auprès d’elle par le Conseil. Il constate ainsi que le dialogue qu’il a initié avec Artprice a permis d’obtenir la clarification de la prestation de courtage en ligne proposée par cette société”.

Dans ce même communiqué, cette autorité de régulation des ventes aux enchères publiques pointe du doigt les conditions générales d’utilisation de ce nouveau service de courtage où, selon elle, les relations entre les vendeurs et acquéreurs potentiels contractant en ligne sont présentées sous la terminologie de “ventes aux enchères à distance par voie électronique”.

Lire le communiqué : http://www.conseildesventes.fr/images/stories/actualite/communiquépresse110112.pdf

Articles en rapport :  – Artprice dément l’existence d’une action en référé du Conseil des Ventes Volontaires : http://artwithoutskin.com/2012/01/11/artprice-dement-lexistence-dune-action-en-refere-du-conseil-des-ventes-volontaires

Le Conseil des Ventes Volontaires lance un référé sur les futures enchères en ligne d’Artprice : http://artwithoutskin.com/2012/01/06/23675/

Artprice dément l’existence d’une action en référé du Conseil des Ventes Volontaires

11 janvier 2012

Dans un communiqué publié ce matin, Artprice dément l’existence d’un  référé du Conseil des Ventes Volontaires concernant une clarification des conditions de ses nouvelles enchères en ligne, celles-ci devant relever du cadre légal du courtage en ligne et non de celui des ventes aux enchères publiques. 

Le 6 janvier, l’autorité de régulation des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques avait publié un communiqué rendant compte de cette action. 

Toujours visible sur son site, le document se termine par Le Conseil des ventes a donc adressé un courrier à la société Artprice pour lui demander de se mettre en conformité avec la loi et a décidé en parallèle de saisir le juge des référés en application de ces dispositions.

Voir le communiqué d’Artprice du 11/01/2012 : http://serveur.serveur.com/press_release/pressreleasefr.htm#a20120111

Voir le communiqué du Conseil des Ventes du 06/01/2012 : http://www.conseildesventes.fr/images/stories/actualite/communiquédepresse.pdf

Article en rapport : http://artwithoutskin.com/2012/01/06/23675/

PM

Le Conseil des Ventes Volontaires lance un référé sur les futures enchères en ligne d’Artprice

6 janvier 2012

Actualisé le 7 janvier, 11 heures 30.

Avec une jurisprudence défavorable, l’assignation en référé d’Artprice par le Conseil des Ventes Volontaires montre la détermination des commissaires-priseurs à démarquer leur activité de mandataire de celle du courtage en ligne, mais aussi l’inquiétude concurrentielle suscitée par les nouvelles activités d’Artprice chez ces opérateurs traditionnels du marché de l’art.

À 10 jours du lancement des enchères d’œuvres d’art sur Artprice,  le Conseil des Ventes Volontaires de meubles aux enchères publiques a déposé un référé pour déterminer si l’opérateur doit déclarer une activité de ventes aux enchères par voie électronique, a annoncé hier l’AFP.

Selon la loi et la jurisprudence en la matière, la vente aux enchères publiques est définie par un mandat et une adjudication au meilleur enchérisseur intégralement gérée par cet intermédiaire. Il s’agit d’un engagement ferme établi par un contrat spécifique.

Si des activités commerciales d’Artprice étaient définies par la loi comme relevant de celles d’une maison de ventes aux enchères, l’opérateur se devrait d’obtenir l’agrément de cette autorité de régulation pour le secteur en France, le commerce des ventes aux enchères obéissant à des obligations spécifiques, notamment en termes de protection des consommateurs.

Pour ne pas entrer dans cette catégorie tout en pratiquant le mode de l’enchère, c’est le cas du site eBay, il faut pouvoir être défini comme courtier, un intermédiaire qui, moyennant rétribution, rapproche les acheteurs potentiels du vendeur mais où ce dernier conserve l’entière maîtrise de la transaction. Il peut choisir l’acheteur parmi les meilleurs enchérisseurs et même de ne pas vendre son objet si le montant des offres lui semble insuffisant (ce qui, au niveau de la réputation, n’est pas conseillé ; à lui de placer un prix de départ conforme à ses attentes ou un prix de réserve). Il encaisse directement le règlement et s’occupe de la remise de l’objet à l’acheteur quand dans le cas de la vente aux enchères ces opérations sont déléguées au mandataire.

Dans le cadre du courtage, le vendeur assume également l’entière gestion et responsabilité des litiges qui pourraient découler de la transaction.

Le Conseil des Ventes Volontaires a déjà lancé une action en justice contre le site eBay pour les mêmes raisons. En mai 2010, le TGI de Paris l’a débouté au motif qu’il s’agit justement de courtage aux enchères en ligne.

L’agrément du Conseil des Ventes Volontaires en termes de pouvoir sur une entreprise proposé dans cette affaire montre aussi l’inquiétude concurrentielle suscitée par les nouvelles activités d’Artprice chez les opérateurs traditionnels du marché de l’art, et bien que ces derniers s’en défendent.

Pierrick Moritz

À lire  : http://www.jurilexblog.com/zoom-contentieux-ebay-conseil-ventes-volontaires-262078et http://www.legalis.net/spip.php?page=jurisprudence-decision&id_article=2925).

http://www.legalis.net/spip.php?page=jurisprudence-decision&id_article=2925).

Les enchères en ligne débutent le 18 janvier sur Artprice

27 décembre 2011

Artprice, plate-forme d’information sur le marché de l’art et d’annonces de vente d’œuvres d’art sur internet, annonce le début officiel de ses ventes aux enchères en ligne pour le 18 janvier.

Profitant de la loi de libéralisation des ventes volontaires récemment votée, le site entend notamment s’imposer dans le paysage des opérateurs historiques des ventes d’art aux enchères par des taux de commissions attractifs.

PM

Ruée sur le titre Artprice

14 avril 2011

Quelles seront les obligations des opérateurs de ventes aux enchères sur Internet ?

La ruée sur le titre d’Artprice, base de données et d’information sur le marché de l’art et aussi support d’annonces pour la vente d’œuvres d’art, avec une valorisation de plus de 200 %  en une semaine et dans des volumes d’échanges inhabituels (1,9 million de titres le 12 avril), retombait de façon minime ce matin à la bourse Paris.
L’intérêt pour le titre serait parti d’un article paru dans La Tribune le 7 avril où était dit que la société pourrait devenir une maison de ventes aux enchères en ligne – et par conséquent percevoir des commissions sur les ventes – suite à la transposition de la directive européenne sur les enchères électroniques qui sera examinée au Sénat le 26 avril.
De manière générale et dans un tel cadre, il reste à savoir quelles obligations auraient de tels opérateurs de ventes aux enchères d’œuvres d’art sur Internet.
Les sociétés de ventes aux enchères physiques sont soumises à des réglementations très strictes comme la garantie de l’authenticité et de l’état des objets vendus pendant dix ans. Elles se chargent également des poursuites contre les mauvais payeurs - le plus souvent au frais du vendeur.
Elles doivent répondre aux obligations relatives à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (ce à quoi est soumis le moyen de paiement électronique PayPal).
La vérification des objets et œuvres d’art auprès des fichiers répertoriant les pièces volées est également obligatoire et les échanges transfrontaliers doivent faire l’objet de démarches légales comme pour l’obtention des certificats d’exportation de biens culturels ou les déclarations en douane.
Si, comme à l’instar  d’eBay, l’ensemble de ces contraintes peut revenir aux seuls vendeurs pour les ventes aux enchères électroniques, on imagine que les futurs candidats au métier de commissaire-priseur vont se faire plus rare, ou demander à bénéficer des mêmes droits pour des ventes physiques.
Pierrick Moritz

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