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Le Pop Art de Wayne Thiebaud domine à nouveau une dispersion d’œuvres de la collection Allan Stone

10 mai 2011

Hier soir chez Sotheby’s New York, la dispersion d’œuvres d’art contemporain de la collection du galeriste new-yorkais Allan Stone, disparu en 2006, a généré 54,8 millions de dollars avec les frais, quand les estimations pré-vente tablaient sur quelque 29/48 millions de dollars sans ces frais. 39 des 41 lots présentés ont été vendus avec, comme en 2007 pour la première vacation consacrée à la collection du marchand new-yorkais chez Christie’s, une sélection d’œuvres de Willem de Kooning vendue plus difficilement que celle consacrée au travail de Wayne Thiebaud (presque toutes vendues au-dessus des estimations).

Les choix du marchand new-yorkais, personnalité flamboyante et insatiable, révèlent une sensibilité pour les grands chercheurs de l’art contemporain, notamment avec l’expressionnisme abstrait de Willem de Kooning, le Pop Art de la première heure de Wayne Thiebaud ou le génie inventif de Joseph Cornell, mais aussi pour les arts décoratifs d’avant-garde du XXe siècle, avec, entre autres, les meubles de Carlo Bugatti, non représentés dans cette dispersion.

La première vente consacrée à sa collection, en novembre 2007 chez Christie’s New York, avait rapporté 52,4 millions de dollars avec des prix particulièrement importants pour des œuvres de Wayne Thiebaud.

Seven Suckers, une huile sur toile de 1970 (48,3 cm x 58,4 cm), avait été payée 4,52 millions sur une estimation de 1,4/1,8 million et Tie Rack, une huile sur toile de 1969 (182,9 cm  x 91,4 cm), 3,4 millions de dollars sur la base d’une estimation de 1,4/1,8 million.

Wayne Thiebaud était, hier soir, l’artiste le plus représenté avec 17 œuvres inscrites au catalogue.

Pour ses œuvres  les mieux vendues, Four Pinball Machines (study), une petite huile sur toile (28,3 cm x 31,3 cm) de 1962, a été payée 3,44 millions de dollars sur une estimation de 700.000/900.000 dollars, Pies, une huile sur toile peinte par en 1961 (55,9 cm x 71,1 cm), a été payée 4,2 millions sur une estimation de 2,5/3,5 millions de dollars et 2,77 millions de dollars ont été engagés sur Candies, une huile sur panneau de petit format peinte en 1965-1966 (20,8 cm x 25,4 cm) et qui était estimée 500.000/700.000 dollars.

En 2007, lors de la première dispersion de Christie’s, les œuvres de Willem de Kooning de la collection Allan Stones s’étaient vendues avec quelques difficultés. Si Study For Marshes, une huile et charbon sur papier sur papier monté sur panneau (73,3 cmx 57,1 cm) créée en 1945-1946, avait été payée 4,29 millions de dollars sur une estimation de 4/6 millions, le tableau le plus cher du catalogue, un Sans titre peint à l’huile sur panneau en 1942 (115,3 cm x 120 cm), estimé 6/10 millions de dollars, avait été laissé sous son estimation basse, à 5,3 millions de dollars.

Figures in a Landscape #2, une huile sur papier marouflé sur toile, créée en 1976 sur un format de 76,5 cm x 88.9 cm, et assortie d’une estimation de 2,5 /3,5 millions de dollars n’avait pas trouvé preneur. Remise en vente hier soir, lœuvre a été payée 1,31 million de dollars sur la base d’une estimation ramenée à 1,2/1,8 million.

Un autre Sans titre de 1942, à l’huile et aux pastels sur papier marouflé sur toile, 54,6 cm x 49,5 cm, a été payé 578.500 dollars avec les frais sur une estimation de 600.000/800.000 dollars sans ces frais.

Comme en 2007, le tableau le plus cher du catalogue, cette fois un Willem de Kooning de 1947, Event in a barn (62,9 cm x 83,8 cm), a été payé 4,56 millions de dollars avec les frais sur une estimation  de 5/7 millions sans les frais. Forest of Zogbaum, une huile sur papier marouflé sur toile de 1956 (122,6 cm x 150,2 cm), a été payée 2,65 millions de dollars avec les frais sur une estimation de 2,5/3,5 millions sans ces frais.

Une boîte-vitrine d’objets trouvés de Joseph Cornell, un assemblage réalisé vers 1953, a été payée 1,42 million de dollars sur une estimation de 800.000/1,2 million. Une autre, créée vers 1955 et assortie d’une estimation de 300.000/400.000 dollars, n’a pas trouvé preneur.

Un mobile d’Alexander Calder, Little Cross (228 cm x 238,8 cm x 238,8 cm), réalisé en 1968, a été payé 3,33 millions de dollars sur une estimation de 2/3 millions de dollars.

Si l’enchère la plus importante  de la vacation revient à une compression de 1958 de John Chamberlain, un Nutcracker payé 4,78 millions de dollars sur une estimation de 1,2/1,8 million, la plus impressionnante va à un dessin d’Arshile Gorky, Study For image in Xhorkom. L’œuvre réalisée vers 1935 (48,6 cm x 62,9 cm)  a été payée 674.500 dollars quand elle était estimée 80.000/120.0000 dollars.

Pierrick Moritz

Sauf précisions, les estimations sont données sans les frais à la charge de l’acheteur. Sur la place de New York, ils sont de 25 % jusqu’à 50.000 dollars, 20 % au-dessus de cette dernière somme et jusqu’à 1 million de dollars, 12 % au-delà. Les résultats incluent ces frais.

Autodestruction programmée des livres électroniques : une pétition en ligne

4 mai 2011

La pétition lancée par Andy Woodworth, bibliothécaire du New-Jersey, contre le géant de l’édition NewsCorp et l’éditeur HarperCollins qui ont institué une date d’expiration sur les livres électroniques achetés par les bibliothèques américaines - ces ouvrages sont désormais programmés pour s’autodétruirent après le 26ème lecteur – a recueilli près de 50.000 signatures sur change.org.

Les bibliothèques américaines sont de plus en plus équipées en livres électroniques pouvant être lus sur un Kindle ou un dispositif similaire. Au départ, ces livres étaient programmés pour durer indéfiniment.

Les tablettes de lecture pour les bilbliothèques permettent les emprunts de livres à distance, notamment pour les personnes handicapées qui ne peuvent pas se déplacer.

Un groupe de bibliothécaires américains a également lancé un boycott total de HarperCollins jusqu’à ce que l’abolition du livre programmé pour l’autodestruction soit effective.

L’objectif d’Andy Woodworth est de recueillir 100.000 signatures :

http://www.change.org/petitions/tell-harpercollins-limited-checkouts-on-ebooks-is-wrong-for-libraries

Pierrick Moritz

Panthère rose de Jeff Koons

12 mars 2011

Grand coup de pub mondial assuré pour Jeff Koons avec la mise en vente de l’une de ses œuvres les plus chères, le 10 mai chez Sotheby’s New York.

Il s’agit de Pink Panther, une sculpture en porcelaine représentant une femme blonde torse nu, et qui tient dans ses bras une panthère rose en peluche sur le modèle de celle du film de Blake Edwards.

L’estimation délirante, 20/30 millions de dollars, de cette épreuve d’artiste d’un multiple de 3 est soutenue par le fait que deux autres exemplaires se trouvent dans les collections des musées d’Art Moderne de New York et d’Art Contemporain de Chicago. Le modèle a également été exposé lors de la retrospective Jeff Koons au château de Versailles en 2008.

Ce type de références influe énormément sur la cote des artistes d’art contemporain toujours vivants, c’est pourquoi les grandes institutions muséales – plutôt sur leurs gardes – sont régulièrement sollicitées, y compris par les marchands et collectionneurs, pour acquérir ou exposer leurs œuvres.

En réalité, son importance doit être minorée, car nul ne peut savoir la place qu’occupera l’artiste dans l’histoire de l’art, avec notamment un risque de déclassement plus ou moins rapide.

Pour des achats à de très haut niveaux, il est important de connaître les conditions d’acquisition de l’œuvre par l’institution et, dans l’idéal, la nature des relations entre les deux parties à ce moment-là.

25,8 millions de dollars, prix record pour une œuvre de Jeff Koons dans une vente publique, ont été payés en 2008 pour l’un de ses ballons noués aux reflets mercurisés et dans une version magenta.

L’année dernière, un autre exemplaire de ce multiple, mais en bleu, a été payé  “seulement” 16,9 millions de dollars, et l’une de ses œuvres les plus chères, un mille-pattes gonflable encastré dans un escabeau estimé 5,5/7,5 millions de dollars, n’a pas trouvé preneur.

Pierrick Moritz

Correspondance culinaire Paris-New York

8 décembre 2010

Depuis mars 2010, une New-yorkaise et une Parisienne timbrées de cuisine expédient leurs recettes favorites sur Et toi, tu manges quoi ?

Avec d’aussi délicieuses nouvelles que les  “brownies blondis”, le navarin d’agneau et le clams chowder, cette subtile boîte aux mets s’est naturellement installée au niveau supérieur du vaste panier des blogs culinaires.

Valorisées par de magnifiques photos, ces recettes en français sont très bien expliquées. Le ton est détendu et les références culturelles abondent.

http://tumangesquoi.canalblog.com/

Pierrick Moritz

Sotheby’s vend l’invention du basketball

27 octobre 2010

Sotheby’s va mettre en vente,  le 10 décembre prochain à New York, un document de 1891 sur lequel figurent les 13 règles d’un nouveau sport baptisé “basketball”.

Le texte, dactylographié sur deux feuillets, est rédigé par James Naismith, professeur d’éducation physique qui invente ce jeu dans le but de canaliser l’énergie d’une classe de garçons agités à Springfield (Massachusetts). L’enthousiasme est immédiat.

Les 2 millions de dollars, au moins, qui pourraient être tirés de l’opération seraient alors intégralement consacrés aux actions en faveur du sport de la Naismith International Basketball Foundation.

Pierrick Moritz/http://artwithoutskin.com/

“The Empire Diner” pourrait devenir un coffee-shop

4 octobre 2010

Le plus célèbre diner de New York, The Empire Diner dans le quartier de Chelsea, fermé depuis le mois de mai à cause d’une augmentation excessive du bail que les gérants ont refusé de suivre, pourrait devenir un coffee-shop.

Construit en 1946, le bâtiment  en forme de wagon, et dont le toit supporte une réplique miniature de l’Empire State Building, avait été remanié à la fin des années 1970, notamment avec la création d’un aménagement intérieur typique des diners des années 1930.

Attraction touristique majeure, fréquenté par les célébrités et utilisé comme décor dans de nombreux films, The Empire Diner a également été un haut lieu de la vie gay dans les années 1980.

Aux dernières nouvelles, ses gérants seraient à la recherche d’un endroit dans Chelsea pour monter une affaire semblable. 

Le bail de The Empire Diner a été repris par les propriétaires de The Coffee Shop d’Union Square, un lieu singularisé par un incroyable bar serpentant.

Selon un commerçant voisin, le mythique diner pourrait devenir un coffee-shop.

Pierrick Moritz

Superman sauve la maison d’une famille américaine

17 août 2010

Expulsé de leur maison sur laquelle courait deux hypothèques dont il ne pouvait plus honorer les obligations, un couple américain préparait ses cartons quand Superman est apparu dans leur cave, et sous la forme d’un exemplaire du numéro 1 d’Action Comics où se trouve la première aventure du super-héros.

Acheté 10 cents en 1938, cet exemplaire en très bon état vaudrait aujourd’hui au moins plusieurs centaines de milliers de dollars en regard du record de 1,5 million obtenu en mars dernier sur Comicconnect.com pour un exemplaire dont l’état était proche de la perfection.

Un mois auparavant, un exemplaire dans un état de conservation légèrement  moins bon que le précédent y avait été payé 1 million de dollars.

La vente de l’exemplaire du couple sauvé de l’expulsion débutera  le 27 août sur le site de vente aux enchères spécialisé dans les comics américains.  

Pierrick Moritz