Articles Tagués ‘Histoire de la mode’

Trop riches, les Roms

7 août 2010

Comme chacun aura pu le constater dans les reportages traitant de l’évacuation du camp de Roms de Saint-Étienne, le 6 août dernier, ces “gens-là” possèdent des mobile-homes dernier cri tractés par de grosses cylindrées.

Ils ont dû, également, bénéficier de confortables allocations logement françaises pour avoir pu s’offrir un tel environnement. 

Le sacrifice symbolique de groupes de populations minoritaires en période de grave crise économique, au motif de la sécurisation de la majorité, est un acte barbare, un exorcisme vain sur des cibles faciles. 

C’est une tentative de détournement des véritables origines de la peur :  perdre son travail, son logement, ne pas avoir de retraite.

Pierrick Moritz

Enchères records à Drouot pour la haute couture “vintage”

11 juillet 2009

175.000 euros pour une veste Schiaparelli dessinée par Cocteau

Le 3 juin dernier à Drouot, 80 créations d’Elsa Schiaparelli, datant des années 1935 et 1950 et provenant de la garde-robe d’une même famille, étaient les vedettes d’une vente aux enchères de vêtements haute couture orchestrée par l’étude Millon Cornette de Saint Cyr en collaboration avec Françoise Sternbach du Cabinet d’expertises Chombert–Sternbach. Le produit de cette vacation, durant laquelle musées du monde entier, collectionneurs, marchands et particuliers ont enchéri, s’élève à à 930.136 € avec près de 75% des lots vendus.

Si les 175.000 € payés pour une veste dessinée par Jean Cocteau pour Elsa Schiaparelli, un modèle haute couture de 1937 qui était estimé 12.000 €/15.000 €, constituent une enchère record pour un vêtement de la créatrice, les autres pièces “vintage” signées Dior, Chanel, Courrèges ou Nina Ricci présentées dans la vente ont pulvérisé leur estimation à l’instar d’une veste Chanel haute couture de 1928-1930 vendue 21.500 € (estimation de 1.200 €/1500 €) ou d’une robe longue en satin ivoire Nina Ricci de 1930 payée 22.750 € (estimation de 1.500 €/2000 €). Les accessoires ont été également reccueilli un grand succès comme ce poudrier Schiaparelli dessiné par Salvador Dali (réalisé sur commande pour les défilés de haute couture de la collection automne/hiver 1935)  payé 32.500 € (estimation de 1.500 €/2.000 €). Toujours pour Elsa Schiaparelli,  une robe du soir de l’été 1939  a été vendue 78.750 € (estimation de 4.000 €/6.000 €), tandis que 43.750 € ont été donnés pour une robe noire à rayures rose “shocking”, la couleur préférée de la créatrice, qui était initialement estimée entre 4.000 € et 5.000 €.

Moins spectaculaire mais rarissime, un tailleur Christian Dior faisant partie des premières collections du grand couturier (entre 1947 et 1957) a été adjugé 11.100 €.  Ces pièces sont très rares car les femmes ont tendance à garder plutôt les vêtements les plus emblématiques qui ont un lien avec des évènements familiaux comme les robes de cocktail, les robes du soir commente Françoise Sternbach qui, grâce à son cabinet d’expertises, collecte, sélectionne et regroupe des pièces tout au long de l’année afin de monter des ventes thématiques très prisées, comme celle consacrée à Yves Saint Laurent en février dernier, toujours avec l’étude Millon Cornette de Saint Cyr. Une collaboration avec la maison de ventes qui donne des rendez-vous réguliers comme ceux à venir pour “Bijoux de créateurs” en octobre 2009 et “Vente Homme” en janvier 2010.

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Les dix  enchères  les plus importantes de la vente haute couture du 3 juillet 2009 par l’étude Millon Cornette de Saint Cyr

Elsa Schiaparelli, haute couture, automne 1937 : veste courte en lin gris  dessinée par Jean Cocteau, broderies réalisées par la maison Lesage. Estimée 12.000 €/15.000 €, vendue 174.995 €.
Elsa Schiaparelli, haute couture, n°67695, été 1939 : robe du soir. Estimée 4.000 €/6.000 €, vendue 78.748 €. 
Elsa Schiaparelli, haute couture, automne – Hiver 1938 : robe du soir longue en faille noire et satin de soie rose shocking à effet de larges rayures horizontales. Estimée 4.000 €/5.000 €, vendue 43.749 €.
Elsa Schiaparelli, haute couture, n°72015, printemps 1940 : robe du soir longue fluide en panne de velours bleu canard, la broderie réalisée par la maison Lesage, les boutons réalisés par Jean Clément. Estimée 6.000 €/8.000 €, vendue 37.499 €.
Elsa Schiaparelli, automne/ hiver 1935 : poudrier compact “téléphone”, dessiné par Salvador Dali, vers 1935, en métal doré laqué noir, lettres abécédaires et chiffres émaillés, plaque au centre gravée “Emma, ME.2.3950″, non signé, modèle réalisé à la main et à l’unité sur commande pour les défilés haute couture. Estimé : 1.500 €/2.000 €, vendu 32.499 €.
Elsa Schiaparelli, haute couture, n° 63856, automne 1938 : robe longue en crêpe noir. Estimée 3.000 €/4 000 €, vendue  27.624 €.
Nina Ricci  , haute couture, circa 1930  : robe longue, en satin ivoire entièrement plissé. Estimée 1.500 €/2.000 €, vendue 22.749 €. 
Yves Saint Laurent, haute couture, automne-hiver 1966 / 1967 : robe en jersey de laine de la maison Racine, bleu turquoise, rouge, vert et violet. Estimée 7. 000 €/7.500 €,  vendue 22.499 €.
Elsa Schiaparelli, haute couture, n°53991, automne 1937 :  robe du soir longue en crêpe gaufré noir, la broderie réalisée par la maison LESAGE. Estimée 5.000 €/6.000 €, vendue 22.499 €.
Gabrielle Chanel, haute couture, n°44826,vers 1928 / 1930 :  veste longue en tweed chiné à dominante beige, marron et écru. Estimée 1.300 €/1.500 €, vendue 21.499 €

PM avec communiqué

Nan Kempner : une partie de sa garde-robe dispersée par Christie’s

24 septembre 2007

Une infime partie de la garde-robe de Nan Kempner sera dispersée à New York par Christie’s le 02 octobre prochain. Cette Américaine, disparue en 2005, est connue pour avoir été une des grandes clientes des maisons de haute couture, principalement celle de Yves Saint-Laurent. Un échantillon de son impressionnante collection (77 vêtements créés par Yves Saint-Laurent) a d’ailleurs été exposé à la Fondation Pierre-Bergé- Yves-Saint-Laurent de mai à juillet 2007. Ce qui n’est rien par rapport aux 3.000 tenues et accessoires de Nan Kempner présentés l’hiver dernier au Metropolitan Museum’s Costume Institute de New York.  Les 70 vêtements et accessoires proposés par Christie’s sont griffés, entre autres,  Yves Saint-Laurent, Valentino, Christian Dior, Chanel ou Oscar de la Renta. Ils seront vendus sans prix de réserve au profit du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center. Les estimations sont comprises entre 100 USD et 2.500 USD (71 € à 1.773 €) : entre 100 USD et 200 USD vous pouvez espérer obtenir un lot de dizaines de luxueux gants et il faudra compter entre 1.500 USD et 2.500 USD pour un long manteau en cashmere et fourrure par Yves Saint-Laurent.

Source : Christie’s

©09/2007/Pierrick Moritz

Une robe par Jean Dubuffet

23 février 2007

Le Département des collections du XXème siècle du Musée de la mode et du textile de Paris a reçu une incroyable robe longue créée en 1973 à partir d’une maquette originale de Jean Dubuffet.

Le décor peint à la main de cette oeuvre est tiré du cycle de L’Hourloupe, caractérisée par ses lignes noires épaisses et sinueuses contournant des aplats ou rayures espacées rouges ou bleus ou de larges espaces blancs.

Cette robe a été offerte par l’artiste à la donatrice en 1973 et portée par elle à l’occasion de l’inauguration de l’exposition Jean Dubuffet : a restrospective dont elle fut la commissaire au Salomon Guggenheim Museum de New York la même année.

Source : La Revue des Musées de France /revue du Louvre. Voir le long article de Pamela Golbin. Décembre 2006.


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