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De la représentation de l’histoire de l’art par le commerce de l’art

26 avril 2012

Le commerce de l’art restitue une vision partiellement tronquée de l’histoire de l’art. Il s’agit de l’amalgame entre une représentation “pour l’histoire” et désintéressée et un commerce d’une grande opacité employant des stratagèmes et un marketing d’une efficacité décuplée grâce à l’Internet.

Si  le fait que les marchands d’art ont contribué à l’émergence d’artistes de premiers plans est indéniable, la confusion entre commerce de l’art et histoire de l’art s’est très sensiblement accentuée avec la multiplication des images disponibles sur l’Internet dans le cadre d’une vulgarisation de masse.

Ce média accorde une plus grande représentativité au phénomène de mode (l’art contemporain, le résultat de la requête “art” sur la première page de Google Images est édifiant) et au sensationnel (les prix faramineux) et à travers des images souvent privées de contexte ou légendées par la communication des opérateurs de vente.

Les grandes manifestations marchandes d’art contemporain peuvent présenter dans le même lieu les œuvres d’artistes conceptuels contemporains, jeunes ou relativement jeunes, et celles de génies historiquement reconnus, le plus souvent disparus. Ce qui induit que le talent des premiers se situe sur le même plan et dans le prolongement historique de celui des seconds, et ceci d’autant plus que les prix des œuvres de ces jeunes artistes contemporains peuvent atteindre des niveaux stratosphériques. Cette impression est encore renforcée quand ces foires se déroulent dans des lieux propres à restituer une atmosphère muséale.

Certaines influences du commerce de l’art peuvent même finir par être confondues avec les intentions, voire l’œuvre, de l’artiste. Ainsi, certains tableaux de nymphéas de Claude Monet n’auraient pas trouvé preneur sur le marché de l’art ces dernières années parce que la clientèle préférerait la présence d’un certain bleu dans ces compositions particulières de l’artiste. Man Ray est surtout connu du grand public pour ses photographies surréalistes, alors qu’elles ne représentent qu’une partie de son œuvre photographique. Si la réputation de photographe essentiellement surréaliste de Man Ray est ancienne, on peut se demander si les nymphéas de Monet visibles sur l’Internet ne vont pas finir par être tous imprégnés d’un certain bleu commercial.

Pierrick Moritz

Pierrick Moritz 2011-2012. Ce texte fait partie d’une somme déposée à la S.A.C.D. sous les numéros 24503 et 254240.

Du “miracle” du marché de l’art et de l’Internet

19 janvier 2012

Actualisé le 20/01/2011 à 7h13

“On peut toujours nous rabattre les oreilles avec l’avenir que représente le transfert de l’activité physique des commerçants vers le numérique, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un déplacement vers une technologie du XXIe siècle qui consacre le modèle socio-économique du XIXe  : plus pyramidal, tu meurs et dévalorisation du travail. En prime, la marchandise y est considérablement dépréciée.”

Les performances du marché de l’art sont louées de façon très exagérée dans ce que l’on peut lire et entendre en ce moment. S’il est vrai que les milliardaires ne connaissent pas la crise, ce qui n’est pas vraiment une nouveauté, la réalité de cet univers très opaque, dont seules les informations et la communication émanant des opérateurs de ventes volontaires aux enchères publiques et en courtage parviennent jusqu’à nous, est beaucoup plus nuancée. Le marché de l’art intégre également une partie privée extrêmement importante et dont on ignore à peu près tout.

Progression des chiffres d’affaires, invendus et défaillances

La progression des chiffres d’affaires des maisons de ventes aux enchères publiques en 2011 repose en partie sur des transactions à des niveaux records plus nombreuses, baobabs qui cachent des déserts d’invendus depuis septembre 2008, encore plus nombreux depuis la rentrée 2011. Ces taux ont pu monter jusqu’à 70 % dans les grandes ventes internationales ces derniers mois. Ils concernent également des œuvres et objets d’art majeurs, de toiles de Picasso jusqu’à des objets d’art chinois rarissimes.

Pour cette dernière spécialité, extrêmement spéculative, le phénomène grandissant des  cautions réclamées par les maisons de ventes aux enchères à des enchérisseurs pré-inscrits révèle que les cas d’impayés sont plus nombreux. Les résultats des dernières séries de ventes à Hong Kong des grands opérateurs occidentaux indiquent un net repli, avec pléthore de lots majeurs restés sur le carreau.

Pour les mandats où les vendeurs assument tous les frais de mise en vente, comme c’est le cas dans les transactions avec les sociétés anglo-saxonnes, la rentabilité de ces opérateurs pourrait ne pas être trop impactée par ces déconvenues. Il n’empêche que ces forts taux d’invendus constituent une très mauvaise publicité et placent les vendeurs potentiels des biens les plus intéressants en position attentiste.

Au bord de la crise de panique

Dans l’édition du mois de novembre du Art Newspaper, vrai succès éditorial britannique dont on aimerait bien avoir un l’équivalent qualitatif en France, figure une analyse qui décrit le milieu des marchands anglo-saxons opérant dans le milieu de gamme comme étant au bord de la crise de panique face au désastre de la situation.

Pour constater ce genre de réalité en France, il faut visiter les galeries où règne majoritairement une grande morosité. Au Louvre des Antiquaires, à Paris, le nombre de boutiques inoccupées bat des records.

On peut toujours nous rabattre les oreilles avec “l’avenir” que représente le transfert de l’activité physique d’une partie de ces commerçants sur le numérique, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un déplacement vers une technologie du XXIe siècle qui importe le modèle socio-économique du XIXe  : plus pyramidale, tu meurs et sous-valorisation du travail. En prime, la marchandise y est considérablement dépréciée.

Artprice, eBay, l’art vendu sur l’Internet

Au sujet du l’art vendu sur l’Internet, l’évènement du mois de janvier en France a été le lancement du courtage aux enchères sur Artprice, une nouvelle activité qui va forcément augmenter le chiffre d’affaires de la société. Reste à savoir dans quelles proportions.

La menace d’assignation en référé par le Conseil des Ventes Volontaires au sujet de la communication initiale d’Artprice, concernant une confusion possible des activités de courtage du site avec celles des maisons de vente aux enchères, aura été profitable aux deux parties. L’entreprise a bénéficié d’une campagne de publicité à l’œil et l’autorité de régulation d’une clarification publique de la situation.

Une différence notable entre ces deux types de commerce concerne la responsabilité de l’opérateur en cas de problèmes découlant de la transaction. Elle est totale pour une maison de vente aux enchères, argument qui peut convaincre l’acheteur malgré une commission très élevée, quand elle ne concerne que le vendeur (et non l’intermédiaire) dans le cas du courtage. Néanmoins, on sait que la responsabilité d’eBay, seul exemple de société de courtage aux enchères en ligne à grande échelle connu, et le plus ancien, a été pointé du doigt dans certaines affaires juridiques. Il s’agit de la lutte conte la contrefaçon et du libre choix des distributeurs pour des marques de luxe.

Les courtiers d’art aux enchères de l’internet concurrencent bien les maisons de ventes aux enchères, mais jusqu’à un certain niveau de prix

Dans la rubrique “art/antiquités” d’eBay, une céramique chinoise est parfois enlevée à 15.000 euros ou un tableau à 20.000 euros. Dans un contexte de biens invendus conséquents, ces cas restent minoritaires et concernent principalement la marchandise de vendeurs professionnels. Ces derniers sont juridiquement obligés d’accepter le retour des objets et de les rembourser au cas où les acheteurs ne les jugeraient pas conformes, ce qui n’est pas le cas pour les vendeurs particuliers.

Si le modèle et la marchandise proposés par ce courtage aux enchères en ligne concurrencent directement les maisons de vente aux enchères publiques, le phénomène s’inscrit dans une certaine limite de prix. Depuis bientôt 11 ans qu’eBay a ouvert sa plateforme française, les maisons de vente aux enchères publiques ont progressivement revu leur stratégie en montant en gamme, mais aussi en proposant parfois des ventes à des prix bien plus attractifs que sur le site américain, notamment dans le domaine des objets de collection.

Courtage : prudence et risques de détournement de commission

On n’achète pas plus une œuvre d’art d’une certaine valeur sans la voir physiquement, qu’une voiture sans l’essayer ou un appartement sans le visiter. Et avant même d’engager ne serait-ce que plusieurs centaines d’euros pour acquérir un bien sur photographie, les acheteurs potentiels veulent la garantie d’un intermédiaire fiable, la possibilité d’une mise en relation avec le vendeur avant échéance et ils peuvent souhaiter voir l’œuvre en question avant le règlement.

C’est dans cette possibilité du contact direct entre vendeur et acheteur qu’on trouve la situation du détournement de commission, c’est-à-dire quand le vendeur qui a trouvé preneur grâce au courtier décide de se débrouiller pour ne pas rénumérer ce dernier. Il peut également proposer son bien auprès de plusieurs courtiers et donc annuler certaines mises en vente à tout moment.

Difficulté à trouver une marchandise de qualité

Nombreux sont ceux qui ont créé des sites sur l’Internet dans le but de capter les biens des particuliers et de manière plus ou moins frontale. Depuis 20 ans que je traîne dans ce milieu, je peux vous affirmer que la marchandise réellement intéressante est rare. Et les choses ne vont pas en s’arrangeant. Avant de trouver un tableau un tant soit peu valable, il faut en avoir vu des milliers. Si les catalogues des maisons de vente, les galeries et les boutiques d’antiquités les plus prestigieux donnent une impression de qualité généralisée, l’écrémage est de plus en plus rude pour arriver à pareille concentration.

Pour les maisons de ventes aux enchères les plus célèbres, la récupération de prestigieuses collections nécessite un important travail de suivi et de communication, des moyens financiers colossaux et de pouvoir s’offrir un personnel maniant les codes sociaux de milieux très privilégiés. Comme pour l’immobilier haut de gamme, il est recruté dans les mêmes univers sociaux-culturels que ceux auxquels appartient la clientèle potentielle. Cette éducation plutôt aristocratique implique d’être capable des mêmes égards envers les clients plus modestes.

Pierrick Moritz

Articles en rapport :

http://artwithoutskin.com/2011/05/24/la-chute-des-prix-des-objets-de-collection-des-antiquites-des-objets-et-des-oeuvres-d%e2%80%99art-plus-ou-moins-courants

http://artwithoutskin.com/2011/01/28/chiffre-daffaires-record-pour-christies-les-vendeurs-occidentaux-paient-les-effets-de-la-crise

Les enchères en ligne débutent le 18 janvier sur Artprice

27 décembre 2011

Artprice, plate-forme d’information sur le marché de l’art et d’annonces de vente d’œuvres d’art sur internet, annonce le début officiel de ses ventes aux enchères en ligne pour le 18 janvier.

Profitant de la loi de libéralisation des ventes volontaires récemment votée, le site entend notamment s’imposer dans le paysage des opérateurs historiques des ventes d’art aux enchères par des taux de commissions attractifs.

PM

Le MashUp Film Festival ouvre ses portes le 24 juin

17 juin 2011

Initialement prévu les 17 et 18 juin, et repoussé pour cause de dégât des eaux dans le lieu d’accueil, le MashUp Film Festival aura lieu les 24 et 25 juin au Forum des Images à Paris.

On parle ici du mashup en tant que pratique web consistant à mélanger des images et/ou des sons copiés, eux-mêmes transformés ou non, et montés pour donner une œuvre nouvelle. Le mashup, qui pose des problèmes de droits d’auteurs, mais aussi d’atteinte à l’intégrité d’œuvres originales, connaît un véritable engouement sur le web.

La manifestation, dont l’accès est gratuit, propose notamment une exposition, Le Mashup dans tous ses états, avec la projection de mashup d’artistes ou d’amateurs, une performance de DJV Selector - improvisées et diffusées en temps réel, les activités de DJing (celle du disc-jockey) et de VJing (celle du video-jockey) peuvent être mêlées pour des performances artistiques  et/ou festives – et une animation où 6 équipes de créateurs se lanceront dans un marathon de 24 heures pour produire chacune un film mashup d’une durée située  entre 5 et 10 minutes sur le thème Demain sera (presque) parfait. L’accès à une conférence “Mashup, remix, détournements : nouveaux usages des images sur les réseaux sociaux” est également proposé.

Dans le cadre du festival, vous avez jusqu’au 22 juin à 23 heures 59 pour soumettre vos films mashup réalisés sur le thème Demain sera (presque) parfait à partir des sources mises à disposition par les partenaires de l’évènement. Un outil de montage en ligne peut être utilisé sur le site du festival.

Toutes les infos : http://www.mashupfilmfestival.fr/

PM

La chute des prix des objets de collection, des antiquités, des objets et des œuvres d’art plus ou moins courants

24 mai 2011

La valeur des objets, souvenirs et autre mobilier que l’on retrouve le plus souvent dans une succession familiale a beaucoup diminué en 10 ans, et de manière sensible pour certaines catégories. Explications du phénomène.

Si, en permettant un accès direct des vendeurs aux acheteurs, les vide-greniers et plateformes de vente aux enchères sur internet ont révolutionné les modes de vente des objets de collection, de brocante, des antiquités, des objets et des œuvres d’art, ils ont fini par entraîner un effondrement des prix des pièces plus ou moins courantes.

La classe moyenne supérieure touchée par la crise économique étend le phénomène à la marchandise de meilleure qualité dont elle est vendeuse et avec une moindre représentation en tant qu’acheteuse.

Vide-greniers et Internet

Cette chute des prix tient principalement à la démocratisation de l’utilisation des plateformes Internet spécialisées dans la vente d’objets anciens et de collection au début des années 2000, notamment avec l’arrivée d’eBay en France.

La multiplication des vide-greniers de particuliers à partir du début des années 1990 (également époque du plein essor des dépôts-vente) avait déjà amorcé cette dévalorisation.

La conjugaison des deux phénomènes a modelé un marché qui n’est plus essentiellement contrôlé par les seuls professionnels, corporation très critiquée mais qui tirait les prix vers le haut.

Un marché non régulé, inondé dans l’anarchie la plus totale d’objets semblables dans le même temps

Avant ce mode de fonctionnement, et pour donner un exemple, les marchands de disques ou de bandes dessinées ne présentaient qu’un exemplaire d’un “collector” en vitrine, quand ils en avaient 25 similaires dans leur réserve. Ils attendaient que cet exemplaire soit vendu avant d’en afficher un autre.

Des centaines d’exemplaires du même titre ont été mis en vente simultanément sur les vide-greniers, puis des milliers sur Internet, contribuant à l’effondrement d’une cote qui, équivalente à une centaine d’euros, peut être descendue aujourd’hui en dessous de 10 euros.

Les prix ont littéralement plongé dans certaines spécialités du fait d’un marché non régulé, inondé dans l’anarchie la plus totale d’objets semblables dans le même temps.

La spirale de la chute des prix

Dans le cadre de l’explosion et de l’éparpillement de l’offre amorcés il y a quelques années sur les plateformes de vente d’internet, la confusion née du fait que des objets identiques sont présentés à des prix extrêmement variables d’un vendeur à l’autre est un facteur majeur de la baisse des prix, notamment pour les livres et les objets de collection.

L’acheteur potentiel se place naturellement en position attentiste et finit par jeter son dévolu sur la proposition de prix la plus basse possible pour un même objet. Le montant de cette bonne affaire – les informations restent visibles un certain temps sur Internet –  servira de référence de prix maximum d’achat pour d’autres exemplaires de cet objet, contribuant encore à la baisse de la cote.

Dans ce contexte, les vendeurs ont été amenés à présenter des pièces de meilleure qualité pour se démarquer de la concurrence, contribuant ainsi à la chute des prix d’objets moins courants sans être pour autant des pièces uniques.

Les difficultés économiques qui ont suivi n’ont pas tardé à corriger ce défaut avec l’arrivée sur le marché de la “vente directe” de biens plus rares provenant de la classe moyenne supérieure touchée par la crise.

La grande braderie

Des situations de nécessité ont conduit cette population à brader sur internet des œuvres et objets d’art dont la valeur peut atteindre plusieurs milliers d’euros. Le phénomène s’est encore accru du fait du retour des objets refusés ou invendus dans les salles des ventes. Leur nombre a considérablement augmenté dans un contexte où beaucoup de lots ne trouvent pas preneur et où les opérateurs du monde des ventes aux enchères publiques sont devenus extrêmement sélectifs.

Des objets qui auraient été acceptés il y a quelques années dans des ventes aux enchères ne le sont plus aujourd’hui. On les retrouve dans un premier temps bradés sur internet, où les sites spécialisés ont dépassé le stade de la saturation depuis un moment (le pourcentage d’invendus y est extrêmement important), puis, s’ils ne trouvent toujours pas preneur, sur les vide-greniers ou les stands des ventes de charité.

Désertion des boutiques et des salles des ventes par la classe moyenne supérieure

La désertion des boutiques d’antiquaires et des salles des ventes par  cette classe moyenne supérieure qui s’intéressait à des objets dont les prix allaient de quelques centaines à quelques milliers d’euros s’est renforcée avec la crise de 2008.

En fait, les premiers signes de désaffection cette clientèle pour les professionnels sont apparus bien avant le “début officiel” de cette crise, notamment du fait de la concurrence des plateformes de vente sur Internet où ces acheteurs avait pris l’habitude de s’approvisionner auprès des vendeurs particuliers réputés moins chers, mais aussi parce que des problèmes de budget, de logement, d’emploi et de précarité se posaient déjà à elle

Une classe sociale relativement privilégiée commençait à renoncer à la petite folie à quelques centaines d’euros – voire quelques milliers pour une occasion exceptionnelle – qu’elle s’octroyait de temps en temps dans des ventes aux enchères ou des boutiques spécialisées en bibliophilie ou objets de vitrine. Dans le même temps, elle devenait vendeuse des objets dont elle était auparavant consommatrice, contribuant ainsi au phénomène de la chute des prix dans ses anciennes spécialités de prédilection.

/…./

L’objet rare, quelle que soit la spécialité

Dans cet effondrement global des prix du patrimoine en brocante, antiquités et objets de collection, seule la  cote de la pièce  rare a survécu, et souvent progressé de façon impressionnante.

Quelle que soit la spécialité, du moulin à café à la dentelle en passant par la carte postale et le meuble Napoléon III, il faut posséder la pièce qui se démarque du commun par son originalité, par la curiosité qu’elle est capable de susciter.

Le constat est identique pour les œuvres et objets d’art, domaines où l’écart de prix entre le beau et l’exceptionnel n’a jamais été aussi important et ne cesse de se creuser, et ceci d’autant plus que les pièces relevant de la première catégorie se vendent plus difficilement.

Le 19/04/2012 :

Pour lire la version complète et actualisée de cet article : http://artwithoutskin.com/2012/04/19/evolution-des-prix-des-antiquites-des-objets-et-des-oeuvres-dart-les-plus-courants-analyse/

Pierrick Moritz

Ce texte est tiré de : Estimez L’intérêt de votre patrimoine mobilier (brocante, antiquités, collection, objets et œuvres d’art) de Pierrick Moritz. Dépôt SACD sous le numéro d’enregistrement 24503. Dépôt du 04 février 2011. Ce texte est protégé par la législation sur le droit d’auteur. Sa reproduction, même partielle, est interdite sans autorisation de l’auteur. La protection du travail de l’auteur concerne la reproduction directe du contenu et de sa structure mais aussi  la contrefaçon, jugée sur les similitudes, mais aussi sur les différences destinées à les maquiller.

Sur eBay, PayPal n’est plus obligatoire

19 novembre 2010

Le 16 novembre, eBay a surpris les vendeurs de sa plateforme française en annonçant sans motivations qu’il ne leur est désormais plus imposé de proposer PayPal parmi d’autres moyens de paiement pour les formats “enchères” et “prix fixe”. Depuis octobre 2009, eBay forçait ceux qui voulaient vendre dans ces conditions à proposer PayPal, un service dont l’entreprise de commerce en ligne est propriétaire et qui ponctionne une commission aux vendeurs sur les transactions.

L’obligation était accompagnée d’une stratégie de communication – toujours d’actualité - vantant une meilleure sécurisation des transactions et l’efficacité du procédé (des arguments de vente, pas des preuves), suggérant sa supériorité par rapport aux autres modes de paiement et discréditant au passage les vendeurs qui ne proposaient pas PayPal.   

L’attribution d’une note valorisante de 5 étoiles pour les vendeurs qui offrent les frais d’expédition figure également parmis les nouveautés d’eBay. L’obtention de cette prime virtuelle et argument de vente est subordonnée au fait que le paiement doit être effectué avec PayPal, dont l’utilisation nécessite des envois avec preuve et/ou suivi, soit les produits postaux les plus chers.

Un joli cadeau aux frais des vendeurs, également disqualifiant pour ceux qui ne le proposeront pas, et une façon d’amener les acheteurs à utiliser PayPal pour bénéficier du nouvel avantage dont le moyen de paiement d’eBay se retrouve auréolé.

Pierrick Moritz   

Articles en rapport : http://artwithoutskin.com/2009/07/16/ebay-impose-paypal-a-ses-vendeurs-francais/

Comment se débarrasser des sites qui commercialisent indûment vos posts

10 juillet 2010

Vous en avez assez de voir vos posts (en entier ou par extraits) reproduits sans votre autorisation sur des blogs, sites ou plateformes et entourés d’annonces commerciales, et ceci d’autant plus que vos demandes de retraits des articles en question demeurent sans effets.

Pour faire cesser cette exploitation, la formule magique consiste à  menacer de contacter les annonceurs si votre post n’est pas supprimé.  

Il s’agira de les informer que leurs publicités entourent un post volé et exploité au mépris des lois sur la protection des droits d’auteur.  

Efficacité garantie, d’autant plus que vous pourrez toujours passer à l’action.

Pierrick Moritz


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