Articles Tagués ‘Mobilier XVIIème/XIXème’

Paris : 2,52 millions d’euros pour un tapis de la Savonnerie

22 octobre 2008

Un tapis de la Savonnerie d’époque Louis XV proposé aux enchères par Sotheby’s aujourd’hui à Paris a été vendu 2,52 millions d’euros.

L’ouvrage exceptionnel qui provient très probablement des collections de la Couronne de France, dispersées avec la Révolution de 1789, présente un fond brun foncé et est orné d’un cartouche aux Armes de France sur un globe. Il a été réalisé vers 1740-1750 et mesure 567 cm x 603 cm.

PM

Exceptionnel bureau de pente du XVIIIe siècle

10 octobre 2008

D’après communiqué

Bureau de pente MIGEON à 2 abattantsBureau de pente à double galbe marqueté toutes faces en bois de placage de rose et satiné dans des rinceaux d’amarante à décor de cubes. Il ouvre par deux abattants indépendants découvrant un plateau central et trois tiroirs en gradin dont trois simulés masquant un coffre, cinq tiroirs en façade et trois latéraux. Attribué à Germain LANDRIN, reçu maître en 1738, estampillé MIGEON. Epoque Louis XV (104 x 157,5 x 61 cm). Provenance : ancienne Collection Jacques de Vienne Bibliographie : P. Kjellberg, Le Mobilier français du XVIIIème siècle, Les Editions de l’Amateur page 517.Exposition : Grand ébénistes et menuisiers parisiens du XVIIIème s. (1740-1790). Musée des Arts Décoratifs Paris 1955 n° 205 bis. Estimation : 300.000/400.000 €. Crédit photo : Néret-Minet Tessier.

Cet exceptionnel bureau de pente fait partie de la très belle collection d’un amateur qui sera dispersée à Paris le 21 novembre prochain à Drouot par l’étude Néret-Minet Tessier. L’effet visuel rendu par la marqueterie de cubes qui décore ce meuble est d’une incroyable modernité.

Un grand cabinet en marqueterie de fleurs à piètement à caryatides en bois doré parmi les autres pièces majeures de cette collection, figure. Il s’agit d’un des meubles les plus importants attribués à Pierre Gole, nommé ébéniste du roi en 1651 (estimation : 200.000/300.000 euros).

Toujours au chapitre du mobilier, on trouve également deux suites de quatre fauteuils d’époque Louis XV. L’une, en bois peint et doré, est estampillée Nadal l’Aîné et reproduite dans Mobilier Français du XVIIIème siècle par Pierre Kjellberg page 645 (estimation : 80.000/100.000 euros). L’autre, recouverte d’une tapisserie d’Aubusson, est estampillée M. Cresson (estimation : 60.000/80.000 euros).

Un secrétaire à abattant en acajou flammé d’époque Louis XVI, travail attribué à Adam Weisweiler pour le marché russe, est quant à lui estimé 80.000 euros.

Des recherches effectuées sur une paire de candélabres “aux enfants chasseurs” d’époque Louis XVI, figurant parmi les objets d’art en bronze de cette collection, ont confirmé une provenance du château de Pavlosk à  Saint-Petersbourg. Ces pièces, à l’origine au nombre de quatre, furent commandées par Paul 1er et livrées en 1798 par le marchand André Chölzer dont l’inventaire les décrit très bien. On peut d’ailleurs voir l’autre paire sur les photographies du salon de la Guerre du Palais Impérial russe (référence : Palais Impérial de Pavlsok, éditions Art palas, 1997). Cette paire de candélabres d’origine impériale est estimée 80.000/100.000 euros.

Une réunion de peintures flamandes signées de David Vinckboons, Bonaventura Peeters, Pieter Boel, Jan Fris côtoie une peinture d’Alfred de Dreux Le cavalier  (estimation : 40.000/60.000 euros), ou encore une grande toile de Wilhem Kuhnert Deux buffles dans la savane. Célèbre pour ses tableaux représentant des animaux, la plupart de la production de ce peintre allemand a été détruite pendant la seconde guerre mondiale.

17 tableaux figurent également dans cette collection homogène dont une Scène de chasse dans la forêt de Meudon » de Jean-Léon Gérôme. Sur sa toile d’origine (54 x 81,5 cm), cette œuvre dédicacée, signée et localisée en bas à gauche a mon ami Bamberger/JL Gerome/ Souvenir de Meudon ”, de même que sur l’arbre Carrefour des Babillards dépeint le succès d’une des parties de chasse que fréquentaient l’artiste. Son ami le financier Bamberger ainsi que d’autres chasseurs y sont tous représentés et identifiables. Une lettre de Gérome datée du 16 mai 1889 à l’attention de Bamberger est collée au dos de la toile. Un sujet rare chez l’artiste, associé à une provenance et une bibliographie sans reproche, lui valent une estimation de 400.000/600.000 euros. Le catalogue de la vente est visible sur : www.neret-tessier.com

Collection Léon Levy chez Sotheby’s

5 octobre 2008

La vente d’art décoratif du XVIIIème siècle provenant de la collection Léon Levy, proposée par Sotheby’s à Paris le 2 octobre, a rapporté 12,24 millions d’euros. 65 lots sur les 69 constituant cet ensemble exceptionnel ont été vendus, les estimations des 4 lots qui n’ont pas trouvé preneur figuraient parmi les moins élevées de la session. 

L’enchère la plus haute revient à une exceptionnelle paire de candélabres “aux caryatides” d’époque Louis XVI, en bronze doré et biscuit de Sèvres, adjugée 1,40 million d’euros.  

Une garniture de trois vases chinois en porcelaine bleue d’époque Kangxi, monté en bronze doré d’époque Louis XV, a été adjugée 1,15 million d’euros.

PM

Chère assise

29 septembre 2008

Un tabouret créé vers 1750 à Philadelphie et de style Queen Ann a été vendu 5.234.500 USD par Sotheby’s vendredi dernier à New York. Le meuble, rarissime et de très grande qualité, était estimé 200.000 USD/500.000 USD. Il avait été acheté en 1961 pour 10.000 USD de l’époque lors d’une vente aux enchères.  

La crise financière ne semble décidément pas avoir de prise sur les ventes d’objets d’art décoratif pourvu qu’ils soient exceptionnels.

PM

Liechtenstein : la Maison princière fait du vide

11 mars 2008

Christie’s mettra en vente le 1er avril à Amsterdam 463 lots de mobilier provenant de la Maison princière du Liechtenstein. Il s’agit principalement de meubles, luminaires, peintures, gravures, dessins, aquarelles, vitraux, sculptures et horloges européens et datant du XVIe au XXe siècles.

Il faudra compter, hors frais, 500/800 euros pour un pot en bronze allemand du XVIe siècle, 2.000/3.000 euros pour une horloge d’époque Louis XIV en bronze, écaille, nacre et marqueterie “Boulle” ou 20.000/40.000 euros pour un écritoire espagnol en noyer agrémenté de marqueterie et datant de la seconde moitié du XVIe siècle.  

PM

Le Goût Steinitz III à Londres : suite et fin

7 décembre 2007

Après New York et Paris, le troisième et dernier volet de la série de ventes “Le Goût Steinitz” organisée par Christie’s s’est joué hier à Londres. Cette vacation incluait 166 lots toujours en provenance du stock de mobilier et objets d’arts de l’antiquaire parisien. Résultat :  102 lots n’ont pas trouvés d’acheteurs, soit un taux d’invendus d’environ 61 %. Le produit de la vente est de 1.951.100 GBP (2.700.000 €uros environ). Tous les lots avaient visiblement un  prix de réserve, ce qui a occasionné plus d’invendus mais probablement permis d’éviter certaines enchères ridicules comme lors de l’épisode new-yorkais en octobre dernier.

Les plus trois plus hauts prix reviennent à une armoire d’origine indienne du XVIIIème siècle qui s’est vendue 180.500 GBP sur une estimation de 80.000 GBP/120.000 GBP, à  un ensemble de sièges français, comprenant un canapé et six fauteuils, du milieu du XIXème siècle, parti exactement au même prix à partir d’une estimation de 150.000 GBP/250.000 GBP et à  un groupe en bronze du milieu du XVIème siècle représentant Hercule et Antaeus et attribué à Vincenzo Danti qui s’est vendu 168.500 GBP sur une estimation de 150.000 /200.000 GBP.

L’ensemble des ventes de New York, Paris et Londres aura donc rapporté au total 8.840.000 €uros environ avec une moyenne d’invendus ramenée à 43 %.

Pour voir les comptes rendus des ventes “Steinitz précédentes” :

Vente à Paris : http://pierrickmoritz.wordpress.com/2007/11/15/le-gout-steinitz-ii-mieux-a-paris-malgre-les-apparences/

Vente à New York : http://pierrickmoritz.wordpress.com/2007/11/15/le-gout-steinitz-ii-mieux-a-paris-malgre-les-apparenc… […]

Les chiffres annoncés s’entendent avec les frais payés par l’acheteur. Source résultats : Christie’s

“Le Goût Steinitz II” : mieux à Paris malgré les apparences

15 novembre 2007

Le résultat de la deuxième partie des ventes “Le Goût Steinitz” qui s’est déroulée hier à Paris chez Christie’s frôle les 38 % d’invendus avec 54 lots sur 143 présentés qui n’ont pas trouvé preneurs et 2.291.875 euros de produit.

Lors de la première vente Steinitz, le mois dernier à New York, le taux d’invendu était de 30 % pour un chiffre d’affaires de 3.847.000 €uros (selon le cours dollar/€uro du moment). Toutefois, ces chiffres sont difficilement comparables puisqu’il s’agit forcément de marchandises aux estimations très différentes (les lots de New York étant globalement plus chers).

À Paris, 29 lots se sont vendus au-dessus de leur estimation (mieux qu’à New York pour cette dernière proportion). Par exemple : un cartonnier d’époque Louis XVI attribué à Joseph Baumhauer a été vendu 420.250 €uros sur une estimation de 150.000 euros/250.000 €uros, un incroyable billard d’époque Napoléon III par Henri Dasson en marqueterie d’écaille de tortue et de cuivre, est monté à 324.250 €uros sur une estimation de 150.000 euros/250.000 €uros ou un canapé d’époque Directoire, attribué à Georges Jacob et parti à 33.850 euros sur une estimation de 3.000 euros/5.000 euros.

PM

 

  Source résultats : Christie’s