Ça plane pour Kim
Pour la dernière date d’une tournée européenne de trois semaines, Kim Wilde a lancé son concert par le puissant “Never Trust a Stranger”, la chanson qui avait réveillé l’ambiance à La Cigale lors de son dernier passage il y a deux ans. À l’époque, Kim Wilde signait son retour avec un album “Never Say Never”, partagé entre “oldies” et nouvelles chansons peu connues.
Cette fois, la star anglaise des années 1980 a su maintenir l’ambiance en enchaînant les tubes qui ont fait sa renommée pour terminer la soirée avec l’origine de son succès, ”Kids in America” (1981). Pendant 1h45 non stop, Kim Wilde a revisité sa carrière avec une énergie communicative, du mythique ”Cambodia” au sensuel “Love Blonde”.
Fière de sa blonde coiffure frisée qui lui a pris “des heures” à peaufiner, Kim Wilde a pris plaisir à flirter avec le public, en lui offrant une seule chanson inédite, composée l’année dernière par Ricky Wilde. Outre ses créations de son frère, à l’origine de la plupart de ses tubes, Kim Wilde a agrémenté son show de reprises qui ont participé à son succès, comme “You keep me hangin’on”, ainsi qu’”Anyplace, Anywhere, Anytime”, version anglaise d’un succès des années 1980 de l’allemande Nena récemment reprise en duo par les deux chanteuses.
Comme en 2007, elle a revisité “Enjoy the Silence” de Depeche Mode et s’est lancée avec succès dans une reprise en français de “Ça plane pour moi” de Plastic Bertrand. Kim Wilde fut une star planétaire au début des années 1980, un peu avant que Madonna le devienne à son tour. En septembre dernier, Madonna a servi un show milimétré au Stade de France où elle faisait sa gymnastique en play-back , ne chantant réellement - plus ou moins juste – que quelques chansons. Kim Wilde se contente de La Cigale, mais quand elle s’empare du micro, sa voix s’impose, magnifique, accompagnée par des musiciens d’exception et non pas par une bande son. Après tout, n’est-ce pas ce qu’on attend d’une chanteuse sur scène ?
Paul Bret
