Articles Tagués ‘Voyager aux Etats-Unis’

Provincetown, Massachusetts

31 juillet 2008

Une importante communauté homosexuelle vit à Provincetown, à l’extrémité de Cap Cod dans le Massachusetts. Les touristes hétéros et homos viennent profiter des animations de Commercial Street. Les “one transvestite show” ou spectacles de messieurs très déshabillés sont nombreux. Les acteurs en tenue de travail se chargent eux-mêmes du recrutement des spectateurs dans la rue. 

Loin du folklore gay festif, l’homosexualité se vit comme une norme au même titre que l’hétérosexualité à Provincetown. On peut voir monsieur tondre le gazon tandis que monsieur répare la voiture, madame installer la table dans le jardin tandis monsieur prépare le barbecue et madame donner le biberon tandis que madame arrose le jardin.     

Tous les ans, en juin, se déroule à Provincetown un important festival de cinéma où sont présentés des films de tous les continents et des rétrospectives. Cette année, l’évènement honorait notamment Quentin Tarantino qui s’est déplacé pour l’occasion.

De très grands peintres comme Mark Rothko ont vécu et créé à Provincetown. Un parcours est proposé pour voir les endroits où ont habité ces artistes. Un musée sur Commercial Street s’intéresse à eux à travers une exposition d’œuvres et de documents.

Provincetown est également réputé (à juste titre) pour être l’un des meilleurs spots du monde pour observer des baleines au large.  

Pierrick Moritz

Exposition El Greco, Velázquez à Boston puis Durham

18 juillet 2008

Aller hop !

Vous avez jusqu’au 27 juillet pour voir l’exposition El Greco, Velázquez au Museum of Fine Art de Boston. La manifestation se déplacera ensuite au Nasher Museum of Art à la Duke Universtity de Durham où elle sera ouverte au publique du 21 août au 9 novembre.

Durham se situe en Caroline du Nord. Du Nord mais très au sud de Boston. Donc si vous vous trompez de ville,  Durham se trouve à l’est des Etats-Unis mais nettement plus bas. N’espérez pas vous y rendre en une heure.

Cette manifestation donne à voir une soixantaine d’œuvres dont la majorité ne sont ni du Greco ni de Velázquez. Il ne s’agit pas d’une exposition spécifiquement consacrée à ces deux monuments de la peinture ancienne comme peut le laisser penser l’affiche. Le thème réel figure en deuxième position sur les outils promotionnels, écrasé par les caractères surdimensionnés utilisés pour les noms du Greco et de Velázquez : on montre ici des exemples de la production artistique sous le règne de Philippe III d’Espagne (entre 1598 et 1621), le Greco et Velázquez parmi d’autres.

Le titre de l’exposition aurait donc dû être présenté à l’inverse de ce qu’ils est : L’Art durant le règne de Philippe III  devrait figurer en première position et la mention De Greco à Velázquez en second. Eminemment moins racoleur… 

Pourquoi avoir choisi la durée du règne de Philippe III d’Espagne ? Là est le mystère. Quant au choix des deux peintres présentés comme emblématiques de cette période, va pour le Greco qui réside en Espagne depuis les années 1570 et y a pondu ses plus grands chefs-d’œuvre mais pour Velázquez , né un an après le début du règne de Philippe III d’Espagne, la décision reste plus enigmatique. Certes, il est espagnol, contemporain du règne de Philippe III et, malgré son jeune âge, il a eu le temps de peindre quelques natures mortes. On dira donc que c’est pour toutes ces raisons qu’il se trouve là. 

J’ai pensé à un moment que le thème de cette exposition avait dû être l’idée farfelue de quelqu’un d’obstiné.  Pourquoi cette période ? Et pourquoi pas ? Pour une fois que quelqu’un a une certitude ! 

Il ne restait plus qu’à trouver deux têtes d’affiche de la peinture anciennes (pourquoi deux ? Et pourquoi pas ? Pour une fois que….) de ladite période dans ledit pays dont les œuvres seraient éventuellement disponibles. On avait déjà quelques pièces du Greco (difficile à trouver) et des possibilités pour Velázquez. Bon d’accord, il n’était pas né quand Philippe III est arrivé au pouvoir et entrait dans sa vingt-deuxième année quand son règne s’acheva. Et alors ? Qui s’en rendra compte ?

D’ailleurs qui se rendra compte que les 17 autres peintres également présentés comme Rubens, Juan Sanchez Cottan, Jusepe Ribera, Francesco Ribalta, Vicente Carducho ne sont ni des Greco ni des Velázquez ?

Aller hop ! On baptise l’expo El Greco, Velázquez !

23 dollars le ticket d’entrée, et hop !

Pierrick Moritz

Tiles for America : le premier mémorial consacré au 11-septembre 2001

2 mars 2008

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“Tiles for America” (Carreaux pour l’Amérique) a été le premier mémorial consacré à la tragédie du 11-septembre 2001 créé à New York.

Environ 6.000 carreaux de céramique peints par des new-yorkais de tout âge sont accrochés à la clôture de Our Name is Mud, un célèbre atelier et magasin de céramique artistique contemporaine situé à l’angle de la 7e Avenue et de la 11e Rue dans Greenwich Village.

L’endroit fait face au Saint-Vincent’s Hospital qui fut réquisitionné pour accueillir les milliers de survivants de la catastrophe et où leurs proches espéraient les retrouver.

Ces terribles allers et venues se déroulèrent sous les yeux de Lorrie Veasey, la propriétaire de Our Name Is Mud. Le 14 septembre 2001, elle et ses amis accrochaient à la clôture de son atelier quelque 5.000 angelots et drapeaux américains en argile modelés dans l’urgence.

Le concept du Mémorial était né et l’Association des ateliers de céramiques contemporaines - dont Lorrie Veasey est membre - se démena auprès de tous les ateliers du pays pour collecter des fonds pour sa réalisation.

Ces œuvres sont autant de témoignages sur le traumatisme que sur le courage et la solidarité des new-yorkais lors des évènements du 11-septembre 2001.

Pierrick Moritz

Brocantes à New York : moins chères qu’en France indépendamment de l’euro fort

21 janvier 2008

 

“Chelsea outooor flea market “, le samedi matin : à l’angle des 6ème avenue et 17ème rue. Boutique dans le quartier de Chelsea.

En France, la clientèle américaine dont new-yorkaise a quasiment disparu des grandes brocantes, comme celle du Marais à Paris, dont elle assurait une bonne partie du chiffre d’affaires. L’euro plus ou moins fort ne fournit qu’une  partie de l’explication à cette désaffection car même en appliquant la parité euros/dollars aux prix affichés à New York, la marchandise la plus courante est désormais souvent moitié moins chère qu’en France.

Le constat saute aux yeux à New York sur les prix de la brocante en magasin ou en plein air : à marchandises égales, les prix sont beaucoup moins élevés qu’en France et ceci indépendamment de la faiblesse du dollar.

Les bijoux fantaisie ou les jouets des années 1940-1950, photographies anciennes dont militaires et vêtements vintage sont accessibles à partir de quelques dollars. Vus également dans le grand marché couvert de Chelsea, The Garage Flea Market (6ème Avenue, 25ème rue), très couru et actif : une paire de fauteuils de la fin des années 1960 avec coque en Plexiglass (très bon état) à 260 dollars (179 euros) ; un petit meuble à musique anglais en bois noirçi de la fin du XIXème siècle (très bon état) à 170 dollars (117 euros) ; un ensemble de 6 marionnettes des années 1950 (personnages du Magicien d’Oz) à 11 dollars (7,50 euros l’ensemble) ou un gros bracelet en bakélite de deux couleurs des années 1940 soldé à 45 dollars (31 euro) dans une boutique toute proche. Si l’on ramène ces prix américains à la parité euros/dollars, ils demeurent encore bien inférieurs à ceux pratiqués en France (souvent de l’ordre de 50 %).

Une autre spécificité intéressante des brocantes new-yorkaises pour le chineur est que l’on ne voit pas de stands entiers de copies d’ancien (une seule copie chinoise récente de faïence européenne du XIXème vue sur tout le petit marché en plein air du samedi matin dans le quartier de Chelsea, à l’angle de la 6ème Avenue et de la 17ème rue) ou de vêtements et accessoires neufs comme cela arrive souvent en France.

Contrairement à une idée répandue, les objets sur ce type de marchés à New York ne sont pas moins anciens qu’en France (les graphismes de certaines estampilles ou marques anglo-saxonnes de la fin du XIXème siècle ou du début du XXème siècle peuvent sembler beaucoup plus récentes aux Européens). Ils datent en majorité des années 1890 à 1970, avec une prépondérance de pièces des années 1940 à 1960, et sont forcément plutôt d’origine nord-américaine.

Pierrick Moritz

“CityPass” à New York : avantageux mais….

17 janvier 2008

 

 

 

 

 

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Si vous avez l’intention d’effectuer un séjour à New York, vous avez la possibilité d’acheter un carnet à souches nommé “CityPass” pour économiser sur les tarifs des visites de six attractions célèbres de la ville : le Métropolitan Museum of Art, la première terrasse de l’Empire State Building (au 86 ème étage, il vous en coûtera 15 dollars de plus par personne pour accéder à celle du 102ème étage), le Guggenheim Museum, Le Museum of Modern Art, l’American Museum of Natural History & Rose Center et une petite croisière qui offre un joli point de vue sur Manhattan (et pour ceux qui aiment tourner en rond car vous ferez également trois fois le tour de l’île sur laquelle est plantée la statue de la Liberté).

Rentable à partir de trois ou quatre visites

Le prix du “CityPass” est de 65 dollars par adulte. Il descend à 49 dollars pour les 12-18 ans. Si, pour cette dernière tranche d’âge, les prix des billets achetés à l’unité sur le lieux de visite sont en général sensiblement inférieurs à ceux pratiqués pour les adultes, la différence n’est que de 2 dollars pour l’Empire State Building et le prix reste le même pour la promenade en bateau autour de la Statue de la Liberté. Le CityPass est donc plus avantageux pour les 12-18 ans sur ces deux attractions.

Le ”CityPass” permet d’économiser 50 % sur les tarifs officiels des visites mais à condition de les effectuer toutes. La formule commence à être rentable à partir de la troisième ou la quatrième selon les tarifs pratiqués dans les endroits visités.

La formule permet également de retirer son billet directement auprès des guichets d’informations et d’éviter ainsi les files d’attente, ce qui ne vous donne pas pour autant le droit de passer devant les autres pour commencer la visite.

Salles fermées au public et files d’attente inévitables

Il est est prudent de s’assurer que tous les lieux inclus dans le “CityPass” sont bien complètement ouverts.

La semaine dernière, par exemple, le Guggenheim n’avait qu’une salle de photographies ouverte au public. Tout le reste du musée (un véritable chantier où l’on installait une prochaine exposition) était fermé, y compris les collections permanentes.

Du coup, le prix du billet acheté directement au guichet n’était que de 5 dollars au lieu des dollars habituels pour un adulte (avec le “CityPass”, en effectuant les six visites, il revient à environ 11 dollars).

Au Metropolitan, quelques salles n’étaient pas acccessibles au public mais le tarif demeurait identique.

Certains jours, les temps d’attente pour les croisières autour de la Statue de la Liberté ou l’accès au 86ème étage de l’Empire State Building sont encore allongés par les contrôles de sécurité draconiens sur ces points emblématiques de la ville. Et ils peuvent décourager les plus motivés.

Pierrick Moritz

La formule “CityPass” existe également pour d’autres grandes villes des États-Unis et Toronto. Adresse du site : http://www.citypass.com/

Rambo IV : John Rambo façon affichage sauvage à New York

14 janvier 2008

L’affiche annonçant le retour de “Rambo” est partout dans les rues de New York. Façon pochoir et comme sortie d’une imprimerie clandestine, souvent marquée de plis et de cloques pour laisser penser à un collage clandestin hâtif, elle ne comporte à première vue aucune autre indication que la date de sortie du film. L’effet “rebelle” atteint son efficacité maximale sur les palissades des chantiers ou les murs décrépis que semblent avoir particulièrement affectionnés les concepteurs de cette campagne d’affichage.

John Rambo : sortie en France le 06 février 2008. photo-5543.jpg


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