Articles Tagués ‘Voyager aux Etats-Unis’

Provincetown, Massachusetts

31 juillet 2008

Une importante communauté homosexuelle vit à Provincetown, à l’extrémité de Cap Cod dans le Massachusetts. Les touristes hétéros et homos viennent profiter des animations de Commercial Street. Les “one transvestite show” ou spectacles de messieurs très déshabillés sont nombreux. Les acteurs en tenue de travail se chargent eux-mêmes du recrutement des spectateurs dans la rue. 

Loin du folklore gay festif, l’homosexualité se vit comme une norme au même titre que l’hétérosexualité à Provincetown. On peut voir monsieur tondre le gazon tandis que monsieur répare la voiture, madame installer la table dans le jardin tandis monsieur prépare le barbecue et madame donner le biberon tandis que madame arrose le jardin.     

Tous les ans, en juin, se déroule à Provincetown un important festival de cinéma où sont présentés des films de tous les continents et des rétrospectives. Cette année, l’évènement honorait notamment Quentin Tarantino qui s’est déplacé pour l’occasion.

De très grands peintres comme Mark Rothko ont vécu et créé à Provincetown. Un parcours est proposé pour voir les endroits où ont habité ces artistes. Un musée sur Commercial Street s’intéresse à eux à travers une exposition d’œuvres et de documents.

Provincetown est également réputé (à juste titre) pour être l’un des meilleurs spots du monde pour observer des baleines au large.  

Pierrick Moritz

Tiles for America : le premier mémorial consacré au 11-septembre 2001

2 mars 2008

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“Tiles for America” (Carreaux pour l’Amérique) a été le premier mémorial consacré à la tragédie du 11-septembre 2001 créé à New York.

Environ 6.000 carreaux de céramique peints par des new-yorkais de tout âge sont accrochés à la clôture de Our Name is Mud, un célèbre atelier et magasin de céramique artistique contemporaine situé à l’angle de la 7e Avenue et de la 11e Rue dans Greenwich Village.

L’endroit fait face au Saint-Vincent’s Hospital qui fut réquisitionné pour accueillir les milliers de survivants de la catastrophe et où leurs proches espéraient les retrouver.

Ces terribles allers et venues se déroulèrent sous les yeux de Lorrie Veasey, la propriétaire de Our Name Is Mud. Le 14 septembre 2001, elle et ses amis accrochaient à la clôture de son atelier quelque 5.000 angelots et drapeaux américains en argile modelés dans l’urgence.

Le concept du Mémorial était né et l’Association des ateliers de céramiques contemporaines - dont Lorrie Veasey est membre - se démena auprès de tous les ateliers du pays pour collecter des fonds pour sa réalisation.

Ces œuvres sont autant de témoignages sur le traumatisme que sur le courage et la solidarité des new-yorkais lors des évènements du 11-septembre 2001.

Pierrick Moritz

Brocantes à New York : moins chères qu’en France indépendamment de l’euro fort

21 janvier 2008

 

“Chelsea outooor flea market “, le samedi matin : à l’angle des 6ème avenue et 17ème rue. Boutique dans le quartier de Chelsea.

En France, la clientèle américaine dont new-yorkaise a quasiment disparu des grandes brocantes, comme celle du Marais à Paris, dont elle assurait une bonne partie du chiffre d’affaires. L’euro plus ou moins fort ne fournit qu’une  partie de l’explication à cette désaffection car même en appliquant la parité euros/dollars aux prix affichés à New York, la marchandise la plus courante est désormais souvent moitié moins chère qu’en France.

Le constat saute aux yeux à New York sur les prix de la brocante en magasin ou en plein air : à marchandises égales, les prix sont beaucoup moins élevés qu’en France et ceci indépendamment de la faiblesse du dollar.

Les bijoux fantaisie ou les jouets des années 1940-1950, photographies anciennes dont militaires et vêtements vintage sont accessibles à partir de quelques dollars. Vus également dans le grand marché couvert de Chelsea, The Garage Flea Market (6ème Avenue, 25ème rue), très couru et actif : une paire de fauteuils de la fin des années 1960 avec coque en Plexiglass (très bon état) à 260 dollars (179 euros) ; un petit meuble à musique anglais en bois noirçi de la fin du XIXème siècle (très bon état) à 170 dollars (117 euros) ; un ensemble de 6 marionnettes des années 1950 (personnages du Magicien d’Oz) à 11 dollars (7,50 euros l’ensemble) ou un gros bracelet en bakélite de deux couleurs des années 1940 soldé à 45 dollars (31 euro) dans une boutique toute proche. Si l’on ramène ces prix américains à la parité euros/dollars, ils demeurent encore bien inférieurs à ceux pratiqués en France (souvent de l’ordre de 50 %).

Une autre spécificité intéressante des brocantes new-yorkaises pour le chineur est que l’on ne voit pas de stands entiers de copies d’ancien (une seule copie chinoise récente de faïence européenne du XIXème vue sur tout le petit marché en plein air du samedi matin dans le quartier de Chelsea, à l’angle de la 6ème Avenue et de la 17ème rue) ou de vêtements et accessoires neufs comme cela arrive souvent en France.

Contrairement à une idée répandue, les objets sur ce type de marchés à New York ne sont pas moins anciens qu’en France (les graphismes de certaines estampilles ou marques anglo-saxonnes de la fin du XIXème siècle ou du début du XXème siècle peuvent sembler beaucoup plus récentes aux Européens). Ils datent en majorité des années 1890 à 1970, avec une prépondérance de pièces des années 1940 à 1960, et sont forcément plutôt d’origine nord-américaine.

Pierrick Moritz

“CityPass” à New York : avantageux mais….

17 janvier 2008

 

 

 

 

 

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Si vous avez l’intention d’effectuer un séjour à New York, vous avez la possibilité d’acheter un carnet à souches nommé “CityPass” pour économiser sur les tarifs des visites de six attractions célèbres de la ville : le Métropolitan Museum of Art, la première terrasse de l’Empire State Building (au 86 ème étage, il vous en coûtera 15 dollars de plus par personne pour accéder à celle du 102ème étage), le Guggenheim Museum, Le Museum of Modern Art, l’American Museum of Natural History & Rose Center et une petite croisière qui offre un joli point de vue sur Manhattan (et pour ceux qui aiment tourner en rond car vous ferez également trois fois le tour de l’île sur laquelle est plantée la statue de la Liberté).

Rentable à partir de trois ou quatre visites

Le prix du “CityPass” est de 65 dollars par adulte. Il descend à 49 dollars pour les 12-18 ans. Si, pour cette dernière tranche d’âge, les prix des billets achetés à l’unité sur le lieux de visite sont en général sensiblement inférieurs à ceux pratiqués pour les adultes, la différence n’est que de 2 dollars pour l’Empire State Building et le prix reste le même pour la promenade en bateau autour de la Statue de la Liberté. Le CityPass est donc plus avantageux pour les 12-18 ans sur ces deux attractions.

Le ”CityPass” permet d’économiser 50 % sur les tarifs officiels des visites mais à condition de les effectuer toutes. La formule commence à être rentable à partir de la troisième ou la quatrième selon les tarifs pratiqués dans les endroits visités.

La formule permet également de retirer son billet directement auprès des guichets d’informations et d’éviter ainsi les files d’attente, ce qui ne vous donne pas pour autant le droit de passer devant les autres pour commencer la visite.

Salles fermées au public et files d’attente inévitables

Il est est prudent de s’assurer que tous les lieux inclus dans le “CityPass” sont bien complètement ouverts.

La semaine dernière, par exemple, le Guggenheim n’avait qu’une salle de photographies ouverte au public. Tout le reste du musée (un véritable chantier où l’on installait une prochaine exposition) était fermé, y compris les collections permanentes.

Du coup, le prix du billet acheté directement au guichet n’était que de 5 dollars au lieu des dollars habituels pour un adulte (avec le “CityPass”, en effectuant les six visites, il revient à environ 11 dollars).

Au Metropolitan, quelques salles n’étaient pas acccessibles au public mais le tarif demeurait identique.

Certains jours, les temps d’attente pour les croisières autour de la Statue de la Liberté ou l’accès au 86ème étage de l’Empire State Building sont encore allongés par les contrôles de sécurité draconiens sur ces points emblématiques de la ville. Et ils peuvent décourager les plus motivés.

Pierrick Moritz

La formule “CityPass” existe également pour d’autres grandes villes des États-Unis et Toronto. Adresse du site : http://www.citypass.com/

Rambo IV : John Rambo façon affichage sauvage à New York

14 janvier 2008

L’affiche annonçant le retour de “Rambo” est partout dans les rues de New York. Façon pochoir et comme sortie d’une imprimerie clandestine, souvent marquée de plis et de cloques pour laisser penser à un collage clandestin hâtif, elle ne comporte à première vue aucune autre indication que la date de sortie du film. L’effet “rebelle” atteint son efficacité maximale sur les palissades des chantiers ou les murs décrépis que semblent avoir particulièrement affectionnés les concepteurs de cette campagne d’affichage.

John Rambo : sortie en France le 06 février 2008. photo-5543.jpg

Lieu de tournage : Michelangelo Antonioni à Zabriskie Point

7 août 2007

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Michelangelo Antonioni choisit Zabriskie Point en 1970 pour une scène importante de son film au titre éponyme et entièrement tourné en Californie. Ce pamphlet contre la société de consommation parle de la rencontre de deux jeunes gens dans le désert de Mojave. 

Zabriskie Point offre une vue exceptionnelle sur cette partie de la Vallée de La Mort. En bas, une telle chaleur règne dans ce désert de sable, caillasse, borax et sel que vingt minutes de marche suffisent pour être complètement déshydraté (les promenades doivent être très courtes, avec chapeau, lunettes, crème solaire et galon d’eau). Il faut aussi penser que le sel ronge les chaussures dans ce désert, donc en prévoir de solides (sandales à proscrire). 

Le lieu est très fréquenté par les touristes (comme nous) et par beau temps, des dizaines d’entre-eux sont déjà présents à Zabriskie Point pour admirer le lever du soleil (même à six heures du matin ! Comme nous !). On se croirait à Santorin! 

Pour se loger dans le coin, il faut un porte-monnaie bien rempli : tout près, un ancien palace loue des chambres à partir de 300 USD et le Furnace Creek Ranch, centre touristique où vous trouverez tout ce dont vous avez besoin, propose des hébergements. En général, il reste des chambres autour de 200 USD (franchement spacieuses et très confortables). Ce dernier endroit a le mérite de posséder quelques lieux de restauration assez bon marché servant des plats simples et bons.

Il existe aussi des possibilités de camping : mauvais plan garanti avec le froid glacial qui s’abat sur le désert la nuit.

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©08/2007/Pierrick Moritz (texte et photos).

Summerland en Californie : antiquités françaises, maison hantées et “café de la plage”

1 mai 2007

Summerland est une charmante bourgade, à trois miles et au sud de Santa Barbara. Cette toute petite ville est réputée pour ses boutiques d’antiquités françaises (absolument hors de prix) où viennent s’alimenter en poteries provençales vernissées, tissus et meubles d’époque les décorateurs et particuliers des riches demeures des alentours. Summerland a été fondée à la fin du XIXème siècle par un amateur de paranormal qui fut très vite rejoint par d’autres  spirites en tous genres. Aujourd’hui,   certaines des maisons de Summerland sont prétendues hantées. Son restaurant le plus réputé, à juste titre, est le Summerland Beach Café.  L’endroit propose une cuisine maison et équilibrée (on peut aussi manger des hamburgers ou des spécialités d’omelettes mais en beaucoup moins gras qu’ailleurs)  à des prix raisonnables (autour de $10  le plat) à l’intérieur où sur l’agréable terrasse de cette maison victorienne.

© Pierrick Moritz 05/2007

La publication de cet article  sur tout support que ce soit, amateur ou professionnel, n’est pas autorisée sans accord de l’auteur. Contact : pierrick.moritz@noos.fr

 


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