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Brocante à Santa Barbara : Antique Alley

1 mai 2007

Antique Alley est le magasin  de brocante le plus singulier de State Street, la rue principale de Santa Barbara. Des milliers d’objets sont proposés dans cette boutique toute en longueur  et qui  se termine sous un patio où sont abrités des objets de décoration pour jardin.  Si Antique Alley a ses habitués californiens, c’est parce que la très grande majorité des pièces présentées sont de véritables objets anciens et de collection à prix raisonnables. On peut, par exemple, trouver des photographies du début du XXème siècle pour quelques dollars, des petits bocaux de boutons anciens pour $5 ou  une assiette Verlys en verre opalescent des années 1930  à $25.  Les bijoux “vintage” sont également bien représentés  (à partir de quelques dollars pour un bracelet coloré en matière synthétique des années 1950).  Antique Alley est la boutique idéale si l’on veut ramener un souvenir américain typique comme un cookies jar des années 1960 à 1980 (autour de $25) ou une “kitcherie”  comme cette unique et fausse boîte de conserve Campbell’s des années 1980 ouverte et renversée et qui se présente comme un arrêt sur image : son contenu hyperréaliste de haricots à la sauce tomate en résine se déverse sur 15 cm de hauteur dans un bol dont elle est solidaire ($28).  Antique Alley ferme tard dans la soirée et le patron vous laisse déambuler à votre guise dans les coins et recoins de sa boutique.

Antique Alley. 706 State Street. Santa Barbara. Californie.

©Pierrick Moritz.05/2007

Norton Simon Museum : paradis pour l’art

23 avril 2007

photo-344-2.jpgDevenu collectionneur d’art à l’âge de 47 ans (nous sommes en 1954), Norton Simon a constitué en un temps record l’une des plus prestigieuses collections privées de peintures européennes du XIVe au XXe siècles. Cet ensemble exceptionnel rivalise avec ceux des plus grands musées du monde.   

Devant les portes du Norton Simon Museum, la promesse d’une visite époustouflante est donnée avec un ensemble de statues de Rodin (Bourgeois de Calais, Homme marchant, Balzac) et, en commençant la visite par le jardin des sculptures (endroit magnifique où nénuphars et iris fleurissent sur un étang comme à Giverny), avec des bronzes d’Henri Moore, d’Aristide Maillol, Robert Morris, Joan Mason, Jacques Lipchitz et Henri Laurens. Le sentiment premier se confirme dès la première œuvre vue à l’intérieur du musée :  un fabuleux portrait de Patience Escalier par Vincent Van Gogh.

L’homme d’affaires

Né à Portland en 1907, Norton Simon avait un flair certain, qualité probablement doublée d’une sacrée chance. Il fut un homme d’affaires opiniâtre avant de devenir l’un des plus grands collectionneurs du monde.

En 1931, à  l’âge de 26 ans, il rachète une usine d’embouteillage de jus d’orange en faillite pour 7.000 dollars et il fera progresser son chiffre d’affaires de près de 900 % en dix ans.

Cette mirifique évolution lui permet d’acquérir, en 1941, la majorité du capital de la Hunt Brothers Fruit Packing Company, une société de production de conserves de fruits et légumes réalisant un chiffre d’affaires annuel de plus de 100 million de dollars. L’entreprise va alors se spécialiser dans la fabrication de tomates en conserve et plus particulièrement de sauces à base de tomates dont le succès va considérablement accroître la fortune de ses actionnaires.

Le collectionneur

Norton Simon achète sa première œuvre d’art en 1954, à l’âge 47 ans. Il s’agit d’un Renoir acquis auprès d’une galerie américaine pour 16.000 dollars. C’est à partir de ce moment-là que commence sa boulimie pour la peinture. Entre 1954 et 1959, il achète pas moins de 84 tableaux. Il s’en suit un bref répit de deux ans avant que, après s’être dégagé des affaires en restant administrateur de sa société, il décide d’acquérir le stock complet d’une prestigieuse galerie : une réunion de 400 œuvres.

À partir de 1971, et après un voyage en Asie avec sa nouvelle compagne, l’actrice Jennifer Jones, il commence à collectionner des œuvres et objets d’art de l’Inde et du Sud-Est asiatique - il s’agit aujourd’hui de l’une des plus importantes collections du genre hors pays d’origine – sans pour autant renoncer à son amour de la peinture et de la sculpture occidentales.

Une des plus incroyables histoires du marché de l’art

Quelques années plus tard, en 1976, le collectionneur se retrouve au centre de l’une des plus incroyables histoires du marché de l’art. Cette année-là, la Lefevre Gallery de Londres l’informe qu’elle a en sa possession un ensemble de 70 bronzes de Degas. Le fait est d’autant plus incroyable que ces pièces sont des modèles directement créés à partir de cires originales de Degas par la fonderie qui tira toutes les séries suivantes. Le trésor a été découvert dans la cave du propriétaire de la fonderie où il avait été oublié pendant cinquante ans. Norton Simon achète la totalité pour 18,8 millions de dollars.

Grand admirateur de Degas, Norton Simon possédait déjà un tableau de l’artiste de 1884 intitulé Femmes repassant ainsi qu’un pastel, Femme se séchant après le bain (1876-1877). Ces deux œuvres avaient été respectivement acquises en 1959 et 1964.

Des ensembles cohérents

En dehors de l’incroyable qualité des œuvres qui la composent, une des singularités de cette collection privée est de présenter des ensembles cohérents. Pour le cubisme, par exemple, Picasso voisine avec Braque, Gris et Popova. Les œuvres de ces créateurs datent toutes des années 1910. Le prix de l’harmonie revient à l’ensemble de bronzes de Degas où des dizaines de petites danseuses solitaires sont regroupées par mouvements près d’autres sculptures inspirées par les deux autres thèmes de prédilection de Degas : les femmes se lavant et les chevaux avec ou sans cavalier.

Quelques œuvres majeures de la collection de peintures et sculptures occidentales (au rez-de-chaussée du musée) Norton Simon

Botticelli : Madone et Enfant et ange (Vers 1468)

Il s’agit d’une composition inhabituelle dans l’œuvre du peintre. L’architecture est très présente et commande le regard vers un chemin sinueux et l’infini du ciel en excluant presque du champ de vision les personnages aux dimensions pourtant importantes et en premier plan.

Raphaël : Madone et Enfant avec un livre (vers 1502-1503)

Il s’agit d’ une œuvre exceptionnelle acquise en 1972 par Norton Simon auprès de la galerie Wildenstein and Co. Cette transaction fut un tel évènement que l’information fut publiée sur la première page du New York Times et du Los Angeles Times.

Georg Pencz : Femme nue endormie – vanité ?- (1544)

Au-dessus de la couche d’une jeune femme, une niche abrite quatre objets (éteignoir à bougie, bougie à demi consumée, bouteille, lampe à huile). Ces objets font considérer le tableau comme une vanité. La taie de l’oreiller ouverte en premier plan et retenue par un lacet relâché, le fait que la jeune femme couvre son sexe de ses mains et celui que l’éteignoir à bougie ressemble à un ciseau peut évoquer d’autres lectures (perte de la virginité ? avortement ?).

Rembrandt van Rijn : Portrait d’un jeune garçon ( vers 1645-1650) ou un achat compliqué

Acquis en 1969, il s’agit de l’un des achats les plus importants de Norton Simon. Ce tableau est une rareté dans l’Œuvre de l’artiste car il représente le portrait présumé de son fils. Le visage de cet enfant est d’une incroyable luminosité.

Décidé à acquérir ce tableau en vente publique, Simon avait mis au point un code de mouvements qui indiquerait ces enchères au commissaire-priseur. Ce dispositif de précaution était destiné à limiter les enchères et à garder les siennes anonymes.

Quand la présence d’un collectionneur célèbre est connue dans une vente, il vaut mieux qu’il n’enchérisse pas oralement pour ne pas faire monter outre mesure le prix de la pièce qu’il convoite. Le vendeur de la pièce, par exemple, peut commissionner un tiers pour faire monter les prix. Ce manège est dangereux car le vendeur qui cherche à gonfler l’enchère finale peut se retrouver à devoir acheter ce qu’il a mis en vente.

Pour l’acquisition du Rembrandt par Norton Simon,  il y eut une confusion au moment du coup de marteau final et l’œuvre fut adjugée à un autre. Simon réussit à obtenir que l’œuvre soit remise en vente et il en devint finalement le propriétaire.

Paul Gauguin : Femme et jeune garçon tahitiens (1899).

Il s’agit d’une œuvre acquise en 1965. David Nash, directeur du département international d’art impressionniste et moderne chez Sotheby’s a raconté dans un entretien comment Norton Simon a acheté cette œuvre. Il savait qu’un autre collectionneur la voulait et comme la couche de crasse qui gâchait le tableau rendait sa qualité incertaine, il le laissa l’acheter. Une fois nettoyée, il s’avéra que la toile était magnifique. Norton Simon réussit à la racheter à ce premier acquéreur.

Une pièce surprenante dans cette collection

Un exceptionnel buffet sculpté de scènes bretonnes par Émile Bernard (vers 1891-1893).

Quelques autres artistes présents dans la collection de peintures et sculptures occidentales

Steen, der Haydens, Maes, Cranach fils, Rubens, Bellini, Murillo, de Largillière, La Tour, Vernet, Fragonard, Guardi, Goya , Canaletto, Ingres, Rousseau, Daumier, Lautrec, Cézanne, Morizet, Sisley, Pissarro, Monet, Manet, Courbet, Vuillard, Lacombe, Corot, Modigliani, Soutine, Kokoschka, Matisse, Kirchner, Klee, Diebernkorn, Francis.

Et aussi

Un ensemble de trois marbres de l’école de Pise (vers 1350-1400) ; compositions religieuses italiennes (XIVe-XVIe siècles), tempera et feuilles d’or sur panneau, dont une Madone de Giovanni di Paolo ; grand polyptyque de Guariento di Arpo Couronnement de la Vierge (1344), tempera et feuille d’or.

La collection d’œuvres  d’Asie méridoniale (au sous-sol du musée)

Elle est principalement composée de sculptures ou éléments d’architecture sculptés en schiste, tuf, granit, marbre ou grès, originaires de l’Inde dont le Rajasthan, du Tibet, du Népal, du Sri Lanka du Cambodge et de Thaïlande.

On y retrouve le panthéon bouddhique avec des représentations de Bouddha, Ganesh, Chamunda, Vishnu, Kumaraou Kubera. Les pièces les plus anciennes sont datées entre 1000 avant JC et 200 après (il s’agit de trois superbes poteries dite “red-on-buff”, Thaïlande, Ban Chiang).

On peut  également admirer des reliquaires en bronze du Sri Lanka et de Thaïlande (XIIe-XIVe siècles), des objets votifs du Tibet, un remarquable ensemble de bronzes sculptés de procession (Sri Lanka, IXe-XVIIIe siècles), des miniatures indiennes des XVIIIe et XIXe siècles, une sculpture dite “Hari-Hara” du Cambodge (VIIIe siècle), des plaques d’or repoussées (Thaïlande, VIIe-VIIIe siècles).

Un petit jardin jouxtant ces salles abrite principalement des sculptures en granit originaire de l’Inde (IXe/XVIIe siècles).

Norton Simon (1907-1993) et Jean-Paul Getty (1892-1976)

On oppose souvent à tort ces deux grands collectionneurs car la démarche de chacun était très différente. Simon reconstituait un panorama de la peinture occidentale du XIVème au XXème siècles et choisissait des artistes plus que reconnus pour alimenter sa collection. Celle de Getty s’inscrit plus dans une recherche, une exploration. Simon et Getty ont parfois réuni leurs ressources pour acquérir des œuvres.

Jennifer Jones

Actrice américaine et deuxième femme de Norton Simon (mariage en 1971). Sous contrat avec le producteur David O. Selznick, Jennifer Jones remporta l’Oscar de la meilleur actrice en 1944 pour son interprétation dans Le Chant de Bernadette. Elle sera aussi nommée aux Oscars pour son rôle dans le flamboyant Duel au soleil (1946) dont la scène finale est digne d’une tragédie grecque.

Conseil pour le passionné

Le conseil pour le passionné d’art est de se rendre au Norton Simon Museum accompagné de personnes aussi intéressées que lui, ou alors seul : l’endroit fait partie de ces lieux d’exposition merveilleux d’où l’on arrive plus à sortir.

Pierrick Moritz

Norton Simon Museum. 411 West Colorado Boulevard. Pasadena. Californie. Ouvert du mercredi au lundi de 12 heures à 18 heures et le vendredi de 12 heures à 21 heures. Musée fermé pour le Rose Parade Day, Thanksgiving et Noël. Site : http://www.nortonsimon.org/

Source : informations relevées au musée Norton Simon and The Art Of Negociation, The Building of the Norton Simon Collections, brochure éditée par la Norton Simon Art Foundation. La grande majorité de ces informations sont traduites, adaptées, synthétisées et mises en perspective par l’auteur.

La Planète des singes de Tim Burton et Star Trek V aux Trona Pinnacles

23 avril 2007

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Situation :  Californie,  dans le désert de Mojave aux portes de la Vallée la Mort. À 15 miles de la ville de Ridgecrest*.  

De nombreux films de science fiction ont été tournés aux Trona Pinnacles dont des scènes de La Planète des Singes (version de Tim Burton) et de Star Trek V. Les Trona Pinnacles constituent un site unique où des centaines de hautes excroissances en tuf (que l’on pourrait comparer à des termitières géantes) émergent sur une petite surface de cette partie caillouteuse du désert de Mojave. 

*Ridgecrest : base navale militaire américaine (forcément inaccessible pour les visiteurs) située en plein désert et autour de laquelle une vraie ville ne cesse de se développer.  On y trouve beaucoup de restaurants, magasins et hôtels.

Un bon hôtel : Le Best Western China Lake Inn. 400 S China Lake Boulevard. Ridgecrest.93555. California. Réservation au 1-760-371-2300. Autour de $80 la grande chambre pour deux personnes. Copieux petit déjeuner  inclus. TV, accès Internet.

Voir les Trona Pinnacles (très bon site, en anglais, avec beaucoup de photographies) :

http://www.promisedplanet.com/Jupiter2000/TronaPinnacles.htm

© Pierrick Moritz 04/2007 pour le texte et l’illustration

La publication de cet article et de son illustration sur tout support que ce soit, amateur ou professionnel, n’est pas autorisée sans accord de l’auteur. Contact : pierrick.moritz@noos.fr

Les manipulations poétiques de Tim Hawkinson au Getty Museum de Los Angeles (2007)

17 avril 2007

Étrange, envoûtant et philosophique

Le Getty Museum de Los Angeles (au Getty Center) présente jusqu’au 9 septembre prochain Zoospia, une exposition de cinq nouvelles œuvres du plasticien  Tim Hawkinson.

Ces créations, véritables  hallucinations visuelles, sont des hybridations entre des parties du corps humain et celles d’autres animaux :  pieuvre rose incarnée dans un collage-assemblage de fragments de mains et lèvres humaines, squelette de dinosaure dont les vertèbres sont des hommes miniatures.

Überorgan, une impressionnante installation musicale de l’artiste, plane sous le plafond du hall du musée.

Pour voir la web-exposition de Tim Hawkinson au Getty Center et explorer sa pieuvre rose (merci à Vicki Porter) :

http://www.getty.edu/art/exhibitions/hawkinson/

 

Pierrick Moritz

Exposition Picasso et l’Art américain au musée d’art moderne de San Francisco

9 avril 2007

Le musée d’art moderne de San Francisco présente jusqu’au 28 mai 2007 une exposition consacrée à l’influence de Picasso sur l’Art américain.

Les œuvres de Picasso montrées proviennent presque exclusivement de musées ou collections privés américains (une figure en métal provient de France et deux estampes d’Espagne. Les artistes américains exposés avec lui sont ceux qui ont revendiqué une sensibilité (influence, admiration) pour le maître catalan.

Pablo Picasso n’a jamais mis les pieds aux États-Unis où sa première exposition personnelle a été organisée en 1911 à l’initiative de Max Weber.

Max Weber, peintre et marchand d’art,  a vécu et étudié à Paris auprès de Matisse entre 1905 et 1908. Il fréquentait le cercle de Gertrude et Léo Stein. Weber a ramené le premier Picasso aux Etats Unis en 1908, il s’agissait d’une petite nature morte représentant un pot couvert et trois fruits. En 1910, Weber réalisera également une petite nature morte avec une statuette africaine dans le goût de l’œuvre de Picasso acquise.

C’est de retour à New York qu’il persuade Alfred Stieglitz, un marchand d’art d’avant-garde et photographe auquel il s‘associe, d’exposer des travaux sur papier de Pablo Picasso dans sa galerie de New York

À partir de là, on assiste à une rapide assimilation du cubisme par certains artistes américains comme Arthur Dove ou Hartley. Pour ces deux artistes et Weber, on constate qu’il s’agit presque de copiés/collés qui suivent à quelques années de distances les créations de Picasso. En 1912, Weber peint une scène très visiblement tirée des Demoiselles d’Avignon (1907)

L’exposition accueille également un intéressant tableau cubiste de Man ray de 1914, lui aussi influencé par Les Demoiselles.

Ensuite, en suivant le parcours chronologique de l’exposition, les œuvres des artistes américains influencés par Picasso (par le cubisme en tout cas) conserve avant tout leur propre identité. Ici, point d’imitation du maître catalan, juste une influence. C’est évident pour les œuvres datant de 1930 à 1946 avec David Smith, Gorsky, Krasner, de Kooning, Bourgeois (Louise, qui a pris la nationalité américaine) et Pollock.

À part David Smith, on sait que ces artistes ont vu la rétrospective Picasso organisée à New York en 1939 au musée d’Art Moderne (400 œuvres présentées) et à l’issue de laquelle l’institution acheta Les Demoiselles d’Avignon. La même année Guernica a voyagé comme attraction aux États-Unis, et dans le but de recueillir des fonds pour les républicains espagnols.

Beaucoup d’artistes américains de cette époque considèreront Guernica comme étant la source de l’art contemporain. Tandis que Bourgeois (un superbe groupe en bois patiné blanc et bleu de la sculptrice est présenté) ou Pollock font part de leur admiration pour Picasso, De Kooning, lui, choisira Les Demoiselles comme point de départ pour plusieurs peintures.

Plus tard, l’influence de Picasso sur Roy Lichtenstein (évidente dans ses œuvres des années 1960) est plus radicale comme dans ces Baigneuses, un collage de 1995 inspiré d’une huile de Picasso de 1928.

Quant à Warhol, qui affirmait pouvoir pondre plus de chefs-d’œuvre en une journée que Picasso durant toute sa vie, il s’en inspire très nettement pour des Têtes noires de 1985.

Jasper Johns, lui, prend Picasso comme référence à partir des années 1980 et au point de devenir sa principale source d’inspiration. En 1988, il peint un tableau qui se veut être une réponse à un Picasso de 1936. Au tout début des années 70, il avait réalisé un projet pour les 90 ans de Picasso Sketch for 2 Picasso/… (collage, aquarelle, graphite et encre).

Avec sa muséographie claire, chronologique, le grand nombre et la qualité des œuvres et des explications précises, cette exposition est une grande réussite.

Pierrick Moritz


Source : traduction, adaptation, synthèse et analyse de notes relevées sur les panneaux explicatifs de l’exposition.

San Francisco Museum of Modern Art. 151 Third Street (entre Mission et Howard Streets) San Francisco. Ouvert les lundis, mardis et du vendredi au dimanche de 11 heures à 17 heures 45. Le jeudi de 11 heures à 20 heures 45. Fermé le mercredi. Ouverture à 10 heures pendant les horaires d’été.