La porcelaine chinoise : les valeurs du marché

Les valeurs des céramiques de culture chinoise et des céramiques chinoises d’exportation

On trouve deux grands groupes de céramiques chinoises sur le marché de l’art : celui des pièces de culture traditionnelle et celui des pièces destinées à l’exportation. Toutes fabriquées avec les mêmes types de matériaux – mais, le plus souvent, leur qualité diffère, elles sont plus ou moins liées à de grands genres de l’histoire de la céramique chinoise. Les céramiques de culture traditionnelle chinoise, comme celles réalisées par les très exigeants fours et ateliers de peinture sous contrôle impérial, sont les plus recherchées. Ce sont, et de très loin, les céramiques les plus chères du monde, toutes époques et origines confondues.

Les céramiques les plus chères du monde

La céramique de culture traditionnelle chinoise est l’une des spécialités du marché de l’art où les prix ont particulièrement progressé en 2016. En avril, chez Sotheby’s à Hong Kong, à l’issue de la dispersion d’un ensemble de très belles pièces d’art traditionnel chinois venant de la collection Pilkington, constituée dans les années 1950-1960, 91 lots sur les 97 présentés avaient trouvé preneur, dont 76 céramiques sur les 80 proposées. La vacation générait quelque 64,7 millions de dollars, un résultat situé très au-dessus des attentes, en raison d’une forte proportion d’estimations décuplées. Une gourde sur pied dite Bianhu, datée de l’époque Ming, et plus précisément de la période de règne de Yongle (1403-1424), peinte en bleu cobalt profond sur fond blanc, principalement de panneaux aux contours géométriques et d’enroulements floraux, d’une hauteur de 24,5 cm, fut payée 14,24 millions de dollars, pour une estimation de 3,22-4,51 millions de dollars. Ce prix figure parmi les plus élevés jamais constatés pour une pièce de ce registre de forme vendue aux enchères. Selon des sources bibliographiques et muséales divergentes, la forme sphérique aplatie du modèle s’inspire soit des gourdes en métal des pèlerins du Moyen-Orient, soit des gourdes en cuir des cavaliers nomades des steppes. Également daté de l’époque du règne de l’empereur Yongle, un récipient à eau rituel, peint en bleu sur fond blanc, principalement d’enroulements floraux, d’une hauteur de 21,3 cm, fut payé 12,8 millions de dollars, pour une estimation de 4,5-5,8 millions de dollars. En septembre, à New York, Christie’s vendait un bol à thé en poterie dite Jian (originaire des fours de Jianyang, dans la province du Fujian) dit oil spot, daté de la dynastie des Song du Sud (1127-1279), d’une hauteur de 12,2 cm, pour 11,7 millions de dollars. Estimée 1,5-2,5 millions de dollars, cette pièce rarissime était retenue au Japon depuis 1935 en tant que « Important Objet d’Art ». Elle a été déclassifiée en 2015. Les céramiques Jian sont caractérisées par une glaçure sombre irisée, dont le lustre peut présenter un aspect plus ou moins graisseux, et présentant des tâches irisées aléatoires d’un autre ton. Il s’agit d’un prix record pour une céramique de ce type vendue aux enchères.

(…)

92 % de l’intégralité de cet article traitant du marché des céramiques chinoises, dont les porcelaines, reste à lire. Il est disponible uniquement sur Amazon .

 

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Catégories :Artwithoutskin

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