Traduction 华侨时报 1947 (I-3)- Quand les États-Unis pensaient pouvoir utiliser la guerre civile en Chine pour s’y implanter, déverser leurs produits et installer une base antisoviétique

Quand les États-Unis rêvaient d’un plan Marshall pour la Chine

Publié à Paris par L’Amicale des résidents chinois en France à partir de novembre 1944, Le Temps de la Communauté Chinoise ou 华侨时报 (Huaqiao Shibao) était un quotidien rédigé en chinois traditionnel à l’adresse de la diaspora chinoise en France. Il proposait une revue de presse sur l’actualité en Chine.

La lecture de ce numéro 15 septembre 1947, traduit spécialement pour cette publication, permet de découvrir le point de vue chinois sur l’interminable guerre civile chinoise. Ce conflit entre nationalistes du Kuomintang et Parti communiste a commencé en 1927, avec une interruption entre 1935 et 1947, durant la seconde guerre sino-japonaise. Il s’agit en l’occurrence de la dénonciation de l’opportunisme américain : en proposant d’apporter la paix, les États-Unis cherchent à prendre racine en Chine pour diffuser leurs produits et y installer une base antisoviétique.

Les Américains semblaient destiner la Chine à un genre de « plan Marshall », en référence au programme américain d’aide à la reconstruction de l’Europe et de son économie à partir de 1947, avec ses contreparties et ses arrière-pensées. C’est d’ailleurs l’initiateur de ce programme américain pour l’Europe, le général George Marshall, qui fut envoyé à la tête d’une mission américaine en Chine en 1945.

Le but déclaré était de mettre fin à la guerre civile chinoise en proposant un gouvernement de coalition entre Kuomintang et Parti communiste. Le général américain Albert C. Wedemeyer, qui exerça en Chine à partir de 1944, comme chef d’état-major de Chiang Kai-chek du Kuomintang et commandant de forces américaines locales, tenta une autre opération de pacification en 1947.

Les missions de Marshall et de Wedemeyer tournèrent au fiasco, notamment en raison d’une sous-estimation de la force du Parti communiste, mais aussi à cause de l’impopularité des États-Unis auprès des Chinois, qui voyaient d’un très mauvais œil cet ingérence étrangère.

Traductions des principaux articles par CHEN Qian, en juin 2020    

 

Article 1Coulisses des missions en Chine de Marshall et de Wedemeyer

Pour comprendre la visite de Wedemeyer en Chine, il faut commencer par expliquer celle de Marshall. Les deux évènements apparemment distincts sont au service de la même cause.

Après la victoire de la guerre de résistance contre l’agression japonaise et avant l’arrivée de Marshall en Chine, trois principes avaient été décidés sur la question chinoise lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères britannique, américain et soviétique en décembre 1945 :

  • mettre immédiatement fin à la guerre civile.
  • organiser un gouvernement de coalition.
  • ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures de la Chine.

Une telle résolution était certainement bénéfique pour la Chine, mais pourquoi le pays n’en a-t-il pas profité ? C’est que le plan de l’intervention en Chine de l’ambassadeur pour la paix, le général Marshall, commence à fonctionner….

La visite de Marshall en Chine devait concerner notre réunification pacifique, mais l’initiative masquait la politique et les objectifs agressifs habituels des impérialistes.

Dès son arrivée en Chine, Marshall a aidé le Kuomintang et le Parti Communiste à conclure un accord — la résolution du comité consultatif de la Conférence Politique et Consultative des Peuples Chinois, l’accord d’armistice et le programme de consolidation de l’armée — afin de détourner l’attention du monde.

Par ailleurs, Marshall a utilisé des avions américains pour équiper le gouvernement du Kuomintang d’une armée de plus de cinquante divisions, envoyées par les forces maritimes et aériennes américaines partout en Chine et pour mener la guerre civile. Dans le même temps, il a fourni au gouvernement du Kuomintang la somme énorme de 4 milliards dollars, sous prétexte d’aider la Chine. Le gouvernement du Kuomintang lui est reconnaissant : il a cédé les droits d’aviation et de navigation aux États-Unis, et a conclu un accord commercial réciproque avec les États-Unis.

C’est en fait une perte de pouvoir. Le gouvernement américain pensait que le pouvoir militaire du gouvernement du Kuomintang s’était renforcé et que ses caisses débordaient de dollars, ce qui allait naturellement lui permettre de détruire l’armée du Parti Communiste chinois.

Le gouvernement américain a donc rappelé le général Marshall. Revenu aux États-Unis, Marshall a déclaré que l’échec de son travail de médiation en Chine sur une année était uniquement attribuable au sabotage des réactionnaires du Kuomintang et à la méfiance du Parti Communiste.

Ce discours cherche à dissimuler la politique à double sens du gouvernement américain, alimentant et amplifiant les maux de la guerre civile chinoise. Tel est le résultat obtenu par Marshall quand il est venu en Chine pour aider le gouvernement du Kuomintang à dictatorialiser et à massacrer le peuple chinois.

Tout le monde sait désormais que les troupes armées équipées par les États-Unis pour le gouvernement du Kuomintang ont été vaincues il y a un an. En outre, dans l’ensemble, le gouvernement du Kuomintang est passé de la force à la faiblesse, de l’offensive à la défense, et de la force active à la passivité. Il ne peut presque plus préserver le nord-est et ses différents fronts du nord et de l’est de la Chine sont progressivement encerclés. Du reste,  la somme énorme de 4 milliards de dollars fournie par les américains n’a pas favorisé la réussite des mesures économiques prises par le gouvernement du Kuomintang.

La défaite du Kuomintang concerne non seulement l’aspect monétaire et financier, mais aussi son influence auprès de l’ensemble de la population de sa région. Les fonctionnaires corrompus du  bureaucratique Kuomintang ont créé le scandale avec leur «tous les autres sont en faillite, nous sommes les seuls à avoir de l’argent». Naturellement, ces mauvaises nouvelles se sont propagées aux États-Unis, qui voulaient s’emparer du monde par l’impérialisme.

Puis le gouvernement du Kuomintang a demandé l’aide des États-Unis. Si les États-Unis ne répondaient pas à leur requête, ils perdaient une bonne occasion de venir en  Chine dans le but de l’utiliser comme base antisoviétique. S’ils y répondaient, ils ne pourraient pas faire face à la vive opposition du peuple chinois.

Suite à cela, le gouvernement américain a envoyé Wedemeyer en Chine pour faire semblant d’examiner les faits, de réprimander les dirigeants du gouvernement du Kuomintang pour leur impuissance et leur incompétence, et leur demander de réformer la politique dans les meilleurs délais.

Il lui faut également apaiser les sentiments anti-américains du peuple chinois, avant de déclarer implicitement au gouvernement du Kuomintang, qui attend avec impatience une aide massive des États-Unis, les conditions d’une intervention économique, politique et militaire. Le gouvernement du Kuomintang pourrait revoir ses anciennes méthodes et le signaler aux bases militaires américaines, comme celles de Qingdao, Taïwan, Xi’an, Dihua, Liuzhou, Tianjin, Tanggu, Xingang, Huangpu ou Chengdu. Ensuite, le Kuomintang reconnaîtra le pouvoir consultatif des États-Unis sur les plans économique, politique et militaire, en échange de dollars pour alimenter la guerre civile. Ce sera aussi les coulisses de la visite de Wedemeyer en Chine. Qui osera dire que ce scénario est invraisemblable? 

Voilà qui illustre les interventions en Chine de Marshall et de Wedemeyer, et les résultats qu’elles ont apporté au peuple chinois. Voici la position et les objectifs pour lesquels nous luttons. Notre peuple tout entier a sacrifié son indépendance, sa paix et sa démocratie pour s’opposer à l’agression impérialiste américaine. Nous estimons que la politique américaine à l’égard de la Chine ne change pas, car elle veut utiliser la Chine comme base antisoviétique et faire de la Chine sa colonie.

Qui peut croire que Wedemeyer est venu en Chine pour un voyage d’étude ? Après sa visite, il a fustigé les dirigeants du gouvernement du Kuomintang, il a tenté d’illusionner par le fait que l’impérialisme américain aurait de la sympathie pour le peuple chinois, qu’il veut la paix, qu’il abandonnera ses ambitions et qu’il adoptera une attitude de non-intervention à l’égard de la Chine. Il serait trop naïf de considérer ainsi la politique américaine d’après-guerre.

华侨时报 (Huaqiao Shibao) ou  Le Temps de la Communauté Chinoise, recto, 15 septembre 1947, par Monsieur Fang, 43 rue des Gravilliers. Paris 3e – Journal écrit en chinois traditionnel. Les lignes d’écriture sont verticales ; la lecture se fait de droite à gauche et de haut en bas (suivre l’ordre des numéros). 

Actualités Nationales

Article 2. Informations sur la guerre dans le nord de la Chine

Bureau d’Information – L’armée communiste a échoué dans l’attaque de Luoyang et s’est retirée dans les montagnes. Les troupes du Kuomintang ont poursuivi leurs attaques vers le sud-ouest de Luoyang. 

Les troupes du Kuomintang ont battu les troupes du Parti Communiste dirigées par Liu Bocheng à Hankou.

Les troupes du Kuomintang à Baoding ont lancé une contre-attaque.

La situation à Shijiazhuang est très tendue. Les troupes du Kuomintang du Hebei ont progressivement repoussé les troupes du Parti Communiste.

Article 3. Réunion des membres du comité exécutif central du Kuomintang

La Réunion des membres du comité exécutif central du Kuomintang s’est tenue à Nanjing le 9 septembre. Les principaux points à l’ordre du jour sont les suivants :

  1. La réforme de l’économie politique.
  2. La guerre contre le Parti Communiste.
  3. La réunification de la Chine sous un gouvernement constitutionnel.

La conférence traitera également de la discipline des membres du Kuomintang.

Dans son discours, Chiang Kai-shek a déclaré que le Parti Communiste est le plus grand obstacle et qu’il fallait le vaincre. Il entend régénérer la Chine avec les « Trois Principes du Peuple ».

Trois objectifs économiques ont été présentés à la conférence:

  1. Augmentation des recettes et économies de coûts.
  2. Accroître les exportations et réduire les importations.
  3. Encourager la production et limiter la consommation.

L’économie chinoise ne doit pas toujours dépendre de l’aide étrangère, elle doit être relancée par sa propre construction. 

En matière de politique diplomatique, le gouvernement devrait renforcer l’amitié avec les États-Unis. En ce qui concerne l’Union Soviétique, nous espérons que l’Union Soviétique respectera le Traité sino-soviétique.

  1. La réforme du Kuomintang

Le Monde, 13 septembre – La Ligue des Trois Principes du Peuple a été intégrée par le Kuomintang.

  1. Le président Chiang Kai-shek parle du leadership abandonné depuis vingt ans

Le Monde, 10 septembre – Pendant vingt ans, Chiang Kai-shek a dirigé le Kuomintang et il reconnaît son échec. Le discours de Chiang Kai-shek a duré quarante-cinq minutes, il se sentait honteux de son échec, qu’il a attribué à la corruption au sein du parti.

  1. La Chine n’a pas besoin d’une aide extérieure

Selon le Kuomintang, les fournitures chinoises peuvent durer deux ans. Aucune aide étrangère n’est nécessaire.

  1. Il ne renoncera pas à sa politique d’« éliminer le parti communiste par la force»
  1. Lettre du recteur de l’université de Shanghai au Général Wedemeyer

Les recteurs des universités de Shanghai ont écrit au Général Wedemeyer : « Nous sommes prêts à recevoir l’aide américaine et à coopérer avec les États-Unis, mais les États-Unis ne devraient pas empiéter sur la souveraineté de la Chine. »

  1. Déclaration de l’ambassadeur américain John Leighton Stuart sur la politique américaine

Dans un discours prononcé le 6 septembre, l’ambassadeur des États-Unis en Chine John Leighton Stuart a déclaré que les États-Unis ne changeraient pas leur politique fondamentale d’aide à la Chine.

  1. Le Kuomintang et le Parti Communiste ont traité les prisonniers de guerre en conformité

Le Kuomintang affirme que la sécurité des prisonniers du Parti Communiste est assurée.

Le Parti communiste affirme que les biens des officiers du Kuomintang capturés sont protégés, que leurs soins médicaux sont garantis et que leurs frais de voyage pour rentrer chez eux sont remboursés. Ils sont également invités à se joindre à l’armée communiste.

  1. Hausse des taux de change
  1. Déclaration de la loi sur les dépôts étrangers

Les entreprises chinoises et les citoyens chinois qui effectuent des dépôts à l’étranger doivent en faire rapport à la Chine. Dans le cas contraire, il pourrait être puni par la loi chinoise.

  1. Le problème de Dalian

Après que le port de Dalian ait été interdit aux navires étrangers, les médias soviétiques ont déclaré que l’Union Soviétique avait le droit d’entrer à Dalian parce qu’il appartient au port maritime de Lvshun.

  1. Conseil aux Etats-Unis pour le problème de la Chine  par Zhang Dongsun   Reproduit dans le N° 85 du magazine Shidai Pinglun (Commentaire sur l’actualité)  – à suivre.

Aujourd’hui, la Chine est seule à se gérer et à se sauver. La Chine devrait mettre un terme à la guerre civile. Tout pays qui soutient la guerre civile chinoise, quel que soit son camp, est l’ennemi de la Chine. La situation actuelle est que l’Union Soviétique n’a pas donné d’armes aux communistes, mais les États-Unis ont déjà donné beaucoup d’équipements au Kuomintang. La politique américaine à l’égard de la Chine est donc d’alimenter la guerre civile en Chine. La Chine n’était pas pro-soviétique. Mais si un jour la Chine est pro-soviétique, les Etats-Unis l’y auront amenée. 

Le souhait des Chinois est tout simplement de demander aux États-Unis de ne pas créer de bases antisoviétiques en Chine. L’établissement de bases antisoviétiques en Chine est trop coûteuse, trop compliquée et, en fin de compte, sans garantie de succès. La principale difficulté vient du Parti Communiste Chinois. L’avenir de la Chine n’est pas de devenir uniquement un marché pour les produits américains. Les États-Unis devraient donc accepter la vérité et les critiques. 

Si les États-Unis ne créent pas la base antisoviétique en Chine, il est possible que la Chine devienne un marché commercial pour les États-Unis. Les États-Unis devraient voir leurs gains et leurs pertes potentielles. Il faut laisser la Chine en paix et cesser désormais toute aide au Kuomintang, qui acceptera ainsi, et sans doute, le Parti Communiste. Parce qu’ils négocieront la paix sur une nouvelle base ; c’est la seule façon de résoudre le problème.

  1. L’extrême droite du Kuomintang est prête à saborter la politique américaine

L’extrême-droite du Kuomintang du gouvernement de Nanjing va lancer un mouvement anti-américain parce que la droite estime que la politique américaine d’aide à la Chine empiète sur la souveraineté chinoise. Les  fonctionnaires américains ont senti le danger depuis longtemps. Ils pensent que des personnes de droite comme les frères Chen Lifu et Chen Guofu sont susceptibles de lancer une campagne anti-américaine. Voici ce que disent les journaux de droite les plus récents: 

  1. Shun Pao La plupart des gens pensent que ce journal appartient aux frères Chen, qui a récemment critiqué les Etats-Unis pour leur ingérence dans les affaires intérieures de la Chine.
  2. Shishi Xinbao (Nouvelles actualités) Le journal reconnaît que les fonctionnaires du gouvernement central sont effectivement corrompus. La cause en est imputée aux huit années de guerre de résistance. Il y a aussi des cas de corruption de ce type aux États-Unis.

Ces journaux attaquent les États-Unis parce que, d’une part, ils ont insulté les fonctionnaires chinois, d’autre part, ils sont mécontents des visées des américains sur la Chine. 

La plupart des journaux chinois sont manipulés par la droite. Les politiciens de droite pensent que l’influence des États-Unis serait préjudiciable à la domination de la police secrète et de la presse. Les « libéraux » américains soutiennent les opposants de la droite chinoise.

Par le passé, les membres de l’extrême-droite ont dit que le désordre actuel de la Chine était dû au fait que les États-Unis n’ont pas prêté attention à la Chine dans la guerre de résistance contre le Japon et ont donné le nord-est à l’Union Soviétique. Aujourd’hui, le gouvernement central est déjà désavantagé sur le plan militaire.

  1. C’est le moment pour Chiang Kai-shek de décider

Après son retour de Chine aux États-Unis, le Général Wedemeyer a indiqué au président Truman que le gouvernement central de Chiang Kai-shek entreprendrait la réforme économique radicale et introduirait la lutte contre la corruption. Les Américains liés aux affaires chinoises savent que les problèmes de la Chine sont liés au fait qu’il y a trop de seigneurs de guerre, de grands propriétaires terriens et de politiciens réactionnaires au sein du Kuomintang. Chiang Kai-shek est un personnage intelligent. Il dit que son gouvernement se démocratise déjà. Mais tout le monde sait qu’il ne s’agit que d’une tromperie. Plus il y a de corruption, plus il y a d’inflation, plus il y a de guerre civile inutile. Le Parti Communiste a pratiqué la lutte contre la corruption et amélioré l’efficacité administrative dans ses régions. Ce qui est très intéressant pour le peuple.

Il est temps que Chiang Kai-shek décide s’il veut ou non lutter contre la corruption. La lutte contre la corruption peut donner un régime démocratique à 400 millions de chinois, et laisser le nom de Chiang Kai-shek immortalisé dans l’histoire. Cela dépend de son choix.

  1. L’autocensure du Ministère de la défense Bai Chongxi

Le 11 juillet, lors de la conférence, M. Bai Chongxi a déclaré que le moral des troupes du Kuomintang était très bas. La raison principale de cette situation est l’insuffisance des fournitures et des moyens de subsistance. Il existe des endroits où la nourriture de base a été pillée, ce qui a perdu le cœurs et l’esprit de la population. Mais les communistes ont obtenu la coopération du peuple, par ils savent lui parler. Les gens qui ont réussi à s’échapper de la région du Parti Communiste sont devenus une charge pour le gouvernement central du Kuomintang. À l’avenir, le Kuomintang ne peut pas compter uniquement sur l’aide américaine, il doit lutter contre la corruption pour gagner la coopération du peuple. Bai Chongxi espère que le gouvernement fera des économies pour soutenir l’armée.

  1. Les bateaux soviétiques ne sont pas autorisés à naviguer à Shanghai
  1. Le gouvernement chinois ne participera pas à la conférence de paix avec le Japon convoquée par les Etats-Unis
  1. Réunion des quatre pays sur la péninsule coréenne
  1. Situation actuelle des ressortissants chinois en Indonésie


Catégories :Chine, Huaqiao Shibao, Presse

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