Festival de théâtre – Édition 2021 des Floréales : une enthousiasmante programmation

Une dizaine de compagnies de théâtre concourront au sein de l’édition 2021 des Floréales, festival participatif et tremplin pour la jeune création théâtrale contemporaine. D’après les extraits de chaque pièce montrés par la production, ce nouveau crû sur le thème de Portons nos idées haut, invitant à la joie, à l’apaisement et à la créativité, est prometteur et notamment par sa richesse en talents nouveaux.

L’évènement, dont le nom s’inspire des fêtes de la Rome antique célébrant la déesse Flore et qui incluaient des représentations théâtrales, est programmé du 10 au 12 septembre au Trabendo. Cette salle de spectacle offrant une capacité de quelque 300 place est située dans le Parc de la Villette à Paris. 

Crées en 2014 par Laura Libouton et Julie Migozzi, les Floréales adhèrent aux attentes du public et du monde du théâtre contemporains (plus de 400 candidatures ont été présentées pour participer à cette nouvelle édition). Dix spectacles sélectionnés sont programmés sur deux jours, soit une représentation unique toutes les deux heures. Certains spectacles sont relativement courts, ce qui assure un rythme général enlevé.   

Une pièce supplémentaire, hors compétition, Sysiphes, conçue spécialement pour cette cinquième édition et posant la question « Est-il possible de s’élever ? » (l’action se déroule dans un ascenseur), sera proposée pour la soirée d’ouverture.

Une adaptation très libre du Prince de Hambourg, une comédie sur la vie d’un réfugié climatique en 2081, une dystopie de type Black Mirror et une pièce « rituelle » sans paroles autour du thème du patriarcat figurent par exemple en compétition officielle.

Ce festival porteur de renouvellement soutient la jeune création francophone innovante. Il s’intéresse principalement à des compagnies théâtrales dont les spectacles ont été peu ou pas joués à Paris, et pour des premiers projets. Les contenus des pièces peuvent être pluridisciplinaires (chant, danse) pour des spectacles dynamiques et engagés sur des terrains souvent d’actualité.

Les jeunes compagnies sélectionnées bénéficient d’un accompagnement par le festival et en fonction des besoins de chacune : résidence d’écriture ou de jeu, édition d’un texte original, créations lumière, mais aussi conseil dans les domaines juridiques, de la production et de la diffusion. Elles sont également suivies dans la durée, c’est-à-dire après le festival. Une captation filmée de leur spectacle leur est offerte et ils bénéficient d’une lettre de recommandation suite à leur participation. 

Le festival est auto-financé ; les partenaires potentiels ne disposent d’aucun droit de regard sur la programmation. L’éthique concerne aussi une billetterie dont les prix sont pensés au plus juste, c’est-à-dire dans le respect du travail des artistes et selon les moyens de chaque spectateur. Une démarche zéro déchet est également initiée pour le ravitaillement des artistes. 

L’évènement s’entend aussi en tant qu’espace de convivialité autour de la création théâtrale, aidé par une terrasse extérieure aménagée. Il s’agit aussi d’attirer un nouveau public. Les prix des consommations au bar seront libres ; boissons et snacks seront confectionnés à partir de produits locaux et artisanaux majoritairement issus de l’agriculture biologique.

Plusieurs prix seront décernés lors de la clôture du festival (Grand Prix, Prix du Jury, Prix du Public, Prix pour la Mise en Scène,…). Ceux concernant l’interprétation (Meilleur rôle, Meilleur second rôle) ne font pas de distinctions de genre. Les choix seront établis selon les résultats des votes du public et de professionnels du monde du théâtre, de l’édition et du journalisme invités à se prononcer après chaque présentation.

Cette année le jury professionnel compte entre autres Grégori Baquet (Molière de la révélation masculine), Ronan Ynard (Théâtre du Nord – direction artistique David Bobbée), Hugo Jasienski (comédien et metteur en scène – Théâtre de la Ville), Monique de Montrémy (édition Les Cygnes – Maison d’édition historique d’Alexis Michalik), Michael Hirsch (comédien et chroniqueur radio) et des journalistes Marie-Catherine Mardi, Madeleine Gautier et Thierry Voisin.

Vue du Trabendo. Photo ©Gérard Faure.

PM



Catégories :Paris, Spectacles, Théâtre

Tags:

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :