Articles Tagués ‘peinture ancienne’

Sotheby’s vend pour 68 millions de dollars de peinture et de sculpture anciennes (janvier 2010)

31 janvier 2010

Des œuvres souvent revalorisées par les acheteurs  

Les deux importantes vacations de peinture et sculpture anciennes des 28 et 29 janvier chez Sotheby’s à New York ont généré 68,41 millions de dollars. 61,59 millions ont été produits par la vente la plus prestigieuse, celle du 28 janvier, avec un taux d’invendus de l’ordre de 22 % et un résultat en progression par rapport à la vacation équivalente de l’année dernière (57,47 millions de dollars). La prudence des  experts pour les estimations et les attributions laisse une marge d’appréciation importante aux acheteurs dont les enchères finales revalorisent souvent les œuvres.  

Si l’œuvre la plus importante de ces deux ventes, un Jupiter et Antiope peint en 1612 par Hendrick Goltzius a été vendue sous son estimation de 8/12 millions de dollars à 6,80 millions, l’enchère la plus élevée revenant finalement à une étude d’un homme barbu de la première moitié du XVIIe siècle  par Anthony van Dyck, payée 7,25 millions de dollars sur une estimation de 5/7 millions,  celles qui ont été payées bien au-dessus des prix du catalogue sont nombreuses, comme, parmi  les enchères les plus importantes :  

- une huile sur panneau de 1650 par Salomon van Ruysdael représentant une vue du village hollandais de Weesp et payée 3,33 millions de dollars quand 800.000/1 million en étaient attendus.

- une paire d’huiles sur panneau par le Canaletto, deux vues de Venise estimées 1,5 million/2 millions de dollars et vendues 3,89 millions.

- une petite sculpture en ivoire sculpté à sujet mythologique, d’une hauteur de 26 cm, vers 1700 et  attribuée à Matthias Stein, a été payée 1,2 million de dollars, soit quasiment dix fois son estimation de 120.000/150.000 dollars.  

Les exemples d’estimations décuplées dans des ordres de prix plus modestes sont également légion, comme pour cette sculpture d’une quarantaine de centimètres réalisée, vers 1729 par Giuseppe Piamontini et qui,  estimée 70.000/90.000 dollars, a été vendue 302.500, ou ce buste en terre cuite  d’un doge, expertisé comme provenant du cercle de Danese Cattaneo (XVIe siècle) et payé 182.500 dollars sur une estimation de 60.000/80.000.

Pierrick Moritz 

Lire aussi :  http://artwithoutskin.com/2010/01/28/de-la-peinture-ancienne-plus-ou-moins-bien-appreciee/

Les estimations sont données sans les frais supplémentaires à la charge de l’acheteur (20% entre 50.000 et 1 million de dollars, 12 % au-dessus d’un million de dollars). Les résultats incluent ces frais.

La peinture ancienne, star de l’année 2009

10 novembre 2009

En 2009, les œuvres d’art les plus chères présentées en ventes publiques sont des peintures anciennes*

Loin devant l’art moderne et contemporain (cette dernière spécialité étant désormais reléguée en queue de peloton), la peinture ancienne s’offre cette année la première place au classement des œuvres les plus chères présentées en ventes publiques. À Londres, en décembre, Christie’s livrera aux enchères une Tête de muse de Raphaël, un dessin à la pierre noire estimé entre 13 et 18 millions d’euros, ainsi qu’un portrait d’homme par Rembrandt dont entre 20 et 28 millions d’euros sont attendus. Sotheby’s ne demeure en reste en proposant un portrait de femme par Rubens dont l’estimation est communiquée sur demande. Les deux maisons de ventes présentent des catalogues de qualité muséale pour ces vacations. PM

*Hors résultats de l’exceptionnelle vente Saint-Laurent/Bergé

Sur le même sujet, voir  :

 http://artwithoutskin.com/2009/09/22/un-exceptionnel-tableau-de-rembrandt-apparait-sur-le-marche-de-lart/

http://artwithoutskin.com/2009/07/11/quand-la-peinture-ancienne-fait-mieux-que-lart-contemporain/

http://artwithoutskin.com/2009/01/29/la-peinture-ancienne-substitut-de-crise-pour-le-marche-de-lart/

Quand la peinture ancienne fait mieux que l’art contemporain

11 juillet 2009

Pour la première fois depuis deux ans, et même si les écarts restent minimes,  les résultats des ventes de peintures anciennes et XIXe en soirée (les plus prestigieuses) organisées cette semaine à Londres par Christie’s et Sotheby’s sont plus importants que ceux des ventes d’art contemporain qui les précédent traditionnellement. Comme dans bien d’autres secteurs, la mise en regard des  chiffres d’affaires de ces vacations d’une année sur l’autre révèle la brutalité de la contraction économique mondiale.

 

Le 7  juillet dernier, chez Christie’s, 49 œuvres anciennes ont été vendues sur les 66 présentées, avec une quinzaine de lots payée  très au-dessus des estimations . La vacation a rapporté 20,54 £millions contre 19,06 £millions pour celle consacrée à l’art contemporain. Chez Sotheby’s, le lendemain et toujours pour la peinture ancienne, sur les 48 lots présentés 15 n’ont pas trouvé preneur.  Avec 10 lots vendus au-dessus des estimations, la  maison de ventes a engrangé 26,13 £millions contre 25,54 £millions pour sa vente d’art contemporain du 25 juin dernier.

En 2008 pour ces mêmes ventes, l’art contemporain avait rapporté 61,61 £millions chez Christie’s contre 24,09 £millions pour la peinture ancienne (en 2007, la première spécialité produisait 67,40 £millions et la seconde 40 £millions) ; chez Sotheby’s, en 2008,  l’art contemporain avait généré 94,70 £millions contre 51,16 £millions pour la peinture ancienne (en 2007, l’art contemporain produisait 72,42 £millions contre 25,58 £millions pourt la peinture ancienne).

À l’exception de ces deux dernières années, depuis 10 ans, le marché de la peinture en ventes publiques est dominé par l’art moderne qui, historiquement, commence après la chute de l’Ancien Régime (au plus tard  avec le passage à l’Industrialisation) pour s’arrêter en 1939.

Les grandes maisons de ventes englobent en général sous le terme “anciennes” les œuvres créés avant l’impressionniste en ajoutant parfois “et XIXe” à l’intitulé de vacations qui ne comprennent pourtant  jamais d’œuvres impressionnistes.

Lire aussi : La peinture ancienne, substitut de crise pour le marché de l’art  

Pierrick Moritz

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Quelques résultats (convertis en euros) des ventes londoniennes de peintures anciennes des 7 et 8 juillet 2009

Chez Christie’s, une nature morte* du XVIIe siècle pulvérise son estimation haute

Une énigmatique huile sur panneau de Willem Claesz. Heda, Tarte aux mûres, coupe en nautile renversée, salière, flûte de vin, aiguière renversée, roemer renversée, noisettes, couteau en argent et boîte à coûteaux sur une table en partie nappée et dressée avec des assiettes en étain (71,1 cm x 91,4 cm), a été payée 1,60 €millions avec les frais (12%) sur la base d’une estimation de €347.300/€578.742  sans les frais.

 et une toile de della Porta payée £55.000 en 1976 a été vendue 2,16 £millions

Les deux œuvres les plus chères de la vacation (chacune estimée 2,31/3,47 €millions sans les frais de 12 %) ont été payées légèrement sous leur estimation basse, exactement au même prix de 2,51 €millions (2,16 £millions).   Il s’agit d’une Vierge à l’Enfant dans un paysage avec Sainte Élisabeth et Saint Jean  Le Baptiste par Baccio della Porta dit Fra Bartolommeo,  une huile sur panneau (148,6 cm x 121,7 cm) datée et située à Florence en 1516 et, du XVIIIe siècle par Michele Giovanni Marieschi, d’une vue de Venise représentant la Cour du Palais des Doges avec la basilique Saint-Marc en arrière-plan,  une huile sur toile mesurant 118,5 cm  x 180,7 cm. En 1976, cette peinture avait été payée  £55.000 dans une vente toujours chez Christie’s

Chez Sotheby’s, l’œuvre-phare  se vend au maximum

Le lot le plus cher de la vacation, une  grande  huile sur panneau de chêne de Pieter Bruegel le Jeune représentant un village flamand et le Massacre des Innocents a été payée 5,38 €millions avec les frais (12%), soit très largement au-dessus de son estimation de 2,90/4,06 €millions sans les frais (12%).

Également vendus au-dessus des estimations chez Sotheby’s

Un portrait à l’huile sur toile de Endymion Porter par Anthony van Dyck estimé 1,16/1,74 €millions sans les frais a été vendu 2,38 €millions avec les frais (12 %)

Une huile sur toile de Francesco Guardi représentant une scène de bal masqué à Venise a été payée 2,13 €millons avec les frais (12%) quand elle était estimée €929.161/ 1,39 €million.

Trois œuvres à la tempéra sur fond or sur panneau par Luca di Tommé (XIVe) représentant des saints, ces peintures faisant visiblement partie d’un même ensemble de par leur facture et leurs dimensions, vendues séparément et chacune estimée  €467.400/€697.000 sans les frais ont respectivement été payées €984.800, 1,08 €million et 1,06 €million.

Portrait de Goya vendu légèrement sous son estimation basse chez Sotheby’s

Un  portrait équestre à l’huile sur toile de Francisco de Goya y Lucientes représentant Manuel Godoy, duc de la Alcudia, estimé 2,8/3,9 €millions d’euros sans les frais a été laissé sous son estimation basse en étant payé 3,03 €millions avec les frais (12%).

Fragonard invendu chez Sotheby’s

Il s’agit d’une paire d’huiles sur toile ovale représentant des portraits de jeunes filles et qui était estimée  2,9/4,06 €millions.

Pierrick Moritz

*Si les natures mortes anciennes de ce prix étaient de simples représentations d’objets, même très réussies, il est évident que leur intérêt ne serait qu’anecdotique et qu’elles n’atteindraient pas de tels niveaux. Ces œuvres se décodent comme des énigmes, elles peuvent être la métaphore d’une pensée philosophique, d’une réflexion, d’une idée  (l’art conceptuel ne date pas d’hier). Contrairement à une copie d’objets par la peinture, le temps n’est pas figé dans ces créations, il se prolonge vers le passé ou l’avenir :  l’ordre ou le désordre dans la composition indiquent les mouvements passés, laissent présager ceux à venir ; les intentions de protagonistes pourtant absents de la composition se devinent comme certains traits de leur caractère, par exemple à la façon dont sont disposés les objets. Ceci étant, le génie n’a pas de recette ;  s’il suffisait de peindre une table de banquet sans dessus-dessous pour évoquer  le désordre mental, la guerre ou le chaos du monde, cela se saurait. PM

Peinture ancienne chez Sotheby’s

6 février 2009

223 peintures anciennes et 66 objets d’art du XIIIe au XVIIe siècle ont produit 66,88 $millions lors d’une vente de prestige en trois vacations organisée par Sotheby’s à New York les 29 et 30 janvier.  Bien qu’une  paire de portraits par Frans Hals,  estimée 15 $millions/20 $millions, n’ait pas trouvé preneur, 10 des œuvres présentées se sont vendues au-dessus du $million contre 9 estimées. Le résultat de la vente demeure néanmoins en dessous  des 84 $millions minimum qui étaient attendus pour l’ensemble du cataloque  

Parmi les lots les plus importants, une toile de Turner estimée 12 $millions/16 $millions a été payée 12,96 $millions, un portrait de musicien par Hendrik ter Brugghen dont 4 $millions/6 $millions étaient attendus a été payée 10,16 $millions et  une scène de genre sur panneau par Lucas Cranach le Vieux estimée 800.000 $/1,2 $million a été payée 1,76 $million.

PM

Les estimations ne comprennent pas la commission que l’acheteur paie en plus du prix d’adjudication à Sotheby’s (sur la place de Londres : 20 % pour les œuvres dont l’enchère finale est comprise entre £25.000 et £500.00 et 12 % pour les œuvres dont l’enchère finale dépasse £500.000). Les résultats comprennent ces frais.

La peinture ancienne, substitut de crise pour le marché de l’art (janvier 2009)

29 janvier 2009

Tendance (janvier 2009)

Sotheby’s et Christie’s amorcent  la série de ventes de peinture ancienne et d’art moderne et contemporain programmée tous les ans à la même époque à New York et à Londres. Par rapport aux vacations équivalentes de l’année dernière, un volume d’œuvres d’art moderne et contemporain en baisse sensible accroît la visibilité  de la peinture ancienne où le nombre de lots reste important. Devant la vigueur d’une spécialité où les résultats sont apparus ces derniers mois plus intéressants, fluides et réguliers que ceux de l’art moderne et contemporain, Sotheby’s présente des œuvres de grande qualité avec des estimations à l’avenant.

Dans une conjoncture économique morose, la peinture ancienne  inspire très visiblement moins de méfiance que l’art contemporain et ses sautes d’humeur incompréhensibles, comme ces importants tableaux de Francis de Bacon ravalés ou cette cargaison d’art factory de Damien Hirst écoulée dans sa quasi intégralité. 

En plus de l’écrémage historique qui fait de cette spécialité une valeur sûre,  l’investissement dans la peinture ancienne n’expose pas aux risques de cotes maintenues artificiellement par des achats d’intervenants qui n’ont pas intérêt à ce que celles-ci baissent trop brutalement.    

Essoufflement de l’art moderne et contemporain, vigueur de la peinture ancienne  

En juillet à Londres, alors que les vacations d’art moderne et contemporain avaient déjà montré des signes d’essoufflement, des prix records masquant des invendus de poids, Christie’s vendait pour l’équivalent de 15,54 millions d’euros La Surprise de Jean-Antoine Watteau, une petite huile sur panneau estimée l’équivalent de 3,77/6,28 millions.

Dans une autre vacation, un acheteur payait à la maison de ventes la somme record de 2,86 millions d’euros pour un dessin de Francisco José de Goya y Lucientes.

Parallèlement, et toujours à Londres, Sotheby’s vendait pour l’équivalent de 8,93 millions d’euros un portrait du XVIIe siècle par Frans Hals. Dans la même vacation,  Les Avares, une huile sur panneau du XVIe siècle attribuée à un suiveur du peintre Marinus van Reymerswaele, s’échangeait contre l’équivalent de 2,59 millions alors qu’elle était estimée 189.000/252.000. Une huile sur panneau de citronnier de Lucas Cranach l’Ancien, David et Bethsabée, datée de 1534 était quant à elle emportée à 2,66 millions sur la base d’une estimation haute de 377.700.  

Toujours dans cette vente, une huile sur toile de Joseph Mallord William Turner représentant une partie de la propriété conçue par l’homme de lettres et paysagiste Alexander Pope à Twickenham était vendue 6,82 millions d’euros. Un triptyque à la tempera sur fond or de Taddeo di Bartolo, vers 1400, avec pour panneau central la Vierge entourée par saint Jean-Baptiste sur un des panneaux extérieurs et saint Jérôme sur l’autre, était payé 2,37 millions pour une estimation haute de 630.000.  

Un beau résultat pour la peinture ancienne hier chez Christie’s malgré des invendus

Si, hier à New York, Christie’s n’a vendu que 137 lots sur les 213 présentés dans une vente de peintures anciennes et d’objets d’art, une vacation beaucoup moins importante en valeur que celle programmée aujourd’hui dans la même spécialité chez Sotheby’s, le résultat s’élève tout de même à 14,18 millions de dollars. 

Bien qu’une série de douze huiles sur toile du XVIIème siècle de l’atelier madrilène de Francisco de Zurbarán Badajoz (1598-1664), œuvre intitulée Les Douze Sybilles et estimée 2/3 millions de dollars, n’ait pas trouvé preneur, tout comme une nature morte à l’huile sur toile de Jean Siméon Chardin (estimée 1,2/1,8 million), et qu’une  aquarelle de Joseph Mallord William Turner Le Col du Brünig à Meiringen, Suisse,  dont un minimum de 1,5 million sans les frais était attendu, ait été abandonnée à 1,08 million avec les frais, certaines œuvres ont néanmoins été payées  bien au-dessus de leur estimation. 

Parmi elles figurent une huile sur papier de Federico Barocci Urbino vendue 1,72 million de dollars (estimation haute à 600.000), une huile sur papier de John Constable partie à 1,08 million (estimation haute à 800.000 ),  une huile sur panneau de Pieter Brueghel II payée 674.500 (estimation haute à 500.000), une huile sur toile de Benjamin West  payée 722.500  (estimation haute à 600.000) et une petite aquarelle de Turner vendue 338.500 (estimation haute à 250.000).

Des tableaux importants chez Sotheby’s New York

Aujourd’hui et demain à New York, Sotheby’s dispersera 223 peintures anciennes et 66 objets d’art européens* du XIIIe au XVIIe siècle.  Une paire de portraits par Frans Hals est ainsi estimée 15/20 millions de dollars, une toile de Turner 12/16 millions et une Salomé du Titien peut prétendre aux 4 /6millions qui en sont attendus. Au total, les estimations de 9 lots sont supérieures au million de dollars.   

Art moderne : baisse sensible des volumes

Chez Christie’s comme chez Sotheby’s, le volume d’œuvres d’art moderne a été sensiblement réduit par rapport à ceux des ventes équivalentes de l’année dernière. 

Si  de nombreuses vacations dans la spécialité ont été succès au premier semestre 2008 (peu d’invendus et des records pour des œuvres de Franz Marc et Alexej von Jawlensky chez Sotheby’s, une vacation à 92,79 millions de livres pour Christie’s), avec des signes de faiblesse toutefois enregistrés en fin de période, la situation s’est dégradée par la suite, et ceci malgré des coups d’éclat comme une toile de Malevitch payée 60 millions de dollars chez Sotheby’s ou des Nymphéas de Monet vendus l’équivalent de 51,65 millions d’euros chez Christie’s.

Le 3 février à Londres, dans sa vente d’art moderne et impressionniste, Sotheby’s proposera un catalogue de 29 lots contre 76  pour la vacation équivalente du 5 février 2008.  

L’œuvre vedette est une Petite danseuse de 14 ans, sculpture d’Edgar Degas estimée 9/12 millions de livres. On trouve également, pour les œuvres les plus importantes, une cariatide à l’huile sur toile  d’Amedeo Modigliani (6/8 millions), une huile sur toile double face – une scène de rue d’un côté et un portrait de l’autre – de Ernst Ludwig Kirchner (5/7 millions)  et  une huile sur toile de 1955 de Fernand Léger intitulée La Partie de Campagne (9/12 millions).

Le lendemain, pour la même période de l’histoire de l’art et toujours à Londres, Christie’s proposera une sélection de 47 lots contre 95 pour la vente équivalente du  4 février 2008.  

La toile la plus chère est une œuvre de Claude Monet datée de 1876 et intitulée Dans la prairie. L’estimation de cette œuvre acquise pour 15,40 millions de dollars en 1999 par le présent vendeur est communiquée sur demande.

Une huile sur toile d’Édouard Vuillard peinte en 1890 Les Couturières  (œuvre très inspirée par Gauguin et réalisée par le peintre alors qu’il avait 22 ans) est quant à elle estimée 4,5/6,5 millions de livres, une huile sur panneau par Henri de Toulouse-Lautrec peinte en 1895 L’Abandon (Les Deux amies)  5/7 millions et une autre toile de Claude Monet, La Promenade d’Argenteuil, réalisée en 1872 3,5/5 millions. Cette dernière œuvre avait été payée 3,08 millions de livres en 1998 chez Christie’s Londres.

Art contemporain : les chefs-d’œuvre ne sont jamais bradés

Après un second semestre 2008 plutôt calamiteux pour le marché de l’art contemporain en ventes publiques, le nombre de lots mis en vente pour les ventes londoniennes de  février est sensiblement réduit aussi bien chez Sotheby’s que chez Christie’s.  

Pour sa vacation londonienne du 5 février, Sotheby’s présente un catalogue de 27 lots où un résultat au dessus du million de livres est espéré pour seulement 4 d’entre eux. Le 28 février 2008, elle proposait une vente de 70 œuvres où un Study of Nude Figure With a Miror de Francis Bacon avait été payé l’équivalent de 26,20 millions d’euros, une étude pour un portrait du même artiste 2,7 millions, une toile de Gerhard Richter 10,45 millions, un Concetto Spaziale de Lucio Fontana 13,50 millions et un triptyque de Warhol 15 millions.  

Cette fois-ci, l’estimation la plus élevée (5/7 millions de livres) revient à un Concetto Spaziale de Lucio Fontana de 1961  qui n’a jamais été vu sur le marché de l’art depuis sa première acquisition auprès de l’artiste. La deuxième estimation la plus importante va à un multiple en bois polychrome (d’une édition de trois) de Jeff Koons qui est assorti d’une estimation de 2,2/3,2 millions. Vient ensuite une grande toile de Roy Lichtenstein de 1979 estimée 1,8 /2,5 millions.   

Pour sa vente d’art d’Après-guerre et contemporain du 11 février, toujours à Londres, Christie’s a également réduit la voilure avec 31 lots contre 55  pour la vacation équivalente du 6 février 2008.

À l’époque, le prix payé pour un  triptyque de  Bacon, “seulement” 26 millions de livres, avait déçu. La vente avait affiché un taux d’invendus de 33 %. 

Cette année, les deux œuvres les plus chères de la vacation sont une grande huile sur toile de Francis Bacon Man In Blue IV datée de 1954 et estimée 4/6 millions de livres et un Green, Blue, Green on Blue de Mark Rothko de 1968 dont 2,5 /3,5 millions sont attendus. Il s’agit de deux belles œuvres mais pas forcément des périodes les plus recherchées des collectionneurs pour ces deux artistes, même si les estimations en tiennent compte.

Il ne faut pas rêver, même en temps de crise les chefs-d’œuvre ne sont jamais bradés.

Pierrick Moritz

*Deux paires de chapiteaux provenant de l’abbaye de Collioure figurent parmi ces lots. Elles sont assorties d’une estimation raisonnable de 10.000/15.000 dolars par paire qui pourrait faciliter leur retour en France.

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Sotheby’s fait flamber les prix de la peinture ancienne à Londres

9 juillet 2008

Au cours de la vente de tableaux anciens organisée ce soir par Sotheby’s à Londres, une huile sur panneau de chêne de Frans Hals représentant un portrait de Willem van Heythuysen et réalisée dans les années 1630 a dépassé son estimation haute de 6,94 millions d’euros en se vendant 8,93 millions d’euros. L’œuvre avait été vendue à Vienne en 2004 comme “attribuée à” ou “de l’atelier de” Frans Hals pour 571.120 euros.

Dans la rubrique des œuvres qui ont pulvérisé leur estimation, une huile sur panneau du XVIe siècle Les Avares attribuée à un suiveur du peintre Marinus van Reymerswaele, s’est échangée contre 2,59 millions d’euros alors qu’elle était estimée 189.000 euros/252.000 euros dans le catalogue de la vente et une huile sur panneau de citronnier de Lucas Cranach l’Ancien David et Bethsabée datée de 1534 a été emportée à 2,66 millions d’euros pour une estimation haute de 377.700 euros.

Un triptyque à la tempera sur fond or de Taddeo di Bartolo, vers 1400, avec pour panneau central la Vierge entourée par saint Jean-Baptiste sur un des panneaux extérieurs et saint Jérôme sur l’autre, a été adjugé 2,37 millions d’euros pour une estimation haute sur le catalogue de 630.000 euros. En 1971, cette œuvre avait été vendue par Sotheby’s pour 38.000 livres.

Une huile sur toile du XVIIe siècle, du hollandais Aert van der Neer représentant un paysage d’hiver animé de personnages luttant contre une tempête de neige pour traverser une rivière gelée a atteint 3,43 millions d’euros sur la base d’une estimation haute de 1,88 millions d’euros.

Une petite huile sur cuivre de Jan Brueghel l’ancien représentant la sortie d’un village animée de danseurs, d’un vendeur de poisson et d’un autoportrait de l’artiste a été achetée 4,42 millions d’euros conformément à son estimation.

Une huile sur toile de Joseph Mallord William Turner représentant une partie de la propriété conçue par l’homme de lettres et paysagiste Alexander Pope à Twickenham a été vendue 6,82 millions d’euros. Le tableau était estimé 6,4 millions d’euros/9 millions d’euros et n’avait pas été vu sur le marché de l’art depuis 1827.

Pierrick Moritz

Les résultats convertis en euros s’entendent frais à la charge de l’acheteur compris et sont valables dans la mesure où l’acheteur a effectivement payé son achat. Les estimations ne comprennent pas les frais à la charge de l’acheteur

Le Canaletto mène la barque à Londres

6 décembre 2007

La vente de tableaux de maîtres anciens organisée hier soir à Londres par Sotheby’s a rapporté 32.802.400 GBP (environ 45.573.000 €uros) et confirme la très bonne tenue de ce marché pour les pièces de grande qualité. L’enchère la plus élevée de la vente revient à une paire d’huiles sur toile de Giovanni-Antonio Canal, dit Le Canaletto. Ces vues de Venise d’un format ovale peu commun  dans l’Œuvre  de l’artiste et proposées dans leur cadres d’origine d’époque Louis XV en bois doré se sont vendues 4.727.000 GBP(6. 660.000 € environ) sur une estimation de 1.500.000 GBP/2.000.000 GBP.