Archive pour la catégorie ‘Art’

De la peinture ancienne plus ou moins bien appréciée (janvier 2010)

28 janvier 2010

Malgré un nombre d’invendus conséquent lors de la vente de peinture ancienne et XIXe organisée hier par Christie’s à New York, de très belles enchères ont été réalisées là où elles n’étaient pas forcément attendues. Estimations et critères d’appréciation des collectionneurs semblent être testés par les experts d’une spécialité qui monte en puissance et en valeur depuis fin 2008.    

Avec 331 lots présentés, la vente-fleuve de peinture ancienne et du XIXe, dessins et aquarelles orchestrée hier à New York par Christie’s a généré 39,52 millions de dollars et un nombre important d’invendus (37 %). Parmi les œuvres ravalées, figurent des têtes de gondole de la vacation, comme une représentation de Bacchus sur panneau de Lucas Cranach dit le Vieux (peinte en 1530) estimée 2,5/3,5 millions, une composition de Samuel Palmer (XIXe), La Sieste du Berger, assortie de la même estimation, un Pont sur le torrent du XVIIIe siècle par Hubert Robert dont 2 à 3 millions étaient attendus, un paysage de Thomas Gainsborough (XVIIIe) pour la même estimation et une Etoile du Berger à l’huile sur toile par Jean-Baptiste Corot, peinte en 1863 et estimée 1,2/1,8 million.

Comme prévu, 8 œuvres vendues au dessus du million de dollars

Si, sur les 8 œuvres du catalogue estimées au moins de 1 million de dollars, 5 n’ont donc pas trouvé preneur, Christie’s a toutefois vendu exactement le nombre espéré au-dessus de ce palier. Le tableau le plus cher, L’Entrée du jardin du café turc, peint en 1812 par Louis-Léopold Boilly a été payé dans la fourchette haute de son estimation (3/5 millions) à 4,5 millions. Une toile de la fin du XVIIIe siècle de Gaetano Gandolfi a pulvérisé son estimation de 800.000/1,2 million en étant finalement payée 4,11 millions. 1,87 million a été donné pour une vue de Venise par Luca Carlevarijs (1663-1730). Elle était estimée entre 800.000 et 1,2 million. Deux œuvres de Jan Brueghel II (XVIIe) ont été vendues plus ou moins sur le fil de leur estimation basse à 2,88 et 2,21 millions.

Un dessin d’architecture estimé 20.000 dollars payé 410.500 dollars

À propos d’enchères finales moins spectaculaires mais qui dépassent allégrement les estimations, un dessin d’architecture du XVIIe siècle par Alonso Cano a été payé 194.500 dollars quand il était estimé 15.000/20.000 ; 410.500 dollars ont été déboursés pour un dessin de 1846 par Jean-Dominique Ingres, une œuvre  dont 150.000/250.000 dollars étaient attendus.  

Des ventes sous les estimations

Certaines œuvres ont été abandonnées sous leur estimation. Les écarts les plus importants par rapport à l’estimation basse concernent notamment une composition religieuse du XVIe siècle de Francesco Granacci, payée 362.500 dollars quand on en attendait 500.000/700.000 et  une paire de portraits réalisée en 1629 par Cornelis Jonson van Ceulen I, payée 182.500 dollars sur une estimation de 200.000/300.000.

Succès pour la vente de dessins anciens de Sotheby’s

Le même jour et toujours à New York, la concurrence, c’est-à-dire Sotheby’s, a rencontré plus de succès avec une vente de dessins anciens moins importante en quantité et en valeur (103 lots et une estimation maximale de 300.000 dollars). 87 lots ont été vendus et l’œuvre-phare de la vacation, un dessin du Canaletto estimé 200.000/300.000  a été payé 542.000. Le second prix le plus élevé revient à un dessin de la même main : estimé 250.000/350.000, il a finalement été payé 302.500. Une paire d’aquarelles de Jacques Barraband (fin XVIIIe-tout début XIXe), représentant des oiseaux et assortie d’une estimation de 6.000/8.000, a été payée 50.000.

Intégrité des œuvres anciennes et potentiel d’investigation

Dans le domaine de la peinture ancienne, la question de l’intégrité des œuvres, avec des parcours et des provenances parfois mal ou pas définis se pose. Par exemple, certains tableaux des XVIe-XVIIe siècles sont apparus, comme sortis de nulle part, dans des collections au cours du XXe siècle. Cette spécificité induit un potentiel d’investigation important pour des œuvres dont le parcours dans le temps comporte des zones d’ombre ou susceptibles d’être assorties d’une mauvaise attribution, avec de bonnes (ou de mauvaises) surprises à la clef. Ainsi, un portrait d’Erasme vendu à paris dans une vente non cataloguée en septembre 2000 pour l’équivalent de 2.000 euros  pourrait être attribué au peintre du XVIe siècle Hans Holbein le Jeune  (il vaudrait dans ce cas autour de 10 millions).

Faux trésors et fausses croûtes

Aujourd’hui, dans une autre grande vente de peinture et sculpture anciennes à New York (200 lots présentés), Sotheby’s propose un portrait de jeune femme apparu en 1920 aux Etats-Unis et présenté à l’époque comme étant de Léonard de Vinci , une authenticité qui fut tout de suite remise en question. Après des décennies d’une controverse arrêtée par de récentes analyses scientifiques des matériaux utilisés par le peintre, il s’avère que le tableau est définitivement considéré comme faisant partie de l’école du Maître et réalisé bien après sa mort. D’une valeur, au bas mot, de plusieurs dizaines de millions de dollars si elle avait été de Vinci, l’œuvre est estimée aujourd’hui 350.000/500.000. Dans la même vente, on trouve également un portrait que l’on pourrait jurer avoir été peint par Rembrandt s’il n’était officiellement reconnu comme étant de la main de Ferdinand Bols, un artiste contemporain de Rembrandt. En conséquence, il est estimé 80.000/120.000.

Une vente trop importante en quantité 

La spécialité de la peinture ancienne est, devant l’art moderne et contemporain, la seule qui connaisse une progression sensible de ses prix depuis fin 2008. Le phénomène étant relativement récent, ce marché spécifique cherche ses marques. Et, dans un environnement économique  peu favorable, il n’est visiblement pas capable d’absorber une quantité d’œuvres trop importante en une seule vacation, comme le montre le bilan de la dispersion d’hier soir chez Christie’s où la très grande majorité des lots était estimée sous les 100.000 dollars.   

Pierrick Moritz

Les estimations sont données sans les frais supplémentaires à la charge de l’acheteur (20% entre 50.000 et 1 million de dollars, 12 % au-dessus d’un million de dollars). Les résultats incluent ces frais.

New York aime les diamants

11 décembre 2009

Les 9 et 10 décembre à New York, Sotheby’s et Christie’s ont vendu pour plus de 55 millions de dollars de bijoux.  

Sotheby’s a réalisé 30,58 millions de dollars en une seule vacation au cours de laquelle  un diamant ovale de 30,48 carats a été payé 4,11 millions de dollars. 

Christie’s a fait mieux avec un diamant de forme poire de 39 carats vendu pour 5,40 millions. 

Plusieurs autres diamants ont également dépassée le million de dollars en se vendant parfois bien au-delà des estimations.

PM

Christie’s annule une importante vente d’objets d’art à Londres

9 décembre 2009

Une importante vente aux enchères d’objets d’art  qui devait se dérouler chez Christie’s à Londres cet après-midi a été  annulée. Les raisons ne sont pas connues pour l’instant.  

Malgré quelques enchères de hautes volées sur des pièces rarissimes, le marché de l’art, sur toutes les places mondiales, se caractérise globalement par des ventes où, malgré un nombre de lots réduit et des  estimations extrêmement basses, les œuvres invendues ou cédées sous les estimations sont légion.

PM 

À Hong Kong, Sotheby’s produit 166 millions de dollars US

16 octobre 2009

La maison de ventes réalise un  chiffre d’affaires exceptionnel sur une place où, pour les créations chinoises, l’engouement pour l’art décoratif demeure soutenu  tandis que l’offre pour l’art contemporain  reste contractée, à l’instar de la demande.  

La série de vacations hongkongaises, organisée par Sotheby’s la semaine dernière, a produit quelque 166 millions de dollars US (111 millions d’euros). 

Ce chiffre d’affaires révèle une augmentation sensible par rapport aux 102 millions de dollars US générés l’année dernière à la même époque par la maison de ventes à Hong Kong. 

Si ces 166 millions de dollars US  montrent aussi  un  recul de l’ordre de 20%  en regard du chiffre d’affaires obtenu en mai 2008 par Sotheby’s pour une série de ventes équivalentes à Hong Kong, il faut rappeler que les résultats du marché de l’art entre 2006 et «l’après septembre 2008», dans leur ensemble, demeurent exceptionnels. 

Ils sont intervenus dans un monde qui se pensait beaucoup plus riche qu’il ne l’était en réalité, souvent à grand renfort de coups spéculatifs et marketing. Ils ne sauraient constituer, pour beaucoup d’entre eux, des références.   

Avec un produit d’environ 54,5 millions de dollars US, la vacation consacrée aux céramiques et objets d’art chinois a produit le meilleur résultat de la série de 10 ventes.

C’est au sein de cette spécialité que l’on trouve les enchères les plus élevées. Le record va à un trône impérial en bois gravé de la dynastie Qing (période Qianlong) payé quelque 11 millions de dollars US avec les frais (soit une estimation haute sans les frais multipliée par 2,5).

Un bol en porcelaine de la période Ghenghua (deuxième partie du XVe siècle), décoré en bleu et blanc, a été payé 4,7 millions de dollars US (conformément à son estimation basse). En 2006, le même objet avait été payé, toujours à Hong Kong, l’équivalent de 4 millions de dollars (vendu à l’époque sous une estimation basse légèrement inférieure à la nouvelle).   

L’art contemporain chinois a produit l’équivalent de 14 millions de dollars US en une soixantaine de lots. En octobre 2007, toujours à Hong Kong, la spécialité avait généré un chiffre d’affaires trois fois supérieur avec une centaine de lots supplémentaire. 

Ici, la maison de ventes s’est adaptée aux faits que, comme pour l’art contemporain occidental, la demande est beaucoup moins forte et que les acheteurs potentiels ne sont plus prêts à investir sur n’importe quoi et à n’importe quel prix.

Pierrick Moritz

Tous les textes et analyses signés d’Artwithoutskin sont protégés par les lois sur les droits d’auteur. Leur antériorité de publication en premier lieu, et les sources d’enquêtes en second, auront valeur de preuves devant les tribunaux compétents. Toutes les photographies originales de ce blogs sont systématiquement recadrées à partir des originaux. Les auteurs peuvent donc prouver qu’ils en détiennent les droits de reproduction sur simple présentation de ces originaux non publiés et non recadrés devant les tribunaux compétents

Les dinosaures, vedettes d’un Salon du Collectionneur de très haute tenue

11 septembre 2009

De la préhistoire à  l’art contemporain au Grand-Palais

L’édition 2009 du Salon du Collectionneur, animé par la présence  spectaculaire de squelettes d’animaux préhistoriques, fossiles et minéraux, se distingue également par la qualité des pièces proposées dans de très nombreuses spécialités comme les arts décoratifs (l’art déco chez Alain Marcelpoil) ou l’archéologie (chez David Ghezelbash).  

Du côté de la peinture, on remarque des œuvres de Pierre Soulages (chez Pascal Lansberg), Alexander Calder (deux grandes gouaches, originales dans l’Œuvre de l’artiste - années 1950 et 1960 – chez Ary Jan), Raoul Dufy (une gouache des années 1930 chez Fleury), Eugène Delacroix (dessin d’une lionne, Galerie Artesepia), une technique mixte de Miquel Barceló et une mosaïque par Sonia Delaunay (chez Jean-Paul Perrier) ou, pour la peinture ancienne, Pieter Brughels le Jeune (chez Xavier Goyet). 

La  galerie Laurence Esnol consacre son espace au peintre H. Craig Hanna. Des œuvres d’une extrême sensibilité et qui, en dehors du traitement singulier et pour le registre purement émotionnel, ramènent aux créations de Francis Bacon et Lucian Freud. Certaines peintures de Craig Hanna figurent, entre autres,  dans les collections de Drew Barrymore, Bruno Solo, Kevin Spacey, Paul Morissey et Marc Jacobs.  L’artiste américain qui vit et travaille à Londres sera également exposé en octobre prochain par la même galeriste à Art Elysées.

Dans le domaine de l’orfèvrerie, Bernard de Leye présente une impressionnante cloche couvre-plat par Odiot, caractérisée par un somptueux travail en ronde-bosse sur les crustacés et les poissons.

Également très remarqué, le stand de la galerie londonienne Hatchwell Antiques avec ses incroyables objets rattachés aux grands noms de l’aéronautique comme Concorde, Zeppelin, Vulcan et Harrier ainsi que des étranges longues-vues binoculaires par Zeiss, Nikon et Fuji.  

La manifestation accueille également une exposition sur les porte-bouquets et des joailliers et horlogers de prestige.

004

009

012Bestiaire préhistorique et tronc fossilisé monumental. Cette exposition exceptionnelle a été montée par Eric Mickeler avec le soutien du Syndicat National des Antiquaires. Les concepteurs prospectent l’univers du mécénat d’entreprises pour étoffer la collection, dans le but de la faire voyager en France et dans le monde.  Photographies prises jeudi 10 septembre, avant la soirée d’inauguration du salon.

Pierrick Moritz 

L’art contemporain produit toujours des millions à New York

14 mai 2009

Hier soir à New York, Christie’s a vendu 49 lots sur les 56 que présentait le catalogue de sa vente de printemps d’art d’après-guerre et contemporain  et pour un produit final de 93,73 $millions avec les frais. Le tableau de David Hockney Bervely Hills Housewife, estimé entre 3 et 10 $millions, a été payé 7,92 $millions, devenant l’œuvre de l’artiste la plus chère vendue dans une vente publique.

On peut qualifier de succès cette vacation qui s’est déroulée dans le contexte d’un marché qui  n’est plus capable d’absorber d’importants volumes  d’œuvres très chères et surtout celles dont les estimations dépassent les 10 $millions, désormais peu représentées. Un marché qui s’est contracté au point où l’on peut se demander si entre deux géants comme Sotheby’s et Christie’s, officiant au même endroit, à une journée d’intervalle et dans la même spécialité, un n’est pas de trop. À New York, la veille et également pour une vente d’art contemporain, Sotheby’s avait réalisé un chiffre d’affaires de 47,03 $millions en vendant 39 lots sur les 49 que comptait son catalogue. Soit nettement moins bien que son concurrent direct hier soir. 

Néanmoins, la  chute vertigineuse des produits de ventes constatée cette année correspond bien à une diminution sensible du nombre d’œuvres proposé, en rapport avec celle des acheteurs fortunés, et à l’absence de chefs-d’œuvre absolus de maîtres définitivement entrés dans l’Histoire de l’art  (comme Francis Bacon, par exemple)  mais en aucun cas à un effondrement des prix, qui sont maintenus à des niveaux extrêmement élevés.

Hier soir, l’huile sur toile  de Roy Lichtenstein intitulée  Frolic et datée de 1977 a été vendue dans la fourchette haute de son estimation à 6,01 $millions tout comme  Ocean Park No. 117, une toile de Richard Diebenkorn peinte en 1977, estimée 4 à 6 $millions et finalement payée 6,57 $millions.

Une acrylique sur toile de Jean-Michel Basquiat Mater, réalisée en 1982, a été payée 5,85 $millions, soit légèrement au-dessus de son estimation basse tout comme Night Fishing, un très grand format de Peter Doig de 1993 qui a été payé 4,67 $millions.

On remarque également que les quelques concessions faites sur les estimations ne sont jamais des rabais proportionnellement très importants et que certaines œuvres pulvérisent littéralement leur estimation.  

Des adjudication finales moins élevées que les estimations basses ont, par exemple, été acceptées pour  trois créations de Andy Warhol et deux tableaux de Roy Lichtenstein.

Pour Warhol,  The Last Supper (Camel/57), peint en 1986,  a été payé 4 $millions avec les frais quand il était estimé au minimum 4 $millions sans ces  frais*, un portrait de  Brigitte Bardot, daté de 1974 et estimé 2,5/3,5 $millions sans les frais, a été laissé à 2,77 $millions avec les frais et un portrait de Man Ray, réalisé en 1974 et estimé entre 2 et 4 $millions sans les frais, a été payé 2,09 $milllions avec les frais.

Pour Lichtenstein, Still Life with Cash Box, peint en 1976, a été payé 1,98 $million, soit  sous son estimation  basse de 2 $millions, et Mirror #3, une toile de 1971 estimée au minimum 1,8 $million a finalement été abandonnée à 1,65 $million.

Inversement et entre autres, une œuvre sur papier marouflé sur toile de Willem de Kooning, intitulée Woman et créée en 1953,  a été  payée 3,66 $millions quand son estimation était de 1,4/1,8 $million, Gypsophila on Black Skirt, un mobile réalisé en 1950 par Alexander Calder et estimé 600.000 $/900.000 $ a finalement été payé 1,98 $million.  

De Andy Warhol, à nouveau, un Gun du tout début des années 1980 s’est quant à lui vendu au plus fort de son estimation, soit 3,10 $millions, tandis qu’un autoportrait estimé 800.000 $/1,2 $million était échangé contre 1,08 $million.

Une huile sur toile de Franz Kline, intitulée Laureline, peinte en 1956 et estimée 3 à 5 $millions n’a pas trouvé preneur tout comme une huile sur papier marouflé sur toile de Mark Rothko, sans titre et  peinte en 1959,  qui était estimée entre 3 et 4 $millions.  

Pierrick Moritz

*Les frais sont ici de 12 %. Les estimations ne comprennent pas ces frais, les résultats les incluent.

Art islamique : 1,68 millions d’euros pour le « baquet Rothschild »

1 avril 2009

Une très importante pièce de verrerie émaillée mamelouk, originaire de Syrie ou d’Égypte et datée du milieu du XIVe siècle, connue sous le nom de ”baquet Rothschild” pour avoir appartenue à cette collection, a été vendue pour l’équivalent de 1,68 €millions d’euros avec les frais par Sotheby’s aujourd’hui à Londres.

Cette œuvre d’art aux dimensions modestes (20 cm de diamètre sur 20 cm de hauteur environ), qui pourrait être un rince-doigts, était estimée pour l’équivalent de 650.000 €/867.000 €. Elle avait été précédemment vendue chez Christie’s à Londres en 2000, au cours de la vacation The Collection of the late Baroness Batsheva de Rothschild,  comme pièce “probablement française et de la seconde moitié du XIXe siècle” ! 

Cette verrerie, volée par les nazis puis récupérée, avait été présentée en 1946 au Musée de l’Orangerie à Paris au sein  de l’exposition Les Chefs-d’oeuvre des Collections françaises retrouvés en Allemagne par la Commission de Récupération artistique et les Services alliés. Elle était alors désignée comme d’origine syrienne et datée de la fin du XIIIe siècle.

PM


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 42 followers