Le Pop Art de Wayne Thiebaud domine à nouveau une dispersion d’œuvres de la collection Allan Stone

La dispersion par Sotheby’s le 9 mai à New York d’œuvres d’art contemporain de la collection du galeriste new-yorkais Allan Stone (1932-2006) a généré 54,8 millions de dollars.  L’estimation du catalogue était de quelque 29/48 millions.

39 des 41 lots présentés ont trouvé preneur avec, comme en 2007 pour la première vacation consacrée à des œuvres de cette collection chez Christie’s, les créations de Willem de Kooning vendues plus difficilement que celles de Wayne Thiebaud (presque toutes enlevées au-dessus des estimations).

Les choix du marchand new-yorkais, personnalité flamboyante et insatiable, révèlent une sensibilité pour les grands chercheurs de l’art d’après-guerre et contemporain : l’expressionnisme abstrait de Willem de Kooning, le Pop Art de la première heure de Wayne Thiebaud, le génie inventif lié à Dada de Joseph Cornell.

Allan stone s’intéressait aussi à l’art décoratif d’avant-garde du XXe siècle, et notamment aux créations de Carlo Bugatti (non représenté dans cette dispersion).

La première vente consacrée à sa collection, en novembre 2007 chez Christie’s à New York, avait rapporté 52,4 millions de dollars, avec des prix particulièrement élevés pour des œuvres de Wayne Thiebaud.

Seven Suckers, une huile sur toile de 1970 (48,3 cm x 58,4 cm), avait été payée 4,52 millions de dollars pour une estimation de 1,4/1,8 million et Tie Rack, une huile sur toile de 1969 (182,9 cm  x 91,4 cm), 3,4 millions sur la base d’une estimation de 1,4/1,8 million.

Wayne Thiebaud était, hier soir, l’artiste le plus représenté avec 17 œuvres inscrites au catalogue.

Pour ses œuvres  les mieux vendues, Four Pinball Machines (study), une petite huile sur toile (28,3 cm x 31,3 cm) de 1962, a été payée 3,44 millions de dollars sur une estimation de 700.000/900.000 dollars, Pies, une huile sur toile peinte par en 1961 (55,9 cm x 71,1 cm), a été payée 4,2 millions pour une estimation de 2,5/3,5 millions et 2,77 millions ont été engagés sur Candies, une huile sur panneau de petit format peinte en 1965-1966 (20,8 cm x 25,4 cm) et dont 500.000/700.000 dollars étaient attendus.

En 2007, lors de la première dispersion de Christie’s, les œuvres de Willem de Kooning de la collection Allan Stone avaient trouvé preneur avec quelques difficultés. Study For Marshes, une huile et fusain sur papier monté sur panneau (73,3 cmx 57,1 cm), datée 1945-1946, avait été payée 4,29 millions de dollars pour une estimation de 4/6 millions, mais le tableau le plus cher du catalogue, un Sans titre peint à l’huile sur panneau en 1942 (115,3 cm x 120 cm), estimé 6/10 millions, avait été laissé sous son estimation basse, à 5,3 millions.

Figures in a Landscape #2, une huile sur papier marouflé sur toile, créée en 1976 sur un format de 76,5 cm x 88.9 cm, et assortie d’une estimation de 2,5 /3,5 millions de dollars n’avait pas trouvé preneur. Remise en vente hier soir, lœuvre a été payée 1,31 million sur la base d’une estimation ramenée à 1,2/1,8 million.

Du même artiste, un autre Sans titre de 1942, à l’huile et aux pastels sur papier marouflé sur toile, 54,6 cm x 49,5 cm, a été payé 578.500 dollars, pour une estimation de 600.000/800.000 dollars.

Le tableau le plus cher du catalogue, une œuvre de Willem de Kooning de 1947, Event in a barn (62,9 cm x 83,8 cm), a été payé 4,56 millions de dollars, pour une estimation  de 5/7 millions. Forest of Zogbaum, une huile sur papier marouflé sur toile de 1956 (122,6 cm x 150,2 cm), a été payée 2,65 millions de dollars, pourune estimation de 2,5/3,5 millions.

Une boîte vitrée de Joseph Cornell, contenant un assemblage d’objets trouvés, une œuvre réalisée vers 1953, a été facturée 1,42 million de dollars (estimée 800.000/1,2 million). Une autre, créée vers 1955, assortie d’une estimation de 300.000/400.000 dollars, n’a pas trouvé preneur.

Un mobile d’Alexander Calder, Little Cross (228 cm x 238,8 cm x 238,8 cm), réalisé en 1968, a été payé 3,33 millions de dollars, pour une estimation de 2/3 millions.

Quand l’enchère la plus élevée de la vacation concerne une compression de 1958 de John Chamberlain, un Nutcracker payé 4,78 millions de dollars pour une estimation de 1,2/1,8 million, la plus impressionnante va à un dessin d’Arshile Gorky, Study For image in Xhorkom. L’œuvre réalisée vers 1935 (48,6 cm x 62,9 cm) a été payée 674.500 dollars quand 80.000/120.0000 dollars en étaient attendus.

Pierrick Moritz

Les estimations sont données sans les frais à la charge de l’acheteur. Sur la place de New York, ils sont de 25 % jusqu’à 50.000 dollars, 20 % au-dessus de cette dernière somme et jusqu’à 1 million de dollars, 12 % au-delà. Les résultats incluent ces frais.

Publicités


Catégories :Art contemporain, Marché de l'art, New York City

Tags:, , , , , , , , ,

1 réponse

Rétroliens

  1. Une dispersion d’œuvres d’art premier de la collection Allan Stone plutôt difficile « Art Without Skin, l'art sans la peau

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :