Egon Schiele chez Sotheby’s pour un important paysage urbain

Sotheby’s Londres mettra en vente, le 22 juin prochain, un important paysage urbain d’Egon Schiele pour le compte du musée privé Leopold de Vienne dont les collections de peinture et de dessins sont spécialisées dans l’art moderne autrichien.

Peinte en 1914, cette huile sur toile – 105 cm x  120,5 cm – est estimée entre 22 et 30 millions de livres (25/34 millions d’euros). Elle n’a jamais été vue en vente publique et a changé deux fois de propriétaire au cours de son histoire, la dernière fois en 1952 lorsque l’institution vendeuse l’a acquise.

Les collections du musée Léopold, inauguré en 2001 pour exposer les acquisitions de Rudolf et Elisabeth Leopold, avec des chefs-d’œuvre du sécessionnisme viennois et de l’expressionnisme autrichien, sont riches de plus de 5.000 œuvres dont la plus importante collection mondiale d’œuvres d’Egon Schiele. Elles abritent également et entre autres des créations de Gustav Klimt, Oskar Kokoschka et Alfred Kubin ainsi que des pièces d’art décoratif notamment issues du Jugenstil.

Selon un article publié sur le site de BBCNews Europe le 5 mai dernier, il s’agit pour le musée de trouver les 11,5 millions de livres nécessaires pour récupérer un autre tableau de Schiele, un portrait de sa maîtresse Wally prêté au MOMA de New York en 1998 et retenu depuis par les autorités américaines car répertorié comme ayant été volé par les nazis à un marchand d’art juif. La vente du paysage urbain de 1914 consiste donc à produire les fonds pour racheter le portrait aux héritiers spoliés. Rudolf Leopold, disparu en 2010, a toujours revendiqué avoir acquis le tableau de bonne foi en 1952.

Le plus haut prix payé en vente publique pour une œuvre d’Egon Schiele concerne justement un paysage urbain, une huile sur toile d’un format un peu plus important que celui de celle-ci et sur laquelle 22,41 millions de dollars avaient été engagés en novembre 2006.

L’œuvre figurera au programme des prestigieuses ventes d’art moderne londoniennes du mois de juin chez Sotheby’s et Christie’s. Celles qui viennent de s’achever à New York, du même niveau et conduites par les mêmes opérateurs, ont montré des limites auxquelles cette œuvre tout à fait exceptionnelle – et propulsée sur le marché par des circonstances qui le sont toutes autant – ne devrait pas se heurter.

Pierrick Moritz

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Catégories :Art moderne, Londres, Marché de l'art

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