Record et désaccord autour d’un sceau impérial Qianlong

La Chine proteste après la vente à Londres d’un sceau impérial

Après la vente par Sotheby’s, aujourd’hui à Londres, d’un sceau impérial chinois du XVIIIe siècle pour l’équivalent de 3,97 millions d’euros, et selon des informations du site internet de Radio Chine Internationale, l’Administration d’État des Antiquités chinoises a réitéré sa volonté de s’opposer à la vente à l’étranger d’antiquités de son pays issues de vols ou de pillages. Cette transaction susciterait une vive émotion chez les internautes chinois.

L’objet, en jade sculpté et gravé, orne la couverture du catalogue de Sotheby’s. Estimé par la maison de ventes 7 fois moins cher que le prix finalement réalisé, il affiche une description sommaire dans laquelle est simplement indiqué  « a été acquis à Paris dans les années 1970 ».

En février dernier, à Paris, lors de la vente Yves Saint-Laurent/Pierre Bergé, la mise en vente de deux têtes animalières chinoises en bronze, volées sur la fontaine zodiacale de l’ancien Palais d’été Yuanmingyuan à pékin pendant des pillages orchestrés par les forces anglo-françaises en 1860, avait fait l’objet d’une vive polémique entre la maison de ventes, Christie’s, et les Responsables du Patrimoine chinois qui réclamaient sa restitution.

L’affaire s’était soldée par l’intervention de Cai Mingchao, l’un des plus importants acquéreurs d’antiquités impériales chinoises, notamment en ventes publiques sur la place de Hong Kong, et également conseiller du Fonds du Patrimoine  National de la Chine, fondation créée en 2002 pour le retour des objets d’art pillés dans le pays. Cai Mingchao était parvenu à faire échouer la vente en refusant de payer publiquement les œuvres qu’il avait remportées pour quelque de 31,5 millions d’euros.

 PM

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Catégories :Art asiatique, Art chinois, Chine, Londres, Marché de l'art

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4 réponses

  1. Merci pour votre analyse.

  2. Ces dernières années, les prix des antiquités chinoises, principalement pour la céramique et le jade, ont considérablement augmenté, voire explosé pour les objets les plus rares.

    Les grands marchands chinois sont présents partout dans le monde, ils recherchent les plus beaux objets exportés ou sortis du pays depuis longtemps.

    Sur la période 2008-2009, rien qu’à Paris, Sotheby’s a vendu pour 27 millions d’euros d’antiquités asiatiques dont, l’année dernière, une flasque en porcelaine bleu blanc de la dynastie Ming pour 1,74 million d’euros.

    Il faut distinguer, principalement, les antiquités d’origine impériale, les antiquités d’exportation et l’archéologie.

    Les grands marchands chinois sont demandeurs d’antiquités d’origine impériale et l’Etat chinois lui-même chercher à les rapatrier.

    Beaucoup d’entre elles proviennent de pillages, effectués notamment lors des interventions colonialistes de la seconde moitié du XIXe siècle.

    On en retrouve donc en Europe.

    Aujourd’hui, l’Etat chinois ne semble plus prêt à payer des fortunes pour les récupérer et tente la pression diplomatique ou politique.

    Pour le cas d’une démarche « patriotique », le plus important marchand d’art chinois au monde a fait échouer la vente des têtes en bronze de la collection Bergé/ Saint-Laurent provenant de la fontaine zodiacale de l’ancien Palais d’été Yuanmingyuan, un lieu pillé par les forces anglo-françaises en 1860, en concluant l’enchère finale et en ne payant pas.

    Certaines porcelaines d’exportation (adaptées au goût européen, mais aussi moyen-oriental), rares, sont aussi très recherchées.

    L’archéologie chinoise est interdite d’exportation comme toutes les antiquités à l’intérieur de la Chine. Les peines encourues sont extrêmement lourdes.

    Ce marché étant extrêmement porteur, la demande est forte, les prix montent et les objets les plus intéressants deviennent de plus en plus difficiles à trouver partout dans le monde.

  3. Bonjour,

    J’entends dire autour de moi que les chinois sont omniprésents sur le marché des antiquités lorsqu’il s’agit de faire revenir des pièces dans leur pays. Un ami thaïlandais qui trouvait, il y a de cela encore 5 ans, des pièces chinoises antiques sur le marché thaïlandais, témoigne de cette tendance.

    Je souhaiterai savoir si cette orientation se confirme et dans quelle mesure ?

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