Art traditionnel chinois : meilleur résultat chez Sotheby’s, taux d’invendus toujours élevé

Le 17 mai, à Londres, Sotheby’s a fait mieux que Christie’s, la veille, pour une vente aux enchères concurrente de céramiques et d’objets d’art chinois.

Les résultats de la vacation de Sotheby’s montrent deux caractéristiques désormais récurrentes pour la spécialité :

– un taux d’invendus élevé (33,4 %, contre 50 % chez Christie’s)

– des enchères finales très au-dessus des estimations pour certains lots, ici en plus forte proportion.

Sotheby’s réalise un produit de vente de 12,86 millions de livres, avec un catalogue de 338 lots. 50 % du produit de vente est généré par les 16 lots les plus chers. 95 % des lots ont été payés sous la barre des 100.000 livres.

Christie’s enregistre 11,84 millions, avec 410 lots présentés. 50 % du produit de vente est généré par les 10 lots les plus chers. 92 % des lots ont été payés sous la barre des 100.000 livres.

27 lots ont été facturés  au moins 100.000 livres chez Sotheby’s, contre 17 chez Christie’s.

Chez Sotheby’s, 9 des 10 prix les plus élevés sont le fait du commerce asiatique.

L’Occidental Eskenazi, installé à Londres sur Clifford Street, l’un des plus grands marchands d’art asiatique et chinois au monde, réputé pour le négoce de pièces exceptionnelles depuis des décennies,  s’est porté acquéreur, pour 505.250 livres, d’une assiette Jun à couverte à éclaboussures mauves sur fond lavande, dynasties Song-Yuan. L’objet d’art était estimé 5.000/7.000 livres.

Parmi d’autres lots facturés très au-dessus des estimations chez Sotheby’s, un pot à pinceau en jade blanc et roussâtre, à décor d’immortels dans un paysage, période Qianlong, a été payé 1,55 million de livres (estimé 250.000/350.000 livres). Une pièce du même usage et de la même période, en jade céladon sculpté d’un paysage, a été payée 553.250 livres (estimé 80.000/120.000 livres).

Une petite sculpture de buffle en jade du XVIIIe siècle a été payée 668.450 livres (estimée 150.000/250.000 livres).

Un vase en céramique céladon de forme archaïque, période et marque de Yongzheng, a été échangé contre  589.250 livres (estimé 200.000/300.000 livres).

Une statue en bronze doré (H.44 cm), représentant le bouddha Amitayus, période Kangxi, a été payée 541.250 livres (estimée 200.000/300.000 livres).

Un bol en porcelaine à fond rouge sous couverte d’un décor aux huit immortels en bleu cobalt, marque et période Kangxi, a été échangé contre 361.250 livres (estimé 30.000/50.000 livres ).

Les invendus les plus chers sont un bol à fruits en porcelaine blanc bleu dit « lingzhi », marque et période Xuande, estimé 150.000/250.000 livres,  un  vase en bronze doré incrusté d’émail cloisonné, dynastie Qing, période Wanli, H. 58 cm, estimé 120.000/180.000 livres, et une paire de pots couverts en porcelaine émaillée vert à décor de dragons, marque et période Qianlong, estimée 160.000/200.000 livres.

Pierrick Moritz

Les estimations sont données sans les frais à la charge de l’acheteur (25 % jusqu’à 25.000 livres, 20 % entre 25.000 et 500.000 livres, 12 % au-dessus). Ces frais sont inclus dans les résultats.

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Catégories :Art asiatique, Art chinois, Chine, Londres, Marché de l'art

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