Les prix des meilleures œuvres d’art impressionniste et moderne se maintiennent au plus haut

Le 19 juin, à Londres, Sotheby’s a vendu Le Palais Contarini, une huile sur toile par Claude Monet, datée de 1908, présentant le monument vénitien en arrière-plan derrière le Grand Canal, pour 19,68 millions de livres (23 millions d’euros ; quelque 31 millions de dollars).

Il s’agit d’un des prix les plus élevés engagés pour une œuvre de Monet vendue aux enchères ;  et où domine le thème de l’eau singularisant les œuvres de l’artiste les plus courues sur le marché de l’art, comme certaines de la série des Nymphéas.

Ce résultat, comme beaucoup d’autres enregistrés dans cette vente d’art impressionniste et moderne, confirme la solidité du segment de marché des œuvres exceptionnelles.

Les prix spectaculaires sont souvent le fruit de rattrapages fulgurants pour des créations de grande qualité restées absentes du marché pendant un certain temps. Le Palais Contarini avait été payé 4,2 millions de dollars par son vendeur en 1996, et était estimé 15/20 millions de livres dans cette vacation.

Une Composition avec rouge, jaune et bleu par Piet Mondrian, peinte en 1927, a été payée 9,26 millions de livres. Cette peinture était estimée 4,5/6,5 millions ; il s’agit d’un des prix les plus élevés pour une œuvre de l’artiste vendue aux enchères.

Un prix record pour une œuvre de Camille Claudel vendue aux enchères à été établi, avec une facture de quelque 5 millions de livres pour une Valse, première version, un bronze fondu en 1893 pour une création de 1892, d’une hauteur de 96 cm.

La toile L’Idée par René Magritte, a été payée quelque 4,6 millions de livres, pour une estimation de 1,8/2,5 millions.

La vacation a généré quelque 106 millions de livres. Sur 72 lots présentés, 13 n’ont pas trouvé preneur, dont, et pour le plus cher, une œuvre par Pablo Picasso, peinte en 1967, estimée 5/7 millions de livres.

La veille, la concurrente Christie’s proposait une vente en soirée dans la spécialité et sur la même place.

Le catalogue, moins important, proposait 44 lots.

37 ont trouvé preneur, pour un montant de quelque 64 millions de livres.

Le lot vedette, une étude pour Improvisation 3 par Wassily Kandinsky, peinte en 1909, a été facturée 13,5 millions de livres avec les frais (21,15 millions de dollars), soit son estimation basse sans les frais. Cette œuvre avait été payée 16,8 millions de dollars en 2008, chez le même intermédiaire. En 2012, à New York, Christie’s avait vendu une autre étude de ces séries d’Improvisations de Kandinsky, également de 1909, d’un format plus important, pour 23 millions de dollars.

Type même de l’œuvre passionnante assortie d’une estimation raisonnable ettrès vite  disputée, une superbe Étude de Mlle Pogany par Constantin Brancusi, peinte à la gouache, a été facturée 1,5 million de livres, pour une estimation de £200.000/£300.000. Il s’agit d’un  prix record  pour une œuvre peinte de Brancusi vendue aux enchères, tout en restant une affaire en regard des prix désormais pratiqués sur le marché pour des œuvres de cette qualité.

Ève après le péché, une sculpture en marbre d’Auguste Rodin, version vers 1900-1915 pour une création de 1880-1881,  a été payée 2,86 millions  de livres, pour une estimation de £500.000/£700.000.

Le deuxième prix le plus élevé va à un Portrait de Paul Guillaume par Amedeo Modigliani, huile sur carton marouflé sur panneau (53 x 37,5 cm), payé 6,78 millions de livres (10,78 millions de dollars) pour une estimation de 5/7 millions de livres.

Cette œuvre datée de 1916 avait été payée 3,4 millions de dollars, en novembre 1996, chez Sotheby’s, avant de faire l’objet d’une transaction privée en galerie, puis d’être vendue 4,8 millions de dollars à son avant-dernier propriétaire, en 2006, chez Sotheby’s.

De Pablo Picasso, Femme assise dans un fauteuil,  une huile sur toile peinte en 1960, estimée 4/6 millions de livres sans les frais, a été payée 6,1 millions avec ces frais (9,6 millions de dollars). Le vendeur l’avait payée 6,73 millions de dollars, en 2006 chez Sotheby’s.

Du même Picasso, une Tête d’homme, une huile sur toile peinte en 1964, estimée 2/3 millions de livres, a été facturée 2,97 millions. En 1998, chez le même opérateur, le vendeur l’avait payée 441.500 livres.

Un record mondial est enregistré pour une œuvre d’Eugène Boudin vendue aux enchères, avec 1,23 million de livres engagé sur une scène de plage.

L’invendu le plus cher est La Tige de la fleur rouge pousse vers la lune par Joan Miró, une huile sur toile peinte en 1952, estimée 5,2/7 millions de livres.

Pierrick Moritz

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Catégories :Art moderne, Impressionnisme, Londres, Marché de l'art

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