Le masque africain le plus cher du monde va-t-il être vendu à Paris ?

Selon The Art Newspaper, Sotheby’s aurait en dépôt le masque d’ivoire de Sir Henry Gallwey, un fabuleux masque pendentif  béninois du début du  XVIe siècle. Le chef-d’œuvre pourrait être vendu à Paris début décembre.

Selon un article paru dans l’édition de septembre de The Art Newspaper, Sotheby’s aurait en dépôt un extraordinaire masque pendentif en ivoire du Bénin, daté vers 1500 et dont l’estimation atteindrait facilement plusieurs millions d’euros si l’objet était proposé à la vente.

Cette pièce extraordinaire, qui n’a jamais été exposée au public, a été pillée au  Bénin avec d’autres objets (principalement en bronze, quelques-uns en ivoire) lors de “l’expédition punitive” anglaise de 1897. Une opération militaire notamment commandée par Sir Henry Gallwey, le premier propriétaire du masque. 

The Art Newspaper indique également que le masque pourrait faire partie de de la vente d’art africain et océanien programmée par Sotheby’s début décembre à Paris. De son côté, la maison de ventes a répondu au journal britannique qu’elle « ne faisait jamais de commentaires sur les lots qui ne sont pas enregistrés dans une vente ». 

The Art Newspaper précise dans son article que la clôture du catalogue pour cette vacation interviendra début octobre.

Le British Museum possède un exemplaire identique à ce masque qui, s’il était mis en vente , deviendrait incontestablement l’objet d’art africain le plus cher du monde.   

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Catégories :Afrique, Art d'Afrique, Arts premiers, Marché de l'art

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5 réponses

  1. l’art primitif exprime la magie chamanique ancestrale, alors que l’ART NEOPREMIER symbolise « l’âme de la brousse » du tribalisme contemporain

  2. C’est une question de « sensibilité ». .

    L’extrême raffinement des créations du Royaume du Bénin de cette époque ne signifie pas qu’ils étaient des objets d’agrément, même s’il nous rappelle que cette société n’avait rien à envier à ce qu’était capable de créer en matière d’art nos sociétés occidentales.

    Un masque de ce type, rarissime, avait également une fonction rituelle très importante. Une de ses particularités était de ne pas être porté sur le visage mais sur un vêtement.

  3. Certes,
    Et pourtant, ces œuvres me paraissent loin d’être les plus passionnantes du domaine

  4. En cliquant, dans l’article, sur les mots en bleu « un exemplaire identique à ce masque » vous verrez l’exemplaire identique et exactement de la même époque que possède le British Museum.
    L’article du Art Newspaper, que je ne peux évidemment pas reproduire, est assez long et très bien documenté (il n’est publié que dans l’édition abonné pour le moment, pas visible sur le site).
    Il s’agit du dernier masque connu de ce type en mains privées (les autres sont dans des musées prestigieux).Même si on ne possède aucun élément de comparaison pour le prix de vente de ce type de masque, il est évident que ses critères historiques et esthétiques le situent au sommet.

  5. Il faudrait d’abord voir le masque pour faire un commentaire .

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