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Grève des manutentionnaires de Sotheby’s et l’orgasme financier d’une marchande d’art

10 novembre 2011

Avant-hier soir, pour la vente d’art contemporain qui a rapporté la somme historique de 316 millions de dollars, les manutentionnaires grévistes de Sotheby’s, rejoint par des activistes d’Occupy Wall Street, ont à nouveau accueilli les clients de la maisons de vente sous les quolibets.

L’opérateur, qui a pratiqué un plan de licenciement en 2009 à la suite de difficultés, puis renoué avec les bénéfices, est accusé par les syndicats de vouloir remplacer ses manutentionnaires par du personnel intérimaire, non qualifié et non syndiqué.

Une marchande d’art venue assister à la vacation, probablement persuadée qu’elle vivait une grande aventure devant un pareil foutoir, où certains clients apeurés ont dû être escortés jusqu’à la salle des ventes, a déclaré à Bloomberg : “Rien ne peut arrêter un collectionneur”,  “Tout le monde croit en l’art, et il monte, et encore, et encore.”.

On appelle ça un orgasme financier.

Pierrick Moritz

Chiffre d’affaires historique pour une vente d’art contemporain chez Sotheby’s New York

10 novembre 2011

Le record de 316 millions de dollars réalisé hier soir par Sotheby’s New York pour sa dispersion d’œuvres d’art contemporain rejoint les niveaux exceptionnels d’avant la crise de 2008, quand, en novembre 2007, sa concurrente Christie’s réalisait 325 millions de dollars pour une vente dans la spécialité.

La vente d’art contemporain organisée hier soir chez Sotheby’s New York a produit quelque 316 millions de dollars, un résultat historique qui dépasse l’estimation pré-vente de quelque 205/270 millions. 210 millions de dollars ont été produits par les œuvres d’artistes aux noms gravés dans le marbre de l’histoire de l’art (l’histoire de l’art est une chose, le marché de l’art en est une autre) :  Clifford Still, Gerhard Richter et Francis Bacon.

Records mondiaux pour des œuvres de Clifford Still (1904-1980): 113 millions de dollars en 3 œuvres

La présence d’œuvres importantes de Clifford Still (1904-1980) sur le marché de l’art est tout à fait exceptionnelle et les puissants collectionneurs ont sauté sur l’occasion de pouvoir en acquérir trois dans cette vacation.

Les estimations très élevées ont été décuplées, les résultats des deux plus chers constituant des records mondiaux en vente publique pour des créations de l’artiste.

Ces tableaux étaient vendus par la ville de Denver au bénéfice du Clyfford Still Museum.

1949-A-NO, huile sur toile de 1949, 236,2 cm  x 200,7 cm, a été payée 61,68 millions de dollars sur une estimation de 25/35 millions.

1947-Y-NO. 2, huile sur toile de 1947, 176,5 x 149,9 cm,  a été payée 31,44 millions de dollars sur une estimation de 15/20 millions.

PH-1033, huile sur toile de 1976237,5 cm  x 210,8 cm, a été payée 20,8 millions de dollars sur une estimation de 9/12 millions.

Une quatrième œuvre de l’artiste, beaucoup moins importante et estimée 1/1,5 million de dollars, a été payée 1,25 million.

Explosions des estimations pour Gerhard Richter (né en 1932) : 66 millions de dollars d’œuvres vendues

20,8 millions de dollars ont été engagés sur une peinture abstraite de Gerhard Richter, peinte à l’huile sur toile en 1997, 260 cm x 340 cm. L’œuvre était estimée 9/12 millions.

 Gudrun, une huile sur toile de 1987 estimée 5,5/7,5 millions, 250 cm x 250 cm, a été échangée contre 18 millions. Ces prix constituent des records mondiaux pour l’artiste.

Pour la même estimation que le précédent, une autre œuvre abstraite de Richter, datée de 1992, 200 cm x 160 cm, a été payée 14 millions.

Trois autres œuvres de l’artiste présentées dans la vacation ont aussi pulvérisé leur estimation pour ajouter au final 13,5 millions de dollars de plus à son compte.

Quelque 30 millions de dollars pour 3 œuvres de Francis Bacon (1909-1992)

Three Studies for a Self-Portrait, un triptyque peint en 1967 par Francis Bacon, chaque panneau mesurant 36 cm x 30 cm, a été payé 19,68 millions de dollars sur une estimation de 15/20 millions.

Pour le même artiste, Elephant Fording a River, une huile de toile de 1952, mesurant 198 cm x 137 cm, estimée 4/6 millions, a été payée 5,68 millions. Il s’agit d’un prix important pour une œuvre de Bacon de cette époque.

Study for a portrait, une petite huile sur toile de 1979, 35, cm x 35,6 cm, a été payé 4,39 millions de dollars sur une estimation de 2,5/3,5 millions de dollars.

Faible taux d’invendus, une réduction sur un Warhol

Sur les 74 lots que présentait le catalogue, seulement 6 n’ont pas trouvé preneur. L’invendu le plus important est un tableaux de Rothko des années 1960 aux aplats trop sombres (estimé 8/12 millions de dollars).

Un Three Jackies de Warhol estimé 3/4 millions de livres sans les frais (12 %) a été laissé à 2,88 millions avec les frais.

Pierrick Moritz

113 millions de dollars pour 3 œuvres de Clyfford Still chez Sotheby’s New York

10 novembre 2011

Trois toiles du peintre américain Clyfford Still (1904-1980) viennent d’être payées 113 millions de dollars chez Sotheby’s New York.

Les œuvres de cette figure majeure de la peinture américaine sont excessivement rares sur le marché de l’art, et d’autant plus en vente publique. Ces prix records ne refllètent pas la situation globale d’un marché de l’art rendu incertain par les effets de la crise financière.  

Estimés 25/35 millions de dollars, 15/20 millions de dollars et 10/15 millions de dollars, ces grands formats des années 1940 et 1970 ont respectivement été payés 61,68 millions de dollars, 31,44 millions de dollars et 19,26  millions de dollars. 

Les deux premiers prix constituent des records mondiaux pour des œuvres de l’artiste négociés en vente publique.

Les tableaux étaient vendus par la ville de Denver au bénéfice du Clyfford Still Museum.

PM

248 millions de dollars pour l’art contemporain chez Christie’s New York. À quand une taxe “sociale” sur les transactions du marché de l’art ?

9 novembre 2011

Devant des enchères indécentes dans un climat économique et social difficile, à quand une taxe “sociale” sur les transactions du marché de l’art ?

Après le fiasco de sa vente d’art moderne de la semaine dernière, Christie’s redore son blason avec quelque 248 millions de dollars d’art contemporain vendus ce soir en deux vacations dont la plus importante a rapporté quelque 221 millions, soit à peu près en conformité avec l’estimation basse du catalogue.

L’opérateur a notamment réussi à vendre une toile de Roy Lichtenstein pour 43 millions de dollars et, dans un climat enclin à une grande volatilité, admis quelques concessions sur les estimations basses de certaines œuvres très chères.

Les 43 millions de dollars payés pour Roy Lichtenstein, soit une plus-value de 41 millions de dollars en un peu plus de 20 ans pour le vendeur, conforte le bien-fondé de l’instauration d’une taxe “sociale” sur les transactions effectives du marché de l’art et même si le cas est ici extrême.

Si, en France, l’intégration des œuvres et des objets d’art dans  l’ISF est quasiment impossible à mettre à œuvre (valeur volative et relative. Autodéclaratif invérifiable. Des personnes de bonne foi ignorent qu’elles possèdent un “trésor” chez elle,…), une taxe à vocation sociale sur les transactions effectives du marché de l’art pourrait finir par s’imposer devant ces chiffres indécents surgissant dans un contexte économique et social très difficile.

Sur les 65 lots présentés dans cette première vacation, l’opérateur en a vendu 57 et pour un chiffre d’affaires de 220,8 millions de dollars avec les frais quand les estimations tablaient sur quelque 225/300 millions sans les frais.

Avec une estimation de 35/45 millions de dollars, un Can See the Whole Room!…and There’s Nobody in It, une toile emblématique de Roy Lichtenstein datée de 1961, revenait sur le marché de l’art 40 fois plus cher que lors de la dernière transaction dont elle a fait l’objet, en 1988

Ce tableau carré (121,9 cm x 121,9 cm) a été payé 43,2 millions de dollars. Le vendeur l’avait acheté 2,09 millions de dollars en 1988. À l’époque, il était estimé   800.000/1,2 million de dollars. Il s’agit du plus haut prix relevé en vente publique pour une œuvre de Lichtenstein.

Du même artiste, Interior with Painting and Still Life, une grande toile de 1997 estimée 3/4 millions, a été payée 4,5 millions et Still Life with Sculpture,  une huile et magna sur toile peinte en 1974 et estimée 4,5/6,5 millions de dollars, n’a pas trouvé preneur.

Parmi les œuvres les plus chères du catalogue, les estimations basse données sans les frais (12 %) d’un White Cloud de Mark Rothko et d’une Silver Liz d’Andy Warhol ont été revues à la baisse.

White Cloud de Mark Rothko, une huile sur toile de 1956 sur fond orange (168,9 x 159,7 cm) estimée 18/25 millions de dollars a été payée 18, 5 millions avec les frais. Il s’agit d’une réduction de quelque 1,5 million de dollars.

Une Silver Liz d’Andy Warhol, réalisée en 1963, 101,6 cm x 101,6 cm, acrylique, encre sérigraphique et émail vaporisé sur toile, estimée 16/19 millions de dollars, a été payée 16,32 millions avec les frais. La remise est du même ordre que pour l’œuvre précédente.

Les acheteurs de Warhol ne se sont visiblement pas émus de la dissolution du conseil d’authentification de la Fondation Andy Warhol en 2012 (excellent article sur le sujet à lire sur le site et dans l’édition papier du Art Newspaper), puisque, sur la base d’une estimation de 7/10 millions de dollars, un Four Campbell’s Soup Cans, crayon et caséine sur toile, 51 cm x 41 cm, peint en 1962, a été payé 9,82 millions de dollars.

Pour d’autres estimations importantes revues à la baisse, on trouve un sans titre (Lexington, Virginia) de Cy Twombly, réalisé en 1959 à la peinture à l’huile domestique, crayons à papier et de couleur sur toile, 188,6 cm x 248, 9 cm, estimé 5/7 millions sans les frais (12 %) et payé 5,23 millions avec ces frais.

Avec les mêmes conditions, un Catharsis de Jean-Michel Basquiat, une toile (183 cm x 235, 6 cm) de 1983, estimé 4/6 millions, a été payé 4,33 millions.

Les invendus les plus chers de la vacation sont une Frau Niepenberg peinte à l’huile sur toile par Gerhard Richter en 1965 (140 cm x 100 cm) et estimée 7/10 millions de dollars. Un Study of a Man Talking, une huile sur toile (198 cm x 147,3 cm) de Francis Bacon peinte en 1981 et estimée 12/18 millions et  Flowers, Mary’s Table de  Willem de Kooning, une huile sur toile de 1971 (203,2 cm x 177,8 cm), estimée 8/12 millions.

Du même de Kooning, et pour une estimation de 7/9 millions sans les frais, un Untitled XI peint en 1975-1976 à l’huile sur toile (153 cm x 137,2 cm), a été payé 7, 36 millions avec les frais. C’est-à-dire qu’il a été cédé sous son estimation basse.

Une Spider de la grande Louise Bourgeois, un bronze monumental (337,8 cm x 668 cm x 632,5 cm),  réalisé en 1996, numéro 2 d’une édition de 6, a été payé 10,72 millions de dollars sur une estimation de 4/6 millions. Chacun assorti de  la même estimation que le lot précédent, deux mobiles d’Alexander Calder ont été respectivement payés 4,56 millions (œuvre de 1946) et 4, 78 millions (œuvre de 1961).

Baroque Egg with Bow (Orange/Magenta) de Jeff Koons, soit un œuf de Pâques, dans son papier métallique et enrubanné, surdimensionné (212,1 cm x 196,9 cm x 152,4 cm), en acier chromé avec revêtement de couleur transparente, un des exemplaires d’une série de 5, chacun d’une couleur différente, a été payé 6,24 millions de dollars. Il était estimé 5,5/6,5 millions de dollars.

En mai 2009, l’exemplaire turquoise de cette série avait été payé 5,45 millions de dollars, soit bien en dessous d’une estimation de 6/8 millions de dollars.

Autre bonne nouvelle pour la cote de Koons, une installation de 2 ballons de basket semblant flotter dans un aquarium monté sur une table, réalisé en 1985, numéro 2 d’une édition de deux, a été payée 4,22 millions de dollars sur la base d’une estimation 2/3 millions.

Damien Hirst pourra aussi se réjouir qu’un de ses énièmes tableaux à points colorés ait été refourgué pour 1, 2 million de dollars.

Cette vacation était précédée, toujours pour l’art contemporain, par la dispersion de 26 lots provenant d’une collection privée (Peter Norton).  Cette vente a rapporté 26,78 millions de dollars.

Le lot le plus important, un DOB in the Strange Forest (Blue DOB), soit une créature parmi des champignons, le tout en trois dimensions, du très régressif Takashi Murakami, a été payé 4,56 millions de dollars sur une estimation de 2,5/ 3,5 millions. Bon.

Pierrick Moritz

Un tableau de Roy Lichtenstein payé 43 millions de dollars chez Christie’s New York

9 novembre 2011

Can See the Whole Room!…and There’s Nobody in It, une toile emblématique de Roy Lichtenstein datée de 1961, vient d’être payée 43,2 millions de dollars ce soir chez Christie’s New York. Le vendeur l’avait achetée 2,09 millions de dollars en 1988.

La nouvelle facture constitue le record absolu pour une œuvre de l’artiste négociée en vente publique.

Son estimation, 35/45 millions de dollars, était 40 fois supérieure à celle de la dernière transaction dont elle a fait l’objet, en 1988 chez Christie’s New York. C’est-à-dire 800.000/1,2 million de dollars.

42,64 millions de dollars, le précédent plus haut prix payé pour une œuvre de Lichtenstein négociée en vente publique avait été  enregistré en novembre 2010 chez le même opérateur pour “Ohhh … Alright …, une  toile  dans la même veine “comic books” que Whole Room!…and There’s Nobody in It.

PM

 

Ventes d’art contemporain à New york : l’art du fric va tenter d’inspirer confiance dans un climat tendu

6 novembre 2011

Les ventes d’art moderne de Sotheby’s et Christie’s, aux résultats finalement peu engageants, viennent d’être consommées dans une ambiance tendue créée par la crainte du fiasco commercial et des interventions d’activistes comme ceux d’Occupy Wall Street (le mouvement spontané qui, s’il dure, pourrait faire perdre les Républicains au profit des Démocrates en 2012).

Les précautions prises pour protéger les sites de ces sociétés n’ont pas empêché que les quolibets de manifestants soient, selon des observateurs, entendus jusque dans la salle des ventes de Sotheby’s.

Cette prochaine semaine, et dans une ambiance qui risque d’être tout aussi fébrile, les deux géants vont tenter d’écouler leurs catalogues d’art contemporain sur la place new-yorkaise, mélangeant allègrement artistes historiques de l’après-guerre très chers et contemporains surévalués.

Rien que pour les vacations du soir, les plus importantes, ces opérateurs attendent entre quelque 440 et 580 millions de dollars. Christie’s, qui a prévu deux ventes dans la  soirée de mardi, tentera d’en capter entre quelque 237 et 319 millions.

Pierrick Moritz

Klimt au sommet, Matisse déjà parti, Picasso très cher, impressionnistes en hausse, réductions inattendues : ambiance tourbillonnante chez Sotheby’s New York

3 novembre 2011

Dans le climat de grande fébrilité régnant sur le marché de l’art, la vente d’art moderne proposée hier soir chez Sotheby’s New York a généré un chiffre d’affaires de 200 millions de dollars avec les frais, dont 40 sont allés à un paysage de Klimt tout droit sorti d’un musée. Le produit de la vacation est conforme à une estimation globale de quelque 160/230 millions sans les frais*.

Après le fiasco de la vente d’art moderne de Christie’s et l’effet de surprise produit par l’annonce du retrait d’un bronze de Matisse à 20/30 millions de dollars à quelques heures de sa vacation, Sotheby’s New York est parvenue hier soir à écouler 82 % de son catalogue d’art moderne, et notamment grâce à des concessions globalement raisonnables sur quelque 23 % des lots.

40,4 millions de dollars pour un paysage de Gustav Klimt

Le lot phare du catalogue, Litzlberg Am Attersee, un paysage de Gustav Klimt peint vers 1914-1915 et à l’estimation confidentielle, a été payé 40,4 millions de dollars (29,5 millions d’euros).

Il s’agit d’un tableau tout à fait exceptionnel, peuplant cet îlot particulier d’œuvres de qualité muséale dont les prix records ne sont pas représentatifs de l’état de santé global du marché de l’art, bien qu’ils exercent sur lui une dynamique incitant les propriétaires de pareils chefs-d’œuvre à les proposer aux opérateurs.

Tout droit sorti du musée de Salzbourg pour être restitué à son propriétaire légitime, ce paysage est accompagné de l’histoire tragique d’une mort en déportation et d’une spoliation.

Matisse absent

L’autre clou du catalogue, Nu de dos (1er état), un exceptionnel bas-relief en bronze d’Henri Matisse, a été annoncé comme retiré quelques heures avant la vacation et au motif d’une transaction privée dont le montant n’a pas été révélé.

L’œuvre était publiquement estimée 20/30 millions de dollars.

Un Picasso très bien vendu malgré une estimation élevée

L’Aubade, une grande huile sur toile en longueur peinte par Pablo Picasso en 1967, a été payée 23 millions de dollars sur une estimation de 18/25 millions. Il s’agit d’une record pour une œuvre de l’artiste datant de cette époque.

Succès pour des œuvres impressionnistes

18 millions de dollars on été engagés sur le Pont d’Argenteuil et la Seine de Gustave Caillebotte, une huile sur toile peinte en 1883. L’œuvre était estimée 9/12 millions.

Antibes, le Fort, une huile sur toile de Claude Monet datée de 1888, a été payée 9,26 millions de dollars, soit au-dessus de son estimation de 5/7 millions.

Le Rêve et Le Territoire

Le Rêve (Rafaëla sur fond vert), une huile sur toile de Tamara de Lempicka datée de 1927, a été payé 8,48 millions de dollars sur une estimation de 5/7 millions.

La facture s’élève à 4,78 millions pour Le Territoire de René Magritte, une huile sur toile de 1956 estimée 3,5/5,5 millions de dollars.

Fortes enchères sur des œuvres de Kandinsky, Giacometti, Ernst, Degas et González

Son blanc, une huile sur toile de Wassily Kandinsky peinte en 1908, a été payée 8,93 millions de dollars sur une estimation de 7/10 millions.

Un Buste d’Annette VIII d’Alberto Giacometti a été payé 4 millions (sculpture estimée 1,8/2,5 millions).

3,44 millions de dollars ont été engagés sur Convolvulus, Convolvulus, une huile sur toile de Max Ernst estimée 1,5/2 millions. Une sculpture en bronze de l’artiste, Jeune homme au cœur battant, a été payée 1,46 million de dollars sur une estimation de 400.000/600.000 dollars.

2,2 millions de dollars sont allés à un bronze d’Edgar Degas, Cheval se cabrant, estimé 800.000 dollars/1,2 million.

Un masque en fer de Julio González, une pièce unique vers 1927-1929, a été échangé contre 698.500 dollars (estimé 400.000/600.000 dollars).

Des invendus de poids

Infantin, Spanieri, d’Alexej Von Jawlensky (estimée 5/7 millions), Tremplin, huile sur toile de Picasso (4/6 millions de dollars), un Paysage aux environs de Chatou de Derain (même estimation que le précédent), une Tête d’homme à la pipe de Picasso (3,5/5 millions), Les Andelys, Château-Gaillard de Paul Signac (2,8/3,5 millions), un Nu assis de Pierre-Auguste Renoir (2/3 millions), le Square d’Edouard Vuillard (2/3 millions), Vol d’oiseaux entourant le jaune d’un éclair de Joan Miro (1,5/2 millions) et La Maison de monsieur Musy, route de Valenciennes de Camille Pissarro (1/1,5 million) sont les invendus les plus chers de la vacation.

Des réductions

L’estimation basse donnée sans les frais (12%) a été revue à la baisse pour certaines œuvres dont le résultat inclut cette prime payée par l’acheteur.

Il s’agit d’un Soleil couchant de René Magritte payé 4,11 millions de dollars (estimé 4/6 millions), de Nus à la statue de Paul Delvaux payés 3,1 millions avec les frais (estimé 3/5 millions), d’une Nuit sans fin de Max Ernst payée 2,99 millions (estimée 2,8/4 millions), de Matin sur la Promenade des Anglais d’Edvard Munch payé 1,98 million (estimé 2/3 millions), d’un Profil de Fernand Léger payé 1,87 million (estimé 1,8/2,5 millions), d’un Portrait en buste de jeune fille de Pierre-Auguste Renoir payé également 1,87 millions (même estimation que le précédent), d’un Louvre, matin de printemps de Camille Pissarro payé 1,53 million (estimé 1,5/2,5 millions), d’un Cirque de Marc Chagall payé également 1,53 million (même estimation que le précédent), d’un Jour de brouillard à Saint-Mammès d’Alfred Sysley payé 1,42 million (estimé 1,5/2 millions), d’une Maison Delafolie à Eragny de Camille Pissarro payée 1,37 millions (estimée 1,8/2,5 millions), de Bords de la Seine à Bougival de Maurice de Vlaminck payée 1,2 million (estimé 1,2/1,8 million).

Pour les œuvres vendues jusqu’à 1 million de dollars et où les frais non compris dans les estimations sont de 20 %, ces réductions concernent : une nature morte de Giorgio Morandini payée 902.500 dollars (estimée 800.000/1,2 million), un Nu assis à la fleur de Marc Chagall (mêmes résultat et estimation que le précédent), Two Piece Sculpture N°7 : Pipe d’Henry Moore payé 782.500 dollars (même estimation que les précédents), Théïère, cruche, verre et fruits de Georges Braque payée 722.500 dollars (même estimation que les précédents) et Le Vent de Maxime Maufra payé 266.500 dollars sur une estimation de 300.000/500.000 dollars.

Pierrick Moritz

* Cette estimation ne comprend pas celle du bronze de Matisse retiré de la vente.