Christie’s, Londres, le 4 février 2008 : ventes d’art moderne dont impressionnisme et surréalisme.
Le marché de l’art résistera-t-il au tsunami économique général annoncé ?
Dans une ambiance morose, les résultats des deux ventes d’art moderne organisées l’une à la suite de l’autre par Christie’s hier soir à Londres étaient très attendus.
Le produit final de la première et plus importante vacation, celle qui présentait les grands noms de l’art impressionniste et moderne, porte plutôt à l’optimisme avec un résultat de 92,7 millions de livres, frais compris pour 95 lots présentés, et malgré un taux d’invendus de l’ordre de 27 %.
Danseuse espagnole, une huile sur panneau de Pablo Picasso, réalisée en 1901, estimée 3/4 millions de livres, n’a pas trouvé preneur, tandis que, du même artiste, Homme assis au fusil, une huile sur toile de 1969, est partie au ras de son estimation basse de 5 millions sans les frais, avec une facture de 5,6 millions avec les frais.
On observe une grande prudence de la part des acheteurs ,tandis que certains vendeurs semblent tenir à échanger leurs trésors contre des liquidités, quitte à les céder un peu en dessous des estimations.
Il apparaît également que le critère de sélection des acheteurs est toujours celui de la qualité associé à la sécurité d’un grand nom. Le nom seul ne suffit pas.
Prix élevés et records
Si l’ambiance n’a rien à d’euphorique, on remarque pourtant que les prix engagés sur certains artistes se maintiennent aux niveaux très élevés des ventes passées. Ceux vus ce 4 février pour des œuvres de van Dongen, Münter, Mondrian, Schiele (pour une gouache), von Jawlensky, Beckmann, Schmidt Rottluff ou Radziwill, figurent parmi les plus importants enregistrés en vente publique. Pour van Dongen, Münter ou Radzivill, il s’agit même de records.
Pierrick Moritz
Catégories :Londres, Marché de l'art
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