Julio González au Centre Pompidou

Jusqu’au 8 octobre, le Centre Pompidou propose une rétrospective de l’Œuvre du sculpteur catalan Julio González (1876-1942). Provenant du fonds du musée, 200 pièces témoignent des recherches d’un artiste qualifié de “père de la sculpture en fer”.

Julio González est considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands sculpteurs du XXème siècle. Dans les années 1950, David Smith, l’Américain aux sculptures puissamment narratives, fut l’un des premiers à revendiquer son importance dans l’histoire de l’art.

Le chercheur

Julio González a suivi une formation d’orfèvre et de forgeron d’art. Si les thèmes inspirés par la nature dominent dans les bijoux créés par González à ses débuts, le créateur n’emprunte rien au répertoire de l’art nouveau en vogue à ce moment-là. On sent que ses œuvres singulières sont envisagées comme une possiblité, qu’elles sont une étape dans une recherche. Dans ce perpétuel mouvement créatif, on voit poindre l’art déco avec la légère simplification de masques en cuivre des années 1910.

Le dessin dans l’espace

Vers 1930, la ligne et l’arête prennent le pas sur la matière, elles seules font l’œuvre en jouant sur l’espace, l’ombre et le vide.

En 1931, Julio González réalise la sculpture Femme se coiffant, véritable dessin dans l’espace. La même année, il collabore comme conseiller pour le travail du métal auprès de Picasso, autrefois fréquenté à Barcelone. Des sculptures en fer soudé de Picasso, comme celles pour son projet de monument à Guillaume Appolinaire, qui peuvent apparaître comme d’improbables exercices de géométrie dans l’espace, et où sa prodigieuse inventivité semble bridée, datent de 1928.

À l’ombre de Guernica lors de l’Exposition internationale de Paris de 1937

En 1937, au Pavillon espagnol de l’Exposition internationale de Paris, Julio González montre La Monserrat, une sculpture réaliste que les organisateurs ont préfèré à une autre de ses créations, une pièce abstraite intitulée La Femme au miroir.

La Monserrat, cette tête de femme au foulard, hurlant bouche béante, trouvera sa place à l’ombre du charnier Guernica de Picasso, également présenté dans la manifestation.

Pierrick Moritz

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Catégories :Art moderne, Expositions, Paris, Sculptures

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1 réponse

Rétroliens

  1. Enchère importante pour un triptyque de Francis Bacon « Art Without Skin, l'art sans la peau

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