La négligence de propriétaires qui laissent des immeubles entiers inoccupés pendant des années, voire des décennies, entretient la spéculation immobilière et pose un vrai problème de sécurité publique
Suite à la saisie-attribution d’un montant de 45.039,19 euros ordonnée pour l’occupation d’un l’hôtel particulier inhabité situé place des Vosges à Paris, 6.000 euros ont d’ores et déjà été prélevés sur les comptes bloqués par la justice de 17 membres du collectif Jeudi-Noir.
Baux précaires pour les immeubles laissés à l’abandon
Les actions du collectif Jeudi-Noir dénoncent le scandale du “mal-logement” découlant d’une spéculation immobilière délirante, notamment entretenue par le fait qu’un grand nombre d’immeubles restent inoccupés pendant des années, voire des décennies, restreignant encore les offres de ventes et locations et contribuant ainsi au maintien de prix beaucoup trop élevés.
Comment peut-on expliquer, alors qu’un nombre croissant de Français, parfois salariés, dorment dehors et que de plus en plus de familles, avec des revenus pourtant corrects, se retrouvent dans l’incapacité de financer les études de leurs enfants, qu’aucune solution alternative, comme l’obligation de baux précaires, ne soit mise en œuvre ?
Risques pour la sécurité et la salubrité publiques
On peut également se demander comment une assurance habitation peut accepter de couvrir les risques que font encourir au voisinage de telles surfaces laissées à l’abandon (incendie, effondrement, salubrité publique).
Les occupants de l’ancien squat Jeudi-Noir de la rue de Sèvres, condamnés à payer 77.000 euros, sont quant à eux toujours poursuivis par la propriétaire de l’immeuble, dix mois après avoir quitté le bâtiment.
Site Internet du collectif Jeudi-Noir : http://www.jeudi-noir.org/
Pierrick Moritz
Catégories :Histoire sociale
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