Le Mexique préoccupé par le pillage de ses biens culturels

Devant la croissance du pillage de son patrimoine culturel et principalement archéologique, le Mexique entend  renforcer  sa politique de récupération d’objets exportés frauduleusement. Les autorités du pays en appellent à la responsabilité des particuliers et négociants en objets d’art devant des objets archéologiques authentiques ou faux.

Dans un communiqué de son ambassade en France daté du 30 avril, le gouvernement mexicain exprime sa préoccupation concernant le pillage croissant de ses biens culturels.

Il rappelle au public et aux professionnels du marché de l’art que le Mexique interdit l’exportation de pièces authentiques depuis 1827.

Suivant le Code international de déontologie pour les négociants en biens culturels de l’UNESCO, les marchands professionnels doivent s’abstenir de participer à toute transaction de pièces archéologiques lorsqu’il existe des motifs raisonnables de penser que celles-ci ont été aliénées illicitement de leur lieu d’origine.

L’ambassade rappelle également qu’un pourcentage important des biens archéologiques provenant de l’actuel territoire mexicain sont des faux.

Elle cite le cas de la récente mise sous scellés en Bavière de 252 objets faux sur les 1.029 intéressant le Mexique (dans la mesure où ils proviendraient supposément du territoire mexicain) de la “collection Leonardo Patterson”.

Leonardo Patterson, “négociant en antiquités précolombiennes” depuis les années 1960, est connu pour avoir déjà  exporté illégalement des objets précolombiens aux États-Unis.

En avril 2008, sa collection a été saisie en Allemagne après être restée dix ans sur le sol espagnol et en vertu d’une loi qui classe patrimoine national toute collection de ce type demeurant pendant ce délai sur son territoire et qui en interdit l’exportation sans licence.

La demande de restitution des objets intéressant le Mexique sera opérée s’il s’avère qu’ils sont bien originaires du Mexique, précision qui suggère que les pays d’où proviennent des biens culturels pillés, à défaut d’en obtenir la restitution, ont le pouvoir d’en annihiler la valeur commerciale du fait que plus rien ne prouve que ces biens proviennent du dit-pays à partir du moment où ils en sont sortis illicitement. 

Le Pérou et le Guatemala entendent également récupérer des pièces de la “collection Leonardo Patterson” prélevées sur leurs sites archéologiques

 PM 



Catégories :Art volé, Marché de l'art, Mexique

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