Artcurial – Collection Pierre Hebey : succès pour l’art moderne, postwar et contemporain ; envolée des prix pour les bronzes français du XIXe

Actualisé le 25 février 2016 à 10h00.

85,5 % des œuvres et objets d’art, meubles et livres rares issus de la collection Pierre Hebey (1926-2015) et dispersés en quatre vacations les 22 et 23 février chez Artcurial, en collaboration avec Camard & Associés, ont trouvé preneur, pour un montant de 8,9 €millions (9,82 $millions)*.

L’estimation pour l’ensemble des catalogues était de 6 €millions d’euros*.

L’offre a ravi les acheteurs étrangers.

Pour la vacation de bronzes français du XIXe siècle, 75 % du volume de vente est réalisé par eux (dont 25 % par des Anglo-Saxons).

Les acheteurs des lots adjugés pour les sommes les plus élevées sont localisés en Europe, en Afrique du Nord et en Asie.

100 % des œuvres de la vacation d’art moderne, postwar et contemporain ont trouvé preneur, pour une recette globale de 5,05 €millions (5,56 $millions), quand 3/3,3 €millions étaient attendus.

75 % des œuvres ont été adjugées au-dessus de l’estimation.

Le lot phare, Morphologie psychologique de l’angoisse par Roberto Matta, une huile sur toile peinte en 1938 (estimée 700.000 – 900.000 € / 765,000 – 980,000 $), a été payé 845.000 € (929,500 $) par un collectionneur européen.

Un collectionneur d’Afrique du Nord a engagé 770.600 € (847,660 $) sur une Écuyère par Marc Chagall, réalisée en 1976, huile, tempera, encres de couleur et encre de Chine sur toile. L’œuvre était estimée 600.000/800.000 €.

Peinture 246 x 117 cm, 5 juin 1984 par Pierre Soulages, huile sur toile (diptyque), a été payée 448.200 € (493,020 $) par un collectionneur asiatique. L’œuvre était estimée 200.000/400.000 €.

Cette dispersion de la collection Pierre Hebey apporte un changement d’échelle de prix significatif pour les bronzes français du XIXe siècle.

Une des vacations, très courue par les acheteurs étrangers, proposait 200 bronzes français du XIXe siècle. Elle totalise 2,33 €millions (2,56 $millions), pour une estimation globale de 876.500 € (964.150 $).

Le Chinois (esquisse) par Jean-Baptiste Carpeaux, un bronze à patine argentée, a été payé 70.000 € (77,000 $), pour une estimation de 8.000/12.000 €.

Éléphant écrasant un tigre par Antoine-Louis Barye, bronze à patine brun nuancé, a été payé 66.300 € (72,930 $), pour une estimation de 4.000/6.000 € frais.

L’adjudication la plus élevée, 237.400 € (261,140 $), va à Angélique et Roger montés sur l’hippogriffe par Antoine-Louis Barye. Ce groupe, emporté par un acheteur international, était estimé 80.000/100.000 €.

Toujours par Barye, Le Flot ou Jeune homme représentant un fleuve, bronze à patine brun clair, a été payé 63.800 € (70,180 $), pour une estimation de 20.000/30.000 €.

Le Pélican gastronome par Emmanuel Frémiet, un bronze à patine dorée, a été préempté par le Petit Palais pour 76.200 € (83,820 $). La sculpture était estimée 60.000/80.000 €.

La partie consacrée à l’Art déco a généré 881.741 € (969,915 $) avec 76 % de lots vendus, et un résultat sous l’estimation globale de 1,37 million € (1,51 million $).

La recette est pénalisée par le manque à gagner résultant du fait que le lot phare de la vente, un exceptionnel meuble de collectionneur réalisé par Eugène Printz et Jean Dunand vers 1937, estimé 800.000/1.000.000 €, n’a pas trouvé preneur faute d’enchères suffisantes.

Un secrétaire à pente par Jacques-Émile Ruhlmann, modèle dit « Van Beuningen », vers 1930, et une lampe « Coprin » par Jean Dunand, dinanderie laquée à fond de feuilles d’or nuancée de brun, ont essuyé la même déconvenue. Chacune de ces pièces était estimée 80.000/100.000 €.

Pour les enchères les plus élevées, un lit d’apparat par Carlo Bugatti, vers 1902, estimé 10.000/12.000 euros, a été adjugé 73.700 € (81.070 $) ; une paire d’appliques par Jean-Michel Frank, vers 1927, estimée 4.000/6.000 €, a été payée 63.800 € (70,180 $) ; un ensemble de mobilier de jardin par Pierre Dariel, vers 1926,  estimé 10.000/ 15.000 euros, a été payé 39.000 € (42,900 $) ; un cadre par Eugène Printz, vers 1935, estimé 3.000/4.000 euros, a été payé 36.400 € (40.040 $).

Pour d’autres lots aux estimations pulvérisées, une sculpture en bronze par Franz von Stuck, estimée 2.000/3.000 €, a été payée 32.500 euros (35,750 $),  et un vase La Vague par Pierre-Adrien Dalpayrat, en grès flammé, estimé 10.000/12.000 €, a été payé 41.500 € (45,650 $).

La vacation consacrée aux livres rares et illustrés modernes, une dispersion de 132 lots, totalise 667.016 euros (733.718 $), au-delà de l’estimation globale de 303.300 € (333,630 $), avec 89 % des lots vendus.

Plus de 60 % des lots ont été adjugés au-dessus de l’estimation ; trois préemptions ont été effectuées par la bibliothèque littéraire Jacques Doucet.

Pour les enchères les plus élevées parmi les exemplaires proposés, Constellations d’André Breton, illustré par Joan Miró, 1959, estimé 20.000/25.000 €, a été payé 50.000 € (55.000 $) ; La Poupée par Hans Bellmer, 1936, estimée 10.000/15.000 €, a été payée 41.500 € (45,650 $), Aurélien de Louis Aragon, 1944, estimé 10.000/15.000 euros, a été payé 34.100 € (37.510 $), Mort à crédit de Louis-Ferdinand Céline, 1936, estimé 10.000/15.000 €, a été payé 22.700 € (24.970 $).

PM

*Les résultats de la vente incluent les frais à la charge de l’acheteur ; les estimations n’incluent pas ces frais.

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Catégories :Art contemporain, Art moderne, Livres, Paris, Sculptures

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