Marché de l’art : les arts décoratifs de qualité résistent bien à la crise

Le secteur des arts décoratifs de qualité, toutes époques confondues et pour des pièces uniques, résiste bien aux dommages collatéraux de  la crise financière mondiale. Le marché des créations art nouveau et modernistes font notamment preuve d’une belle vitalité tandis que certains meubles classiques aux provenances prestigieuses se négocient des millions.

Chez Sotheby’s New York, le 18 décembre, un portail d’ascenceur moderniste, vers 1893, provenant du Chicago Stock Exhange, s’est vendu $602.500 sur la base d’une estimation de $250.000/$350.000.

Au cours de la même vente, une paire de chenêts monumentaux, créés par Gustav Stickley vers 1905, ont atteint la somme de $278.500 alors que $40.000/$60.000 en étaient attendus.

Toujours dans la même vente, une lampe de table vers 1912-1915 de Dirk van Erp a été payée $170.500 sur une estimation de $70.000/$90.000.  Un vase monumental du même créateur a été acheté $146.500 à partir d’une estimation de $60.000/$80.000.

Il fallait prévoir $218.500 pour décrocher un vitrail moderniste de Frank Lloyd Wright alors que $80.000/$120.000 en étaient initialement demandés.

Le même jour, toujours à New York, la même maison de ventes produisait plus de 3,5 $millions avec la dispersion de 40 créations vers 1900 de chez Tiffany, très principalement des luminaires. Même si certains modèles ont été réalisés en plusieurs exemplaires, chaque pièce demeure unique par le travail artisanal du verre qui donne à chaque fois un résultat différent. Ce qui n’est pas le cas du mobilier « design » édité en séries de pièces parfaitement similaires qui, sauf exemplaire rare et historiquement important, se vend aujourd’hui beaucoup plus difficilement.

Dans cette vente , une lampe de table dite “Pebble”, vers 1900/1902, devait partir à  $746.500 alors qu’elle était estimée $300.000/$500.000 tandis que, conformément à son estimation, une lampe de parquet “Fish Scal”, vers 1910, était  échangée contre $470.500.

Chez Tajan à Paris, le 10 décembre, un exceptionnel bureau plat et un canapé modernistes de Paul Dupré-Lafon se sont respectivement vendus €621.467 et €309.800, en conformité avec les estimations hautes.

Le 4 décembre à Londres, chez Bonhams,  un cabinet japonisant de Édouard Lièvre, meuble réalisé vers 1895 par l’Escalier de Cristal, a été payé  plus de 2 £millions sur la base d’une estimation de  £300.000/£500.000.

Le 21 novembre à Paris, la société de ventes Néret-Minet Tessier a vendu pour €359.600 un cabinet d’apparat de Pierre Gole (XVIIe siècle) qui était estimé €200.000/€300.000.

Enfin, le 16 décembre dernier à Paris, la vente de 7 pièces  exceptionnelles de mobilier  provenant d’une collection française a rapporté 7,73 €millions.

Le clou de cette cacation était  une importante commode d’époque Louis XIV attribuée à BVRB Ier, vers 1710-1720, en placage d’ébène, marqueterie d’écaille et de laiton, ornementation de bronze ciselé et doré. Ce meuble a été  payé 4,09 €millions bien que le dessus en marbre ne soit pas d’origine et que, classé monument historique, il soit interdit de sortie du territoire français.

Pierrick Moritz

Les estimations ne comprennent pas les frais à la charge de l’acheteur. Les résultats comprennent les frais à la charge de l’acheteur.

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Catégories :Arts décoratifs, Design, Marché de l'art, Mobilier ancien, Paris

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