Enchères : d’importants diamants n’ont pas fait rêver à New York

À quelques jours de la dispersion de l’écrin d’Elizabeth Taylor à New York, caution morale de la débauche de millions des ventes aux enchères new-yorkaises d’automne puisqu’une partie des bénéfices sera versée à des œuvres charitables, il semblerait que le bouchon de carafe de plus de 10 carats et autres obscénités bijoutières du genre n’aient pas le vent en poupe sur la place américaine. C’est ce que montre les résultats de la vente de joaillerie proposée hier soir chez Sotheby’s New  York. Si  le taux d’invendus, quelque 31,5 %, est d’un ordre récurrent dans les ventes aux enchères publiques proposées depuis la rentrée, le problème est ici aggravé par le fait que la déconvenue concerne également les lots phares.

Pour des estimations confidentielles (de l’ordre de plusieurs millions de dollars pièce), un diamant rose de 22,5 carats et un diamant blanc de 33 carats, les deux montés en bague, n’ont pas trouvé preneur. Une autre bague, celle-ci chargée d’un rubis de 10,37 carats et estimée 1,5/3 millions de dollars, a connu le même sort. Il s’agissait des lots les plus importants du catalogue.

Quelques 35 bijoux dont les estimations étaient au moins égales à 100.000 dollars sont ainsi restés sur le carreau dont, pour les plus importants, deux  autres bagues avec un diamant rose (estimées 800.000/1,2 million de dollars et 500.000/700.000 dollars), une paire de boucles d’oreilles en émeraudes et diamants (600.0000/800.000 dollars) ou un important diamant navette monté en bague par Harry Winston (400.000/600.000 dollars).  En tout, quelque 114 bijoux sur les 340 présentés n’ont pas trouvé preneur.

Une bague en diamants à 1,87 million de dollars (estimée 1,2/1,6 million), un sautoir en platine et diamants à 1,65 million (estimé 750.000/1 million de dollars), une bague montée d’un gros saphir à 1,59 million (estimée 1/1,5 million de dollars), un colliers en perles et diamants à 1,11 millions (estimé 750.000/1 million) et, enfin, une autre bague monté d’un diamant important à 986.500 dollars (estimée 750.000/1 million de dollars), sont les bijoux payés le plus cher de la vacation.

Pour des enchères largement dépassées, un pendentif émaillé et sa chaîne d’époque art nouveau par René Lalique (estimé 50.000/70.000 dollars) et un collier en perles naturelles des années 1930 (estimé 80.000/120.000 dollars) ont respectivement été payés 326.500 et 518.500 dollars.

Pierrick Moritz



Catégories :Joaillerie, New York City

Tags:, , ,

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :